Google+

Index dynamique

jeudi 2 juin 2011

Alcool - Poppy Z. Brite

Au Diable Vauvert, septembre 2008, 461p.
J'ai dévoré ce bouquin en octobre dernier. J'ai adoré ce bouquin qui m'a complètement fait adhérer à Poppy Z. Brite. J'ai ajouté à ma PAL le tome suivant, La Belle rouge. Je n'ai pas encore lu cette suite. Quand j'aime, je fais un peu trainer, un peu comme un chocolat qu'on fait fondre sous la langue. Ou alors, c'est l'idée de savoir qu'il y a une suite qui m'attend qui me rassure. Je sais que je pourrais encore découvrir un nouveau titre de cet auteur.
Dans ce roman, on fait la rencontre de deux gars de la Nouvelle-Orléans. Rickey et G-Man, cuisiniers et en couple. Depuis de nombreuses années, ils ont écumés les cuisines de nombreux restaurants. Du plus bui-bui, au plus luxueux, ils ont occupés presque tous les postes existants.
Mais une idée les taraude et ne va pas les lâcher, pour le bonheur du lecteur : l'envie d'ouvrir leur propre établissement. Mais comment se faire une place dans un secteur où une gargote en chasse une autre? Comment démarrer dans un monde où sans argent, il est impossible de monter son entreprise?
Le point d'ancrage, ils l'ont. A savoir un concept solide et novateur. Dans cette bourgade, où l'alcool coule toujours à flot, ils décident de créer des plats à base de toutes sortes d'alcool.
Au détour de rencontre, ils vont se lancer dans leur aventure. Le chemin est rude pour arriver à cette ouverture qui leur tient à coeur...
Quand on plonge dans ce bouquin, il faut s'attendre à avoir l'eau à la bouche toutes les 10 pages! Des idées de recettes qui fusent et qui donnent vraiment envie. Il ne me fallait pas grand chose pour sauter dans un avion (moi qui ai horreur de ça) pour me rendre sur place et trouver ce resto- euh, ok, c'est de la fiction, n'empêche, Brite donne envie d'y croire.
L'écriture de Poppy Z. Brite est vraiment très agréable à lire. Pas de longueurs, pas de retournement spectaculaire, juste un "suspense" bien dosé avec une pincée de violence et 3 louches de psychologie.
Les personnages sont bien réels et ont chacun leurs traits de caractère. Au delà de découvrir l'histoire de l'ouverture d'un restaurant, c'est également la découverte de comportements humains et des liens qui (dés)unissent les protagonistes.
Je me suis totalement attachée à ces personnages, emballée par le récit, hypnotisée par le texte, dépaysée par le voyage, totalement addict à Poppy Z. Brite.
Bien vite la suite!

Ma note : 4,5 étoiles

La théorie Gaïa - Maxime Chattam

Pocket, mai 2010, 504 pages
En lecture, il ne faut jamais dire jamais. Après ma lecture de Prédateurs, j'ai du faire face à une grande déception par rapport à Maxime Chattam. Trop gluant, trop gras, trop glauque, l'univers de Prédateurs m'avait un peu dégouté. J'avais eu plutôt du mal à entrer dans l'histoire, à m'attacher aux personnages. J'en avais une vision rouillée et sale. Donc, alors que je le suivais régulièrement, en achetant chacune des nouveautés, depuis ma lecture de la trilogie sur le Mal, je m'étais dit que non, je ne voulais plus dépenser plus de 20 euros pour le suivre.
Cette année, après avoir lu plusieurs chroniques positives des derniers opus, je me suis dit que j'avais envie de relire le Maxime en question.
La théorie Gaïa était le suivant dans l'ordre de lecture et en plus il était sorti en version poche. Je me suis donc vite retrouvée avec ce tome et il n'a pas fait long feu sur ma PAL.
Alors plongée dans la série Lost jusqu'au cou, en débarquant dans l'intrigue de la Théorie, je retrouvais certains éléments "communs": une île déserte et mystérieuse, des scientifique plus qu'énigmatique, des héros qui ne savent pas trop ce qu'ils font là, mais sont conscients qu'ils courent un grand danger.
On fait donc la connaissance d'Emma, paléoanthropologue; de son mari, Peter, généticien; et de son frère, Ben, sociologue. Contacté par un membre de la Communauté européenne pour un dossier top secret, les voilà parti pour l'aventure. Emma est envoyée sur un île des Marquises (Fatu Hiva), pendant que Peter et Ben sont conduits dans une station d'études dans les Pyrénées.
Très vite, le manque de communication devient un élément crucial de l'intrigue. Les témoins sont muets et ne veulent parler de leur travail; les héros sont isolés; le déroulement de l'affaire dérape.
Dans ce bouquin, on retrouve bien la touche de Maxime Chattam. Un thriller décapant, qui grouille en rebondissements. Mais aussi un récit rondement bien mené dans un style rythmé et une écriture agréable à lire, qui oscille entre dialogue et descriptions parfois glauques.
Pourquoi j'ai accroché à celui-ci. Sans doute que le cadre me parlait plus. Le suspense est haletant et on n'en apprend qu'au compte goutte le pourquoi-du-comment. L'auteur tient les ficelles d'une main de maître et donne au lecteur l'envie de tourner les pages à une vitesse vv'.
Il agit en pro du retournement de situation. On peut s'en douter, mais quand ça arrive, la surprise est bien là.
Bref, un roman qui me réconcilie avec l'auteur français empreint de style anglo-saxon, et qui me donne envie de poursuivre avec ses écrits suivants.

Ma note : 3,5 étoiles