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mercredi 16 octobre 2013

Manuel de survie à l'usage des incapables - Thomas Gunzig

❢ Après Mort d'un parfait bilingue, Kuru et 10.000 litres d'horreur pure, Thomas Gunzig signe avec son Manuel de survie à l'usage des incapables son 4ème roman pour adulte. Cet auteur belge, né en 1970 à Bruxelles, dégaine une plume acérée et remplie d'humour noire, pour le plus grand plaisir du lecteur. Rendez-vous dans une grande surface pour en découvre ses méandres et ses coins sombres...








Vous prendrez-bien un petit résumé avec votre thé?

Au Diable Vauvert, 408p., août 2013

❢ Aïe, pas toujours facile de faire un résumé alléchant d'un bouquin un peu zarbi...
Décor : un supermarché.
Point de départ : le licenciement abusif de Martine Laverdure, caissière capverdien.
Motif officiel : elle entretient une liaison avec le responsable primeur, Jacques Chirac Oussoumo. Ils ont été pris en flag' par Jean Jean, chef de la sécurité, mandaté par le directeur et le responsable des ressources humaines.
Motif officieux : Martine serait légèrement trop lente à sa tâche. Le supermarché ne peut se permettre de la garder.
Élément déclencheur : lors de son entrevue avec la direction, Martine perd la vie.
Résultat : les 4 fils de Martine -4 loups œuvrant dans le grand banditisme -déclarent vengeance pour le sang que leur mère a versé. Jean Jean va devoir payer...


Et mon avis pour tremper dedans?


Sous le couvert d'un "thriller", Thomas Gunzig offre une belle vision acide de la société actuelle, en mettant le doigt là où ça fait mal. Utiliser comme point de départ un supermarché était une bonne idée. De haut en bas, en large et en travers, ce décor permet de brosser une panoplie de personnages "de tous les jours" et de différentes strates. Mais aussi d'observer les comportements des "gens".
Tous les protagonistes du récit ont leurs particularités "psychologiques", mais aussi physiques.
Car dans l'univers dépeint par Thomas Gunzig, les humains ont été génétiquement modifiés : ADN de loup, de loutre ou de mamba viennent accentuer la mentalité des (z)héros.
Les personnages ne sont pas manichéens, et sont vraiment agréables à découvrir. Amour/haine, mes sentiments pour les uns et les autres ont bien souvent évolué pendant ma lecture.

❢ Plutôt décalé, entrer dans ce roman de Gunzig c'est se frotter à un surréalisme à la belge. Au quotidien "banal", il ajoute des éléments totalement improbables qui en font un livre à part. Cette lecture m'a également fait penser au 1984 de George Orwell, ainsi qu'à Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley -par contre, j'ai vraiment préféré le Manuel de survie... aux deux premiers. Malgré la critique acerbe (et justifiée) de la société d'aujourd'hui, Thomas Gunzig utilise un ton assez léger et humoristique -une manière de dédramatiser.... ou pas.
Le livre se boit comme du petit lait, mais fait tout de même réfléchir. A quoi sont prêts les êtres humains pour arriver à leurs fins? -par exemple.


❢ En bref, attraper un Thomas Gunzig c'est se plonger dans un roman plutôt intelligent, plutôt marrant, totalement décalé, carrément à l'ouest, dans une langue agréable et facile à lire. Perso, je l'ai dévoré!
Gunzig, fan de cinéma, introduit également de nombreuses références au 7ème art -par contre, je suis incapable d'aller les rechercher toutes...
Note pour plus tard : Je pense que je suis passée à côté de quelque chose avec cette histoire de baleinier...

Petit clin d'oeil également aux éditions Diable Vauvert (éditions que j'apprécie vraiment beaucoup) et à Babélio, qui m'ont permis de découvrir ce nouveau titre via l'opération Masse critique.

Et on a même un flash-back dans le générique de fin :
En décembre 2007, j'ai eu la chance de le rencontrer pour l'interviewer dans le cadre de ma formation de libraire. Une discussion ma foi fort sympathique!


4 commentaires:

  1. Je n'ai pas encore découvert cet auteur mais il va falloir que je remédie à ça parce que les barrés dans ce genre-là, j'adore !

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    1. Ce titre est vraiment chouette. Je pense que c'est pas mal pour découvrir l'auteur.
      J'avais un peu moins accroché à "Mort d'un parfait bilingue", par contre j'avais trop trop bien aimé "10 000 litres d'horreur pure", bien slasher, bon film de série Z...

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  2. Je ne connais pas du tout, ni ce livre, ni cet auteur. En tout cas, tu sembles ravie de ta lecture :)

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    1. Il faut que tu decouvres les auteurs belges :-)
      Je te conseille le 10000 litres.... T'aimeras bien :-) surtout pdt halloween :-)

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