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Index des auteurs

dimanche 27 mars 2011

Autobiographie d'une fille gaga - Diglee

Diglee, jeune illustratrice de 22 ans nous invite à la suivre dans un pan de sa vie (et non le moindre).
A l'instar des Pénélope Bagieu et Margaux Motin, elle croque son quotidien avec humour. On fait la connaissance de sa soeur, sa mère et sa BFF (best friend forever) et de sa passion pour Lady Gaga (d'où le titre du bouquin). Fous rires garantis!
Je pense avoir préféré Margaux Motin et Pénélope Bagieu (plus proche de mon âge et des préoccupations des jeunes trentenaires ;-) ), mais on retrouve quand même des ficelles qui relient filles de tous âges : toi aussi entraine toi à refaire la chorégraphie de Bad romance!, toi aussi, honte tu auras en faisant la rétrospective de tes looks à travers les âges; toi aussi, bout de gras disgracieux tu te trouveras toujours quelque part; toi aussi, carte bleue tu feras brûler, au grand dam de ton banquier!
Au final, on tient entre les mains une bouffée de fraicheur, de gaieté, de bonne humeur et de larmes... de rire!
Je ne saurais que conseiller ce livre à toutes fans des ces nouvelles illustratrices.
Etant donné que je découvre Diglee avec ce livre (et non via son blog), je ne peux dire s'il s'agit d'une compilation des articles publiés en ligne.
J'avais eu cette petite "déception" à la lecture de la Théorie de la contorsion de Margaux Motin. Ayant suivi les articles sur le blog, à la sortie du bouquin, il me restait peu de surprise. Il n'empêche que je me suis tout de même bien amusée à la lecture, ça reste toujours aussi rafraichissant.

Je ne peux que me réjouir d'une prochaine sortie! C'est sûr, je l'achèterai!
La collection Marabout Marabulle propose un beau contenant. Couverture cartonnée, forme plutôt carrée, hauteur plus petite qu'une bande dessinée classique... un peu comme si ces livres avaient été prévus pour entrer dans le sac à main d'une gonzesse! (Enfin, ils font quand même leur poids!)
Avec plus de 150 pages de dessins, on ne reste pas sur sa faim.

Ma note : 4 étoiles

Marabulles, Janvier 2011, 144 pages

mardi 22 mars 2011

Journal de bord 2011/4

Une petite note dans mon journal de bord ne ferait pas de mal!
Il me semble qu'il y a un petit coup de flémmingite aiguë dans ces cases. Allez hop! hop! On se remue et on écrit ses chroniques en retard!
Et si on commençait par un petit bilan.
Depuis janvier 2011, j'en suis à 10 lectures. Je pense être dans ma moyenne de lecture "bouquins" par rapport à 2010, mais en légère diminution (18 lectures fin mars 2010) si on tient compte des BD- et ce n'est pas faut d'être en pénurie de BD non lue.
Allez on se reprend, c'est le printemps!
Enfin, ce n'est pas non plus une course folle!
Quoique, je me suis lancée dans plusieurs challenge cette année!
Tout d'abord mon challenge Kill/PAL.
Sur les 285 livres sélectionnés, déjà 3 de lus (1 par mois on va dire, ce qui est déjà honorable).
A savoir : 1984; Kick Ass; Salut à toi, ô Crépuscule.
Ensuite le challenge God save the livre.
Catégorie "Dirty Harry" Complete, en route vers "Prince Charles" (5 books).
J'ai également rempli le contrat "Queen mom" en lisant le comic Kick Ass de Mark Millar en VO!
Fête! Sortons le champagne thé!

Bilan de chroniques à venir :
Kick Ass de Mark Millar
Salut à toi, ô crépuscule de Ruth Francisco
Autobiographie d'une fille gaga de Diglee
Contes de la fée verte de Poppy Z. Brite

Lecture en cours :
Le clairvoyage d'Ann Fakhouri.
Livre reçu dans le cadre du livre voyageur lancé par Accro.
(merciii!)

