Google+

Index des auteurs

mardi 18 décembre 2012

Winter Time Travel, saison 3

Pour la troisième fois, Lhisbei organise son fameux Winter time travel. L'idée est de se plonger corps et âmes dans des uchronies, mais aussi dans les voyages dans le temps.
En plus des romans et BD, Lhisbei ouvre également la porte aux films et aux séries.Etant donné que Lhisbei donne une bonne description de l'uchronie, je vais en profiter pour lui piquer.

"L'uchronie est une fiction qui imagine ce que serait le monde si un évènement du passé avait divergé de l'histoire officielle. Que ce serait-il passé si les Allemands avaient gagné la Seconde Guerre mondiale ? Que ce serait-il passé si Hitler avait intégré l'école des beaux-arts de Vienne ? Vous trouverez des uchronies dans les romans historiques, de SF, fantasy, fantastique, en littérature générale (Le complot contre l'Amérique de Philip Roth, La part de l'autre d'Éric-Emmanuel Schmitt par exemple) et même en polar (Le Club des policiers yiddish de Michael Chabon). La littérature jeunesse et la BD ne sont pas en reste (Jour J, Block 109). Et en règle générale : là où vous trouvez un point de divergence avec l'histoire vous trouverez de l'uchronie."


Hypnotisée par son logo depuis belles lurettes, j'ai décidé de me joindre à la compagnie.  Le voyage prend cours tout au long de l'hiver, à savoir du 21 décembre au 21 mars.
Cela va me permettre de déloger certains bouquins de ma PAL :
  • Sans Âme, Gail Carriger 
  • Black-out, Connie Willis 
  • Brave new world, Aldous Huxley 
  • Rêve de fer, Norman Spinrad 
Je n'ai pas encore terminé de recenser tout ce qui pourrait entrer dans ce Winter Time Travel, mais c'est déjà un début.

Walking dead 13 & 14 - Kirkman

Dernière ligne droite avant la fin du monde (ou pas), je continue ma lecture de la BD Walking Dead en compagnie de ma potesse Acr0.
Nous avons débuté la série et notre lecture commune en janvier 2012; fin d'année, nous voilà rendues aux tomes 13&14.

Walking dead 13 : Point de non-retour


Delcourt, 16 mars 2011, 142 pages
Dans ce tome, on suit le "nouveau" quotidien des survivants au sein de cette nouvelle communauté. Entre méfiance et adaptation règne toujours une certaine tension.

A nouveau un tome assez axé psychologie. Ce qui me semble assez logique dans le sens où on découvre un nouveau décor, des nouveaux personnages, bref un nouveau départ.
Néanmoins, ce n'est pas pour autant dénué d'action (mais on n'est pas encore en pleine tempête... ou presque).

Kirkman use habilement d'ellipses graphiques pour rendre compte du temps qui passe. On découvre toujours un peu plus les personnages, et certaines zones d'ombre ressurgissent.

Le suspense est toujours intense. On peut évidemment se lancer dans des suppositions, mais Kirkman arrive toujours à mettre un petit grain qui fait exploser l'intrigue. A la fin de ce tome, je sens que ça va bientôt vraiment pèter...
Plaisir de lecture toujours aussi élevé.  

Ma note : 3,5 étoiles.

Walking Dead 14 : Piègés!


Delcourt, 21 septembre 2011, 144 pages
Retournement de situation au sein de la communauté. Douglas ne se sent plus de tenir les rênes et il confie la lourde tâche à Rick (étonnant, non!?). La vie semble néanmoins calme... trop calme. En effet :
-"Toc, toc, toc!"
-"Qui est là?"
-"C'est moi! La horde!"
Qui vivra, verra!

Rholala qu'il était bon ce tome!
Avec l'arrivée de la horde, les cartes sont à nouveau redistribuées. L'action et le zombiage sont de sortie! Alors qu'on était dans le questionnement de l'avenir un peu plus lointain des personnages, là on est vraiment dans l'instant. Vont-ils s'en sortir. Et les pages se tournent d'autant plus vite.
Il y a une bonne alternance entre les passages "intrigue" et les passages "action". Il faut dire aussi que ce tome se termine sur un cliffhanger assez terrible!

Preuve que l'auteur n'est pas à cours de moyens originaux pour distiller son intrigue, est l'utilisation du "switch" entre deux scènes distinctes, de case en case, pour faire passer la simultanéité des évènements. A nouveau, un bon moyen de rythmer son récit, de tenir son lecteur en haleine et de faire augmenter la tension artérielle.

M. Kirkman, vous m'avez conquise!

Ma note : 5 étoiles.

Pas toujours évident de chroniquer des parties de série, sans spoiler, sans en dire trop. Mais en même temps, ça permet de noter l'évolution du récit et de voir s'il y a essoufflement ou augmentation d'intensité. En tout cas, je ne suis pas prête de la lâcher de si tôt!












mardi 4 décembre 2012

Journal de bord #9

Ça fait un bout de temps que le journal de bord sommeille dans un coin du blog... Il est temps de secouer la poussière. Et pour cause...

Le 1er décembre 2005, mon blog de lectures voyait le jour.
7 années de notes de lecture, et toujours autant de plaisir à donner mon avis du mieux que je peux.
Je ne suis pas la plus active dans le milieu de la blogosphère, mais j'espère que les petits articles postés ici vous plaisent, vous inspirent dans le choix de vos lectures ou non-lectures.
Alors comme je ne compte pas fermer boutique sous peu, j'espère bien vous voir fouler encore mes pages, mais aussi accueillir de nouveaux visiteurs.


Et la vie de tous les jours?

Oh bin moi ça va, et vous? En août dernier je me lançais dans un nouveau grand défi alias "Le grand concours de l'année 2012". L'enjeu : pouvoir acheter un nouveau bouquin quand trois livres ont été lus (ou non-lus et revendus). Ce défi est doublement motivant, car si je veux acheter, il faut lire; et donc par la même occasion, ça fait diminuer ma PAL.

Alors, à ce jour, j'en suis à 50 livres lus et 16 livres acquis. Ce qui est quand même un beau bilan. (Pour le bilan complet, c'est sur la page Kill/PAL)
Bon okay, c'est facile de lire plein de BD pour gagner des "places d'achat", mais ça tombe quand même bien, vu qu'au début de cette année, je m'étais déjà lancée un autre défi... celui de lire un moins une BD par semaine.
Donc pour ce premier défi "BD" qui s'annonçait plutôt bof après 4/5 mois, ce second défi tombe à point!

Côté défi, il y avait aussi le KILL/PAL (qui finalement se recroise avec le "Grand concours"). Au départ, j'avais prédéfini une PAL prioritaire. Elle comptait 171 livres. Et donc... résultat : 30 livres de cet PAL-prior ont été lus à ce jour.

Je trouve que tout ça se défend pas mal et je suis plutôt contente des mes "résultats". Évidemment, ce n'est pas une course, mais il était quand même temps de se secouer le cocotier et de lire ce que j'avais déjà!

Note sur le "Grand concours de l'année 2012".

Pour une question de facilité, je vais finalement clôturer cette première édition du grand concours de l'année 2012, le 31 décembre 2012 à 23h59.
Et donc, débutera le 1er janvier 2013, le Grand concours de l'année 2013.
Les contraintes seront les mêmes (la tentation est grande de passer à 2 livres lus... mais bon, vu que je me tiens bien pour le moment, autant continuer sur ma lancée...)

Sur ce, je vous souhaite une belle soirée!

jeudi 29 novembre 2012

Walking Dead tomes 11 & 12 - Kirkman

Je continue avec ferveur cette série signée Kirkman & Adlard, et avec l'agréable compagnie de Acro!

Walking Dead 11 : Les chasseurs


Delcourt, avril 2010, 137 pages
Ce tome débute assez brusquement. Sans en dire trop, on peut dire que dès les premières pages, les évènements sont plutôt rudes.
Des choix s'imposent et le côté psychologique de l'histoire va prendre une grande part au court du récit.
Les rescapés vont faire de nouvelles rencontres, et ce n'est pas pour nous déplaire.
Des rencontres qui promettent de belles scènes d'anthologie, ainsi que de belles pages illustrées.
Ça choque, ça remue... des nouveaux thèmes entrent dans la danse.
Les zombies sont un peu moins présents ici, mais on est vraiment dans un tome "psycho". J'ai été tenue en haleine tout du long et j'ai été impatiente de lire la suite.
Au niveau graphisme, j'avais déjà évoqué le fait que les dessins semblaient mieux finis, plus "arrondis", plus ombrés, plus contrastés, et c'est encore le cas. On sent qu'il y a une évolution dans les traits. J'ai vraiment apprécié le coup de crayon.
Un bon dessin, une bonne intrigue... bref un bon Comics.

