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Index des auteurs

jeudi 29 novembre 2012

Walking Dead tomes 11 & 12 - Kirkman

Je continue avec ferveur cette série signée Kirkman & Adlard, et avec l'agréable compagnie de Acro!

Walking Dead 11 : Les chasseurs


Delcourt, avril 2010, 137 pages
Ce tome débute assez brusquement. Sans en dire trop, on peut dire que dès les premières pages, les évènements sont plutôt rudes.
Des choix s'imposent et le côté psychologique de l'histoire va prendre une grande part au court du récit.
Les rescapés vont faire de nouvelles rencontres, et ce n'est pas pour nous déplaire.
Des rencontres qui promettent de belles scènes d'anthologie, ainsi que de belles pages illustrées.
Ça choque, ça remue... des nouveaux thèmes entrent dans la danse.
Les zombies sont un peu moins présents ici, mais on est vraiment dans un tome "psycho". J'ai été tenue en haleine tout du long et j'ai été impatiente de lire la suite.
Au niveau graphisme, j'avais déjà évoqué le fait que les dessins semblaient mieux finis, plus "arrondis", plus ombrés, plus contrastés, et c'est encore le cas. On sent qu'il y a une évolution dans les traits. J'ai vraiment apprécié le coup de crayon.
Un bon dessin, une bonne intrigue... bref un bon Comics.

Walking dead 12 : Un monde parfait


Delcourt, 137 pages, septembre 2010
Quelques jours après ma sortie du tome 11, je me replonge dans ce survivor. Fête!
Entre retournements de situation, révélations et nouvelles rencontres -oui, encore! Mais il faut dire que la tribu a connu des jours meilleurs- je couine!

A nouveau, pas trop de zombies dans ce tome, mais on sent comme un air de "calm before the storm". Enfin je suppose. Des choses se mettent en place, et l'ambiance est pesante. Beaucoup de questions se posent et on a beau tenter de deviner où Kirkman veut nous emmener, une chose est sûre... il va nous surprendre.
L'intrigue m'a donc tenue à nouveau en haleine. Depuis 12 tomes, je n'ai pas encore ressenti d'ennui en me plongeant dans cette série. Kirkman dose très bien entre les moments d'action, qui augmentent en intensité et en gore-itude, et les moments plus psychologiques où il dépeint à merveille l'évolution interne des personnages, leurs dérives et délires, leurs peurs et leurs actes héroïques. Les illustrations sont plus travaillées et il nous offre l'horreur dans toute sa splendeur.

Bref, je viens de refermer deux tomes qui m'ont transportée tout droit en enfer, dans une ambiance glauque et mal saine.
Vous souhaitez visiter la fin du monde aux Etats-Unis, l'agence de voyage Kirkman & Adlard est là!

Ma note : 4 étoiles

mardi 27 novembre 2012

La voie Magique - Robin Hobb

J'ai Lu, Février 2003, 382 pages
Cinquième tome des aventures de FitzChevalerie, La voie magique est également l'avant-dernier tome de ce premier cycle.
Alors que le tome précédent terminait en nous laissant Fitz dans une posture plutôt délicate, celui-ci va démarrer plus lentement. Alors ce n'est pas spoiler si je dis que Fitz fait toujours partie de l'intrigue, étant donné qu'il rédige lui-même ce récit.
Dénoncé, recherché, torturé, Fitz a beaucoup enduré pour tenter d'éliminer Royal. Néanmoins, rappelé par l'Art de Vérité, il laisse de côté sa rancœur pour rejoindre au plus vite le royaume des Montagnes, et au delà. Sa route est parsemée d'embûches et il ne sait pas vraiment à qui il peut se fier.

A nouveau, quand il s'agit d'une série, difficile de faire un résumé sans trop en dire. En même temps, ce n'est pas l'objectif parcouru.
L'idée c'est plutôt de savoir....

ce que j'en ai pensé? 

 

J'ai été super inspirée en me disant que moi aussi, j'allais découvrir Robin Hobb (je la connaissais déjà de nom, mais j'avais une lacune pratique à combler).
Au gré des pérégrinations de Fitz, on découvre avec lui le monde créé de toute pièce par Hobb. Il est tellement bien dépeint et détaillé, qu'on a l'impression de le voir en vrai. Alors, peut-être que l'ambiance n'est pas au top, mais en temps "normal", ça doit être une chouette destination de vacances.

