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lundi 26 juillet 2010

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates


AuteursMary Ann SHAFFER & Annie Barrows

Gracieusement offert et envoyé par Michel, Serial lecteur, j'ai pu découvrir le roman qui a beaucoup fait parler de lui! Je le remercie encore pour l'envoi de l'exemplaire qu'il avait en trop!

Résumé : Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Mon avis : J'ai dévoré ce livre en quelques jours à peine. Ah oui ça! J'aime bien ce format de roman épistolaire. De plus, il parle d'écrivain et de livres, ce qui n'est pas pour gâcher mon plaisir. Une forme qui n'est pas sans rappeler le 84 Charing Cross Road de Helan Hanff. J'ai été plongée dans une époque, un environnement parfois durs (souvent). J'ai fait la rencontre de personnages attachants, visité une île que je ne connaissais pas, lu des courriers émouvants et drôles.
Ce n'est pas à proprement parler mon coup de coeur de l'année-il y a eu un gros buzz de coup de coeur autour de ce roman-, mais j'ai trouvé là une agréable lecture. Le style est fluide et l'échange de lettres fait tourner les pages. Pour ma part, je trouve que ça permet de se faire une idée assez personnelle des personnages. Physiquement et mentalement, on ne nous donne pas une image toute faite. Au fil des échanges, on découvre les facettes des personnages.
Un livre que j'avais embarqué dans mon sac pour un week-end à la montagne. Un roman qui fait voyager, alors pourquoi ne pas l'emmener avec soi!

Ma note : 3,5 étoiles

Nil éditions, avril 2009, 396 pages

Les ombres de Chicago - Linnet Burden

Sélection du prix des lecteurs du Livre de poche de mai 2010.
Je profite d'un peu d'inspiration pour mettre à jour la montagne de chronique en retard...

Résumé : Un nouveau meurtre est commis dans le ghetto noir de Chicago. Cassy Cruz, une jeune journaliste portoricaine, est envoyée sur les lieux du crime pour couvrir l'affaire. Elle y retrouve une vieille connaissance, l'inspecteur Hatten. Cassy est certaine qu'il ment. Malgré sa peur, malgré les menaces, elle va tout faire pour le prouver, défiant ainsi les forces de police de la ville. Dans sa communauté, on attend ce moment depuis quinze ans...

Mon avis : Je découvre cette auteur avec plaisir. Journaliste de profession, on ressent bien cette influence dans ce roman. Facile à dire... notre héroïne est journaliste d'investigation. Un poste basé dans les locaux de la police de Chicago, Cassy Cruz est à l'affût de crime à couvrir et à dénouer. Un livre que j'ai eu plaisir à lire. Je me suis trouvée complètement immergée dans la culture portoricaine de Chicago, j'ai découvert l'environnement. Son style est assez agréable à lire. Simple, des chapitres pas trop longs qui donne du rythme à l'intrigue. Je me suis retrouvée comme face à une série policière qui se laisse regarder. L'auteur propose de nombreux personnages très bien dépeints. Son héroïne est dynamique, motivée et fonceuse. Elle s'est construite à la force de son travail, dans un monde où elle n'avait pas une place toute prête.
La création du personnage de Cassy Cruz me fait supposer qu'on pourrait la retrouver dans une autre intrigue un jour.
Néanmoins, quand j'ai refermé le livre, je ne suis pas tombée des nues. Depuis le début, j'avais mon idée du dénouement -et je ne me suis pas trompée. L'histoire est un peu trop prévisible et certains passages ne sont pas essentiels. J'avais parfois l'impression que ces passages étaient écrits pour "faire des lignes".
L'histoire n'est pas non plus hypra-originale. On revisite le schéma du flic véreux qu'on adore détester. Ce n'est pas bien grave, en soi, quand l'intrigue est bien ficelée (comme ici). Encore la référence aux séries policières, dont les thèmes récurrents se déclinent sous différentes formes, vues, cultures, etc...
Au final, une bonne lecture, un cadre et des personnages agréables à découvrir. A emporter avec soi si on est fan d'enquête policière, de journaliste, et si on souhaite se divertir sans trop se fatiguer.

