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dimanche 17 juin 2012

Succubus Night - Richelle Mead

Milady, 505 pages, juillet 2011
Second tome de la série créée par Richelle Mead et éditée chez Milady.
Pas dégoûtée par Succubus blues, j'ai décidé de continuer ma découverte de l'univers palpitant de la bit-lit. Je dis palpitant, dans le sens où les chroniques dédiées aux titres de chez Milady pullulent sur la toile.
Ne voulant pas mourir idiote, je me suis lancée à corps perdu dans cette série -après avoir fait un petit sondage pour savoir laquelle choisir dans tout ce fatras de publications. Car il faut bien dire qu'au vu du nombre de bouquins du genre qui sort chaque mois dans cette collection, il est bien difficile de faire un choix, qui plus est judicieux, pour se faire une idée sur la question.
Dès lors, je tiens à remercier les personnes qui m'ont suggéré cette série. A ce stade, je la trouve plutôt divertissante, pas trop neu-neu et ne dégoulinant pas trop de scènes de cul.
Ce dernier argument était un des points qui me laissait assez réticente face à cette bit-lit. Car à la lecture des divers résumés, je me suis vite fait l'idée que cette littérature était tout bonnement de l'Harlequin remis au goût du jour, avec héroïnes à paillettes et gros seins, bestioles enchantées à longues dents et grosse b*te; sur fond d'histoires d'amour sulfureuses et impossibles (ou presque, après consommation massive et abusive des plaisirs de la chair).
Bref, je n'avais pas un œil totalement vierge qui m'incitait à n'en penser que du bien.

En janvier dernier, j'ai donc découvert l'univers de Georgina Kindcaid, succube de son état, mais aussi libraire (je me répète, mais cet aspect de l'héroïne a beaucoup pesé dans mon choix). J'ai passé un assez agréable moment en sa compagnie à travers une intrigue qui tenait la route.
Ce second tome s'avère être à nouveau un bon divertissement, même si j'ai quelques remarques- de vieille pie- à y ajouter.

Kleine résumé :
Georgina sévit toujours dans le coin de Seattle. Au début de cette nouvelle aventure, elle se voit remettre un prix car elle s'est montrée exemplaire dans le cadre de sa fonction de succube. Elle vit sa vie plutôt bien, combinant ses diverses casquettes à sa vie amoureuse avec un humain. Quoique ce n'est pas tous les jours facile. L'arrivée de Baptiste, incube et plus vieil ami de Georgina, va mettre en place l'intrigue de ce nouveau tome. Il a besoin d'elle pour une mission de séduction assez complexe.
Sur un autre tableau, Georgina est confrontée au comportement interpellant de son collègue et ami, Doug, qui rencontre un mystérieux succès avec son groupe de musique.

Kleine Avis :
D'un point de vue de l'intrigue, Richelle Mead s'avère être une bonne conteuse d'histoire. Dans ce tome, le décor est planté, et elle fait intervenir de nouveaux personnages pour alimenter son récit. Des personnages qui conservent une bonne part de mystère tout du long, notamment par rapport à leur nature, et ce n'est qu'à la fin que le voile sera levé. Ces nouvelles interventions pimentent le quotidien des héros que l'on avait découvert dans le premier tome.
L'intrigue se tient et l'histoire reste crédible. Je n'ai pas relevé d'incohérence qui aurait pu mettre à plat toutes les mailles du filet déjà montées.
On tâtonne au même rythme que Georgina, on tente de se faire un avis et on subit les divers rebondissements, pour repartir de plus belle dans nos interrogations.
Attention, cette intrigue n'est pas aussi complexe qu'un cours de physique (je parle pour ma pomme, mais le lecteur pourra adapter à sa sauce). On reste dans le divertissement. Mis à part l'apparition de créature peut-être inconnue pour certains (dont je fais partie), on ne s'arrache pas les cheveux pour démêler les fils.