Robin Hobb m'a accroché dans son sillage et j'ai totalement adhéré à son intrigue. A la fois fluide et complexe, elle est riche en rebondissements. Même si le début est un peu plus lent (on est dans le voyage), le roman n'en est pas moins intéressant. De nouvelles têtes, et non des moindres, font leur apparition, et ça apporte son piment au côté mystérieux.
Tout ne nous est pas servi sur un plateau, et les informations sont distillées à bonnes doses pour tenir le lecteur en haleine tout au long du roman.
Côté action, il faut s'accrocher! A maintes reprises, j'ai couiné (de peur, de "oh merde", ou de rholalala). Et ça c'est plaisir.
Quoi de mieux que de se retrouver dans un livre qui vous transporte entièrement et vous faire ressentir beaucoup de sympathie (ou d'antipathie) pour les personnages.

Robin Hobb met beaucoup de coeur à l'ouvrage quand elle présente ses personnages. Et ça c'est bonheur. On sent qu'elle les aime (ou qu'elle aime les détester), et elle nous fait passer ça à travers son écriture. Toujours un gros coup de coeur pour le Fou... mais je ne peux cacher ma curiosité par rapport à la vieille Caudron.
Les personnages sont "tout en mystère". On en sait peu sur eux au départ. Et il va falloir continuer pour apprendre à mieux les connaître, sans pour autant les voir à nu. Chacun porte ses secrets et tout ne sera pas délivré.

Côté écriture... on sent que l'auteur a beaucoup de passion pour son univers. Elle propose de belles descriptions pour donner à voir au lecteur ce qu'elle à imaginé. Les "focalisations internes" sont certainement plus nombreuses que les dialogues, mais ces derniers apportent une bonne dynamique également, surtout quand ils sont cinglants.

Bref... encore un agréable moment de lecture passé en compagnie de FitzChevalerie. Un premier cycle qui m'a passionné depuis le début et qui continue à m'enchanter. Une quête complexe et très riche!

Ma note : 4 étoiles

Au vu du retard pris dans la rédaction de mes petites notes de lecture, j'ai déjà fini le tome 6 -dernier tome du cycle. La suite va arriver vite... enfin j'espère ;-)



lundi 19 novembre 2012

Une place à prendre - J.K. Rowling

Grasset, 682 pages, 28-09-2012
Quand Barry Fairbrother disparaît brusquement, c'est cette fameuse place à prendre au conseil paroissial qu'il laisse derrière lui. Nous sommes à Pagford, petit village anglais qui semble à première vue bien paisible. Un évènement qui va chambouler toute la communauté. Tel est le point de départ du roman sorti de l'imaginaire d'une auteur britannique pas très très connue.

Pour construire son récit, J.K. Rowling part d'un fait anodin- mais non moins dramatique. A partir de là, elle va tisser une véritable toile de relations humaines.
Attention au démarrage, car même si l'intrigue se déroule dans un petit village, celui-ci est assez bien peuplé. Les personnages qui vont sillonner les pages du roman sont nombreux et il va falloir faire un peu de gymnastique pour peindre le tableau et établir les liens entre chacun. Au début, cela peut paraître un peu périlleux, néanmoins, on intègre assez vite "qui-est-qui" -enfin ce fût le cas pour moi.

La première partie donne en quelque sorte le ton. Chaque chapitre est centré sur un personnage différent. Nous appréhendons la situation à travers ses yeux. Celui-ci n'est pas forcément seul, mais c'est via son prisme que la vie à Pagford s'offre à nous. Cette construction apporte une bonne dynamique au récit et permet de faire un rapide tour d'horizon de la situation au début du roman. Ainsi, on perçoit le point de vue de plusieurs personnes par rapport à une même situation.
Rowling joue habilement avec cette technique pour donner une vue d'ensemble et faire des ellipses.
J'ai vraiment apprécié la manière dont elle construit son récit. Je trouve que cela donne pas mal de puissance à l'intrigue et à son pouvoir "page-turner".

Côté écriture, je confirme mon adoration pour le style de Rowling. Son écriture est fluide, agréable, souple. Elle adopte une bonne balance entre les dialogues et les "focalisations internes". Rowling joue avec les expressions langagières et les "accents" dans la construction de ses personnages.
Des personnages qui sont également bien élaborés sur le plan psychologique. Chacun a sa personnalité propre, son vécu et son appartenance sociale. Bref un existence propre.
Qu'il soit ado, adulte ou senior, chacun a sa place et bénéficie d'un traitement en profondeur.
Ces personnages sont le noyau dur de ce roman. Car c'est à travers eux que tout le roman se construit.

Avec Une place à prendre, Rowling écrit également une fresque sociale au delà d'une histoire de village avec ses soucis et ses cancans. La plupart des thèmes abordés sont assez graves et lourds. Et le quotidien de certains contraste bien avec celui des autres. Rowling observe la réalité avec un certain cynisme et une bonne dose d'humour noir, sans tomber dans une caricature de la société actuelle.
Elle reste juste et sans exagération.