Walking dead 12 : Un monde parfait


Delcourt, 137 pages, septembre 2010
Quelques jours après ma sortie du tome 11, je me replonge dans ce survivor. Fête!
Entre retournements de situation, révélations et nouvelles rencontres -oui, encore! Mais il faut dire que la tribu a connu des jours meilleurs- je couine!

A nouveau, pas trop de zombies dans ce tome, mais on sent comme un air de "calm before the storm". Enfin je suppose. Des choses se mettent en place, et l'ambiance est pesante. Beaucoup de questions se posent et on a beau tenter de deviner où Kirkman veut nous emmener, une chose est sûre... il va nous surprendre.
L'intrigue m'a donc tenue à nouveau en haleine. Depuis 12 tomes, je n'ai pas encore ressenti d'ennui en me plongeant dans cette série. Kirkman dose très bien entre les moments d'action, qui augmentent en intensité et en gore-itude, et les moments plus psychologiques où il dépeint à merveille l'évolution interne des personnages, leurs dérives et délires, leurs peurs et leurs actes héroïques. Les illustrations sont plus travaillées et il nous offre l'horreur dans toute sa splendeur.

Bref, je viens de refermer deux tomes qui m'ont transportée tout droit en enfer, dans une ambiance glauque et mal saine.
Vous souhaitez visiter la fin du monde aux Etats-Unis, l'agence de voyage Kirkman & Adlard est là!

Ma note : 4 étoiles

mardi 27 novembre 2012

La voie Magique - Robin Hobb

J'ai Lu, Février 2003, 382 pages
Cinquième tome des aventures de FitzChevalerie, La voie magique est également l'avant-dernier tome de ce premier cycle.
Alors que le tome précédent terminait en nous laissant Fitz dans une posture plutôt délicate, celui-ci va démarrer plus lentement. Alors ce n'est pas spoiler si je dis que Fitz fait toujours partie de l'intrigue, étant donné qu'il rédige lui-même ce récit.
Dénoncé, recherché, torturé, Fitz a beaucoup enduré pour tenter d'éliminer Royal. Néanmoins, rappelé par l'Art de Vérité, il laisse de côté sa rancœur pour rejoindre au plus vite le royaume des Montagnes, et au delà. Sa route est parsemée d'embûches et il ne sait pas vraiment à qui il peut se fier.

A nouveau, quand il s'agit d'une série, difficile de faire un résumé sans trop en dire. En même temps, ce n'est pas l'objectif parcouru.
L'idée c'est plutôt de savoir....

ce que j'en ai pensé? 

 

J'ai été super inspirée en me disant que moi aussi, j'allais découvrir Robin Hobb (je la connaissais déjà de nom, mais j'avais une lacune pratique à combler).
Au gré des pérégrinations de Fitz, on découvre avec lui le monde créé de toute pièce par Hobb. Il est tellement bien dépeint et détaillé, qu'on a l'impression de le voir en vrai. Alors, peut-être que l'ambiance n'est pas au top, mais en temps "normal", ça doit être une chouette destination de vacances.

Robin Hobb m'a accroché dans son sillage et j'ai totalement adhéré à son intrigue. A la fois fluide et complexe, elle est riche en rebondissements. Même si le début est un peu plus lent (on est dans le voyage), le roman n'en est pas moins intéressant. De nouvelles têtes, et non des moindres, font leur apparition, et ça apporte son piment au côté mystérieux.
Tout ne nous est pas servi sur un plateau, et les informations sont distillées à bonnes doses pour tenir le lecteur en haleine tout au long du roman.
Côté action, il faut s'accrocher! A maintes reprises, j'ai couiné (de peur, de "oh merde", ou de rholalala). Et ça c'est plaisir.
Quoi de mieux que de se retrouver dans un livre qui vous transporte entièrement et vous faire ressentir beaucoup de sympathie (ou d'antipathie) pour les personnages.

Robin Hobb met beaucoup de coeur à l'ouvrage quand elle présente ses personnages. Et ça c'est bonheur. On sent qu'elle les aime (ou qu'elle aime les détester), et elle nous fait passer ça à travers son écriture. Toujours un gros coup de coeur pour le Fou... mais je ne peux cacher ma curiosité par rapport à la vieille Caudron.
Les personnages sont "tout en mystère". On en sait peu sur eux au départ. Et il va falloir continuer pour apprendre à mieux les connaître, sans pour autant les voir à nu. Chacun porte ses secrets et tout ne sera pas délivré.

Côté écriture... on sent que l'auteur a beaucoup de passion pour son univers. Elle propose de belles descriptions pour donner à voir au lecteur ce qu'elle à imaginé. Les "focalisations internes" sont certainement plus nombreuses que les dialogues, mais ces derniers apportent une bonne dynamique également, surtout quand ils sont cinglants.

Bref... encore un agréable moment de lecture passé en compagnie de FitzChevalerie. Un premier cycle qui m'a passionné depuis le début et qui continue à m'enchanter. Une quête complexe et très riche!

Ma note : 4 étoiles

Au vu du retard pris dans la rédaction de mes petites notes de lecture, j'ai déjà fini le tome 6 -dernier tome du cycle. La suite va arriver vite... enfin j'espère ;-)



lundi 19 novembre 2012

Une place à prendre - J.K. Rowling

Grasset, 682 pages, 28-09-2012
Quand Barry Fairbrother disparaît brusquement, c'est cette fameuse place à prendre au conseil paroissial qu'il laisse derrière lui. Nous sommes à Pagford, petit village anglais qui semble à première vue bien paisible. Un évènement qui va chambouler toute la communauté. Tel est le point de départ du roman sorti de l'imaginaire d'une auteur britannique pas très très connue.

Pour construire son récit, J.K. Rowling part d'un fait anodin- mais non moins dramatique. A partir de là, elle va tisser une véritable toile de relations humaines.
Attention au démarrage, car même si l'intrigue se déroule dans un petit village, celui-ci est assez bien peuplé. Les personnages qui vont sillonner les pages du roman sont nombreux et il va falloir faire un peu de gymnastique pour peindre le tableau et établir les liens entre chacun. Au début, cela peut paraître un peu périlleux, néanmoins, on intègre assez vite "qui-est-qui" -enfin ce fût le cas pour moi.

La première partie donne en quelque sorte le ton. Chaque chapitre est centré sur un personnage différent. Nous appréhendons la situation à travers ses yeux. Celui-ci n'est pas forcément seul, mais c'est via son prisme que la vie à Pagford s'offre à nous. Cette construction apporte une bonne dynamique au récit et permet de faire un rapide tour d'horizon de la situation au début du roman. Ainsi, on perçoit le point de vue de plusieurs personnes par rapport à une même situation.
Rowling joue habilement avec cette technique pour donner une vue d'ensemble et faire des ellipses.
J'ai vraiment apprécié la manière dont elle construit son récit. Je trouve que cela donne pas mal de puissance à l'intrigue et à son pouvoir "page-turner".

Côté écriture, je confirme mon adoration pour le style de Rowling. Son écriture est fluide, agréable, souple. Elle adopte une bonne balance entre les dialogues et les "focalisations internes". Rowling joue avec les expressions langagières et les "accents" dans la construction de ses personnages.
Des personnages qui sont également bien élaborés sur le plan psychologique. Chacun a sa personnalité propre, son vécu et son appartenance sociale. Bref un existence propre.
Qu'il soit ado, adulte ou senior, chacun a sa place et bénéficie d'un traitement en profondeur.
Ces personnages sont le noyau dur de ce roman. Car c'est à travers eux que tout le roman se construit.

Avec Une place à prendre, Rowling écrit également une fresque sociale au delà d'une histoire de village avec ses soucis et ses cancans. La plupart des thèmes abordés sont assez graves et lourds. Et le quotidien de certains contraste bien avec celui des autres. Rowling observe la réalité avec un certain cynisme et une bonne dose d'humour noir, sans tomber dans une caricature de la société actuelle.
Elle reste juste et sans exagération.

