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Index des auteurs

mardi 16 novembre 2010

Déséquilibres synthétiques - Lydia Lunch

J'ai été tentée de découvrir cette auteur et ce titre via une proposition de partenariat de BOB.
Ce n'est pas le genre de texte que j'ai l'habitude de lire, et donc me voilà dans une plongée vers l'inconnu.
Née en 1959 aux Etats-Unis, Lydia Lunch est chanteuse, poétesse, écrivain et actrice. La gonzesse à l'air assez barrée dans son style. Victime d'inceste et de pédophilie (mise en jeu lors d'une partie de poker par son père), imbibée d'alcool et le nez poudré, les thèmes abordés dans ces déséquilibres synthétiques sont plutôt sombres et torturés.

« Entre les mutations génétiques, les aléas de l'environnement, la pollution morale, le chaos hormonal et les émotions toxiques, atteindre une stabilité fonctionnelle exige une grande maîtrise de l’alchimie. Mon quotidien est comparable à un combat extrême entre plusieurs fluctuations radicales. »
De courtes fictions, iconoclastes, fluides, explosives, nourries par ses années de transgressions et de créations, de chutes et d’inventions.
Lunch clôt ce recueil par des entretiens avec ses complices de la scène spoken words actuelle, Hubert Selby Jr, Nick Tosches ou Jerry Stahl...
« La compilation de textes commise en ces pages est un échantillon des cris et des murmures qui maltraitent mon cerveau, comme autant de fantômes enfiévrés, intoxiqués par l’essence même de ce qui a empoisonné mon existence. Enjoy. »


Des mots qui sont autant de souffrance. Une souffrance subie et une souffrance qu'elle s'inflige. Lydia Lunch utilise un style plutôt agréable à lire, un style assez poétique pour des faits noirs.
Même si j'ai un peu décroché lors du dernier texte de la dernière partie (la dernière partie reprend trois interviews que Lydia Lunch a effectué auprès d'auteurs "particuliers" de la littérature américaine), j'ai apprécié ma descente dans la tête de cette auteur, dans ce décor plutôt glauque et pas très accueillant. Bienvenue dans l'univers d'une sorte de Poète maudite.

Ma note : 3 étoiles

Déséquilibres synthétiques, Lydia Lunch, Au diable Vauvert, avril 2010, 207 pages


Partenariat BOB-Au Diable Vauvert, dans le cadre du festival America.
Merci à tous pour ce partenariat.

dimanche 7 novembre 2010

Joséphine - Pénélope Bagieu

J'ai découvert Pénélope Bagieu avec sa BD "Ma vie est tout à fait fascinante", petit bouquin qui m'a fait littéralement pi**er de rire! Des histoires de gonzesses, tellement réelles qu'on ne peut que s'y identifier à plusieurs reprises.
Séduite, j'ai été voir plus loin et j'ai découvert la série Joséphine, dont le troisième tome, "Joséphine change camp" vient de paraître.
Petit retour en arrière et présentation de l'héroïne du jour via le quatrième de couverture :
"Joséphine a "la trentaine", comme elle dit pudiquement. Elle n’est pas mariée, n'a pas d'enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s'épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une sœur qui est mariée, et a des enfants blonds, souriants et polis plein sa grande maison.

Elle a des parents qui n’habitent pas la même ville mais qui réussissent à l’envahir et à la culpabiliser par téléphone. Elle a des copines mais aucune n’arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l'homme idéal, ce à quoi elle s'emploie activement (bars, salles de gym, clubs d'œnologie, Meetic...). En attendant, elle pleure devant les films à l'eau de rose.

Joséphine a des tas de malheurs dont elle est bien souvent à l'origine : elle est maladroite, ne gère pas très bien ses relations professionnelles, peine à se faire entendre, fait des gaffes assez embarrassantes, et enchaîne les faux-pas dans sa vie amoureuse. Elle est en quelque sorte l'artisan de son propre malheur, mais veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui lui tombe dessus. "
Le décor est planté. A travers les planches de l'illustratrice Pénélope Bagieu, on suit le trépidant quotidien de cette jeune femme bien réelle. On ne se plonge pas dans une vie exceptionnelle, mais la vie d'une Mademoiselle-tout-le-monde. Les situations sont cocasses et toujours pleines d'humour. J'ai vraiment apprécié cet aspect divertissant. Une lecture rafraichissante qui fait sourire, même quand il pleut!
J'aime vraiment les dessins de cette illustratrices : tout en rondeur, des cases aux personnages ; des traits et des couleurs douces et vives à la fois.
Au fil des 3 tomes, on suit l'évolution de la jeune femme à travers les péripéties de sa vie personnelle et professionnelle.
Une BD de filles, pour les filles, mais pas que...

Ma note : 4 étoiles

Pénélope Bagieu, aux éditions Gawsewitch :
Joséphine Tome 1, septembre 2008, 60 pages
Joséphine Tome 2, Même pas mal, septembre 2009, 47 pages
Joséphine Tome 3, Joséphine change de camp, septembre 2010, 47 pages

samedi 6 novembre 2010

Plaisirs Coupables, Anita Blake-1, Laurell K. Hamilton

 Plaisirs coupables est le premier de tome de la série qui met en scène "Anita Blake, tueuse de vampires".
 La série est née en 1993 et compte à ce jour 19 tomes en VO et 11 tomes en VF. L'intrigue se passe dans le Missouri à "notre époque", mais dans une société où les vampires, loup-garous et autres zombies tentent de s'intégrer aux vivants. Pour la présentation de l'héroïne et du contexte de la saga, je laisse place au quatrième de couverture! (Baah ouais, facilité, mais je le trouve plutôt bien fait ;-) )

"Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m’appellent « l’Exécutrice » et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c’était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n’est pas toujours très exaltant et mon patron m’exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s’en servir. Tuer des vampires, c’est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d’enfance. Depuis qu’ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il y en a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !"

