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vendredi 29 juillet 2011

Charleston Sud - Pat Conroy

Livre de Poche, juin 2011, 797 pages
Je ne connaissais pas encore Pat Conroy. Enfin si, mais juste de nom. Je savais que c'était l'auteur du Prince des marées et de Beach Music, sans en connaître pour autant les thèmes des deux romans. A la lecture du résumé, j'étais vraiment tentée de découvrir l'univers de Conroy.

Auteur américain, Conroy prend pour point central la ville de Charleston en Caroline de sud. Il dresse ici le tableau d'une saga, celle de Léo King, à travers 2 époques : 1969 et 1989. 
Léo King est un adolescent de 17 ans en 1969. Élevé par une mère assez rigide et un père plutôt cool, il a grandit avec le fantôme de son frère suicidé sur les épaules. N'ayant pu faire face à cette perte, il a passé de nombreuses années en centre psychiatrique. Au moment du début du récit, il effectue des travaux d’intérêt général pour avoir été pris en possession de cocaïne. Drogue qui ne lui appartenait pas, mais dont il n'a jamais voulu dénoncer le propriétaire. Léo est un gars simple, plutôt sociable, mais qui a peu ou pas d'ami. Il n'est pas non plus, à première vue, gâté par la nature, avec ses lunettes à double foyer.
Il est amené, par sa mère, par ailleurs directrice d'école, à prendre sous son aile, quelques nouveaux jeunes qui vont intégrer son établissement. C'est ainsi que Léo va faire la connaissance de ceux qui vont devenir ses amis. Venus d'horizons totalement différents, ces jeunes vont se construire une adolescence qui va les lier jusque bien plus tard. C'est ainsi que, 30 ans plus tard, ils se soutiennent toujours afin de retrouver l'un des leur, mourant du sida et disparu à San Francisco. Cet évènement peut-être vu comme le "prétexte" à ce récit.

Il est plutôt difficile de résumer cette petite brique de 800 pages. Ou plutôt non, j'aurais pu réduire à "Saga familiale de Léo King, charlestonien". 
A travers l'histoire de Léo, Pat Conroy va aborder de nombreux thèmes liés aux deux époques où prend place l'histoire. Tout d'abord, le racisme, l'adolescence et le mal-être, l'intégration, la différence de classes; mais ensuite le sida, la vie de couple et l'adultère, les secrets cachés, etc.
Le roman est divisé en 5 parties qui passent d'un époque à l'autre. Au départ, on découvre les jeunes. Ensuite, on les revoit, 20 ans plus tard, vieillis, mais tout aussi attachants.
Je trouve que Pat Conroy dresse une belle présentation, autant physique que psychologique, de ses personnages. On peut entrevoir les failles de chacun, on ressent leur mal-être, leur manière de fonctionner. Il nous permet de nous sentir un peu dans la peau de chaque protagoniste. Le drame qui a touché Léo bien avant le début de l'histoire a une grande influence sur la vie du héros et sur sa personnalité.
L'écriture de Conroy est assez fluide, simple, rapide à lire. Une bonne balance entre les descriptions et le récit de Léo d'une part, et les dialogues, d'autre part. Son texte n'est pas sans humour. Pat Conroy fait sourire, malgré les sujets lourds qu'il soulève.
Même si je ne suis pas experte en la matière, on sent bien "l'américain" derrière ces pages. Une belle et grande histoire, qui sans être un roman d'action, contient quand même son lot de rebondissements, de suspens. Bref, j'ai trouvé que ce livre avait un bon rythme. J'ai dévoré à vive allure les chapitres (d'assez bonne longueur) qui s'étalaient devant moi. Une fois le nez plongé dans le roman, il n'est pas toujours facile de s'en extraire.
Mais c'est aussi à travers le côté "soap opéra"/téléfilm que l'on ressent cet accent américain. C'est peut-être le petit truc que je pourrais lui reprocher. C'est de servir parfois un peu trop de clichés ou d'images toutes faites. L'idée préconçue que l'on se fait d'une époque et d'un endroit, d'un type de personne, d'une culture, etc... Peut-être d'être parfois manichéen.
Néanmoins, si on ne se formalise pas, cet aspect n'est pas non plus dérangeant! 
On n'est pas dans de la grande "littérature" (et puis, c'est quoi finalement de la grande littérature), mais j'ai passé (et je passe toujours, vu qu'à l'heure actuelle, je ne suis pas encore arrivée au bout!) un vraiment bon moment de lecture et de détente.
Je suis transportée dans une ville que je ne connais pas et j'apprécie les personnages qui me font découvrir cet univers. Le récit ne me demande pas de grande concentration, juste assez pour me laisser m'évader et c'est ce qui compte. Pat Conroy ne me sert pas (du moins pour le moment) de gros clichés neu-neus (et ça, j'aime pas!!), il ne verse pas dans le sentimentalisme fleur-bleue à outrance. Juste ce qu'il faut.