Donc petit coup de mou côté écriture... mais je vais me reprendre!
Allez hop! On s'y remet!

Nager sans se mouiller - Carlos Salem


Coup de cœur 2011.

Nouvelle découverte du côté de chez Actes Noirs. Décidément, je suis très fan de la collection à la couverture noire! Un contenant beau et élégant pour des contenus qui ne m’ont pas encore apporté de déception.
Je me suis laissée tenter par la couverture et ses airs sixties. Grand bien m’en a pris! J’ai dévoré les 300 pages de ce roman en 3 jours. Impossible de le lâcher, tellement j’avais envie de découvrir la suite du récit. Un bon page-turner en somme!

Bref aperçu : Juanito Pérez Pérez, presque quadra, est un type d’allure passe-partout, limite “insipide-inodore-incolore”. Sa femme l’a quitté pour son manque de “relief” dans sa personnalité, dans ses ambitions, etc. Ses deux enfants l’estiment à peine. Il travaille dans une multinationale qui fournit les hôpitaux en papier de toilette. Enfin, c’est ce que Juanito laisse paraître... car il est en fait numéro Trois d’une Entreprise de Tueurs à gages.
Alors qu’il s’apprête à partir en vacances avec ses gosses, le voilà dépêché sur une ultime affaire avant son congé. Séjour détourné, il passera son repos dans un camp de nudistes. Perplexe par rapport à cette commande, Juanito commence à se poser des questions vis-à-vis de son métier de l’ombre, de sa famille et slalome entre ses interrogations, ses doutes et les coïncidences.

Mon avis : Déjà un gros coup de cœur pour le cadre de l'intrigue. Un thriller sur fond de camp de nudistes c'est peu fréquent (pour ma part, je n'en ai pas encore croisé). Les personnages sont plongés dans des situations plutôt cocasses. Mis à nu, le héros s'adapte assez bien à sa nouvelle condition de vacancier nudiste. Il nous ouvre les portes de son histoire comme on enlève ses vêtements. Du point de vue de l'intrigue, elle est rondement bien menée. Quiproquos, coïncidences, le lecteur est balancé entre les faits et les questionnements de Juanito. Du début à la fin, j'ai avancé à petits pas (pas de géants) sans jamais vraiment trouver la clé du mystère.
Le style de l'auteur est agréable à lire : écrit à la première personne, on suit le parcours du héros. Léger, les lignes sont littéralement "bouffées". Page-turner, le suspense est maintenu et nous pousse à aller toujours lire plus loin.
Cette lecture à la première personne nous rapproche du héros. On le lit comme s'il nous confiait personnellement son récit. Juanito devient notre ami.
Les autres personnages sont également hauts en couleurs. Chacun a une personnalité bien marquée et sont assez attachants.

Bref, une lecture qui m'a vraiment fait plaisir! Une lecture qui m'a donné envie de découvrir d'autres titres de cet auteur (le seul connu est Aller simple).
Carlos Salem est un journaliste et écrivain, né à Buenos Aires en 1959. Il réside "actuellement" à Madrid.

