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mercredi 29 décembre 2010

Quand le danger rôde - Charlaine Harris

Le premier tome de la série "La communauté du sud" a inspiré la série à succès diffusée par HBO. Série à laquelle je n'ai vraiment pas adhéré. Je n'ai pas accroché au premier épisode et je n'ai pas encore eu le courage de re-tenter le coup.
Par contre, en me promenant en librairie, je me demandais si le bouquin ne me plairait pas plus. Je me suis donc laissée tentée par cette série qui (si je ne me trompe pas) compte déjà 10 tomes en français.
J'ai quand même hésité à le prendre en anglais, me disant que ça devait être une lecture "facile" et donc une bonne occasion de m'exercer en VO. Finalament, j'ai opté pour la VF (vu que ma PAL VO est déjà pas mal fournie, dont Dexter dans le domaine des séries).
Bref, me voilà donc embarquée dans une nouvelle série de vampires -après Twilight, que je conchie; et la série Anita Blake, dont le tome 2 m'attend déjà.
Eh bien, je me suis bien amusée à la lecture de ce roman. Même si Sookie Stackhouse peut sembler greluche (c'était ma première idée quand j'ai vu la série), elle n'en est pas moins sympathique. La lecture est facile. Le style de la narration est léger, Sookie nous raconte le déroulement de l'intrigue "comme on parle", pas de longues descriptions, et pas mal de dialogues entre les protagonistes. L'intrigue est intéressante également : Sookie, télépathe, peut entendre les pensées des gens qui l'entourent. Elle travaille dans un bar, "Chez Merlotte", du nom de son propriétaire, Sam Merlotte. Elle rêve de rencontrer un vampire. Il faut savoir que les vampires sont plus ou moins intégrés à la société et peuvent survivre grâce à du sang de synthèse. Son vœu se réalise avec l'arrivée de Bill dans la petite ville plutôt tranquille. Sauf que cette arrivée coïncide avec le début d'une série de meurtre de jeunes femmes.
Pour la suite, je vous laisse découvrir par vous même. Je crois que ça vaut la peine de tenter l'affaire! Bon je suppose qu'on est loin du grand classique de Bram Stoker (que je n'ai pas encore lu), on n'est pas dans de la "grande littérature", mais j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Je l'ai dévoré en quelques jours. Non seulement, ça se laisse lire assez vite, mais on n'est pas non plus dans la prise de tête. Une bonne lecture pour se détendre. Et surtout, on est à 100 000 lieues de la neuneu Bella et de son bellâtre Edward.
Je pense que je vais continuer à lire la série. On verra au fil des tomes si je m'en lasse... ou pas.
Ca me rappelle qu'une bloggueuse a lancé un challenge "finir les séries entamées"... et pourquoi pas y participer... (je ne me souviens plus qui avait lancé l'idée... faut que je la retrouve).

Ma note : 3 étoiles

Quand le danger rôde, La communauté du sud tome 1, Charlaine Harris, Jai Lu, Août 2009, 314 pages

lundi 27 décembre 2010

Zombillenium T.1 : Gretchen - Arthur de Pins

Bienvenue dans l'horrible monde de Zombillenium. Un par d'attraction où les seuls vivants sont les visiteurs. Les employés sont, entre autres, vampires, loup-garous ou momies. Trompé par sa femme, Aurélien s'apprête à faire un cambriolage dans un bar. Stoppé à temps par la mystérieuse Gretchen, il ressort du troquet et se fait renverser par une voiture. Le voilà alors embarqué, malgré lui, au parc Zombillenium, où il va y re-retrouver Gretchen. Cette dernière est en fait une sorcière stagiaire... et cache plus d'un mystère.
Tombée un peu "par hasard" (quoiqu'il aurait été difficile de passer à côté) sur cette BD, j'ai été tout de suite attirée par la couverture. Un gros plan de Gretchen, lunettes noires, cheveux rouges. Un dessin très proche de la "réalité", qui donne envie de traverser le carton et de se plonger dans l'histoire.
Je découvre avec plaisir cet auteur avec cette nouvelle série (je zieutais déjà depuis un bout de temps la série pêchés mignons, et là faut vraiment que je me lance!). Un premier tome qui laisse présager une suite, et qui donne surtout envie de lire la suite!
J'ai vraiment apprécié les images : des personnages "ronds", des couleurs "douces" et flashies à la fois (aaaah c'est difficile de parler de BD ;-) ). Bref un graphisme qui donne "faim", qui rend gourmand.
Le récit et l'intrigue sont bien ficelés. Et l'auteur donne envie d'en savoir plus. Les personnages sont "attachants", j'avais envie de passer un pu plus de temps avec eux. Le texte déborde aussi d'humour. On sourit à chaque page.
Bref, une lecture très agréable. J'attends la suite avec impatience!


