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mercredi 27 août 2014

Défi ValériAcr0 #2.7 : La sélection de septembre


 Le défi ValeriAcr0, c'est un petit challenge qu'on se lance tous les mois avec Acr0. L'idée de base,  'est que chacune va puiser dans la Pile A Lire de l'autre pour en dénicher une lecture. Le binôme a le mois courant pour effectuer sa lecture, et jusqu'au 5 du mois qui suit pour poster sa chronique. Jusqu'à présent, aucun dégât-aka perte de joker- n'est a signaler.


 Pour le mois d'août, j'avais décidé d'aller déloger dans la PAL d'Acr0 un titre qui fait fureur en ce moment sur les blogs. Elle s'est lancée dans le challenge lié à ce titre, donc mon choix était purement altruiste-wais en même temps, j'ai quand même envie de lire son avis pour savoir s'il va rejoindre ma PAL ou pas :-). De son côté, Acr0 a voulu que je voyage et que j'aille un peu profiter du soleil, en me choisissant un titre ancré profondément dans la vase de ma Pile A Lire, mais qui valait bien le détour.
Pour l'une, comme pour l'autre, le choix a été satisfaisant.


❢ A l'aube de la rentrée scolaire-enfin moi ça marque le début de mes vacances surtout AH-AH-AH!!!- nous avons relancé notre petit défi mensuel. Quel ne fût pas encore ma perplexité face à l'immensité de choix! Rhhha de nombreuses tentations. Envie de connaître son avis sur plusieurs titres, envie de l'aider à boucler ses séries. Et puis finalement, je me suis laissée guider par un autre évènement annuel qui pointe tout doucement le bout de son nez-évènement cher à son coeur- à savoir le challenge Halloween 2014!

❢ Le titre sélectionné fait partie d'une série. Elle m'avait fait lire le premier tome pour notre défi d'octobre 2013, j'ai enchaîné ensuite avec le tome que je lui propose aujourd'hui. Et donc, ça nous permettra ensuite de continuer la série de concert-même si je sais que pour elle c'est une relecture. Un livre où il y a du sang, des boyaux, de la rate et du cerveau!
Tadaaaaa.....

renommé Dexter revient!


Le passager noir, Dexter #2 

de Jeff Lindsay


❢ Et qu'est-ce qu'elle en pense ma copinette?
Ahah, je sens aussi le livre choisi avec une idée derrière la tête : qu'on reprenne notre lecture commune ! Avoue :) (Puisque tu as lu toute seule le tome 2 en "sportant"). Si je me souviens bien, j'avais bien aimé la lecture de "Dexter revient !"



❢ De son côté, ma petite Acr0 a fait un choix pour agrémenter mon mois de septembre. Pour savoir ce qu'elle a choisi, sautez dans votre navette spatiale-attrapez votre souris- et cliquez sur le lien magique!




mercredi 20 août 2014

Le diner - Herman Koch

TITRE : Le diner
AUTEUR : Herman Koch
Ed. 10/18
3 janvier 2013 (2009)
356 pages









❢ Troisième tirage dans la Book-Jar, je n'aurais fait qu'une bouchée de ce livre. Retour sur un titre qui vaut vraiment la peine d'être découvert.


Vous prendrez bien un résumé avec votre thé?

❢ Paul et Claire ont rendez-vous dans un restaurant un peu guindé d'Amsterdam avec le frère de Paul et sa femme, Serge et Babette. Paul, "gens ordinaire" a un peu de mal avec Serge, politicien charismatique et candidat aux élections, en bonne voie de devenir Premier Ministre. Ce n'est donc pas de gaieté de coeur qu'il se rend à ce repas. De la discussion la plus anodine aux sujets plus graves, l'apogée du repas arrivera avec l'addition.


Mon avis, avec ou sans crème fraîche?

