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lundi 28 octobre 2013

Malpertuis - Jean Ray

Publié en 1943, Malpertuis est un roman fantastique écrit par le belge Jean Ray. Court, mais dense, ce récit amène son lecteur dans une maison où il se passe des choses plutôt bizarres, voire malsaines.
Frissons sur frissons, bienvenu dans le domaine mystérieux, du tout aussi mystérieux Cassave.




Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

Le vieux Cassave est mourant. Alors qu'il ne lui reste que peu de temps, il décide de réunir dans sa demeure quelques personnes et leur soumet ses dernières volontés. Chacun va devoir rester à Malpertuis, son vieux manoir. Les deux derniers survivants devront ensuite se marier.

Et mon avis pour tremper dedans, ça te dit?

J'ai Lu, 1992, 190p.
Entrer dans Malpertuis, c'est se garantir quelques frayeurs. Non pas au sens de l'horreur déversée à grand renfort de seaux remplis de sang de porc, mais plutôt dans le genre d'une peur qui s'insinue dans les os, tel un vilain froid d'automne.
L'intrigue développée est vraiment intrigante -aah! bin ça tombe bien ma bonne dame!- ce en quoi je dirais qu'il est vraiment intéressant de lire la préface, qui explique la structure du récit. Le premier chapitre nous dépose sur le pont d'un bateau, le second nous projette dans le manoir auprès du vieux Cassave. Le lien entre les deux... il faudra aller jusqu'au bout pour le comprendre.
Un point de départ plutôt anodin, un vieillard qui souhaite voir accomplir ses dernières volontés, mais qui va plonger le lecteur dans un grand mystère.


Le récit est découpé en plusieurs parties, chacune narrée par un personnage différent. La plupart du temps, le lecteur va suivre les pas de Jean-Jacques Grandsire, jeune homme de vingt ans. On le suit au fur et à mesure du déroulement de l'histoire. Les autres narrateurs vont apporter leur éclairage a posteriori. On ne sait pas grand chose des différents protagonistes mis en présence, excepté le fait que Cassave les a convié à habiter Malpertuis après son décès. On en découvre un peu sur eux, ou pas du tout. C'est encore un certain mystère qui plane au dessus de leurs têtes.

Le style de l'auteur, La Jean Ray's touch, n'est pas si aisée que ça à lire. Le récit est court, environ 190 pages, mais le texte est dense. Malpertuis est un classique de la littérature fantastique, écrit dans les années 40, et ça se sent- oui, non, je ne dis pas qu'on écrivait mieux à cette époque, mais c'est différent, l'époque, le langage, et toussa...
Je pensais le dévorer en quelques heures, vite fait, au vu de l'épaisseur, que nenni ma bonne dame! Malpertuis demande un certain investissement au lecteur.

J'ai trouvé l'intrigue plutôt complexe et bien ficelée. Dans le sens où l'auteur donne des petits éléments et qu'on se trouve dans le même questionnement que le narrateur principal, alias Jean-Jacques. On est spectateur de l'enchaînement des évènements et ce n'est qu'à la fin que l'on va comprendre ce qui s'est déroulé sous nos yeux. Alors ça peut paraître quelque peu déroutant, néanmoins, quand la lumière est faite... c'est un Ah waiis qui sort de la tête. 

En bref, Malpertuis est un bon récit à l'ancienne qui plonge le lecteur dans une intrigue recherchée. Un cadre sombre et mystérieux qui fait naître des questions et de la peur quand on se plonge dedans. La première fois que je m'étais aventurée dans cette drôle de maison, j'avais eu du mal à dépasser le premier chapitre. Ma seconde expérience a été plus fructueuse!
Une langue not so easy, une structure à plusieurs vitesses, des personnages troublants... Un livre à découvrir et sans doute redécouvrir.

Livre ressorti de ma PAL pour le challenge Halloween, arrêt Maison hantée. Et c'était bien cool!
 

2 commentaires:

  1. C'est la langue qui m'a toujours freinée. Ton avis ne fait pas avancer le schmilblick ;-)

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  2. Hihi, en effet, le livre n'est pas "facile", mais une fois que t'as passé les 20-30 pages, tu es dans le bain.
    C'est vrai que le début a l'air fort abrupte comme ça...

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