Ma note : 4,5 étoiles


Zombillenium, tome 1 : Gretchen, Arthur de Pins, Dupuis, Août 2010, 48 pages

dimanche 26 décembre 2010

Le carré de la vengeance - Peter Aspe

J'ai été très contente de découvrir ce polar. Il tombait à point dans une période de désert littéraire (en gros, j'étais un peu en "panne", les yeux en grève ;-) ).
Pieter Aspe est un écrivain bien de chez moi (quoiqu'on en pense, la Belgique ne fait encore qu'une, et Bruges fait toujours partie de ma patrie!!).
Ce tome ouvre le cycle des enquêtes du commissaire PieterVan In. Jeune quarantenaire (fin trentenaire?) divorcé, accro à la clope, amateur de Duvel et de bonne bouffe est un fin détective. On fait également la rencontre de guido Versavel, brigadier homosexuel et d'Hannelore Martens, substitut du procureur (plutôt sexy-chocolat).
L'histoire : alors qu'il subit sa permanence à travers les rues de Bruges avec un jeune policier plutôt ennuyant, Versavel est amené à découvrir le "casse" d'une célèbre bigouterie, chez Degroof.
Van In est sur le coup. Tout porte à croire qu'il ne s'agit pas d'un simple cambriolage, mais qu'il s'agit d'une histoire de vengeance. C'est pour ça que je mets "casse" entre guillemets car les auteurs ne sont pas partis avec leur butin, mais on fondu tout l'or dans de l'eau régale, réduisant à néant le travail d'orfèvrerie du propriétaire de la bijouterie. L'enquête pourrait se dérouler au mieux si Van In n'était pas pris dans un étau : d'un côté, son supérieur lui demande d'étouffer l'affaire au maximum; de l'autre, la nouvelle procureur, Hannelore Martens, veut mettre un grand coup et lancer des appels à témoins via la radio.
Une intrigue qui promet de nombreux rebondissements!
Et j'en pense quoi... : J'ai vraiment apprécié me plonger dans le monde de Pieter Aspe. L'intrigue principale se déroule à Bruges (et donne envie d'aller y faire un petit tour), mais traverse également d'autres villes de Belgique. Ca fait bizarre, mais je me suis sentie un peu "à la maison" en lisant ce bouquin. Le récit se déroule vers les années 1995. L'auteur fait également référence à diverses "affaires" politiques ou judiciaires belges. En plus de la Duvel qui coule à flot... un récit qui hume bon les moules frites! (bon, j'aurais pu dire le waterzooi ou la roulade de chicons). Ouvrir ce bouquin, c'est être happé par une atmosphère particulière.
Les personnages sont plutôt intéressants, sont bien dépeints. Aspe m'a donné envie d'aller plus loin et de découvrir d'autres aventures de Van In, Versavel and Martens!
Le style est agréable à lire : on avance au rythme des "pensée" du héros et les nombreux dialogues apportent une certaines dynamiques. On n'a pas le temps de s'endormir sur des descriptions ou des monologues sans fin.
Le quatrième de couverture présente Van In ou Versavel (ce n'est pas très clair), comme le nouvel Hercule Poirot (j'allais écrire le Hercule Poirot belge... mais Hercule est déjà belge ;-) ).
Je n'ai donc pu m'empêcher de chercher le rapprochement avec Agatha Christie. Au niveau du personnage, je ne suis pas encore "fixée", mais oui pourquoi pas voir en Van In un Poirot (il faudra voir à l'usage). Au niveau du décor, je trouve que le roman de Aspe a aussi un petit côté "terroir" (je ne trouve pas le terme bien approprié...) bien agréable. On est en plein en Belgique (comme on est en plein Angleterre quand on lit du Christie). Au niveau de l'intrigue, on part d'un évènement plutôt anodin qui cache un noeud et on se prend au jeu de délier tous les fils avec le détective.
Donc oui, Aspe peut rappeler Christie.
Ce fût vraiment un bon moment de lecture qui m'a donné envie de continuer à découvrir cet auteur.
Et je conseille cette série (du moins ce premier tome déjà) au fan de polar. Une intrigue "simple" et bien ficelée avec des personnages attachants qu'on a hâte de retrouver!


Ma note : 3,5 étoiles


Le carré de la vengeance, Pieter Aspe, Livre de poche, octobre 2009, 376 pages



Polar reçu dans le cadre d'un partenariat BOB/Livre de poche. Je les remercie tous les deux!!

samedi 18 décembre 2010

SNUFF 1 : La mélodie du bonheur - Nihoul & Lemmens

Panne de lecture, panne de chronique, je me mets enfin au clavier pour rédiger ma note à propos de la BD reçue dans le cadre de l'opération Babélio/Masse critique d'octobre.

Attirée par le résumé, j'ai tenté ma chance pour ce livre.
Petit coup d'oeil sur l'idée de la série :
Ethan Fargo déteste les oiseaux et déteste la vie. Il se trimballe un sac de clubs de golf sur le dos. Et tue le temps en regardant des comédies musicales. Alors qu'il se rend au vidéo club pour louer "La mélodie du bonheur", il est impliqué dans un braquage. Finalement @ home, il pense se remplir les oreilles des chants de Julie Andrews, mais découvre un spectacle plutôt horrible. Il est en possession d'un snuff movie. Une fausse coïncidence. Cette video fait l'effet d'une tornade et donne un nouveau souffle à sa vie.

Voilà une BD qui est agréable à découvrir. L'intrigue s'annonce palpitante et ce premier tome se termine sur un cliffhanger qui laisse présager une suite détonante.
Les personnages sont assez bien dépeints. Les auteurs n'ont pas lésiné sur la caricature. Le tout soupoudré d'une bonne dose de cynisme et d'humour noir. Malgré le sujet pesant, on sourit.
Au niveau du dessin, les couleurs sont assez sombres, parfois chaudes. Le graphisme est bien adapté aux situations décrites. Les illustrations sont assez réalistes. Les aplats de couleurs, ou de noir sont souvent utilisés.
J'attends la suite!

Ma note : 3,5 étoiles

Snuff, tome 1, Nihoul & Lemmens, Delcourt, 46 pages, septembre 2010

samedi 11 décembre 2010

Message à caractère informatif!

Voici deux informations qui peuvent vous intéresser :


Le 15 décembre Babelio relance son action Masse Critique. A partir de 8h30, connectez-vous sur le site, faites votre choix et vous recevrez peut-être le titre dans votre boîte aux lettres.
Il est seulement demandé d'en faire une chronique par la suite. Nouveauté depuis la dernière édition, les non-blogueurs peuvent participer, pour autant qu'ils soient membre de Babelio et aient déjà posté quelques critiques.