Bref, pour moi, Charleston Sud est un bon roman, qui rempli sa mission de délassement. Ce titre m'a donné envie de découvrir un peu plus cet auteur.

Ma note : 3,5 étoiles

J'ai reçu ce livre dans la cadre du partenariat Newsbook - Le Livre de Poche. J'en profite pour remercier vivement les Newsbookeuse et l'éditeur de m'avoir permis de découvrir ce titre!

Le Fléau, tome 1 - Stéphen King

J'ai Lu, 1998, 510 pages
Premier Stephen King lu depuis juillet 2007 (les Tommyknockers). J'avais envie de me replonger dans un des titres du "maître de l'horreur". Ma PAL en regorge, donc le plus difficile était de choisir. Je me suis assez vite décidée pour le Fléau. Toujours en collection J'ai Lu, je dois avoir cette série depuis mes 17/18 ans... sans jamais l'avoir lue... (hum il était temps que je daigne me tourner vers ces bouquins).
L'idée de ce roman est assez simple. Une base secrète de l'armée américaine, un problème, une micro-erreur dans le système de sécurité... et les Etats-Unis commencent leur descente dans le chaos par la propagation d'une grippe ravageant toutes vies sur terre. Néanmoins certains personnages résistent, mais se retrouvent généralement seuls et isolés. Petit à petit, certains vont se rencontrer, non sans une certaine méfiance au départ.
Le thème fait peur. Surtout quand on pense que ce n'est pas si fantastique que ça. On ne parle généralement que des "nouveaux" virus qui apparaissent, mais la bonne vieille grippe fait toujours beaucoup de ravage. L'épidémie fait peur.
Dans ce premier livre (la série en compte 3 d'un peu plus de 500 pages dans cette édition), on fait la connaissance des différents protagonistes, par contre l'intrigue met du temps à se mettre en place.
On l'a bien compris, certains sont rescapés, se regroupent et tentent de se sauver. Voilà, mis à part ça, il ne se passe pas encore grand chose. On comprend aussi qu'un drôle de personnage, pas forcément bon, entre en scène (tout d'abord en apparaissant dans le rêve d'un des personnages).
J'étais contente de reprendre un King. De me dire en l'ouvrant, "aaah je vais enfin découvrir un des titres les plus célèbres de l'auteur". Par contre, mon engouement est un peu retombé. J'avançais petit à petit, assez lentement, à vrai dire au rythme de l'histoire. Alors que ça débute plutôt sur les chapeaux de roue avec la fuite du premier contaminé, on s'enfonce au fil des pages dans des descriptions plutôt longues. Je n'ai donc pas été complètement embarquée dans cette première partie (peut-être même, me suis-je parfois un peu ennuyée). Je n'ai pas enchaîné de suite avec le second tome. J'avais de peur que celui-ci soit aussi lent et de tomber en panne de lecture.
Je pense néanmoins que je continuerai la série, pour ne pas rester sur un idée mitigée.
Le cadre du récit est effrayant, les personnages sont assez attachants, je mets juste un bémol sur le style un peu lent et peu rebondissant (pour le moment). Évidemment, ce rythme colle plutôt bien avec l'ambiance d'errements qui règne. Le ton n'est pas à l'action. Dans ce premier tome, l'auteur place ses pions et dépeint le cadre de l'histoire. Reste à voir pour la suite...