Bref, j'ai eu un réel coup de cœur pour ce roman qui m'a arraché quelques sourires, mais aussi pas mal de pincements. J'ai dévoré cette brique avec passion et j'ai eu vraiment difficile à le refermer.
C'est donc avec une grande impatience que j'attends de la relire à nouveau. Je suis entrée dans ce roman en "oubliant" tout ce que j'avais lu d'elle avant (histoire de rester "objective" -autant qu'on le peut) et Rowling m'a convaincue à nouveau qu'elle avait une réelle belle plume.
A découvrir!

J'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister et je les en remercie.

Ma note : 20/20  (5 étoiles)

mardi 13 novembre 2012

Magies secrètes - Hervé Jubert

Le Pré aux Clercs, 8 novembre 2012, 327 pages
Hervé Jubert est un auteur français, spécialiste du domaine fantastique et historique. En plus d'une nouvelle collection, je découvre également un auteur.
Avec Magies secrètes, Jubert ouvre la porte à une nouvelle série de romans fantastiques.

Mais ça parle de quoi?

Bienvenue à Sequana, une cité dirigée par un empereur qui veut en faire disparaître les êtres féériques. Georges Beauregard, ingénieur-mage (alias un détective de l'étrange) travaille officiellement pour l'empereur. Officieusement, il recueille dans son hôtel particulier ces personnages fantastiques. C'est ainsi qu'il va accueillir Jeanne, une jeune fille "amnésique" trouvée dans un puits.
Depuis quelques temps, la cité n'est plus aussi calme que d'habitude. Des sorts sont jetés et sèment le chaos. Georges est donc dépêché pour éclaircir l'affaire et mettre l'entité maléfique hors d'état de nuire. Néanmoins, son chemin ne va pas être facile et il va devoir faire face à un curieux enlèvement.

Bon, et j'en ai pensé quoi?

Tout d'abord, je pensais que ce livre était destiné à un jeune public. Mais face à certains dialogues ou réflexions, je me suis dit que finalement... l'auteur s'adressait peut-être à un public plus âgé (ou alors, c'est moi qui suis vieux-jeux).
Néanmoins, le texte est agréable à lire et le style de l'auteur est plutôt bien rythmé : bonne alternance entre les descriptions, le plantage de décor et les dialogues entre les protagonistes.

Au fil du récit, j'ai découvert la cité de Sequana. Mais j'avoue que ça n'a pas été très aisé.
L'auteur parsème presque toutes les pages de "notes de bas de page", apportant des informations sur le monde créé, son histoire, ses créatures, ses us et coutumes, etc.
Le fait de donner des éléments supplémentaires pour mieux connaître et comprendre le décor dans lequel nous nous trouvons est une idée assez sympathique.
Par contre, ça n'a eu d'effet sur moi que de me détourner à tout bout de champs de ma lecture et de l'action qui s'y déroulait. Dès lors, au bout de 20 pages, j'ai vite décidé de les zapper.
D'un autre côté, le ton est léger et empreint d'humour.

Les personnages sont hauts en couleurs. Chacun a sa particularité et est particulièrement bien dépeint. Au bout de ce roman, une grande part de mystère les entoure toujours quasi tous. Ce qui évidemment amène à penser qu'il s'agit ici du premier tome d'une série (en plus de la fin laissée un peu en point d'orgue). Ce que Jubert nous apprend ici sur eux n'est en quelque sorte qu'un apéritif et il nous réserve sans doute bien des surprises.
J'ai plutôt bien accroché aux personnages de Beauregard, Jeanne, ainsi qu'à 3 des habitants de l'hotel : Isis, Albert et Condé (le robot-maître d'hôtel).
Mais à côté de ça, il y a une foule d'autres personnages, que j'ai eu parfois du mal à resituer.

L'intrigue est simple (et double finalement). Tout d'abord appelé pour enquêter sur le chaos régnant sans la cité, Beauregard va devoir concentrer son attention sur cette histoire de disparition.
Ce second point sera résolu en fin tome, mais pour ce qui est de l'intrigue principale (finalement, n'est-ce pas la secondaire...), elle constituera sans doute un fil rouge de la série (mais je présuppose ici que série, il y aura).
Une intrigue simple, mais à la fois complexe car elle fait entrer en jeu de nombreux personnages, des situations particulières, des éléments d'histoire, etc...

En bref, j'ai apprécié découvrir le monde de Sequana. Néanmoins l'aspect touffu qui déborde à tous les niveaux (stylistique avec les notes, personnages, intrigues) m'a laissé un petit peu perplexe. J'ai eu un peu de mal à me faire une idée vraiment claire du roman que j'avais entre les mains.
Si suite il y a, je pense que je me plongerai dedans, histoire d'en savoir un peu plus et de dépatouiller un peu tout ce qu'on m'a servi en entrée.
Même si je n'ai pas eu un franc coup de coeur pour ce roman, j'ai quand même passé un bon moment de lecture.

Ma note : 2,5 étoiles

Les éditions Le Pré aux clercs viennent de lancer leur nouvelle collection Pandore, et j'ai eu l'opportunité de découvrir l'un de leurs premiers titres. Je les remercie.
Merci aussi aux organisateurs de Babelio/Masse critique qui y sont pour beaucoup aussi!

mardi 6 novembre 2012

The queen is dead - Aurélia Bonnal

Buchet-Chastel, 22 août 2012, 172 pages
The queen is dead est le premier roman édité chez Buchet Chastel que je lis.
Et l'expérience fût concluante!
Reçu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babélio, j'en profite pour remercier les organisateurs, ainsi que la Maison d'édition.

Pourquoi ce roman?
Je ne pense pas que j'aurais été de moi-même vers ce titre en librairie, mais là, avec le résumé sous le nez, j'ai vite été tentée...
Elo est une jeune femme trentenaire. Mariée avec un enfant, elle est écrivain. Il y a 20 ans, elle a tourné le dos à son passé, pour fuir une vie qui ne lui convenait pas.
Bert, est employé chez un marchand de vin, près de Perpignan. Guitariste amateur, il fait partie d'un petit groupe de rock. Il y a 20 ans, Elo et Bert étaient amis.
Et si le plus grand des hasard faisait se recroiser ces deux personnes...

Mon avis...
En découvrant les premières pages du roman, j'avoue avoir pris peur. Je ne suis pas très "fan" des littératures françaises de type "nouveau roman" et l'auteur a clairement un style bien particulier qui pourrait sembler proche, à première vue. Or, passé mon appréhension de départ, je me suis laissée porter et j'ai pris goût au texte.
Le roman est écrit à la première personne. Et côté construction, chaque chapitre alterne le point de vue de l'un ou de l'autre des deux personnages principaux du récit.
Une fois la parole prise, on entre directement dans le flux des idées qui passent dans leur tête.
Un petit conseil, veillez à prendre votre respiration avant de vous lancer.
Les mots et les phrases s'enchaînent à un rythme effréné. Ça en donne parfois le tournis.

Un peu déstabilisant au départ, ce ton donne toute son ampleur au roman. Et ça va vite.
Le récit est court, mais foisonnant. A travers les méandres des pensées des personnages, on accède à leurs sentiments vis à vis de cette vie, à ce vécu parfois douloureux.
Néanmoins, on ne se retrouve pas face à des héros larmoyants ou mélodramatiques. Une claque, un souffle positif, une bouffée d'air frais planent.

Malgré la rapidité de l'histoire, j'ai pris le temps de m'attacher aux personnages, de vouloir en savoir plus sur eux. Ils m'ont été assez vite sympathiques.

En bref, une jolie découverte de la rentrée littéraire.

Ma note : 3 étoiles


lundi 5 novembre 2012

Lou ! - Julien Neel

Glénat, 26 mai 2004, 48 pages

Pendant les vacances, je me suis bien bien vautrée dans le divan. C'était l'occasion de mettre à l'honneur toutes ces BD acquises, mais qui m'attendaient toujours dans la bibliothèque.
C'est ainsi que je me suis (enfin) lancée dans la série Lou!

Lou! Tome 1 : Journal Infime
Ou quand on fait la connaissance de cette jeune fille de plus ou moins douze ans, de sa mère et de leur quotidien. Une série qui démarre sur des chapeaux de roue côté humour.
A la lecture de Lou, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire.

Lou! Rome 2 : Mortebouse
C'est le temps des vacances et Lou et sa mère partent à la campagne, chez la (grand)-mère, pour leur plus grand bonheur!! Entre nouvelle rencontre pour l'une, "retour" des anciens pour l'autre, grandes discussions avec la mém... fous rires garantis!