Ma note : 3,5 étoiles

Les ombres de Chicago, Linnet Burden, Livre de Poche, mars 2010, 411 pages

Power play - Joseph Finder

J'ai reçu ce livre pour la sélection du prix des lecteurs 2010 du Livre de poche de mai... un chronique un peu tardive.
Résume : Enlèvement de milliardaires, détournements d'avion... les preneurs d'otages professionnels ne manquent pas d'audace. Mais s'emparer des dirigeants d'une grande entreprise, réunis le temps d'un séminaire dans un lieu coupé du monde, personne ne l'avait encore tenté. La demande de rançon est à la hauteur du coup : faramineuse. Et si ces hommes visiblement prêts à tout n'étaient pas de simples malfrats ? Quand on joue avec le pouvoir, mieux vaut connaître ses partenaires... Une mécanique de précision au suspense haletant.
Mon avis : J'ai eu un peu de mal à entrer dans ce thriller. Au départ, plongée dans un fond d'aéronautique, je me suis un peu perdue. Déjà que je n'aime pas les avions, j'étais servie. Le quatrième de couverture me paraissait alléchant, mais l'introduction à l'intrigue fût un peu longue et laborieuse. D'accord, un roman ne se résume pas à l'action et le dénouement. Il faut apporter un cadre à l'histoire, immerger le lecteur dans le contexte. C'est ce contexte d'entreprise de construction d'avion qui m'a un peu rebutée. J'ai tenu bon et suis entrée dans l'intrigue proprement dite. Un contexte non plus uniquement lié aux avions, mais touchant aux magouilles de grandes entreprises.
Le héros n'en est pas moins intéressant. Ambigu, il transporte avec lui un bagage que l'on va découvrir petit à petit et qui dirige ses faits et gestes. La psychologie du personnage était prenante et m'a aidé à m'accrocher. Le noeud du livre était assez haletant et j'ai été tentée de dévorer ce titre assez vite. L'histoire est présentée sous forme de chapitre de longueurs raisonnables (entre 3 et 12 pages environ), ce qui donne un assez bon rythme de lecture. Les rebondissements s'enchaînent et ne laissent pas de répit.
Au final, une lecture qui démarrait plutôt moyennement, mais qui a su m'accrocher. Pas trop fan de thriller d'espionnage, j'ai bien apprécié cette découverte.
Ma note : 3 étoiles

Power Play, Joseph Finder, Livre de poche, mars 2010, 472 pages

On en parle aussi ici : Cuné

Brèves de filles - Isabelle Alexis

ou Un festival anti-machos.

Résumé : Faire mentir les hommes qui croient que les femmes n'ont pas d'esprit, tel est l'objectif d'Isabelle Alexis avec ce Brèves de filles. Spécialiste de la comédie de moeurs pétillante, l'auteure de Tu vas rire mais je te quitte ! a réalisé une anthologie impertinente des expressions cultes, des mots d'esprit inattendus et des réparties les plus cruelles de la gent féminine. Qu'elles soient écrivaines, féministes, intellectuelles ou actrices, elles ont marqué leur époque par leur indépendance d'esprit, leur intelligence et leur sensibilité. Un festival anti-machos.