❢ Rhhaaa! Non mais comme j'ai super accroché à ce livre, au point d'en avaler 300 pages d'une traite. Attention, petite bombe de littérature assez cynique. Je ne me suis pas trop attardée sur le 4ème de couverture-d'ailleurs, je pense qu'il en dévoile trop, fuyez. J'ai surtout été attirée par le fait que le récit se déroule sur la durée du repas. Entrer dans ce livre avec le moins d'info possible permet de faire monter le suspense autour de l'intrigue et de faire travailler son imagination.

❢ Le roman est découpé en plusieurs parties : Apéritif, entrée, plat, dessert, addition, digestif, pouboire. La tension monte crescendo au fur et à mesure de l'avancée dans l'histoire et du dévoilement de l'intrigue. La fin est le point culminant d'une escalade progressive et percutante.
Roman psychologique, anthropologique, voire sociologique, Herman Koch transporte son lecteur dans une "étude critique" des comportements humains, des relations entre les individus ou de l'état de la société.

❢ Le récit est écrit en "je", à travers la voix de Paul. Nous avons donc accès à la connaissance des autres protagonistes via son prisme, sa vie, ses expériences. Alors que les rôles/les personnalités de chacun nous semblent bien définis dès le départ, le fait de les connaître toujours un peu plus, nous permet de nous créer notre propre vision de ces personnages. Au départ, tributaire du point de vue de Paul, on finit par s'en détacher petit à petit pour se faire notre propre idée, tout en le connaissant lui un peu plus -mince, je ne sais pas si je suis claire... en gros, le fait de mieux connaître Paul, nous permet de nous faire notre propre opinion sur les autres convives.

❢ Entre dilemmes et états d'âmes, apparences et réalité, je me suis laissée entraîner par le flux de l'auteur. Le ton est direct, il donne bien souvent lieu à des situations drôles, cocasses ou dramatiques. En fait, Koch met à rude épreuve nos apriori et nos sympathies. Au fur et à mesure, les voiles se lèvent et font naître de nouveaux sentiments dans l'esprit du lecteur. La majeure partie du roman est constituée par la narration de Paul, mais des parties de dialogues nous ramènent au moment présent, au repas dans ce restaurant.


❢ En bref, j'ai dévoré ce livre en quelques heures. Une fois le nez plongé dans ces pages, j'avais très difficile d'en ressortir, avec même ce petit sentiment de manque lorsqu'une obligation impose la fermeture du bouquin pour un moment. Bien souvent, il m'est arrivé de sourire lors de ma lecture, mais parfois ça pouvait se transformer en "rire jaune" face à la réalité des choses. Je me suis sentie plutôt active durant cette lecture, tentant au fil du texte de deviner le pourquoi du comment, de dénouer les fils de l'intrigue. Mais il y a aussi la confrontation avec moi-même, mes propres réflexions par rapport à l'histoire de Paul, les potentielles décisions que j'aurais pu prendre, etc.
Un très chouette roman, direct, franc. Une écriture que j'ai adorée. Un auteur dont je continuerai la découverte rapidement. Merci Herman Koch pour cette bonne lecture.


❢ On en parle aussi là : Manu

dimanche 17 août 2014

Mon potiquet #3

❢ Mode turbine ON. Y a pas à dire, le mois d'août est placé sous le signe de la lecture et du vidage de Pile A Lire en ce qui me concerne. En y repensant, je pense que le mois d'août a toujours été un mois assez "productif" côté lecture. Qui plus est, je ne suis pas encore en vacances. Du coup, me voilà à piocher pour la troisième fois dans ma book-jar. Je m'amuse comme une folle à jouer avec le hasard-enfin pour le moment :-).

❢ Troisième pioche qui m'a fait "peur". Vi! Parce que quand tu tires le livre que tu venais justement de zieuter en te disant que tu le lirais bien, et que ce petit papier était noyé dans près de 450 autres... baaah à croire que j'ai un oeil bionique dans la main.