Glénat, 8 juin 2005, 48 pages
Très certainement destinée à un jeune public, cette série m'a vraiment plus (enfin du moins ces deux premiers tomes). L'histoire tient la route et fait intervenir des sujets qui touchent à la vie quotidienne d'une jeune adolescente et d'une mère célibataire : autant de sujets plaisants ou plus "poignants".
J'ai eu beaucoup de tendresse pour les personnages, et l'humour que l'auteur insuffle à son récit y est aussi pour beaucoup.
Côté graphisme... j'aime vraiment beaucoup aussi! Les images sont douces, rondes, colorées (plutôt pastel que criard). Bref c'est assez reposant pour les yeux. Les traits m'ont donné l'impression d'être dans un endroit aussi douillet qu'un nuage ou une couette méga confort.

Bref, une série qu'il me tard de continuer évidemment!

Ma note : 4 étoiles


samedi 27 octobre 2012

Walking dead 9 & 10 - Kirkman & Adlard

Je continue avec plaisir cette série, en compagnie de ma potesse Acro.
Attention, que bien évidemment, on parle ici des tomes 9 et 10... donc il se pourrait qu'il y ait quand même des éléments spoilants. (Non pas poilants!). Je fais de mon mieux pour ne pas trop en dire...

Ceux qui restent, tome 9

Delcourt, 7 octobre 2009, 139 pages
Bin en fait, comme l'annonce le titre on parle de Ceux qui restent, et à vrai dire, ils ne sont pas nombreux. Après l'attaque qui a ravagé un peu l'ambiance à la fin du tome 8, Rick prend la fuite avec Carl. Rick n'est pas très bien non plus... surtout dans sa tête.

J'ai eu l'impression que ce tome "avançait" moins vite, mais plutôt en terme d'actions. Évidemment, le tome 8 terminant en apothéose, il était assez difficile de monter encore plus haut dans les tours. Quoique, pourquoi pas, mais alors ça serait la fin de la série (à mon sens).
Ici, moins d'actions, mais pas mal de développement psychologique des personnages. Comme je le disais, Rick se montre assez fébrile; et Carl grandit pour pallier aux absences de son père.
Tous splités à la fin du tome 8, les personnages survivants vont bien vite se retrouver dans le tome 9.

Au niveau du graphisme, j'aime toujours. Les auteurs proposent des doubles pages faisant office d'ellipse, et c'est plutôt bien présenté. Alors par contre, comme Accro l'a souligné aussi dans sa chronique, certaines pages semblent "grisées". Un peu comme s'il y avait un voile sur la page. Et ça, c'est pas top. On dirait une erreur d'impression. Alors, peut-être qu'il y a un message subliminal là derrière, mais, euh, perso... j'ai pas compris.

Un tome qui me donne envie de continuer la série, évidemment!

 Vers quel avenir?, tome 10


Delcourt, 20 janvier 2010, 137 pages
Suite (oui, c'est une série, donc forcément... il y a suite. Sauf à la fin, mais on n'y est pas encore). Dans ce tome 10, les survivants des premiers jours se sont retrouvés, et de nouveaux protagonistes ont fait leur entrée : 2 hommes et 1 femme. Ce qui n'est pas sans apporter son piment à l'histoire. Il y a tout d'abord Mr Mulet (pardon j'ai oublié son nom) qui affirme connaître la cause de l'épidémie, mais qui reste assez vague et mystérieux et montre sa volonté de rejoindre Washington. Il y a aussi Abraham, grand fort type assez bourru; froid, distant, limite violent, mais c'est sans le connaître. Et puis il y a sa copine de route (dont j'ai oublié le nom aussi, mais c'est pas grave, je m'en souviendrai dans les prochains tomes).
Rick se trouve confronté à une nouvelle forte tête. Cette rencontre promet des scènes plutôt touchantes, mais aussi violentes.
Les autres survivants font de moins en moins confiance à Rick, pour ne pas dire plus du tout.
Comme prévu, après le calme, voilà la tempête. Alors que le tome précédent était carrément axé psychologie, ici, c'est le retour de l'action, en prime (car il est assez psycho aussi).
Quand la question Mais qu'est-ce qu'une horde se pose, la réponse ne se fait pas attendre, et l'auteur nous offre une magnifique double page avec une belle horde de zombies. A côté de ça, tout ce qu'on a pu voir depuis le début fait pâle figure.
Le scénario me plaît toujours autant. L'intrigue avance à petits pas. On ne sait toujours pas à quelle sauce on va être dévoré, mais c'est plaisir.
Côté graphisme, j'ai été agréablement surprise. Dans ce tome, on dirait que les traits ont été lissés. Les dessins paraissent plus travaillés, plus jolis, plus ombrés aussi. Les bords sont adoucis et il me semble qu'il y a plus de contrastes. Ça me donne moins l'impression de dessins "griffonnés" qu'au début de la série. Manque plus que du rose, et me voilà plongée dans Candy. (Naan je déconne).

Bref, à nouveau, un tome qui me laisse un bon goût de zombie dans la bouche et une folle envie de continuer à lire la série!

Ma note : 4 étoiles

Bois sauvage - Jesmyn Ward

Belfond, 336 pages août 2012
Proposé par les éditions Belfond, je découvre cette auteur pour la première fois. J'en profite évidemment pour les remercier!

4ème de couv' :
A Bois Sauvage, Mississippi, en 2005. Depuis que sa mère est morte en couches, Esch, quatorze ans, s’occupe des hommes de sa famille : son père Claude, ses deux aînés, Randall et Skeetah, et Junior, le petit dernier. Esch a du mal à trouver sa place : elle couche avec les copains de ses frères pour leur faire plaisir mais c’est de Manny qu’elle est amoureuse. Et dont elle est enceinte. A qui le dire ? Skeetah n’a d’yeux que pour China, son pitbull adoré qui vient d’avoir une portée de chiots ; Randall s’entraîne pour le match de basket qui pourrait lui valoir une bourse sportive et Junior traîne dans ses pattes, en quête d’un peu d’attention. Quant à leur père, il tombe régulièrement dans la bière pour oublier qu’il est seul. Alors Esch se réfugie dans son livre favori, sur la mythologie grecque, et fait des rêves où sa mère prend les traits de Médée. Les journaux annoncent l’arrivée imminente d’une tempête. Habituée à la saison des ouragans, la famille fait ce qu’elle fait toujours : consolider la maison, rassembler de la nourriture, quitte à aller en chaparder aux alentours. Mais cette tempête n’est pas comme les autres, elle se nomme Katrina, elle est la mère de tous les ouragans. Et sa violence est sans limites… 

Mon avis :
A travers douze journée, Jesmyn Ward nous conte l'histoire d'une famille noire et pauvre du Mississippi. Pas n'importe quels jours en fait, mais ceux précédant l'arrivée de la terrible tempête Katrina. Nous découvrons le quotidien de cette famille à travers le regard de Esch, jeune fille de 14 ans.
Dans son style d'écriture, Jesmyn Ward fait bien transparaître la voix de cette gamine, plongée dans la pré-adolescence. Pas tout à fait ado, mais plus tout à fait enfant, les propos tenus par Esch peuvent être enfantin, comme cru. Et bien souvent, la transition entre les deux "statuts" de la gamine est abrupte. Elle peut passer de descriptions totalement anodines du quotidien, à celles de ses aventures avec Manny. Ce qui est assez terrible dans ce discours, c'est le fait qu'elle est royalement abusée par ces garçons, et qu'elle s'en rend à peine compte. Fleur bleue, elle espère toujours que son prince charmant va l'emmener avec elle et l'épouser pour le meilleur et pour le pire.

Esch prend donc la place principale de ce roman, mais elle relate également tout ce qui se passe avec son père et ses frères. Leurs préoccupations du moment, leurs états d'âmes.
J'ai plus ou moins bien apprécié le récit, mais je me suis quelques fois perdues au fil de l'histoire. Un peu désintéressée par des moments que j'ai trouvé plus long.

Les deux derniers jours se déroulent pendant et après la tempête. Ces deux derniers chapitres sont assez intenses et j'ai plus accroché au destin des personnages.

On ne passe pas non plus à côté du l'aspect social de ce roman. Ward nous donne à voir une frange de la population de ce sud des Etats-Unis qui oscille entre la pauvreté matérielle, mais qui ne veut pas se laisser démolir par un destin plutôt sombre.

