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jeudi 18 octobre 2012

Dossier Benton - Patricia Cornwell

Livre de poche, 542 pages, février 2002
6 ans après mon dernier rendez-vous avec Patricia Cornwell, je me suis replongée avec plaisir dans la suite des aventures de Kay Scarpetta. 6 ans! C'est long! Trop long! Pourquoi avoir laissé passer autant de temps, alors que j'avais déjà la suite sur mes étagères?
Baaah l'idée d'en garder un peu pour plus tard sans doute.
Enfin me voilà remise sur les rails et je pense y retourner assez vite. Il a fallu évidemment faire quelques efforts de mémoire pour réintégrer le petit monde de Kay Scarpetta.

Bribes.

Ce Dossier Benton démarre assez rapidement. Dans un double sens : d'abord parce que l'histoire débute vraiment sur la fin du tome précédent; ensuite parce qu'on est directement plongé dans l'action. Kay Scarpetta vient de se faire agresser par Jean-Baptiste Chandonne. Le serial killer qu'elle pistait déjà depuis un bon moment. Celui-là même qui était à l'origine d'un drame de la vie de Kay.
Kay n'est pas la seule à connaître des bouleversements dans sa vie. Lucy, sa nièce, a dû également revoir son plan de carrière.
Alors que Chandonne est mal en point suite à son altercation avec Kay, la question de qui est la victime dans l'histoire est lancée sur le tapis. Une machination est mise en branle afin de faire tomber la célèbre médecin légiste.

Mon avis.

Je me répète, mais j'ai repris la série Kay Scarpetta avec beaucoup de plaisir.
Ce qui m'a le plus "interpellé" au début, c'est le style de Patricia Cornwell. En six ans, j'ai vu défiler pas mal de polars. Ce livre a été écrit en 2000, et il fleure bon ces années là. En effet, au début de ma lecture, j'avais l'impression de découvrir un livre "ancien". Un peu comme si on reprenait un Agatha Christie par exemple. Et cette réflexion n'est en aucun cas péjorative. Je me suis juste rendue compte des évolutions dans le style.
Une chose est sûre, Patricia Cornwell est la digne mère de tout ce qui se fait en matière de polar-expert. Si je ne me trompe pas, l'auteur a commencé à écrire bien avant la déferlante des Experts Las Vegas (et tutti quanti). Et je trouve qu'on retrouve bien son influence dans les séries télés.
Alors peut-être que je suis à côté de la plaque, mais c'est vraiment le sentiment que j'ai eu lors de ma lecture.

L'intrigue de ce 11ème volume de la série, prend cours directement sur la fin du précédent. C'est dire qu'on est directement plongé dans le vif du sujet. Le récit démarre donc sur une scène d'action, mais c'est le côté réflexion qui va primer au final. Au fil des pages, Patricia Cornwell nous entraine dans un puzzle complexe. On avance pas à pas pour dénouer les fils. On retient son souffle. On se fait sa petite idée tout en marchant aux côtés des protagonistes.

Patricia Cornwell met un point d'honneur à développer ses personnages autant que ses intrigues. Ces derniers évoluent au fur et à mesure. Et les divers évènements ont un impact sur leur équilibre psychologique ou les comportements qu'ils adoptent.
C'est ce que j'aime dans cette série : voir évoluer les personnages, les sentir vivre et vaciller, mais se relever. Kay Scarpetta, Pete Marino, Lucy, etc, tous sont humains. Même si parfois on peut avoir l'impression qu'ils agissent tels des supers héros (enfin en même temps, s'ils n'avaient pas de couilles, ils n'y aurait plus d'histoire depuis longtemps), ces derniers restent humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Beaucoup de remises en question au programme de ce roman.

Bref, une série qui utilise des ingrédients qui marchent, une écriture agréable, une évolution cohérente et un réel attachement pour les personnages.

Ma note : 3,5 étoiles


2 commentaires:

  1. Merci de nous faire rêver, bonne fin de semaine, Pascal, journaliste.

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