❢ Stop blabla! Ma main innocente a été, à nouveau, chercher un livre qui est entré il y a peu dans ma Pile à Lire (juin 2014) : 

Le diner de Herman Koch, éd.10/18



❢ Et donc, à l'heure où je termine ce post' sur le troisième tirage au sort... j'ai déjà fini ce bouquin. Baah wais, quand je disais que j'étais en mode turbine. Il faut dire que ce livre se laisse dévorer comme un bon repas! Avis à suivre alors...
Et vous, vous l'avez lu?


La plage - Alex Garland

TITRE : La plage
AUTEUR : Alex Garland
Ed. Le livre de poche
26 avril 2000 (1996)
475 pages









❢ La sélection du mois d'août 2014 de notre défi ValériAcr0 a été vite engloutie, chez l'une comme chez l'autre. Retour sur une lecture de vacances, savourée dans un transat au fond du jardin.

Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ Richard est un routard anglais de vingt ans. Alors qu'il séjourne en Thaïlande, sa route va croiser celle d'un couple de français, Etienne et Françoise. Ensemble, ils vont partir à la recherche d'une plage idyllique et secrète dont ils ont appris l'existence par, entre autre, un certain M. Daffy Duck. Séjournant dans le même hôtel que les trois jeunes, ce dernier a laissé en héritage à Richard une carte, indiquant l'emplacement de cette plage, épinglée sur sa porte, avant de se donner la mort. Une plage vierge de toute vie, le rêve pour les trois routards. Sauf qu'une communauté y a déjà pris ses quartiers.


Oups, mon avis vient de tomber dans votre tasse.

❢ J'ai acquis ce livre bien après la sortie de son adaptation au cinéma, tentée par une copine disant qu'il était vraiment terrible. Ça devait tourner au milieu des années 2000- oui entre 2000 et 2010 donc- on va dire potentiellement vers 2004, mais ma mémoire me fait défaut. Je me souviens juste qu'il venait d'une bouquinerie à Bruxelles. Bref, tout ça pour dire qu'en à peu près 10 ans, je ne l'avais toujours pas sorti de ma Pile à Lire, et il faut avouer que sans le coup de pouce de ma doublette Acr0, je pense qu'il y serait toujours. Et pourtant, si j'avais su!
Oui parce qu'on a tous un livre qu'on voulait absolument, puis qui au final stagne dans un coin, pour lequel on se dit qu'il n'en vaut peut-être pas la peine, mais qui s'avère être un réelle chouette moment de lecture-voire une perle!

❢ Sans être le coup de coeur du siècle, j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir la plume d'Alex Garland-romancier, scénariste et réalisateur anglais, né en 1970. Pour le coup, au niveau de l'intrigue, je n'ai pas été super surprise, étant donné que 1- j'avais déjà vu le film; 2- l'auteur ayant scénarisé le film, celui-ci est resté très fidèle au livre. Néanmoins, c'était quand même très agréable de se replonger dans cette histoire par une "approche" différente. Le récit est écrit en "je", à travers la voix de Richard. Le texte représente son journal de voyage. J'ai trouvé que ce type de narration apporte une dynamique intéressante à l'histoire. Le texte est entrecoupé de 4 ou 5 grandes parties, constituées de chapitres assez courts. Chaque chapitre relate un évènement/un moment dans l'histoire de Richard- attention visiteur, il ne s'agit pas d'épisodes épars. Le tout est un texte suivi et cohérent. Et il faut dire que c'est une aventure plutôt palpitante pour les trois routards. J'ai trouvé qu'il y avait très peu de temps morts dans cette histoire.

❢ Au niveau des personnages, même si mon visionnage du film date, j'avais toujours assez bien en tête le physique des acteurs les incarnant- du moins les persos principaux et quelques secondaires. Ca ne m'a pas gêné. Par contre, au niveau des décors, j'ai réussi à me laisser un peu plus guider par les mots de l'auteur et moins par les images du film. Il n'y a pas à dire, Alex Garland m'a fait voyager. Lors de ma lecture, je n'avais envie que d'une chose : m'envoler direct, trouver une plage aussi paradisiaque, vivre de pêche, découvrir les fonds marins etc...-enfin les revers du récit en moins. Les descriptions des éléments naturels, des paysages, des individus sont vraiment très réelles et prennent place au coeur du récit sans apporter de lourdeur.


