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dimanche 11 juillet 2010

Mélancolie du rockeur - Toby Litt

“Sex, drugs & rock’n roll”, une expression qui colle bien à ce titre de Toby Litt. Reçu dans le cadre de l’opération Babélio/Masse-critique, c’est le thème centré sur l’histoire d’un groupe de rock qui m’avait tenté. Complètement embarquée dans le “Owen Noone & Marauder” de Douglas Cowie il y a 5 ans, je n’ai pas retrouvé le même engouement pour cette pseudo-biographie.
Le texte prend la forme d’un interview. Le narrateur- qui s’adresse à un journaliste qu’on n’entend jamais- raconte l’histoire d’un groupe canadien, “Okay”, dont il est le batteur. A 42 ans, il revient sur l’aventures musicales qui l’a conduit au sommet du succès en passant par des épisodes peu glorieux et peu reluisant. Un regard sur le passé, à l’aube d’un avenir incertain.
Au démarrage du roman, on tombe pieds joints dans une scène “vécue”, ce n’est qu’après que l’on comprend que le narrateur raconte son histoire.
Je me suis assez vite familiarisée avec le style d’écriture, qui se lit assez agréablement. L’auteur enchaîne une succession de chapitres d’une dizaine de pages. L’ensemble du texte est assez décousu, mais nous permet quand même de découvrir le parcours des membres du groupe. Par contre, après avoir dépassé la moitié du roman, je me suis un peu perdue dans les mots du narrateur. Après sa énième connerie, Clap décide de se “ranger” et de fonder une famille, s’ensuit alors des longues pages de réflexions... ça donne un peu l’impression que le narrateur s’écoute parler lui-même.
De plus, je suis restée perplexe par rapport à certains faits qui m’ont échappés. Bon d’abord, il y a la maladie. On sait par le quatrième de couverture que Clap est atteint d’un cancer, mais je n’ai pas souvenir que cela ait été évoqué dans le livre (dans la première partie, car à la fin oui). Ce n’est pas bien grave, mais bon...
Sans spoiler le livre, c’est difficile... mais dans par exemple une succession d’évènements, on se dit “j’ai loupé une page ou alors je dois le deviner?!!”

En bref, ce n’était pas un mauvais roman, loin de là, mais il a tendance à tirer parfois en longueur. Donc hier soir, j’ai été largement tentée de sauter quelques passages pour en voir la fin. Je l’ai donc terminé en le feuilletant, glanant quelques bribes de chaque chapitre...
Par contre, j’étais assez agréablement surprise de tomber sur une fin comme je les aime... (enfin surtout dans les films)... le truc de “que sont-ils devenus”...
Je trouve ça plutôt sympa (puis ça coupe l’envie de faire une suite, dans le cas où le film ou le livre se suffit à lui même).
Même si ce n’est pas franchement un coup de coeur, ce livre reste une bonne découverte.
Ma note : 3 étoiles

Mélancolie du rockeur, Toby Litt, Phébus, avril 2010, 296 pages

On en parle aussi ici : Benjamin Berton, Eireann

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