Côté personnages, ceux-ci sont bien dépeints. Il est assez aisé de se faire une image concrète de ceux-ci. Pas seulement des figures qui passent dans la vie de Esch, les personnages secondaires ont également une personnalité profonde et bien exploitée.

Au final, un roman que j'ai trouvé un peu long et auquel je n'ai pas vraiment accroché, mais qui revêt une belle écriture et des personnages intéressants.

Ma note : 2,5 étoiles

L'avis mitigé d'Antoni.

jeudi 18 octobre 2012

Dossier Benton - Patricia Cornwell

Livre de poche, 542 pages, février 2002
6 ans après mon dernier rendez-vous avec Patricia Cornwell, je me suis replongée avec plaisir dans la suite des aventures de Kay Scarpetta. 6 ans! C'est long! Trop long! Pourquoi avoir laissé passer autant de temps, alors que j'avais déjà la suite sur mes étagères?
Baaah l'idée d'en garder un peu pour plus tard sans doute.
Enfin me voilà remise sur les rails et je pense y retourner assez vite. Il a fallu évidemment faire quelques efforts de mémoire pour réintégrer le petit monde de Kay Scarpetta.

Bribes.

Ce Dossier Benton démarre assez rapidement. Dans un double sens : d'abord parce que l'histoire débute vraiment sur la fin du tome précédent; ensuite parce qu'on est directement plongé dans l'action. Kay Scarpetta vient de se faire agresser par Jean-Baptiste Chandonne. Le serial killer qu'elle pistait déjà depuis un bon moment. Celui-là même qui était à l'origine d'un drame de la vie de Kay.
Kay n'est pas la seule à connaître des bouleversements dans sa vie. Lucy, sa nièce, a dû également revoir son plan de carrière.
Alors que Chandonne est mal en point suite à son altercation avec Kay, la question de qui est la victime dans l'histoire est lancée sur le tapis. Une machination est mise en branle afin de faire tomber la célèbre médecin légiste.

Mon avis.

Je me répète, mais j'ai repris la série Kay Scarpetta avec beaucoup de plaisir.
Ce qui m'a le plus "interpellé" au début, c'est le style de Patricia Cornwell. En six ans, j'ai vu défiler pas mal de polars. Ce livre a été écrit en 2000, et il fleure bon ces années là. En effet, au début de ma lecture, j'avais l'impression de découvrir un livre "ancien". Un peu comme si on reprenait un Agatha Christie par exemple. Et cette réflexion n'est en aucun cas péjorative. Je me suis juste rendue compte des évolutions dans le style.
Une chose est sûre, Patricia Cornwell est la digne mère de tout ce qui se fait en matière de polar-expert. Si je ne me trompe pas, l'auteur a commencé à écrire bien avant la déferlante des Experts Las Vegas (et tutti quanti). Et je trouve qu'on retrouve bien son influence dans les séries télés.
Alors peut-être que je suis à côté de la plaque, mais c'est vraiment le sentiment que j'ai eu lors de ma lecture.

L'intrigue de ce 11ème volume de la série, prend cours directement sur la fin du précédent. C'est dire qu'on est directement plongé dans le vif du sujet. Le récit démarre donc sur une scène d'action, mais c'est le côté réflexion qui va primer au final. Au fil des pages, Patricia Cornwell nous entraine dans un puzzle complexe. On avance pas à pas pour dénouer les fils. On retient son souffle. On se fait sa petite idée tout en marchant aux côtés des protagonistes.

Patricia Cornwell met un point d'honneur à développer ses personnages autant que ses intrigues. Ces derniers évoluent au fur et à mesure. Et les divers évènements ont un impact sur leur équilibre psychologique ou les comportements qu'ils adoptent.
C'est ce que j'aime dans cette série : voir évoluer les personnages, les sentir vivre et vaciller, mais se relever. Kay Scarpetta, Pete Marino, Lucy, etc, tous sont humains. Même si parfois on peut avoir l'impression qu'ils agissent tels des supers héros (enfin en même temps, s'ils n'avaient pas de couilles, ils n'y aurait plus d'histoire depuis longtemps), ces derniers restent humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Beaucoup de remises en question au programme de ce roman.

Bref, une série qui utilise des ingrédients qui marchent, une écriture agréable, une évolution cohérente et un réel attachement pour les personnages.

Ma note : 3,5 étoiles


mercredi 17 octobre 2012

La vie de Norman... la suite

Virée scolaire et La vengeance de Garance, sont respectivement les tomes 2 et 3 de la série créée par Stan Silas.
Makaka, 64 pages, octobre 2011
Après avoir goûté aux joies de la lecture de La vie de Norman, je ne pouvais tenir longtemps avant de me ruer sur la suite. Le souci maintenant, c'est d'attendre la suite.
Dans Virée scolaire, les 6 petites élèves sont emmenés par leur maitresse, Mme Plébaire, à la fête annuelle de la bûche. Une virée remplie d'imprévus et qui va vite tourner au cauchemar... pour notre plus grand plaisir.
La vengeance de Garance prend place un mois après le voyage scolaire. Voyage auquel ils étaient partis à 6 élèves, et d'où ils sont rentrés à... 6 élèves. Par contre, pas forcément avec les mêmes. En effet, depuis un mois, Norman a disparu. Tous les autres sont persuadés qu'il est bel et bien mort!

Makaka, 64 pages, avril 2012
Stan Silas offre à nouveau deux tomes remplis d'humour noir, de cynisme, mais aussi parsemés de références au cinéma. Les intrigues sont bien ficelées. Elles tiennent la route et m'ont totalement absorbée. Le ton des dialogues est léger et bien décalé.
Décalé, c'est bien le terme qui colle au mieux à cette série.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir autant ri en lisant une BD. Certains passages sont pas mal glauques, mais sont jouissifs car blindés d'humour.

J'adhère également au coup de crayon de Stan Silas. Ces personnages sont toujours autant expressifs. Et la noirceur de l'histoire contraste bien avec les couleurs des planches.

Que dire de plus... Je me prosterne devant cette série! Gros coup de cœur de cette année (et même de tout les temps). Faites vous plaisir et offrez-vous La vie de Norman. Plaisir garanti!


Ma note : 5 étoiles

Par la même occasion, cette série cadre bien avec le challenge Halloween.

mardi 16 octobre 2012

Rock a Billy Zombie Superstar

ANKAMA Ed., 96 pages, septembre 2009
Bande dessinée signée Lou et Nikopek (Co-scénaristes et co-dessinateurs), Rock A Billy Zombie Superstar met en scène un sosie plutôt cracra d'Elvis.

 Un petit bout d'histoire :

Alors qu'il est en train de donner son hebdomadaire prestation d'Elvis dans un bar miteux du fin fond d'une bourgade qui semble désertique, Billy Rockerson est stoppé par une attaque de zombies. Il en échappe de peu avec une belle morsure au bras. La putréfaction le guette. C'est à ce moment qu'il a une vision de son idole qui l'incite à devenir une vraie Rockstar.
Armé d'une pelle et de la voiture du King, il va prendre son destin "en main" dans cette zone sinistrée. Entre vieilles pin'up et Rednek, Billy va faire la rencontre d'un beau panel de personnages.


Mon avis : 

Offerte à Zhom il y a déjà un bout de temps (à sa sortie sans doute), je n'avais pas encore pris la peine de découvrir cette BD/Comics. (Mais pourquoi donc!!). Je profite donc de la période d'Halloween pour rattraper mon retard.
Côté histoire, ce premier tome donne les prémisses d'un potentiel road movie.
Le décor et l'environnement sont plantés. On découvre le héros de la série, ainsi que d'autres protagonistes qui vont certainement revenir.
De sa vision d'Elvis naît son but : se lancer dans une vraie carrière de Rockstar. Il va donc décider de retrouver les membres du groupe de son père décédé.
Avec ce premier tome, on prend la température de cette série : des scènes gores, des personnages typés, une ambiance bien glauque et une bonne dose d'humour noir.
Les auteurs font monter la sauce et nous laisse une dernière case plutôt chaude!
Évidemment, ça donne envie d'aller plus loin.
L'avantage de ne pas m'être ruée sur ce live lors de sa sortie, c'est que je ne vais pas devoir attendre une plombe avant de pouvoir lire la suite.