❢ En bref, j'ai vraiment apprécié mon voyage sur cette plage. L'idylle et le malaise s'y côtoient d'un bout à l'autre à travers une intrigue agréable à suivre. Alex Garland m'a emportée dans son histoire, au point d'en dévorer le bouquin en quasi une seule après-midi. J'ai trouvé très chouette le choix de narration, à travers les voix de Richard, et plongeant le lecteur dans une histoire de journal de voyage. Dynamique et rythmé, j'ai eu difficile de lâcher le livre avant de l'avoir fini. Une chouette découverte.






dimanche 10 août 2014

Expo 58 - Jonathan Coe

TITRE : Expo 58
AUTEUR : Jonathan Coe
Ed. Gallimard
13 février 2014
330 pages










Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ "Londres, 1958. Thomas Foley dispose d'une certaine ancienneté au ministère de l'Information quand on vient lui proposer de participer à un événement historique, l'Exposition universelle, qui doit se tenir cette année-là à Bruxelles. Il devra y superviser la construction du Pavillon britannique et veiller à la bonne tenue d'un pub, Le Britannia, censé incarner la culture de son pays. Le jeune Foley, alors qu'il vient de devenir père, est séduit par cette proposition exotique, et Sylvia, son épouse, ne voit pas son départ d'un très bon oeil. 
Elle fera toutefois bonne figure, et la correspondance qu'ils échangeront viendra entrecouper le récit des nombreuses péripéties qui attendent notre héros au pays du roi Baudouin, où il est très vite rejoint par de savoureux personnages : Chersky, un journaliste russe qui pose des questions à la manière du KGB, Tony, le scientifique anglais responsable d'une machine, la ZETA, qui pourrait faire avancer la technologie du nucléaire, Anneke, enfin, l'hôtesse belge qui va devenir sa garde rapprochée..."


Et mon avis pour tremper dedans, ça vous tente?

❢ Expo 58 est mon premier Jonathan Coe, mais certainement pas le dernier -de fait, Bienvenue au club est un vieux résident de ma PAL, il va bientôt en sortir, c'est sûr! Acquis lors de ma visite lors de la foire du livre de Bruxelles en février dernier, j'ai eu la chance de le faire dédicacer par l'auteur himself. Livre des premières, car il s'agit aussi du premier livre tiré par une main innocente dans ma toute jeune Book Jar.

❢ Ballotée entre Londres et Bruxelles, transportée dans les années 50, je me suis régalée à la lecture de ce roman. Teinté d'un côté "espionnage", Coe propose une peinture minutieuse d'une époque révolue avec des décors et des moeurs totalement vintages grâce à ses descriptions. J'ai vraiment fait un voyage dans le temps en me plongeant dans ces pages. J'ai découvert une plume très agréable à lire : un ton léger, très souvent humoristique voire cynique, des mots qui glissent et qui donnent une impression de fraîcheur. Un style très anglais et pas lourd pour un sous.

❢  Les personnages qu'il nous donne à découvrir sont plutôt attachants. Qualités, défauts, manies, tout un tas de petits éléments qui donnent souvent envie de sourire. Ainsi, les deux "agents secrets" inséparables m'ont beaucoup rappelé les Dupont/d de la fameuse BD de Hergé. La Belgique est "mise à l'honneur" dans ce livre et j'ai l'impression que l'on retrouve également un peu de belgitude dans le style narratif- un petit je ne sais quoi qui me fait me sentir un peu chez moi, puis je suis une grande fan de London baby, donc ça fait plein de délices. Mais il y a aussi et surtout le personnage principal, aka Thomas Foley, pris entre ses valeurs traditionnelles et familiales, son professionnalisme et la nouveauté exotique que représente ce séjour de 6 mois.