Mon avis : Un petit recueil de citations, souvent drôles, expressions cultes de personnalités célèbres, réflexions... Un condensé trié par thèmes, de l'Admiration à Volage, en passant par Lecture, Mari, Mode, Bonheur ou Bêtise. 297 pages qui se lisent d'une traite.
J'ai souri à la lecture de nombreuses pages, moins pour certaines. Je ne suis pas totalement en accord avec le sous-titre "festival anti-machos". De ce côté, j'attendais plus de citations plus comiques, plutôt que féministes. Un livre que je n'hésiterai pas à laisser trainer dans un lieu de passage, à la maison, pour que les invités en profitent (souvent, ce sont les toilettes... un lieu privilégié pour découvrir des petits livres sympathiques! J'ai découvert ainsi le "Dictionnaire de la mauvaise foi musicale" chez une amie. Mais je m'égare là...). Je ne suis pas toujours fan des recueil de citations "trop sérieuses", psychologiques, philosophiques, etc... par contre, quand il s'agit de citations "second degré", cyniques et humoristiques... j'aime bien y plonger le nez dedans.
Je remercie les éditions François Bourin de m'avoir proposé cette lecture.
Ma note : 2,5 étoiles

Brèves de filles, Bourin éditeur, juin 2010, 297 pages

dimanche 11 juillet 2010

Mélancolie du rockeur - Toby Litt

“Sex, drugs & rock’n roll”, une expression qui colle bien à ce titre de Toby Litt. Reçu dans le cadre de l’opération Babélio/Masse-critique, c’est le thème centré sur l’histoire d’un groupe de rock qui m’avait tenté. Complètement embarquée dans le “Owen Noone & Marauder” de Douglas Cowie il y a 5 ans, je n’ai pas retrouvé le même engouement pour cette pseudo-biographie.
Le texte prend la forme d’un interview. Le narrateur- qui s’adresse à un journaliste qu’on n’entend jamais- raconte l’histoire d’un groupe canadien, “Okay”, dont il est le batteur. A 42 ans, il revient sur l’aventures musicales qui l’a conduit au sommet du succès en passant par des épisodes peu glorieux et peu reluisant. Un regard sur le passé, à l’aube d’un avenir incertain.
Au démarrage du roman, on tombe pieds joints dans une scène “vécue”, ce n’est qu’après que l’on comprend que le narrateur raconte son histoire.
Je me suis assez vite familiarisée avec le style d’écriture, qui se lit assez agréablement. L’auteur enchaîne une succession de chapitres d’une dizaine de pages. L’ensemble du texte est assez décousu, mais nous permet quand même de découvrir le parcours des membres du groupe. Par contre, après avoir dépassé la moitié du roman, je me suis un peu perdue dans les mots du narrateur. Après sa énième connerie, Clap décide de se “ranger” et de fonder une famille, s’ensuit alors des longues pages de réflexions... ça donne un peu l’impression que le narrateur s’écoute parler lui-même.
De plus, je suis restée perplexe par rapport à certains faits qui m’ont échappés. Bon d’abord, il y a la maladie. On sait par le quatrième de couverture que Clap est atteint d’un cancer, mais je n’ai pas souvenir que cela ait été évoqué dans le livre (dans la première partie, car à la fin oui). Ce n’est pas bien grave, mais bon...
Sans spoiler le livre, c’est difficile... mais dans par exemple une succession d’évènements, on se dit “j’ai loupé une page ou alors je dois le deviner?!!”

En bref, ce n’était pas un mauvais roman, loin de là, mais il a tendance à tirer parfois en longueur. Donc hier soir, j’ai été largement tentée de sauter quelques passages pour en voir la fin. Je l’ai donc terminé en le feuilletant, glanant quelques bribes de chaque chapitre...
Par contre, j’étais assez agréablement surprise de tomber sur une fin comme je les aime... (enfin surtout dans les films)... le truc de “que sont-ils devenus”...
Je trouve ça plutôt sympa (puis ça coupe l’envie de faire une suite, dans le cas où le film ou le livre se suffit à lui même).
Même si ce n’est pas franchement un coup de coeur, ce livre reste une bonne découverte.
Ma note : 3 étoiles

Mélancolie du rockeur, Toby Litt, Phébus, avril 2010, 296 pages

On en parle aussi ici : Benjamin Berton, Eireann