Bref, j'ai eu un réel coup de cœur pour ce roman qui m'a arraché quelques sourires, mais aussi pas mal de pincements. J'ai dévoré cette brique avec passion et j'ai eu vraiment difficile à le refermer.
C'est donc avec une grande impatience que j'attends de la relire à nouveau. Je suis entrée dans ce roman en "oubliant" tout ce que j'avais lu d'elle avant (histoire de rester "objective" -autant qu'on le peut) et Rowling m'a convaincue à nouveau qu'elle avait une réelle belle plume.
A découvrir!

J'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister et je les en remercie.

Ma note : 20/20  (5 étoiles)

mardi 13 novembre 2012

Magies secrètes - Hervé Jubert

Le Pré aux Clercs, 8 novembre 2012, 327 pages
Hervé Jubert est un auteur français, spécialiste du domaine fantastique et historique. En plus d'une nouvelle collection, je découvre également un auteur.
Avec Magies secrètes, Jubert ouvre la porte à une nouvelle série de romans fantastiques.

Mais ça parle de quoi?

Bienvenue à Sequana, une cité dirigée par un empereur qui veut en faire disparaître les êtres féériques. Georges Beauregard, ingénieur-mage (alias un détective de l'étrange) travaille officiellement pour l'empereur. Officieusement, il recueille dans son hôtel particulier ces personnages fantastiques. C'est ainsi qu'il va accueillir Jeanne, une jeune fille "amnésique" trouvée dans un puits.
Depuis quelques temps, la cité n'est plus aussi calme que d'habitude. Des sorts sont jetés et sèment le chaos. Georges est donc dépêché pour éclaircir l'affaire et mettre l'entité maléfique hors d'état de nuire. Néanmoins, son chemin ne va pas être facile et il va devoir faire face à un curieux enlèvement.

Bon, et j'en ai pensé quoi?

Tout d'abord, je pensais que ce livre était destiné à un jeune public. Mais face à certains dialogues ou réflexions, je me suis dit que finalement... l'auteur s'adressait peut-être à un public plus âgé (ou alors, c'est moi qui suis vieux-jeux).
Néanmoins, le texte est agréable à lire et le style de l'auteur est plutôt bien rythmé : bonne alternance entre les descriptions, le plantage de décor et les dialogues entre les protagonistes.

Au fil du récit, j'ai découvert la cité de Sequana. Mais j'avoue que ça n'a pas été très aisé.
L'auteur parsème presque toutes les pages de "notes de bas de page", apportant des informations sur le monde créé, son histoire, ses créatures, ses us et coutumes, etc.
Le fait de donner des éléments supplémentaires pour mieux connaître et comprendre le décor dans lequel nous nous trouvons est une idée assez sympathique.
Par contre, ça n'a eu d'effet sur moi que de me détourner à tout bout de champs de ma lecture et de l'action qui s'y déroulait. Dès lors, au bout de 20 pages, j'ai vite décidé de les zapper.
D'un autre côté, le ton est léger et empreint d'humour.

Les personnages sont hauts en couleurs. Chacun a sa particularité et est particulièrement bien dépeint. Au bout de ce roman, une grande part de mystère les entoure toujours quasi tous. Ce qui évidemment amène à penser qu'il s'agit ici du premier tome d'une série (en plus de la fin laissée un peu en point d'orgue). Ce que Jubert nous apprend ici sur eux n'est en quelque sorte qu'un apéritif et il nous réserve sans doute bien des surprises.
J'ai plutôt bien accroché aux personnages de Beauregard, Jeanne, ainsi qu'à 3 des habitants de l'hotel : Isis, Albert et Condé (le robot-maître d'hôtel).
Mais à côté de ça, il y a une foule d'autres personnages, que j'ai eu parfois du mal à resituer.

L'intrigue est simple (et double finalement). Tout d'abord appelé pour enquêter sur le chaos régnant sans la cité, Beauregard va devoir concentrer son attention sur cette histoire de disparition.
Ce second point sera résolu en fin tome, mais pour ce qui est de l'intrigue principale (finalement, n'est-ce pas la secondaire...), elle constituera sans doute un fil rouge de la série (mais je présuppose ici que série, il y aura).
Une intrigue simple, mais à la fois complexe car elle fait entrer en jeu de nombreux personnages, des situations particulières, des éléments d'histoire, etc...

En bref, j'ai apprécié découvrir le monde de Sequana. Néanmoins l'aspect touffu qui déborde à tous les niveaux (stylistique avec les notes, personnages, intrigues) m'a laissé un petit peu perplexe. J'ai eu un peu de mal à me faire une idée vraiment claire du roman que j'avais entre les mains.
Si suite il y a, je pense que je me plongerai dedans, histoire d'en savoir un peu plus et de dépatouiller un peu tout ce qu'on m'a servi en entrée.
Même si je n'ai pas eu un franc coup de coeur pour ce roman, j'ai quand même passé un bon moment de lecture.