Les éditions Audiolib, qui proposent des livres Audio organisent un Quizz de Noël jusqu'au 14 décembre (mardi qui vient). 15 livres audio sont à remporter! Une initiative qui a pour but de faire connaître cette manière de "lire". Et ça se passe par ici : http://www.audiolib.fr/livre-audio-quiz-noel.php.

vendredi 3 décembre 2010

Evana 4 - Philip Le Roy

Je reviens sur mes lectures dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche. EEEh oui j'ai du retard. Evana 4 faisait partie de la sélection de juillet (avec Le Labyrinthe de la rose, que je n'avais que moyennement apprécié).
Evana 4 me laisse un bon souvenir de lecture. Pas un "grand" thriller, mais un agréable moment de lecture.

Hop, un petit 4ème de couverture pour faire découvrir l'histoire :
Producteur mégalomane, Zender Arbacan est devenu célèbre dès son premier film, qui se conclut par le suicide de l’actrice principale à la fin du tournage. À l’époque six femmes s’étaient présentées devant ses caméras et dans sa vie pour obtenir le rôle mythique. Aucune n’en sortit indemne. Mais lorsque Arbacan est agressé le jour de ses noces, il est persuadé que l’une de ses anciennes égéries cherche à se venger. Pour démasquer la coupable, Arbacan les réunit dans sa somptueuse propriété de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Six femmes jeunes et belles, réunies autour d’un redoutable Pygmalion. Qui sera le prédateur ? Qui sera la proie ? Un hommage à l’âge d’or du cinéma hollywoodien.

Hop, un petit avis pour vous donner envie... ou pas :
Encore un auteur que je découvre via cette sélection (je le connaissais déjà de nom, mais je ne l'avais jamais lu). Je n'ai pas été déçue, mais je ne suis pas non plus complètement comblée, enrolée et devenue carrément fan de l'auteur.
L'intrigue est intéressante, les personnages sont plutôt bien dépeints, même s'ils sont parfois assez caricaturaux. On entre dans un thriller qui embrasse le monde du cinéma, le côté "superficiel" du cinéma même, et on a l'impression que les personnages jouent un rôle. Le héros, ou plutôt l'anti-héros, est un personnage totalement détestable!! Ah pour ça, il est bien réussi dans ce rôle de cinéaste, imbuvable, à la recherche de "l'absolu", le pseudo-intellectuel qu'on a envie de taper!
Le rythme du récit est assez soutenu, néanmoins certains rebondissements sont assez tirés par les cheveux. Ca va vite, et la fin m'a laissé un peu dubitative (si, si, je l'ai bien comprise cette fin, mais je la trouvais un peu bof quand même... un peu trop téléphonée, alors qu'on aurait pu espérer un revirement à 180° à couper le souffle).
Bref, difficile de s'étendre beaucoup plus vu que ça fait déjà un bout de temps que je l'ai lu. Une lecture qui m'a plu sur le moment, sans être un "grand moment", mais qui ne m'a pas séduite et donner envie d'en découvrir plus sur l'auteur.
Alors, je ne dis pas que je ne relirais pas un de ces textes... mais j'aurais peur de me lancer dans un pavé trop épais.
A lire comme on regarderait un téléfilm, si on veut tuer quelques heures, sur la plage ou dans le train.

Ma note : 2,5 étoiles

Evana 4, Philip Le Roy, Livre de Poche, Juin 2010, 403 pages

Seul contre tous - Jeffrey Archer

En août dernier se terminaient mes lectures pour le prix des lecteurs du Livre de Poche/polar, prix qui a couronné "La trilogie berlinoise" de Philip Kerr. Au final, j'ai voté pour la "trilogie", néanmoins mon coeur a beaucoup balancé au moment de faire mon choix. Dans l'autre plateau de la balance, ce bouquin de Jeffrey Archer, Seul contre tous (auteur que je ne connaissais pas encore).
Lorsque que j'ai reçu les derniers livres, je m'étais gardé celui-ci pour la fin (et donc débuté les lectures d'aout par l'inconnu du nord, qui m'avait un peu déçu) et j'ai bien fait!
Ce petit pavé de 638 pages nous plonge dans un univers de manipulations judiciaires.
Petit retour sur l'histoire : Danny Cartwright voit sa vie basculer. Alors que cela devait être une des plus belles de sa vie, la soirée qu'il passe en compagnie de sa fiancée et de son frère (le frère de la fille, son meilleur ami à lui), pour fêter la demande en mariage qu'il vient de faire, tourne mal. Suite à une "bagarre", le meilleur ami trouve la mort.
Danny est accusé de meurtre, à tort. Mais quand les seuls témoins sont 4 jeunes loups de la haute société anglaise... comment faire le poids. Voir son fiancé passer les 22 prochaines années en prison ne réjouit pas Beth Wilson, qui va se battre pour faire entendre justice... mais va-t-elle y arriver?!