❢ L'intrigue est parsemée de nombreux rebondissements et je l'ai trouvée très prenante. Que cela soit sur le plan de de l'intrigue générale ou des relations entre les divers protagonistes, j'ai été prise dans l'histoire d'un bout à l'autre sans aucun temps mort. Un narrateur nous conte les aventures de Thomas à Bruxelles, mais Coe intègre judicieusement un chapitre relatant la correspondance entre les deux époux, qui apportent beaucoup au niveau de l'état d'esprit de ces deux personnages.


❢ En bref, Expo 58 était vraiment une chouette découverte qui m'a donné envie d'aller voir plus loin dans la bibliographie de Jonathan Coe. Une roman frais, assez drôle, parfois cynique qui m'a transportée au coeur des années 50, dans un Bruxelles en pleine effervescence. Mention spéciale au dernier chapitre qui clôt, selon moi, vraiment bien ce roman. Un style plaisant à lire, sans lourdeur aucune. Un tableau qui m'a donné l'impression de grimper à bord de la Deloréan du Doc' Emmett Brown. Un livre qui ne vous dégoutera pas de Jonathan Coe si vous ne l'avez encore jamais lu.



lundi 4 août 2014

Mon potiquet #2

❢ Emballée par la première lecture sortie de ma Book Jar, aka mon potiquet, me revoilà pour un nouveau tirage après un peu plus d'une semaine. C'est dire si je suis productive côté lecture, j'ai également déjà englouti ma sélection du mois d'août pour le défi Valériacr0. Comme j'ai déjà dû le dire mille fois dans le premier billet à ce propos, ce moment de tirage au sort est un vrai moment de joie et de bondissements!


Ma main innocente...

❢ Et donc, grand moment d'émotion -je te sens fébrile cher visiteur- qu'est-ce qui est sorti du pot cette fois-ci? Attention, festival de sons et lumières.... euh en fait juste des images....






Ma prochaine lecture sera :




Magherita Dolcevita de Stefano Benni.
Editions Actes Sud, janvier 2008, 249 pages.


❢ Je me souviens avoir offert ce livre à ma mère, car chaudement recommandé par mon libraire. Libraire qui, à l'époque, m'avait accueilli pour faire mon stage également (formation de libraire).
Du coup, comme elle avait bien aimé ce livre, et qu'il me tentait, hop-là, elle me l'avait refilé. Et donc... je pense qu'il végétait dans ma Pile à Lire depuis fin 2008... hum.
Je me réjouis évidemment de le découvrir.

Et vous, vous connaissez Stefano Benni?




vendredi 1 août 2014

Sans forme - Gail Carriger


TITRE : Sans forme. Le protectorat de l'ombrelle #2
AUTEUR : Gail Carriger
Ed. Le livre de poche
Avril 2013 (2010)
456 pages





Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ Sans forme est le second tome de la série Le protectorat de l'ombrelle qui met en scène les aventures de Miss Alexia Tarabotti en Grande-Bretagne. Mariée depuis peu à Lord Maccon, un loup-garou bien de sa personne, Alexia est devenue "Mujah" de la Reine Victoria. Alors qu'elle est en train d'enquêter sur une vague humanisation qui touche les créatures surnaturelles dans un certain périmètre de la capitale, Alexia doit faire face au retour de la meute de son mari sur leur terre, mais également au départ précipité de Lord Maccon en Ecosse auprès de son ancienne meute. Beaucoup de questions la taraudent et vont la pousser à le suivre vers le nord du pays, accompagnées de personnages plutôt folklorique : Miss Ivy Hisselpenny, son amie; Félicité, sa demi-soeur; Tunstell, le porte-clé de son marie; mais également Miss Lefoux, une modiste et inventrice française, créatrice de la dernière ombrelle d'Alexia.