Ma note : 2,5 étoiles

Les éditions Le Pré aux clercs viennent de lancer leur nouvelle collection Pandore, et j'ai eu l'opportunité de découvrir l'un de leurs premiers titres. Je les remercie.
Merci aussi aux organisateurs de Babelio/Masse critique qui y sont pour beaucoup aussi!

mardi 6 novembre 2012

The queen is dead - Aurélia Bonnal

Buchet-Chastel, 22 août 2012, 172 pages
The queen is dead est le premier roman édité chez Buchet Chastel que je lis.
Et l'expérience fût concluante!
Reçu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babélio, j'en profite pour remercier les organisateurs, ainsi que la Maison d'édition.

Pourquoi ce roman?
Je ne pense pas que j'aurais été de moi-même vers ce titre en librairie, mais là, avec le résumé sous le nez, j'ai vite été tentée...
Elo est une jeune femme trentenaire. Mariée avec un enfant, elle est écrivain. Il y a 20 ans, elle a tourné le dos à son passé, pour fuir une vie qui ne lui convenait pas.
Bert, est employé chez un marchand de vin, près de Perpignan. Guitariste amateur, il fait partie d'un petit groupe de rock. Il y a 20 ans, Elo et Bert étaient amis.
Et si le plus grand des hasard faisait se recroiser ces deux personnes...

Mon avis...
En découvrant les premières pages du roman, j'avoue avoir pris peur. Je ne suis pas très "fan" des littératures françaises de type "nouveau roman" et l'auteur a clairement un style bien particulier qui pourrait sembler proche, à première vue. Or, passé mon appréhension de départ, je me suis laissée porter et j'ai pris goût au texte.
Le roman est écrit à la première personne. Et côté construction, chaque chapitre alterne le point de vue de l'un ou de l'autre des deux personnages principaux du récit.
Une fois la parole prise, on entre directement dans le flux des idées qui passent dans leur tête.
Un petit conseil, veillez à prendre votre respiration avant de vous lancer.
Les mots et les phrases s'enchaînent à un rythme effréné. Ça en donne parfois le tournis.

Un peu déstabilisant au départ, ce ton donne toute son ampleur au roman. Et ça va vite.
Le récit est court, mais foisonnant. A travers les méandres des pensées des personnages, on accède à leurs sentiments vis à vis de cette vie, à ce vécu parfois douloureux.
Néanmoins, on ne se retrouve pas face à des héros larmoyants ou mélodramatiques. Une claque, un souffle positif, une bouffée d'air frais planent.

Malgré la rapidité de l'histoire, j'ai pris le temps de m'attacher aux personnages, de vouloir en savoir plus sur eux. Ils m'ont été assez vite sympathiques.

En bref, une jolie découverte de la rentrée littéraire.

Ma note : 3 étoiles


lundi 5 novembre 2012

Lou ! - Julien Neel

Glénat, 26 mai 2004, 48 pages

Pendant les vacances, je me suis bien bien vautrée dans le divan. C'était l'occasion de mettre à l'honneur toutes ces BD acquises, mais qui m'attendaient toujours dans la bibliothèque.
C'est ainsi que je me suis (enfin) lancée dans la série Lou!

Lou! Tome 1 : Journal Infime
Ou quand on fait la connaissance de cette jeune fille de plus ou moins douze ans, de sa mère et de leur quotidien. Une série qui démarre sur des chapeaux de roue côté humour.
A la lecture de Lou, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire.

Lou! Rome 2 : Mortebouse
C'est le temps des vacances et Lou et sa mère partent à la campagne, chez la (grand)-mère, pour leur plus grand bonheur!! Entre nouvelle rencontre pour l'une, "retour" des anciens pour l'autre, grandes discussions avec la mém... fous rires garantis!

Glénat, 8 juin 2005, 48 pages
Très certainement destinée à un jeune public, cette série m'a vraiment plus (enfin du moins ces deux premiers tomes). L'histoire tient la route et fait intervenir des sujets qui touchent à la vie quotidienne d'une jeune adolescente et d'une mère célibataire : autant de sujets plaisants ou plus "poignants".
J'ai eu beaucoup de tendresse pour les personnages, et l'humour que l'auteur insuffle à son récit y est aussi pour beaucoup.
Côté graphisme... j'aime vraiment beaucoup aussi! Les images sont douces, rondes, colorées (plutôt pastel que criard). Bref c'est assez reposant pour les yeux. Les traits m'ont donné l'impression d'être dans un endroit aussi douillet qu'un nuage ou une couette méga confort.

Bref, une série qu'il me tard de continuer évidemment!

Ma note : 4 étoiles