Côté graphisme, la BD s'apparente au style des Comics. Pas de planches "standardisées", mais bien des éléments plus libres et des planches "pleines". Le jeu de tailles des cases apporte du rythme au récit et permet de mettre des scènes en avant ou d'en envoyer plein les yeux.
Les planches sont colorées et rapportent bien une ambiance rappelant les zones désertes du Texas (ou trucs du genre... je ne suis pas une méga pro de l'étendue américaine), je dirais ambiance Country, santiag, rednek et cafétéria-café-à-volonté (ça vous parle??). Le grain est régulièrement "jauni", un peu comme si c'était imprimé sur du parchemin. Cette manière de faire apporte un certain cachet au récit.
Les traits des personnages et des décors sont assez détaillés, ce qui donne une impression plutôt réaliste du monde que les auteurs croquent. 

En bref, un série que j'ai apprécié découvrir et que je vais continuer très certainement et très bientôt!

Ma note : 3,5 étoiles




dimanche 14 octobre 2012

La vie de Norman, Stan Silas


Makaka, 10 février 2011, 64 pages
 Se plonger dans le premier tome de la Vie de Norman, c'est se garantir un bon moment de lecture. Découverte via un blog, j'ai été vite attirée par l'histoire, mais aussi le graphisme.
Norman, 8 ans, est un tueur. En fait, il va à l'école, comme tous les gamins "normaux", sauf que son passe-temps, c'est de buter ses camarades de classe.
Le récit débute ainsi avec la disparition d'un nouveau venu dans sa classe, Jérémy. Une disparition qui va inciter Garance, la petite garce de la classe, à mener son enquête.

Je trouve l'intrigue assez originale et j'ai vraiment adhéré au concept. L'idée de créer un gamin de 8 ans, tueur en série, peut paraître plutôt glauque. Mais c'est sans tenir compte de tout le côté humoristique qui plane sur toutes les planches.
Les graphismes sont plutôt "doux" et l'esthétique des personnages "enfants" me rappelle celle de certains mangas : des personnages avec des "petits corps", avec de grandes têtes et des grands yeux. (Les adultes sont proportionnés "normalement"). Cet aspect du dessin permet notamment de mettre l'accent sur les expressions faciales des protagonistes.
Et franchement, ça en vaut la peine.

J'ai trouvé les personnages extrêmement drôles. Chacun a son petit "truc" qui le rend vraiment attachant. Même la vilaine que t'-as-envie-de-taper m'a fait beaucoup rire.
Norman a des petits airs d'un Dexter modèle réduit, et est toujours accompagné de son petit "démon" avec qui il discute souvent.
La bande à Garance est bien caractéristique aussi et apporte son lot de sourire.
Et puis, il y a la maîtresse... la quasi seule adulte de la BD. Bien borderline, ses comportements sont totalement inadaptés.
Je ne vais pas entrer dans les détails... il faut les rencontrer par soi-même.

Grand plaisir de lecture avec le premier tome de cette série La vie de Norman. J'ai été séduite autant par les dessins que par le scénario et les dialogues. Les situations sont cocasses, les personnages décalés. J'ai beaucoup ri!
Je pense que je ne vais pas tenir très longtemps avant d'acquérir les second et troisième tomes de la série qui sont déjà parus! Fête!!


Ma note : 5 étoiles




dimanche 7 octobre 2012

Mémoires de l'enfer - Marilyn Manson & Neil Strauss

Lu au mois de juillet, j'ai gardé ma chronique de cette (auto)biographie pour le mois Halloween.
Comme le nom de l'auteur l'indique, Mémoires de l'enfer nous plonge dans la vie de Marilyn Manson, rockstar de son état.
Lancée dans un élan d'envie de biographie, totalement inculte en ce qui concerne le Prince du mal de l'industrie musicale, Zhom m'a conseillé de me tourner vers ce texte, co-écrit par Neil Strauss et le principal intéressé.
Évidemment, celle-ci date un peu (2000), mais à ce qu'on m'a dit, est vraiment très top!

Je ne suis pas une grande fan du groupe de Manson, mais il m'arrive d'écouter le best-of. Ne vivant pas dans une grotte, je suis également au courant des "frasques" de la rockstar et de ses comportements particuliers.
J'avais donc envie d'en savoir un peu plus ce sur personnage atypique. Comment était-il arrivé à la musique, l'évolution du groupe, quelle était sa vie alors qu'il n'était encore que le petit Brian Warner.

La bio débute avec des éléments de la jeunesse de Brian dont une scène un peu épique à propos des activités de son grand-père dans sa cave. On découvre le cadre dans lequel il grandit, ses parents, son école, ses fréquentations. Éduqué dans une école catholique, Brian se positionne déjà très tôt en opposition aux principes imposés par la religion. Ces faits sont évidemment mis en avant afin d'expliquer son principe d'Antichrist superstar.


Denoel, 269 pages, novembre 2000
L'enfant grandit, on fait connaissance avec son adolescence et ses prémisses d'auteur. Bien vite, ce dernier fait preuve d'une grande noirceur dans ses écrits avec un penchant pour des scènes gores et assez sadiques. Ensuite, vient la "création" du groupe et son évolution jusqu'aux années 2000. Les premières expériences de drogues et les divers délires pervers sur scène... mais aussi ses relations avec les filles.

Je ne vais pas refaire ici un résumé de la bio. Soit on veut savoir et on lit la bio. Soit on s'en fiche un peu et on lit Wiki pour un historique plus large.


Mon avis


J'ai plutôt bien apprécié le début de cette autobiographie. On découvre la vie de Manson à travers sa propre voix. Le texte se laisse lire facilement à la manière d'un roman.
Au fur et à mesure on entre dans ses délires et ses expériences... peu ragoutantes.
Militantes des droits de la femme... passez votre chemin. Il n'est pas tendre avec la gente féminine. Néanmoins, hormis les mises en scène dégradantes envers les groupies, il ne montre pas d'animosité envers ses relations amoureuses.
De nombreuses situations font quand même assez froid dans le dos. Âmes sensibles s'abstenir.

Arrivée au deux tiers, j'ai finalement été un peu lassée par le récit. Je m'attendais à en apprendre un peu plus sur la formation du groupe, etc, mais de manière un peu plus conventionnelle. Entre les drogues et les prestations, je trouvais que ça devenait un peu flou, et j'avais un peu de mal à me situer dans le temps.
Pas que ça soit super important, mais n'étant pas une grande fan de la première heure, les divers délires ont fini par m'user.
Évidemment, le récit étant raconté à la première personne, on n'a pas une vision extérieure au phénomène. On est carrément plongé dans les pensées les plus intimes de Manson. Ce qui est un plus pour le fan inconditionnel.
Construite sur le schéma de L'enfer de Dante, cette autobiographie est bien travaillée et bien écrite. Mis à part à la fin, dans la description de ses délires que j'ai trouvé plus lourd, le style est assez fluide et direct.

J'ai donc passé un relativement "bon" moment (oui enfin, il faut aimer le gore aussi) en compagnie de Biran Warner/Marilyn Manson.  

Ma note : 3 étoiles

Et une première chronique dans le cadre du challenge Halloween.


Le troisième été - Ann Brashares

Troisième tome de la série "4 filles et 1 jeans". Troisième rencontre avec Carmen, Tibby, Lena et Bee. Troisième agréable moment passé dans la vie de ces jeunes filles.
Pour rappel, ces 4 filles vivent à Bethesda aux Etats-Unis. Elles se connaissent depuis toujours (on pourrait même dire avant leur naissance, leurs mères s'étant rencontrées à des cours de gym prénatal). Au début de la série, elles s'apprêtent à être séparées pendant les vacances pour la première fois de leur vie. Au hasard d'un tri dans un placard, elles tombent sur un vieux jeans, qui comme par magie sied à chacune d'elles. Dès lors, elles décident que ce jeans magique serait leur lien pendant les vacances, se l'envoyant l'une l'autre par la poste.
Depuis lors, une cérémonie d'intronisation ouvre cette période de séparation, et les règles liées au port du jeans sont rappelées. Ensuite, il suffit de laisser le charme agir : le Jeans ne peut que porter bonheur à celle qui le porte.
Ce troisième été représente une charnière pour les 4 gonzesses. C'est leur dernier été avant leur rentrée à l'université. Les évènements s'enchainent, les questions existentielles aussi....

Gallimard jeunesse,
370 pages, avril 2005

Mon avis.