Et j'en penses quoi dans tout ça!?
Se déroulant à Londres, ce livre m'a permis de faire un plongeon dans cette capitale chérie que j'allais squatter quelques jours après ma lecture! Donc déjà, le cadre m'a beaucoup plu. L'auteur nous promène dans de nombreux quartiers de la ville, et nous déplace même jusque l'Ecosse.
Mais il nous fait également voyager à travers les diverses classes sociales des protagonistes. Du garagiste illettré à l'aristocrate, en passant par l'acteur à succès, l'avocat ou le trader, on découvre une belle brochette de personnages.
On y croit, les personnages ne sont pas "superficiels". J'ai trouvé qu'ils avaient une certaine consistance, ils portent bien l'histoire. Leur "psychologie" est bien développée. Je me suis laissée emportée dans les décisions prises, les actions réalisées. Oui! J'ai été bien emballée par le roman.
En ce qui concerne l'intrigue, je trouve qu'elle était assez bien ficelée. Bon ok, je ne vais pas dire que je ne me doutais pas de l'issue de l'histoire. Quoique, elle aurait pu être toute autre!!
Ce qui est le plus intéressant est le déroulement de cette intrigue. On court de rebondissements en rebondissements, dans un rythme assez rapide. Je ne me souviens pas m'être ennuyée un instant. Même les scènes de tribunal sont plutôt palpitantes.
Le style de Archer est agréable à lire. Le roman est découpé en 6 parties, chacune découpée en chapitres de longueurs moyennes (ni trop longues, ni trop courtes). Ce découpage assure un bon rythme de lecture et évite l'ennui. Le style d'écriture est fluide, même si le récit de Danny prime, on entre, tour à tour, dans chacun des personnages pour suivre la progression.
Au niveau du genre de roman, c'est vrai qu'on peut difficilement le qualifier de "thriller"... je dirais plus qu'on est dans le "polar" dans le sens où il s'agit plus d'une situation d'enquête et de recherche, qu'à la poursuite d'un horrible tueur menaçant. On est carrément dans une situation de conspiration.
Enfin, je suis tombée là sur une bonne histoire où le déroulement est prenant, les personnages attachants (ou détestables, c'est selon) et agréable à lire.
Je l'ai d'ailleurs dévoré en 1 semaine.

Ma note : 4 étoiles

Seul contre tous, Jeffrey Archer, Livre de Poche, mars 2010, 640 pages

Journal de bord/7

Aaah voilà déjà le mois de décembre et ses flocons de neige.
Dernière ligne droite avant une nouvelle année de lecture... pourquoi lire de janvier à décembre... question d'us et coutumes sans doute!!
L'heure du bilan annuel n'a pas encore sonné, mais je pense que j'ai "battu" mon record de lectures -bon ce n'est pas un concours, et il vaut mieux lire peu de livres qui nous plaisent que plein de bof.
Enfin là, je pense que c'est une bonne année de lecture. De chouettes découvertes, différents genres lus, des partenariats, et sans doute une diminution de ma PAL (bon pour l'année prochaine... faire diminuer la partie classique aussi!)
Par contre, j'ai été plus trainante sur ce mois de novembre. Peut-être l'effet "coup de coeur" (Alcool de Poppy Z. Brite, que je n'ai pas encore "chroniqué" dju!).
Je vais profiter d'être coincée au lit avec la crève pour mettre un peu de l'ordre dans les notes en retard (ça diminue!)
Et j'en profite pour fêter mon 5ème bloganniversaire, tiens donc!! (Ouverture le 1er décembre 2005 et première note le 8 décembre... Délivrez-moi de Jasper Fforde).

jeudi 2 décembre 2010

Moins que zéro - Bret Easton Ellis

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Il y a déjà 2 mois, blog-o-book (Merci à BOB et aux éditions Robert Laffont!!!) proposait de (re)découvrir le célèbre livre
-->"Moins que zéro" du non moins célèbre Bret Easton Ellis et ce à l’occasion de la sortie très médiatisée de sa séquelle : "Suite(s) impériale(s)". Ayant lu et adoré "American psycho" du même auteur, je ne pouvais que me jeter sur cette occasion de découvrir le premier ouvrage de cet auteur, ouvrage qui obtint à l’époque par le journal "Le Monde" un qualificatif qui plaçait la barre plutôt haute : "LE roman des années 80". Ça tombe bien : j’ai plutôt un faible pour cette époque.
Toutes les conditions étaient réunies pour me mettre dans un état d’excitation littéraire hors du commun. Quand le facteur a enfin apporté ce graal en grand format, c’est donc tout à fait logiquement que j’ai mis en pause ma lecture du moment (Histoire de Pi, de Yann Martel ; œuvre sur laquelle je reviendrai prochainement) afin de me plonger dans Moins que zéro.
L’histoire commence.
Clay, enfant d’une famille hollywoodienne active dans l’industrie du cinéma, revient de l’université afin de passer ses vacances de Noël chez lui, à Los Angeles. Sa petite amie le ramène en voiture. Dès le début, on peut voir que Clay est dans un état de détachement total par rapport à son environnement; détachement rapidement expliqué par sa consommation de drogues diverses ainsi que par sa famille, particulièrement riche et je-m’en-foutiste. Deuxième constat pour le lecteur : tout l’entourage de Clay est tout aussi riche et je-m’en-foutiste. Et drogué.
On assiste donc aux pérégrinations de Clay, de fête en fête, de dealer en dealer, de pote en pote, de déjeuner hype avec son père en soirée mutisme avec sa mère, d’achat de revue porno en séance avec un psy plus taré que ses patients. Toutes ces aventures sont entrecoupées de souvenirs et de rencontres aussi brèves que creuses avec ce qui semble être la galerie des personnages que l’on pouvait rencontrer à L.A. dans les eighties : des blondes peroxydées au cerveau aussi délavé que leurs cheveux, des drogués en porsche, des mères de famille irresponsables plus obsédées par l’intention de se faire sauter dans une Ferrari que par la prise de cocaïne régulière de leur fille de 12 ans, des dealers en ray-ban, des nettoyeurs de piscine tout en muscle et en marcel ayant pour principale utilité de servir de sextoy, des drogués, des punks en veston à badges fans de Billy Idol, des drogués en loft de luxe offert par papa, des nanas de 18 ans possédant déjà la carte de fidélité spéciale "gonflage des seins" du Cedars-Sinai, des dealers qui regardent MTV et s’habillent avec un drapeau américain, des drogués qui manquent de mourir noyés, aspirés par le tourbillon de leur jacuzzi ; j’en passe et des meilleures. Heu, j’ai dit qu’il y avait beaucoup de drogue ? Ah oui !
Bref, tout ceci je l’ai découvert après une dizaine de pages seulement. Quel condensé ! me direz-vous. C’est vrai oui ; je me dis à ce moment que l’auteur a posé ses bases, son ambiance, et que l’intrigue va démarrer. Et les pages se suivent. Les mêmes rencontres avec les mêmes personnages mais dans des lieux différents. Arrivé au trois quarts du livre, je commence à me rendre compte qu’il n’y a pas d’intrigue. Ce livre est une tranche de vie mais j’ai l’habitude que cela serve de décor une action quelconque. Or il n’est pas question d’action, mais bien de son contraire : l’inaction. Ce livre, qui couvre une période de deux semaines environ, résume les années 80 selon l’auteur : la drogue, des personnages typiques, l’inaction, et surtout le détachement par rapport au monde extérieur, l’isolation sociale d’un groupe de personnes caractérisées par une grosse fortune (initialement tout du moins) et un goût immodéré pour tout ce qui se pousse dans le nez ou dans les veines.
Malheureusement, toute cette galerie de personnages et de situations hors du commun présentées justement comme ultra-communes pour les protagonistes a fini par me lasser. Et c’est avec un immense sentiment de honte que j’ai laissé trainer le livre sur l’étagère, me promettant mollement de terminer LE roman des années 80. Promesse molle n’est pas facile à rompre (ben oui, elle plie), mais au bout d’un gros mois, j’ai enfin pu m’avouer que je ne le terminerais pas et donc enfin écrire cette petite chronique avec beaucoup de gêne.
D’abord la gêne d’écrire si tardivement la dite petite chronique.
Mais également la gêne de ne pas terminer un « classique » qui décrit une époque que j’aime particulièrement.
Mais maintenant que j’écris ces derniers mots, je me rends compte que ce sentiment de gêne vient de s’estomper. Je me suis vraiment ennuyé sur la fin de la lecture, et franchement je ne lis pas pour m’ennuyer. La partie que j’ai lue m’a (je pense) permis de comprendre l’essence de ce que l’auteur a voulu montrer. J’aurais peut-être dû le lire il y a quelques années, avant American Psycho (quoique…) mais surtout avant la sortie si médiatisée de Suite(s) impériale(s). Tant pis pour moi…