Ma note : 4,5 étoiles

Actes Noirs, octobre 2010, 297 pages

samedi 5 mars 2011

1984 - Georges Orwell

Opération "je démoule ma PAL".
Voilà déjà plusieurs années que ce livre trône sur ma PAL (oui j'avoue qu'il ne paradait pas (plus) en tête de gondole. Avec le temps, il était passé sous de nombreux autres ouvrages). De 1984, je ne connaissais que le légendaire "Big brother is watching you". Qui n'a jamais entendu cette "réplique"?
Je découvre enfin ce classique de la littérature anglo-saxonne du XXème siècle! Ecrit en 1949, ce roman raconte une histoire se déroulant à Londres en 1984. Depuis les guerres nucléaires des années 50, le monde est divisé en 3 parties qui sont continuellement en conflit. On découvre cette "nouvelle" société totalitaire à travers le récit de Winston Smith. Employé au parti extérieur, son travail consiste à modifier les archives pour qu'elles correspondent aux messages officiels diffusés par Big Brother. Très vite, on s'aperçoit que ce monde est totalement sous contrôle. Que les gens n'ont aucune liberté d'action... à peine ont-ils la liberté de respirer. Partout, on trouve des télécrans par lesquels les individus (ou peut-être devrais-je dire les masses) sont susceptibles d'être constamment observés, surveillés. Une seule infraction aux règles imposées peuvent leur coûter la vie. Pour le reste, je vous (re)découvrir.
Je suis contente d'avoir enfin découvert ce titre de Geroges Orwell. Je n'ai pas été aussi emballée qu'une certaine personne que je connais bien et qui l'a lu et relu 115 fois, mais je ne l'ai pas trainé longtemps. Le récit d'Orwell fait peur. Est-ce que notre société pourrait verser dans un tel excès? Peut-être vit-on déjà dans ce genre de société et que l'on ne s'en rend pas compte?
Les hommes sont formatés, ne peuvent pas penser, n'ont aucun choix et leur seule liberté est l'esclavage.
Quand on pense qu'Orwell a écrit ce bouquin en 1949, on se dit que le type avait quand même une certaine vision du future plutôt noire, mais qui aurait pu être totalement réelle (tout peut toujours basculer!).
Le style d'écriture s'accorde vraiment à l'environnement dans lequel l'auteur nous plonge. J'ai été immergée dans l'histoire, qui fait souvent froid dans le dos. Après un long passage d'une cinquantaine de pages dans le dernier tiers du bouquin qui m'a un peu ennuyé, la fin est "retournante". Violence des scènes et violence de la clôture. A vrai dire je ne m'attendais pas à ça... et c'est tant mieux! Le livre n'en est que meilleur!
Ce récits appartient à un genre littéraire appelé "dystopie". J'avais déjà découvert le genre avec Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Une chose est sûre, ce type de lecture ne vous laisse pas de glace!

Ma note : 3 étoiles

1984, Georges Orwell, Folio, 1972, 407 pages



Avec ce titre, j'entame mon challenge God save the livre. Avec 1 livre lu, me voilà Dirty Harry!
J'avance également dans mon challenge Kill/PAL (285)


Absolument dé-bor-dée - Zoé Shepard

"Comment faire 35h en un mois... quand on est fonctionnaire".
Journal d’une employée de mairie en France. Incursion dans le monde du service public. Vision réaliste ou totalement caricaturale, les avis glanés à gauche, à droite divergent.
Ce bouquin m’a été offert... car je bosse au coeur du thème raconté par Zoé Shepard (un pseudo).
Ecrit sous la forme d’un journal intime, le livre est assez facile et rapide à lire. 300 pages dévorées en quelques jours.
A peine tourné la première page, je me surprends déjà à sourire. Effectivement, ce que je lis pourrait correspondre à ce que je vis au quotidien. La dame connaît bien son sujet. Même s'il ne faut pas faire une généralité, il faut reconnaître que certaines situations cocasses semblent bien réelles.
Cela ne donne effectivement pas une bonne image des services publics. Certains diront "baah ouais, je savais bien que c'est comme ça!", d'autres :"non mais elle exagère!".
Pour ma part, je crois qu'il ne faut pas généraliser, ou attribuer les situations uniquement aux services publics. Je pense que dans tous les secteurs on peut trouver une greluche qui faxe la face blanche des documents, le nouveau qui ne comprend pas vraiment ce qu'il doit faire, ou l'emploi d'un vocabulaire "incompréhensible" mais que tout le monde semble connaître et utiliser à bon escient (au lieu d'appeler un chat, un chat!).
Je me suis bien amusée en lisant ce bouquin, même si j'ai trouvé  le deuxième tiers un peu long et moins comique (un peu répétitif). Un bon divertissement.

Ma note : 3 étoiles

Absolument débordée, Zoé Shepard, Albin Michel, mars 2010, 304 pages