6 ans depuis que j'avais laissé pour la dernière fois les 4 filles et leur jeans. Ça fait un bail, néanmoins je n'ai pas eu de difficulté à me replonger dans leurs aventures.
Ce livre est évidemment une lecture jeunesse/adolescent, mais même à 33 ans, j'ai pris beaucoup de plaisir au cours de cette lecture.
L'intrigue n'est pas tirée par les cheveux. Il s'agit de la vie quotidienne de 4 adolescentes de 17 ans avec leurs soucis, leurs angoisses et les relations avec leurs familles. Les évènements qui s'y déroulent restent crédibles. L'auteur n'essaye pas d'en ajouter une couche pour rendre les choses plus intéressantes.
Le fait que l'histoire soit assez proche de la "vraie vie" m'a permis de me sentir proche des héroïnes. Bon okay, la vie n'est pas pareil pour tout le monde, mais je parle de "vraie vie" en général. Pas de super héros en vue, pas de super top biche reine du bahut ou de vilain crapaud. Ces filles sont dans "la norme" et donc chaque lecteur pourrait y trouver un point commun avec lui-même (elle-même... je pense que cette série cible vraiment beaucoup les filles).


Côté personnage. Les 4 filles sont chacune bien caractérisées. Elles ont chacune leur propre caractère, manière de réagir. Et c'est surtout leur vécu qui va influencer les aventures que nous proposent Ann Brasharès. Et ce, sans verser dans les clichés d'ado. Je ne pense pas avoir été agacée par leurs réflexions ou comportements.
Comme je l'ai dit plus haut, le fait que les personnages soient vraiment proches de la réalité permet d'avoir beaucoup de tendresse pour elles. J'ai pris part à chacune de leurs histoires.
A aucun moment je ne me suis dit qu'elles étaient mièvres ou neu-neus. Et pourtant, je suis assez critique à ce niveau là (faut-il rappeler que j'ai lancé un contrat sur la tête de Bella et de son vampire pour neuneuïsme aïgu!).

Bref, malgré que mon adolescence soit loin derrière moi, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette série. C'est un roman frais, avec des sujets parfois graves, mais abordés sans mélodrame. Des préoccupations d'ados, mais qui ne sont pas insupportables. Des moments qui font sourire, des personnages agréables. Un style simple et fluide, qui alterne entre les dialogues, les lettres et les pensées des 4 protagonistes principales.

Ma note : 4 étoiles

lundi 1 octobre 2012

Journal de bord #8

Deuxième pages du Journal de bord en un laps de temps assez court. Non je ne suis pas malade, je n'avais pas envie de faire de la soupe.
Alors, voilà, ça y est : c'est le début du Challenge Halloween!
Du 1er octobre au 11 novembre 2012, Hilde et Lou nous invitent à un voyage fait de frissons.
Étant donné que (j'avoue) je suis assez bordélique, j'ai fait une petite liste des lectures potentielles sur Goodreads, mais je n'ai pas encore pris la peine de faire une sélection dans le tas, ni de classer selon les étapes du Voyage autour du monde.

Néanmoins, il y aura au programme des chroniques :
- Walking dead de Kirkman & Adlard (lu avec potesse Acro)
- Rosmary's baby de Ira Levin
- Mémoire de l'enfer de Marilyn Manson et Neil Strauss
Et euh, c'est déjà tout ce que j'ai en attente et qui entre dans le Challenge...
Pour le reste, il va falloir que je m'y mette!

Côté films, j'en ai gardé au chaud, tels que The thing de John Carpenter, It de Tommy Lee Wallace (l'adaptation du roman de Stephen King), Red State de Kevin Smith, I spit on your grave de Steven R. Monroe, I saw the devil de Jee-Woon Kim, La nuit des morts vivants de Romero, et pourquoi pas l'intégrale des Freddy...
Enfin, j'ai le choix en matière de films...

Allez, c'est parti...



Journal de bord #7

Le 14 août 2012, j'ajoutais un add-on au challenge KILL/PAL, à savoir le grand défi. Pour rappel, le grand défi consiste en la possibilité d'acheter 1 livre pour 3 livres de la PAL lus ou 3 livres NON-lus vendus. Il est temps de dresser un petit bilan d'avancement...
Et je crois que je peux me féliciter : mini-Olà pour moi!

video 

Au bout d'un mois et demi, j'ai évacué 33 livres, et j'en ai acquis 7! J'ai encore donc la possibilité d'acquérir 4 livres! Fêtes!! Alors évacués : 28 livres lus et 5 revendus. Alors acquis : 4 achetés et 3 reçus.

Deux réflexions se sont posées autour du grand défi. Tout d'abord, j'ai écorché le nom (et j'ai été reprise de volée par le Grand arbitre Piètou). Je vais donc rectifier et le renommer : il s'agit du GRAND CONCOURS DE L'ANNÉE 2012.
Ensuite, en concertation avec le Grand arbitre Piètou, nous avons convenu qu'il serait intéressant de terminer ce CE GRAND CONCOURS DE L'ANNÉE 2012, le 31 décembre 2012.
Mais pour ensuite débuter le GRAND CONCOURS DE L’ANNÉE 2013 le 1er janvier 2013.
Un nouveau "découpage" qui va permettre :
1- d'avoir un nom plus cours (et éviter le 2012-2013)
2- de faire coïncider avec les lectures annuelles ("comptabilisées" sur l'année civile)
3- de faire plus facilement un bilan
4- de se chatouiller pour se faire rire et de chipoter parce qu'on n'a que ça à faire.

En effet, cet aménagement n'apporte pas grand chose de fondamental, mais bon pourquoi pas finalement!

Pour un aperçu du bilan en détail (avec les titres et tout et tout...) c'est par là...

jeudi 27 septembre 2012

Que viva la musica! - Andrés Caicedo


Belfond, août 2012, 272 pages
Andrés Cali est né en 1951 en Colombie. Il commence à écrire à l'âge de 14 ans. Il publie Que viva la musica! alors qu'il a 25 ans. Le jour où il reçoit le premier exemplaire de ce livre, il se suicide.

Dans ce livre, il met en scène Maria, une petite bourgeoise de 17 ans, vivant dans la ville de Cali. Le roman démarre alors que celle-ci décide de ne pas aller à son rendez-vous hebdomadaire avec des jeunes marxistes étudiant Le Capital. C'est à ce moment qu'elle quitte un chemin tout tracé pour se jeter à corps perdu dans la vie nocturne.
Fascinée par les fêtes, la danse et surtout le rock'n roll, Maria se lance dans une quête du plaisir absolu. Cocaïne, acides, et champignons hallucinogènes seront ses meilleurs amis durant son périple.
Au fur et à mesure du récit, Maria va rencontrer diverses personnes, qui vont l'accompagner dans son trip.


J'ai été plutôt tentée par ce livre lorsque j'ai découvert le résumé de l'histoire. La transformation de cette jeune fille, qui décide de se laisser aller au plaisir et qui est fascinée par la musique, jusqu'à sa déchéance. Vivre vite et ne jamais vieillir.
Malheureusement, je n'ai pas vraiment accroché à la lecture.
Le récit est raconté à la première personne. Dès les premières lignes, on entre dans le vif du sujet. Maria interpelle son lecteur. Elle le chope dans son voyage vers la vie de noctambule.
On en apprend peu sur elle, juste le nécessaire. Très vite, un autre personnage vient se greffer à l'histoire. Il sera en quelque sorte celui qui va la propulser dans son délire nourrit de drogues et de musique.
L'auteur donne un rythme effréné à son histoire. J'aurais envie de dire que son écriture est "nerveuse". Dès le début, on entre dans un spirale qui ne connaît que très peu (voire pas du tout) de respiration. Alors qu'on pourrait avoir l'impression que le temps est très court, il s'espace quand même une année entre le début et la fin. Les personnages s'enchaînent rapidement.
L'écriture est assez agréable. Les phrases ne sont pas lourdes. Il n'y pas vraiment de temps morts. Dans le sens où  il ne s'attarde pas à des descriptions parallèles ou superficielles. Il y a très peu de dialogue. On est dans la tête de Maria et on vit ce qu'elle vit. On voit par ses yeux, on bouge à son rythme, on s'attarde sur ce qu'elle voit ou ressent.
Par contre, c'est à cause de ce côté "qui part dans tous les sens" que j'ai eu du mal à accrocher à l'histoire. Je n'ai pas réussi à me mettre aux côtés de Maria pour la suivre.