mardi 16 novembre 2010

Déséquilibres synthétiques - Lydia Lunch

J'ai été tentée de découvrir cette auteur et ce titre via une proposition de partenariat de BOB.
Ce n'est pas le genre de texte que j'ai l'habitude de lire, et donc me voilà dans une plongée vers l'inconnu.
Née en 1959 aux Etats-Unis, Lydia Lunch est chanteuse, poétesse, écrivain et actrice. La gonzesse à l'air assez barrée dans son style. Victime d'inceste et de pédophilie (mise en jeu lors d'une partie de poker par son père), imbibée d'alcool et le nez poudré, les thèmes abordés dans ces déséquilibres synthétiques sont plutôt sombres et torturés.

« Entre les mutations génétiques, les aléas de l'environnement, la pollution morale, le chaos hormonal et les émotions toxiques, atteindre une stabilité fonctionnelle exige une grande maîtrise de l’alchimie. Mon quotidien est comparable à un combat extrême entre plusieurs fluctuations radicales. »
De courtes fictions, iconoclastes, fluides, explosives, nourries par ses années de transgressions et de créations, de chutes et d’inventions.
Lunch clôt ce recueil par des entretiens avec ses complices de la scène spoken words actuelle, Hubert Selby Jr, Nick Tosches ou Jerry Stahl...
« La compilation de textes commise en ces pages est un échantillon des cris et des murmures qui maltraitent mon cerveau, comme autant de fantômes enfiévrés, intoxiqués par l’essence même de ce qui a empoisonné mon existence. Enjoy. »


Des mots qui sont autant de souffrance. Une souffrance subie et une souffrance qu'elle s'inflige. Lydia Lunch utilise un style plutôt agréable à lire, un style assez poétique pour des faits noirs.
Même si j'ai un peu décroché lors du dernier texte de la dernière partie (la dernière partie reprend trois interviews que Lydia Lunch a effectué auprès d'auteurs "particuliers" de la littérature américaine), j'ai apprécié ma descente dans la tête de cette auteur, dans ce décor plutôt glauque et pas très accueillant. Bienvenue dans l'univers d'une sorte de Poète maudite.

Ma note : 3 étoiles

Déséquilibres synthétiques, Lydia Lunch, Au diable Vauvert, avril 2010, 207 pages


Partenariat BOB-Au Diable Vauvert, dans le cadre du festival America.
Merci à tous pour ce partenariat.

dimanche 7 novembre 2010

Joséphine - Pénélope Bagieu

J'ai découvert Pénélope Bagieu avec sa BD "Ma vie est tout à fait fascinante", petit bouquin qui m'a fait littéralement pi**er de rire! Des histoires de gonzesses, tellement réelles qu'on ne peut que s'y identifier à plusieurs reprises.
Séduite, j'ai été voir plus loin et j'ai découvert la série Joséphine, dont le troisième tome, "Joséphine change camp" vient de paraître.
Petit retour en arrière et présentation de l'héroïne du jour via le quatrième de couverture :
"Joséphine a "la trentaine", comme elle dit pudiquement. Elle n’est pas mariée, n'a pas d'enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s'épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une sœur qui est mariée, et a des enfants blonds, souriants et polis plein sa grande maison.