Ma note : 2,5 étoiles


lundi 18 juillet 2011

London Boulevard - Ken Bruen

Points, mai 2011, 275 pages
London Boulevard, ça se passe à... Londres.
Mitch sort de prison. 3 années passées derrière les barreaux. Enfermé pour une bagarre dont il n'a aucun souvenir, il compte bien revenir à Londres avec un avenir un peu plus "stable devant lui".
On ne sait pas trop ce qu'il faisait avant, mis à part qu'il trempait dans des affaires plutôt louches... sex, drugs & rock'n roll... ce qui l'a conduit tout droit en tôle.
Son vieil "ami" vient le chercher à sa sortie. Il lui loue gracieusement un logement -superbe appart meublé et équipé. Mais cela ne va pas sans un lot de magouilleries.
Mitch, décidé à se ranger, se trouve un boulot d'homme-à-tout-faire dans une somptueuse demeure, auprès d'une ancienne actrice.
Oscillant entre sa nouvelle vie tranquille et ses ex-plans foireux qui le rattrapent, la vie de Mitch va bien vite déraper.
Le style de Ken Bruen était vraiment agréable à lire. Des phrases simples, fluides, avec des "mots" mis graphiquement en valeur (pour accentuer leur poids, leur impact, l'énumération). Un récit qui coule tout seul et qui s'avale comme une bonne Guinness (euh, bon là, faut que je repasse, je n'en ai jamais vraiment gouté). 
Sans jamais nous endormir, Bruen donne à lire le récit d'une réhabilitation ponctué de moments coups de poings, de rebondissements ou de retournements de situation. 
Avec son style plutôt bien rythmé, j'ai dévoré les pages à vive allure. J'étais entrainée dans l'histoire. J'ai apprécié le profil des différents personnages. Pas forcément originaux, ils n'en sont pas moins attachants, drôles, déjantés ou carrément détestables. Une belle découverte pour moi que cet auteur irlandais.
Également gros de cœur pour les descriptions de Londres, et les références musicales et littéraires.
Présenté comme un "roman noir", je ne sais pas si je suis totalement d'accord avec cette classification. Ici pas de détective, pas vraiment de critique de la société (dites moi si je me trompe), juste le côté voyous & gonzesses. Je pense que je le mettrais entre le polar et le noir... (Je crois que je n'aime pas les classification, c'est parfois réducteur et puis pas toujours évident. Il n'y a pas qu'une case pour chaque œuvre!).
En bref, un bon moment de lecture, une belle découverte et sans doute un auteur à continuer à découvrir.

Ma note : 3,5 étoiles

C'était aussi un bouquin reçu dans le cadre de mon premier partenariat via Bibliofolie, cette fois-ci avec les éditions Points.
Je remercie l'éditeur et les tenancières-Bibliofolles, de m'avoir permis d'y participer. 

Et hop, cette lecture s'inscrit également dans mon Challenge God Save the Livre...(euh les auteurs irlandais, ça compte hein??)



jeudi 14 juillet 2011

Harry Potter et les reliques de la mort - JK Rowling

Folio Junior, octobre 2008, 881 pages
Troisième lecture de ce dernière de la célèbre saga anglaise! J'avais déjà rédigé une petite note, en 2007, qui me fait quand même assez rire en la relisant. (Enfin je suis peut-être la seule à rire, mais c'est pas grave ;-) )

Bref, inutile de rappeler l'histoire. Si? Un gamin, orphelin qui vit dans le placard sous l'escalier chez ses méchants oncle, tante et cousin Dursley, est en fait un célèbre sorcier malgré lui. Harry Potter est le garçon qui a survécu. A 11 ans, il ignore tout de ses origines. Malgré quelques réactions bizarres qu'il produit à son insu, il ne doute pas une seule seconde que son destin est scellé avec le monde de la magie. C'est lorsqu'il reçoit sa convocation à l'école de Poudlard (oh combien célèbre école des sorciers d'Angleterre), qu'il découvre le pot aux roses!
Le voilà sauvé de ses affreux tuteurs, du moins pour 10 mois sur l'année. Mais est-ce que sa vie va être plus facile pour autant?
Alors qu'il était bébé, le mage noir, Voldemort a tenté de le tuer (bin oui, une prophétie le désignait comme l'exterminateur de ce méchant, méchant sorcier, donc Voldemort, pas sot, a voulu s'en débarrasser. C'était "tuer ou être tué".) Bien mal lui en a pris, le sort de mort (Avada Kedavra) s'est retourné contre Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom et exit la domination du monde (des sorciers).
Dès son entrée à l'école, Harry va donc être confronté aux assauts des alliés de Vous-savez-qui qui tentent désespérément de le faire revenir à la "vie".
Chaque tome est un pas en avant dans cette épopée, mais aussi une avancée vers les zones d'ombre de cette histoire. Plus on avance dans le récit et plus l'histoire devient noire, fait froid dans le dos, et nous arrache des larmes! (Oui madame!).
Donc, ce septième clôt la série. harry en a appris beaucoup. Il se trouve à un point de non retour et est à l'affût du mage noir qu'il doit détruire.
Perso, je trouve que Rowling a bien réussi sa saga! Je suis entrée dans chaque tome, comme si j'étais une de ces sorcières admises à Poudlard, comme si, moi aussi, je combattais le vilain Voldemort. Elle a su animer ma curosité jusqu'au bout, elle m'a procuré bien de émotions et c'est toujours un plaisir de reprendre ses livres pour les relire.