Ce n'est pas la première fois que je me retrouve à rester sur le bord de la route avec ce type de roman. Et c'est bien dommage, car je pense qu'il veut la peine d'être découvert pour celui qui apprécie ce type de littérature.
(Et là je repense à Bienvenue à Oakland qui m'avait également laissé sur le bas côté).

C'est via un partenariat avec les éditions Belfond que j'ai découvert ce livre et je les remercie de cette proposition.

Ma note : 1,5 étoiles


Nana - Aï Yazawa

Nana, from 17 to 21... 3 years later...



Il était grand temps que j'avance dans la série Nana. Alors que j'avais continué à les acheter à leur sortie en librairie, voilà déjà 3 ans que j'ai reposé le tome 16.
Profitant de 3 longues semaines de vacances et d'un nouveau défi (qui normalement devrait s'appeler "le grand concours de l'année 2012"), je me suis relancée dans ma lecture de ce manga.
5 tomes enchaînés, mais aussi un grand moment de solitude à la fin du 21!

C'est donc avec un grand plaisir que j'ai retrouvé les aventures des deux Nana.
Dans cette "dernière" partie, pas mal de rebondissements ont parsemé ma lecture, avec un ultime point d'orgue à la fin du tome 20.
Alors par contre, faut s'accrocher vu que depuis 3 ans, la suite n'est plus éditée. Alors, selon des infos glanées à gauche, à droite sur le net, l'auteur aura rencontré de graves soucis de santé.
Donc, est-ce qu'on aura la suite et fin... mystère!

J'ai apprécié me replonger dans ce manga. Les dessins sont jolis, parfois doux, et ne manquent pas de rythme et d'expressivité.
Par contre, au vu du temps que j'ai laissé passé avant cette reprise, j'avoue avoir eu du mal avec certains personnages, plutôt secondaires, mais qui prennent pas mal de place.

J'attends donc avec impatience la suite...

Ma note : 3,5 étoiles

lundi 17 septembre 2012

Challenge Halloween 2012

Et c'est reparti pour un tour!
Cette année encore Hilde et Lou relancent le challenge Halloween.

L'idée : trembler pendant un mois, à travers lectures, films ou autres.

Et comme c'est le dernier Halloween avant la fin du monde (enfin, à ce qu'on dit, moi j'y crois pas), le mois Halloween s'étendra du 1er octobre au 11 novembre!

Pour s'inscrire, vous pouvez visiter leurs blogs ou faire un tour sur la page Facebook créée pour l'évènement.

Évidemment, on n'est pas obligé de partir seul à l'aventure et une agence de voyage à ouvert ses portes spécialement pour l'occasion.
Comme c'est un challenge sympa, libre à chacun de suivre toutes les étapes du voyage, ou de s'arrêter dans les pays qui nous tentent le plus. 

Je n'ai pas encore préparé ma liste de lectures, mais ça ne saurait tarder (j'y file d'ailleurs).

Voici les étapes concoctées par les deux sorcières, avec des petits exemples pour chaque catégorie.
(Ceci est donc un beau copié/collé... parce que pourquoi vouloir faire quelque chose qui est déjà très bien fait! Merci les filles!).
Je n'exclus pas un retour en Belgique à la fin :-)


Royaume Uni H.jpg

Vendredi 5 octobre : Départ pour le ROYAUME UNI

On y trouve plein d'endroits so haunted, c'est l'endroit idéal pour commencer notre voyage, isn't it (ce n'est pas comme si nous avions un petit faible pour la perfide Albion...) ?
Quelques suggestions : Gail Carriger et sa série Sans Âme etc / Peter Ackroyd, Le Golem de Londres / Sarah Singleton, Century / la saga d'Harry Potter par JK Rowling /  Histoires de fantômes, Roald Dahl / Neil Gaiman, The Graveyard Book, Coraline et le film Coraline (2009)/ Les Vampires de Londres de Fabrice Colin / Shaun of the Dead / Le Secret de Crickley Hall,  James Herbert/ Graham Masterton.../ Fabrice Bourland, Le Fantôme de Baker Street / les classiques Radcliffe, Machen, Le Fanu, Dickens, Stoker  & co et notamment les recueils Les Fantômes des Victoriens ou des Victoriennes / Susan Hill, The Woman in Black et l'adaptation ; The Man in the Mirror / London after Midnight / Mary Reilly (1996) / l'incontournable Hitchcock...

*****

Espagne.jpg

Mercredi 10 octobre : L'ESPAGNE

Parce que vos genoux peuvent aussi jouer des castagnettes...
Quelques suggestions : Tesis / REC / Le Prince de la Brume de Zafon / L'Orphelinat / Les Autres/ Guillermo del Toro, qui fait des films mais qui écrit aussi une saga sur les vampires / David Roas, La realidad oculta : cuentos fantásticos españoles del siglo XX / Manuel Martin Sanchez, Seres míticos y personajes fantásticos españoles /

*****

Drapeau NorvËge Halloween.jpg Drapeau SuËde Halloween.jpg Drapeau Danemark Halloween.jpg

Lundi 15 octobre : Les PAYS NORDIQUES 

Il faudra bien se couvrir pour cette étape si vous ne voulez pas finir congelé(e). Ce serait dommage de vous abandonner à mi-parcours transformé(e) en bloc de glace démoniaque.
Quelques suggestions : Next door ou Morse / Cold Prey / Manhunt / La série l'Hôpital et ses Fantômes / Frankenstein de Mary Shelley (car s'achève sur sur un banc de glace...)

 *****



Afrique Halloween.jpg AmÈrique du sud Halloween.jpg

Samedi 20 octobre: L'AFRIQUE et L'AMERIQUE LATINE :

Une étape au choix, entre magie vaudoue et folklore traditionnel, vous reviendrez transformé de ce voyage. Transformé en quoi?
Quelques suggestions : Le roman de la Momie de Theophile Gautier / La série de films La Momie / Carlos Fuentes, En Inquiétante compagnie / Les démons d'Abidjan, nouvelle de Richard D. Nolane/ Contes initiatiques peuls, A. Hampate Ba / Gabriel Garcia Marquez, L'incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique

*****

USA.jpg

Jeudi 25 octobre : Les ETATS-UNIS

Étape incontournable de notre "tour operator", voilà où chercher l'esprit d'Halloween mais c'est aussi le pays des grands maîtres de l'horreur, le pays où les zombies sont rois,  il faudra donc courir... vite et garder la lumière allumée le soir avant de s'endormir.
Quelques suggestions : Courtney Crumrin, Ted Naifeh / Isaac Bashevis Singer, Le Fantôme / Visites de Fantômes, Henry James / Femmes et Fantômes, Alison Lurie / Le Triomphe de la Nuit, Edith Wharton / Salem, Stephen King... Walking Dead, Robert Kirkman/ L'Arbre d'Halloween, Ray Bradbury/ Ariel, Lawrence Block/ Scream, tous les films d'épouvante de votre choix / les romans de la collection Chair de Poule de L.R Stine.../ Ryan Carrie, La Forêt des Damnés / Washington Irving, Sleepy Hollow/ Poppy Z Brite, Contes de la Fée verte etc / Anne Rice / Tristan Egolf, Kornwolf, Le Démon de Blue Ball / Elizabeth Kostova, l'Historienne / George R. Martin, Riverdream / les séries Buffy contre les Vampires, True Blood, Medium, Ghost WhispererVendredi 13 (1980) / Les Poupées du Diable (1936) / Death becomes her (1992) / et bien d'autres

*****

Mercredi 31 octobre :HALLOWEEN

Drapeau Japon Halloween.jpg
*****

Lundi 5 novembre : ASIE

Si vous êtes toujours en vie, et que l'envie de voyager ne vous quitte pas, voillà notre dernière destination. Le plus dur sera de rester zen.
Quelques suggestions : Lafcadio Hearn, Fantômes du Japon / Kidô Okamoto, Fantômes et Samourai / Suzuki, The Ring / Histoires de Fantômes indiens - Rabindranath Tagore/ Insidious, James Wan / Vampire Knight, Matsuri Hino...
*****

France.jpg

Samedi 10 novembre : Retour en FRANCE

Vous êtes de retour, sain et sauf après ce périple de l'enfer autour du monde. Vous vous enfermez chez vous. Vous vous croyez en sécurité. Vous vous trompez. Les créatures de la nuit vous ont devancé et ont attendu sagement votre retour à la maison.
*****
  

Ma liste-frissons...

A venir...