Elle a des parents qui n’habitent pas la même ville mais qui réussissent à l’envahir et à la culpabiliser par téléphone. Elle a des copines mais aucune n’arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l'homme idéal, ce à quoi elle s'emploie activement (bars, salles de gym, clubs d'œnologie, Meetic...). En attendant, elle pleure devant les films à l'eau de rose.

Joséphine a des tas de malheurs dont elle est bien souvent à l'origine : elle est maladroite, ne gère pas très bien ses relations professionnelles, peine à se faire entendre, fait des gaffes assez embarrassantes, et enchaîne les faux-pas dans sa vie amoureuse. Elle est en quelque sorte l'artisan de son propre malheur, mais veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui lui tombe dessus. "
Le décor est planté. A travers les planches de l'illustratrice Pénélope Bagieu, on suit le trépidant quotidien de cette jeune femme bien réelle. On ne se plonge pas dans une vie exceptionnelle, mais la vie d'une Mademoiselle-tout-le-monde. Les situations sont cocasses et toujours pleines d'humour. J'ai vraiment apprécié cet aspect divertissant. Une lecture rafraichissante qui fait sourire, même quand il pleut!
J'aime vraiment les dessins de cette illustratrices : tout en rondeur, des cases aux personnages ; des traits et des couleurs douces et vives à la fois.
Au fil des 3 tomes, on suit l'évolution de la jeune femme à travers les péripéties de sa vie personnelle et professionnelle.
Une BD de filles, pour les filles, mais pas que...

Ma note : 4 étoiles

Pénélope Bagieu, aux éditions Gawsewitch :
Joséphine Tome 1, septembre 2008, 60 pages
Joséphine Tome 2, Même pas mal, septembre 2009, 47 pages
Joséphine Tome 3, Joséphine change de camp, septembre 2010, 47 pages

samedi 6 novembre 2010

Plaisirs Coupables, Anita Blake-1, Laurell K. Hamilton

 Plaisirs coupables est le premier de tome de la série qui met en scène "Anita Blake, tueuse de vampires".
 La série est née en 1993 et compte à ce jour 19 tomes en VO et 11 tomes en VF. L'intrigue se passe dans le Missouri à "notre époque", mais dans une société où les vampires, loup-garous et autres zombies tentent de s'intégrer aux vivants. Pour la présentation de l'héroïne et du contexte de la saga, je laisse place au quatrième de couverture! (Baah ouais, facilité, mais je le trouve plutôt bien fait ;-) )

"Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m’appellent « l’Exécutrice » et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c’était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n’est pas toujours très exaltant et mon patron m’exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s’en servir. Tuer des vampires, c’est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d’enfance. Depuis qu’ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il y en a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !"

Voilà, le décor est planté. Lu en avril 2010, j'ai acheté ce bouquin parce que j'avais comme une petite envie de me plonger dans une histoire de vampire, mais certainement pas avec du Stéphenie Meyer (bon, je ne vais pas encore casser du sucre sur ces neu-neus de Bella et Edward).
Entr'aperçu en librairie, j'ai effectué quelques recherches sur Internet sur le livre pour savoir de quoi il retournait. Le phénomène de Bit-lit connaît un tel essor que ce n'est pas facile de faire un choix. Et tant qu'à choisir, autant tomber sur une série qui en vaille la peine. De plus, la couverture n'est pas "très engageante" et laisse plutôt penser qu'il s'agit d'une série rose.
Une fois passé la barrière de la couverture, qui finalement est assez girly, on entre droit dans le quotidien d'Anita Blake. Un peu déroutant au départ -baah oui, faut bien capter la mixité de l'environnement- on découvre petit à petit le caractère de notre héroïne. fonceuse et entêtée, elle a le chic pour se trouver dans des situations plutôt délicates, mais ce n'est pas pour autant qu'elle en perd son tempérament.
Dans ce premier tome, Anita est prise dans un traquenard. Alors qu'à la base, elle est tueuse de vampire, la voilà forcée par un maître-vampire à enquêter sur le meurtre de.... vampires! (Baah ouais, 3 fois dans la même phrase, en même temps, c'est un peu le thème central). Une première aventure qui nous fait bondir de rebondissements en rebondissements, dans un style d'écriture "actif". J'entends par là que c'est Anita, la narratrice. Le récit est donc écrit à la première personne. Le lecteur a connaissance des pensées d'Anita. Et le texte est souvent entrecoupé de dialogues.
Je suppose qu'au vu du contexte de cette série, nombreux seront ceux qui crieront à la non-originalité dans le personnage de la Vampire-killeuse, parce qu'il y a déjà Buffy contre les vampires (série télé que je ne connais que de nom... oups, je dois avoir quelques dvd quelque part qui attendent d'être visionnés... oups). Mais Anita est née avant Buffy. De plus, si je ne me trompe pas, les démons ne sont pas intégrés à la société de Buffy. Les deux héroïnes n'ont pas non plus le même bagage (une réanimatrice et une élue), ni le même âge (Anita n'évolue pas dans un monde adolescent).
Bref, vu que je ne "connais" pas la série télé, je ne peux pas vraiment comparer.
Au final, j'ai assez apprécié ma lecture, hormis l'un ou l'autre passage qui m'ont un peu moins emballé. On rencontre de nombreux personnages, et c'est parfois un peu difficile de les replacer.
Ce n'est pas LE livre de l'année, mais je me suis laissée tentée par l'achat du second tome- c'est mieux pour se faire une idée.
Découverte à suivre...