Voilà, le décor est planté. Lu en avril 2010, j'ai acheté ce bouquin parce que j'avais comme une petite envie de me plonger dans une histoire de vampire, mais certainement pas avec du Stéphenie Meyer (bon, je ne vais pas encore casser du sucre sur ces neu-neus de Bella et Edward).
Entr'aperçu en librairie, j'ai effectué quelques recherches sur Internet sur le livre pour savoir de quoi il retournait. Le phénomène de Bit-lit connaît un tel essor que ce n'est pas facile de faire un choix. Et tant qu'à choisir, autant tomber sur une série qui en vaille la peine. De plus, la couverture n'est pas "très engageante" et laisse plutôt penser qu'il s'agit d'une série rose.
Une fois passé la barrière de la couverture, qui finalement est assez girly, on entre droit dans le quotidien d'Anita Blake. Un peu déroutant au départ -baah oui, faut bien capter la mixité de l'environnement- on découvre petit à petit le caractère de notre héroïne. fonceuse et entêtée, elle a le chic pour se trouver dans des situations plutôt délicates, mais ce n'est pas pour autant qu'elle en perd son tempérament.
Dans ce premier tome, Anita est prise dans un traquenard. Alors qu'à la base, elle est tueuse de vampire, la voilà forcée par un maître-vampire à enquêter sur le meurtre de.... vampires! (Baah ouais, 3 fois dans la même phrase, en même temps, c'est un peu le thème central). Une première aventure qui nous fait bondir de rebondissements en rebondissements, dans un style d'écriture "actif". J'entends par là que c'est Anita, la narratrice. Le récit est donc écrit à la première personne. Le lecteur a connaissance des pensées d'Anita. Et le texte est souvent entrecoupé de dialogues.
Je suppose qu'au vu du contexte de cette série, nombreux seront ceux qui crieront à la non-originalité dans le personnage de la Vampire-killeuse, parce qu'il y a déjà Buffy contre les vampires (série télé que je ne connais que de nom... oups, je dois avoir quelques dvd quelque part qui attendent d'être visionnés... oups). Mais Anita est née avant Buffy. De plus, si je ne me trompe pas, les démons ne sont pas intégrés à la société de Buffy. Les deux héroïnes n'ont pas non plus le même bagage (une réanimatrice et une élue), ni le même âge (Anita n'évolue pas dans un monde adolescent).
Bref, vu que je ne "connais" pas la série télé, je ne peux pas vraiment comparer.
Au final, j'ai assez apprécié ma lecture, hormis l'un ou l'autre passage qui m'ont un peu moins emballé. On rencontre de nombreux personnages, et c'est parfois un peu difficile de les replacer.
Ce n'est pas LE livre de l'année, mais je me suis laissée tentée par l'achat du second tome- c'est mieux pour se faire une idée.
Découverte à suivre...

Ma note : 3 étoiles... sympathiques

Plaisirs coupables, Laurell K. Hamilton, Milady, mars 2009, 352 pages

Maudit Karma - David Safier

Six mois après sa lecture, je me penche enfin sur la rédaction de ma "chronique" de ce bouquin.
"Le jour où je suis morte n'a pas vraiment été une partie de plaisir. Pas seulement à cause de ma mort. En réalité, celle-ci est péniblement arrivée bonne sixième dans la série des pires instants de cette journée."
La phrase d'introduction donne le ton du roman. Un style assez léger et humoristique. La narratrice, alors passée dans l'au-delà début son récit en commentant cette série de six instants qui ont ponctué une vraie journée de merde!
Kim Lange est animatrice de talk-show au sommet de sa gloire et accessoirement mariée et mère de famille. Elle va connaître une fin qui est en quelque sorte un juste retour de Karma. Une mort burlesque -mais déjà rencontrée par les fans de la série "Dead like me"- à savoir qu'elle va se ramasser le lavabo d'une station spatiale sur la tête.
Mais non, je ne raconte pas toute l'histoire! Une fois morte, elle fait une rencontre mystique qui lui annonce qu'elle va être réincarnée. Youhou, pense-t-elle... Enfin, c'est avant qu'elle n'apprenne qu'elle a accumulé trop de mauvais Karma dans sa première vie qu'elle revient en fourmi!
Kim a donc pour objectif de remonter dans l'échelle de la réincarnation pour revenir à sa première vie...
Un chemin semé d'embuches où elle va faire la rencontre de fourmi-Casanova.
A la recherche d'un roman relaxant, qui fait sourire et qui se lit rapidement...Maudit Karma est pour vous.
Ici pas de prise de tête. L'histoire ne tourne pas trop en rond (même si forcément des situations se répètent). Le style est agréable à lire et le ton humoristique participe à la légèreté du récit. L'histoire invite à se poser forcément la question de "Et si....", pourquoi pas! Qui sait en fait!?
Ce n'est pas le roman de l'année, mais un sympathique moment de lecture. Le genre de livre que l'on peut facilement offrir à des amis lors d'une invitation.

Ma note : 3 étoiles

Maudit Karma, David Safier, Pocket, avril 2010, 342 pages