Au niveau de l'écriture, rien à redire. On ne trouvera pas d'envolées lyriques sur la condition des démons au sein de notre société; pas de réflexions philosophiques d'un point de vue nietzschéen de la pertinence de l'incorporation intégrale d'un succube parmi les livres; pas de sondage complexe sur le nombre de participants réels à la vie intra-communautaire des anges déchus.
L'histoire est racontée à la première personne. Mead nous place au côté de Georgina et nous fait profiter de manière fluide les pensées et réflexions de la demoiselle. Elle alterne assez régulièrement entre les monologue et les dialogue, ce qui apporte une assez bonne dynamique au récit.
Bref, on ne s'endort pas, et on ne s'arrache pas les cheveux pour comprendre. Un livre facile à lire partout.

Richelle Mead propose à nouveau un bon page-turner. Alors pour ce qui est de ma réflexion de vieille pie... Oui, le second tome décrit des scènes de cul. Oui, il y en a plus que dans le premier livre. Non, ça n'apporte pas grand chose à l'intrigue, mis à part du piquant pour ceux et celles en mal de tendresse. C'est sans doute le reproche que je pourrais faire à ce genre de bouquin (oui je généralise sans savoir). S'épancher pendant 12 pages (oui j'exagère, mais si peu), sur les rapports physiques (bouuh, oui je parle comme une vioque) entre les personnages.
Bon d'accord, si on devait se passer de toutes les descriptions de type "décor", on aurait vite fait de boucler l'histoire en 32 pages. Et ce n'est pas non plus ce que le lecteur veut. Ce que j'attends, c'est d'être transportée dans un univers, dans une histoire, m'immerger dans une intrigue, vouloir continuer ma lecture et ne pas lâcher mon bouquin.
Et à ce niveau, le bouquin joue bien son rôle.
Cette petite particularité me fait juste dire que ce type de bit-lit est une modernisation de ce bon vieux Harlequin.
Je ne pense pas que je pourrais me cantonner uniquement à ce type de lecture, mais ça ne dérange pas outre mesure d'y passer quelques heures, pour autant que l'histoire en vaille la peine.

Ma note : 3 étoiles

vendredi 15 juin 2012

Walking dead.... tomes 5 & 6

Je continue ma plongée dans l'univers sombre de Robert Kirkman et Charlie Adlard, en compagnie de potesse Acro.
Cette série continue à me plaire et il m'est toujours difficile de lâcher un tome avant de le finir.
Bref coup d'oeil sur le pitch des tomes 5 & 6.

Tome 5 : Monstrueux

Les protagonistes squattent toujours la prison et tentent d'améliorer au mieux leur quotidien. Ceci passe par la découverte d'un générateur qui pourrait leur fournir de l'électricité. Afin de l'alimenter en essence, ils décident de siphonner les voitures du parking. C'est à ce moment qu'ils aperçoivent un hélicoptère dans le ciel... Une lueur d'espoir pointe à l'horizon, mais elle est de courte durée car l'hélicoptère se crashe. Rick décide alors d'essayer de retrouver cet hélico. Il sera accompagné de Michonne et Glenn.
Cette petite virée va les mener à de nouvelles péripéties assez contraignantes...


Tome 6 : Vengeance

Rick, Glenn et Michonne partis en expédition, ont fait la rencontre d'une nouvelle micro-société de survivants. Celle-ci est dirigée par un énergumène qui se fait appeler "le Gouverneur". On peut dire que leur mode de vie, là-bas, est particulier. L'expression "du pain et des jeux" prend tout son sens au vu de cette civilisation.
Les trois héros vont-ils pouvoir se sortir sains et saufs de cette impasse...
Du côté de la prison, l'inquiétude monte et l'attente se fait longue.



Un résumé, c'est bien... Un avis, c'est mieux!

Comme j'ai déjà dû l'écrire 12 fois en rédigeant des chroniques de séries, c'est vraiment très difficile de faire un état d'avancement sans trop spoiler l'histoire. Enfin, on se doute bien que l'intrigue est parsemée de divers rebondissements. Et pour ce qui est des rebondissements, avec ces deux derniers tomes, j'ai été servie!
La découverte de cette nouvelle société de survivants pète comme une bombe atomique sur la structure du récit. Je suppose que ça ne sera pas la seule de toute la série, mais pour le moment, celle-ci bouscule le précaire équilibre que les personnages tentaient de créer.
Ainsi, le bad boy, alias le Gouverneur, s'avère être un personnage totalement sadique et inhumain. On ne sait pas dans quelle mesure il est possible de faire confiance aux "autres". On se retrouve dans un doute encore plus profond.
Cette nouvelle donnée narrative va avoir un impact sur le graphisme de ces 2 tomes.
L'ambiance est glauque et crade, et on en prend plein les mirettes. Les dessins sont criants de réalisme à un point tel que ça fait froid dans le dos. De nombreuses scènes sont très dures et témoignent des dérives de l'être humain dans des situations extrêmes, comme une invasion de zombies.