Ma note : 3 étoiles... sympathiques

Plaisirs coupables, Laurell K. Hamilton, Milady, mars 2009, 352 pages

Maudit Karma - David Safier

Six mois après sa lecture, je me penche enfin sur la rédaction de ma "chronique" de ce bouquin.
"Le jour où je suis morte n'a pas vraiment été une partie de plaisir. Pas seulement à cause de ma mort. En réalité, celle-ci est péniblement arrivée bonne sixième dans la série des pires instants de cette journée."
La phrase d'introduction donne le ton du roman. Un style assez léger et humoristique. La narratrice, alors passée dans l'au-delà début son récit en commentant cette série de six instants qui ont ponctué une vraie journée de merde!
Kim Lange est animatrice de talk-show au sommet de sa gloire et accessoirement mariée et mère de famille. Elle va connaître une fin qui est en quelque sorte un juste retour de Karma. Une mort burlesque -mais déjà rencontrée par les fans de la série "Dead like me"- à savoir qu'elle va se ramasser le lavabo d'une station spatiale sur la tête.
Mais non, je ne raconte pas toute l'histoire! Une fois morte, elle fait une rencontre mystique qui lui annonce qu'elle va être réincarnée. Youhou, pense-t-elle... Enfin, c'est avant qu'elle n'apprenne qu'elle a accumulé trop de mauvais Karma dans sa première vie qu'elle revient en fourmi!
Kim a donc pour objectif de remonter dans l'échelle de la réincarnation pour revenir à sa première vie...
Un chemin semé d'embuches où elle va faire la rencontre de fourmi-Casanova.
A la recherche d'un roman relaxant, qui fait sourire et qui se lit rapidement...Maudit Karma est pour vous.
Ici pas de prise de tête. L'histoire ne tourne pas trop en rond (même si forcément des situations se répètent). Le style est agréable à lire et le ton humoristique participe à la légèreté du récit. L'histoire invite à se poser forcément la question de "Et si....", pourquoi pas! Qui sait en fait!?
Ce n'est pas le roman de l'année, mais un sympathique moment de lecture. Le genre de livre que l'on peut facilement offrir à des amis lors d'une invitation.

Ma note : 3 étoiles

Maudit Karma, David Safier, Pocket, avril 2010, 342 pages

mardi 19 octobre 2010

Relais numérique via BOB

Un post pour relayer l'appel de BOB, à propos du livre numérique.
A la question "avez-vous un lecteur numérique?", je réponds non... et je ne suis pas trop tentée... j'aime trop le contact avec les livres et les promenades en librairies. Bon maintenant, je n'ai jamais testé les nouveaux lecteurs, mais juste testé la lecture sur ordinateur (que bof bof pour moi...)
L'enquête est ouverte. Elle s'inscrit dans le cadre d'un projet en cours avec plusieurs partenaires.
Et tout ça se passe ici!
http://www.blog-o-book.com/avez-vous-un-lecteur-numerique


A vos claviers!!

vendredi 15 octobre 2010

Les fables de sang - Arnaud Delalande

Retour encore dans le passé, avec ce bouquin issu de la sélection polar du livre de poche pour le mois de juin (ce ne fût pas un très bon mois celui-là). Donc une note qui traine dans un coin de ma tête (on va voir ce qu'il en reste), un peu à cause de la paresse (je regarde le temps qui passe telle une vache regarde les wagon...) et un peu parce qu'il ne m'avait pas emballé.
L'histoire se déroule sous Louis XVI (c'est-à-dire qu'il débute en 1774). Un tueur sévit dans les jardins du château de Versailles. Après chaque meurtre, ce dernier laisse auprès de ses victimes un parchemin avec les vers d'une fable de La Fontaine qu'il signe du nom du Fabuliste. Ces parchemins sont destinés à un certain Pietro Viravolta qui agissait pour la police secrète sous le pseudonyme de l'Orchidée Noire.
"L'Orchidée Noire", sollicité par le palais qui craint pour sa reine et son roi, se met en branle et tente de reconstituer le puzzle pour démasquer l'assassin.
Voilà en gros pour le fil de l'intrigue.
Alors que la couverture nous annonce "L'Arturo Pérez-Reverte français" (aaah! j'aime pas cette technique de vente!), que je n'ai pas encore lu Arturo (mais dont je connais un peu la réputation), je me suis dit : "ah!ah! bon bin il va être sans doute chouette ce roman". Et bien j'ai assez vite déchanté.
L'histoire, en soi, n'était pas désagréable. Le problème, au niveau de l'intrigue, c'est que l'auteur ne laisse pas planer assez de mystère. Très vite, le lecteur comprend qui est le tueur et pourquoi il agit. La seule inconnue reste de savoir s'il va arriver à ses fins ou pas (et bon... hem... je me tais, mais bon).
Au niveau du style, au départ, ce n'était pas désagréable. Je découvre la narration, je plante le décor dans ma tête. Mais je me suis assez vite lassée des phrases un peu longues et lentes. J'avais ouvert un polar et je voulais du "polar". On me propose du polar historique! Cool, en plus ça permet de voyager dans le temps. Et là, je me suis demandée si je n'étais pas plutôt tombée dans un documentaire (qui pourrait être intéressant, vu qu'il y a toujours des morceaux qu'on ne connait pas) vu le manque de rythme que l'auteur avait a offrir.
Bon, ceci est évidemment mon propre avis. Il y a évidemment quelques passages un peu plus dynamiques, mais je n'ai pas été charmée par le texte. Je l'ai plutôt trouvé un peu longuet.