Cette lecture était ma première lecture commune. Merci Acr0 d'avoir été ma première "compagne de lecture".
Une expérience bien sympathique qui permet de parler d'un bouquin, mais pas seulement en superficie, vu qu'on se donne rendez-vous après chaque partie pour discuter de ce qu'on vient de lire (les parties = découpage du texte intégral).

Bref, que dire de plus. Je ne pourrais jamais ne pas conseiller la lecture de Harry Potter.
Rowling s'est inspirée de beaucoup d'autres classiques (que ce soient d'images collectives, de contes ou autres récits célèbres fantastiques), la série Harry Potter n'en reste pas moins une grande réussite.
Elle a réussi à rassembler une communauté de lecteurs et de non lecteurs autour d'un sujet commun (et au passage est devenue la femme la plus riche d'Angleterre... si c'est pas bien joué ça!).

Je rêve toujours, peut-être pas d'une suite (et pourquoi pas, mais ça risquerait d'être réchauffé), mais pourquoi pas de spin-off qui raconterait la première guerre contre Voldemort et l'histoire "avant-Harry".

Sur ce, il ne me reste plus qu'à clôturer la série par la deuxième partie du dernier film qui vient de sortir au cinéma!
Edit : j'ai quand même oublié de mentionner que ça me fait un titre de plus pour mon Challenge God save the livre!
Pour lire l'avis d'Antoni, c'est ici!

lundi 11 juillet 2011

Journal de bord 2011/5

Photo dénichée là-bas
Que le temps passe vite... déjà plus d'un mois (presqu'1 mois et 10 jours) que je n'ai pas posté une note. Emploi du temps assez chargé, rythme de lecture parfois un peu au ralenti. Le temps des vacances est encore loin devant, mais il est temps de se poser un peu et de prendre le temps de lire.
Alors, en cours, et presque fini, lecture de Harry Potter et les reliques de la mort (actuellement 3ème lecture). J'avais envie de relire le tome avant de voir la deuxième partie au cinéma (j'ai donc relu, il y a peu le sixième tome... j'aime bien faire les choses dans l'ordre -de relecture).
Ce bouquin est aussi une lecture commune avec Accro. C'est surtout ma "première" lecture commune. Je pense qu'on s'en est pas trop mal sortie. Plus qu'une petite centaine de pages (pour ce soir?) et la boucle sera bouclée!
Avec ce HP, j'ajouterai également un bouquin en plus pour mon challenge "God save the livre", et peut-être aussi un bouquin en moins dans mon challenge Kill-Pal. (Pour la petite histoire, j'ai donc les HP en VO, puis le version VF grand format et VF poche. J'avais déjà lu les deux grands formats, et il me restait à lire le format poche).
Je reviendrai un peu plus tard avec un bilan des deux challenges en cours.

J'ai également commencé le bouquin reçu dans le cadre d'un partenariat Bibliofolie/Points, London Boulevard de Ken Bruen. Note à venir sur le site de Bibliofolie (pour le 20 juillet) et ici aussi!
Et en future lecture, un autre partenariat avec NewsBook/Livre de poche, Charleston Sud de Pat Conroy (ça c'est pour le 29 juillet). Une petite brique de plus de 800 pages que je me réjouis de découvrir.
C'est dire si l'agenda lectures est chargé.