Bref, un récit qui tient la route. Une intrigue qui tisse des noeuds sur les cendres d'un sac dénoué. Un rythme haletant qui donne envie de tourner les pages. Un graphisme hyper-réaliste, plutôt glauque et écœurant, mais qui fascine.
Une suite de série qui invite à découvrir la suite.

Ma note : 4 étoiles.




jeudi 7 juin 2012

Rupture de contrat - Harlan Coben

Pocket, 348p, septembre 2004
J'ai découvert Myron Bolitar voilà déjà quelques années avec du Sang sur le green (c'était en février 2008). J'avais plus ou moins apprécié cette rencontre et je m'étais promis de continuer en reprenant par le premier tome. De l'eau a coulé sous les ponts, et il aura fallu attendre avril 2012 pour que je retourne auprès de Myron.
Suite à une visite sur un blog qui parlait du dernier tome sorti, j'ai eu une véritable pulsion de lecture : "Rhhhaaaaaa * BRAIIIN * Myyyrrrronnn" (c'était plus ou moins ça). Comme je suis prévoyante compulsive, j'avais déjà le premier tome de la série sous la main (ma soeur étant fan de la série, c'était évidemment plus facile).
Dès lors, je me suis retrouvée assez vite plongée dans un bain et dans cette lecture.
Plaisir! Plaisir!
Je découvre enfin le personnage de Myron Bolitar. Enfin découvrir... Oui j'en avais déjà eu un aperçu, mais quand on ne commence pas au début d'une série, on rate bien souvent bon nombre de descriptions physiques ou psychologiques, même si les tomes peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre.
Ex-basketteur professionnel, ex-agent du FBI, Myron s'est établi en tant qu'agent sportif. Il travaille avec son meilleur ami Win, un riche héritier, et Esperanza Diaz, sa secrétaire, et ex-championne de lutte.
Myron est un grand fort type, plutôt séduisant et séducteur, malgré le fait qu'à 32 ans il vive toujours chez ses parents.
Ce premier tome est centré autour de la disparition mystérieuse d'une jeune femme 18 mois auparavant, ramené sur le devant de la scène suite à la découverte d'une annonce pour le téléphone rose avec sa photo.
Cette fille était la petite-amie de Christian Steele, un footballeur dont Myron a en charge la carrière.
Il suffit d'un petit prétexte pour que Myron plonge les deux pieds en avant dans l'enquête.

On se doute que le décor des enquêtes mettant en scène Myron Bolitar sera le milieu du sport.
Je ne suis pas vraiment fan de sport, mais le contexte ne m'a pas dérangé du tout.

Pour une "première" entrée en matière, je trouve qu'Harlan Coben nous offre un beau héros. Ni tout blanc, ni tout noir, Myron use de l'humour dans toutes sortes de situation. Le ton reste assez léger malgré certaines situations "graves".
Cette première intrigue est bien ficelée et j'ai été tenue en haleine jusqu'au bout. Le suspense est maintenu jusqu'à la fin.
Le style de Coben est agréable : entre le récit du narrateur et les dialogues, un bon rythme est installé dès le départ. Au fil des pages, on apprend à connaître Myron, ainsi que les autres protagonistes. Tout n'est pas déballé de but en blanc. L'écriture est légère, les phrases sont courtes. Il ne s'emballe pas dans des dérives et va droit au coeur de l'action.
L'intrigue n'est pas tirée par les cheveux et il n'y a pas besoin d'une grande concentration pour capter tous les tenants et aboutissements.
Le roman se lit assez rapidement. Il m'a même donné envie de continuer à lire la suite.
Bref, une bonne lecture, sans prétention, et qui remplit clairement sa mission de divertissement.

Ma note : 3,5 étoiles