Et mon avis, je vous le trempe dedans?

❢ Choix de mon binôme, Acr0, dans le cadre de notre défi commun, je suis entrée dans le second tome de cette série avec beaucoup de plaisir et d'impatience. Le premier tome avait été une agréable découverte : des points forts et des points faibles, mais une bonne appréciation générale. Même si ce n'est pas un coup de coeur, j'ai, de manière globale, plutôt bien apprécié "Sans forme".
Le style de Gail Carriger reste plein de fraîcheur et se lit assez rapidement. Il y a un bon équilibre entre les dialogues et les réflexions d'Alexia, ce qui donne un rythme assez dynamique au récit.

❢ J'ai pris plaisir à retrouver les personnages principaux déjà connus, mais également d'en découvrir des nouveaux : une brochette variée et "exotique", des individus hauts en couleurs qui ne laissent pas indifférent. Néanmoins, petit bémol sur le personnage de Lord Akeldama, qui, je trouve, est un peu too much. De fait, le type a la manie d'affubler ses interlocuteurs de surnoms extravagants, mais dans ce tome, celui-ci m'a paru être une caricature de lui-même. Pour le reste, les personnalités sont toujours agréables à découvrir. Carriger joue avec humour et cynisme dans le développement de sa population.
On retrouve également beaucoup d'humour dans les échanges entre les personnages. Même si l'heure est grave, la situation va être cocasse. On est clairement dans le divertissement et le second degré. Je trouve que c'est aspect assez chouette de la série, ce côté "on ne se prend pas au sérieux".

❢ Le roman s'inscrit, selon moi, dans le courant bit-lit, genre que j'apparente souvent à des livres parfois "un peu ras des pâquerettes", dans le sens où j'ai l'impression que l'intrigue passe vraiment en dessous des relations "frotti-frotta" entre les protagonistes. Les dents qui deviennent un prétexte au cul, du Harlequin déguisé, etc... Néanmoins, je conviens que certaines séries valent plus que d'autres et sont très bien écrites. Ce qui je pense est le cas de cette série du Protectorat de l'ombrelle (pour le moment en tout cas). Oui, on parle zizi, mais pas que; et comme je l'ai dit, c'est évoqué avec beaucoup d'humour et ça donne lieu à des situations assez drôles. Le côté steampunk de la série est également agréable. C'est toujours plaisant de s'imaginer toutes ces drôles d'inventions totalement "surnaturelles" pour l'époque, mais qui finalement auraient pu être réelles.

❢ Du point de vue de l'intrigue, j'ai trouvé par contre que c'était plus lent à se mettre en place par rapport au premier tome. Clair qu'il se passe pas mal de choses et qu'on en apprend pas mal également sur nos deux héros, néanmoins, le tout met du temps à démarrer. J'avais l'impression que certains éléments anodins venaient ralentir le déroulement de l'intrigue, sans rien apporter à l'édifice. Par contre, Carriger abandonne son lecteur sur un cliffhanger assez détonnant! J'avoue que même si je suis en demi-teinte par rapport au tome 2, j'ai vraiment envie de connaître la suite.


❢ En bref, Sans forme s'avère être une super lecture de vacances : simple, rythme dynamique, intrigues et suspense, frais et amusant. Un livre qui n'est peut-être pas un chef d'oeuvre, mais qui est un très bon divertissement. Un élément d'une série qui vaut la peine d'être découverte. Amateur de surnaturel, d'invention, d'Angleterre, de XIXème siècle et d'humour, lance-toi! Le protectorat de l'ombrelle est une série simple, mais pas conne du tout- enfin c'est mon avis.
Ma lecture de juillet pour le défi ValériAcr0.

❢ Piqûre de rappel :
Sans âme. Le protectorat de l'ombrelle #1.

❢ D'autres avis :
Acr0, Book en stock (Dup & Phooka), Mon coin lecture (Karine), Neverwhere (Vert),