Je ne pense pas que je conseillerais ce livre à un amateur de sensations fortes, par contre, si vous souhaitez vous promener à Versailles, découvrir une époque et apprendre des anecdotes historiques, ce livre est pour vous. (Bon, je ne suis pas assez calée en histoire pour dire que l'auteur raconte des cracks, et, Ô paresse, je n'ai pas été vérifier tous les faits énoncés ;-) )

Ma note: 1,5 étoile

Les fables de Sang, Arnaud Delalande, Livre de poche, mai 2010, 433 pages

Concours : Damnés de Lauren Kate

Depuis quelques semaines, des concours se déroulent sur la blogosphère poour remporter le livre "Les damnés" de Lauren Kate.
Je ne connais pas du tout l'auteur, mais au vu du résumé, j'étais bien tentée de découvrir le bazar!
Je me suis donc inscrite à un concours chez Leiloona.
Afin de promouvoir l'action, en faisant tourner l'information... on augmente nos chances de gagner!!

Et comme l'idée vient d'un autre concours, sur un autre blog... vais tenter le coup deux fois, et je relaye les deux sites sources.
L'autre concours se déroule chez Stéphie.

Bonne participation à tous et bonne chance!!

Le chant du bourreau - Norman Mailer

Petit retour en 2009 avec des notes de lecture en retard...
Le chant du bourreau de Norman Mailer, petit pavé écrit vers 1981, réédité dans la collection Pavillon poche de Robert Laffont en mars/avril 2009, m'a totalement emballé!
Je n'ai pas lu d'une traite les quelques 1291 pages du roman, mais plutôt en deux étapes. Le livre est divisé en deux parties de 500 et 700 pages. (Je parle beaucoup du nombre de pages, mais ça faisait longtemps que je ne m'étais pas engagée envers une telle brique... ma dernière expérience doit remonter avec le Comte de Monte Cristo qui ne faisait "que" 800-900 pages le tome).
Quelque soit l'épaisseur du roman, dès que l'on ouvre la couverture du livre de Mailer, on pénètre dans une immense saga.
Cette histoire, c'est celle de Gary Gilmore. Personnage d'un réel fait historique qui s'est déroulé aux Etats-Unis dans les années 70.
Norman Mailer relate l'histoire de cet homme via un travail documentaire et des témoignages de ses proches. Un récit tellement bien écrit qu'on a vraiment l'impression de se plonger au coeur du sujet en première ligne.
L'histoire : Gary Gilmore sort de prison, où il a passé la majeure partie de sa vie (près de 20 ans sur ses 36). A sa sortie, une cousine va le prendre sous son aile et tenter de le réadapter à la vie sociale. Très vite, il fait la rencontre de Nicole dont il va s'enticher. Un amour tantôt réciproque, tantôt déchiré de la part de la jeune fille-mère. La réinsertion de Gary se fait tant bien que mal, et après 9 mois de liberté et quelques petits larcins, Gary commet deux meurtres.
Pris en chasse par la police, Il est renvoyé manu-militari en prison. C'est à ce moment que Nicole prend conscience du profond attachement qui la lie à Gary. Elle ne vit désormais plus que pour lui et est prête à mettre fin à ses jours, en même temps que son homme alors emprisonné, afin d'être réuni à jamais. Tentavies qui vont échouer.
Gary est alors inculpé pour le double meurtre et condamné à la peine de mort. Peine contre laquelle Gary ne souhaite pas faire appel, au grand dam de ses avocats.
L'affaire Gilmore devient donc un fait majeur dans l'actualité judiciaire qui va animer les médias.
Difficile de résumer cette brique, tellement elle est foisonnante!
En quelques mots, on pourrait dire "l'histoire d'un criminel refusant de faire appel"... ou comme l'a fait l'auteur "Une histoire d'amour américaine" (sous-titre de l'ouvrage).
Mailer nous emporte dans un récit palpitant sur la vie d'un homme, son appartenance à la communauté mormon, une culture, la vie carcérale et le monde judiciaire. Le portrait fascinant d'un personnage ambigu et à multiple facettes, une personnalité difficile à cerner.
La première partie concerne les neuf mois de vie en liberté de Gilmore, la seconde (plus épaisse) relate son combat pour être fusillé, espérant ainsi une rédemption pour une autre vie en osmose avec Nicole.
J'ai été totalement happée par le roman, même si je l'ai lu en deux fois.
Il est difficile de classer ce roman dans la catégorie fiction tellement Mailer se base sur la réalité (enfin bon, je n'y étais pas et n'ai pas étudié le sujet en profondeur, mais pour ce que j'en ai lu, le roman tient plus ici du documentaire romancé que de la fiction basée sur des faits réels... enfin quoique, vous allez me dire que c'est vague comme description).
Une chose est sûre, sachant qu'il s'agit de faits réels, impossible d'imaginer que Mailer n'a pas suivi les protagonistes pas à pas depuis le début.
Le style de Mailer est qualifié de New journalism, c'est-à-dire l'usage appliqué de techniques journalistiques dans le récit de fiction.
Autant que je me souvienne (baaah oui, ça fait déjà plus d'un an que je l'ai lu...), Mailer ne propose pas de courtes phrases ou des rebondissements à tous les chapitres, mais le rythme n'en n'est pas moins haletant. Même si je connaissais l'issue de l'histoire, j'ai été absorbée par le déroulement et le développement qui s'étalait sous mes yeux.
Une oeuvre à découvrir!!
(Et j'en profite pour remercier Pierre qui m'a conseillé ce livre, même si je ne pense pas qu'il passera par ici ; -) )

Ma note : 4 étoiles

Le chant du bourreau, Norman Mailer, Pavillons poche, avril 2009, 1300 pages

jeudi 14 octobre 2010

Le labyrinthe de la rose - Titania Hardie

Tentative de mise à jour de mes notes de lectures...
Ce bouquin date de juillet (deuxième titre de la sélection polar de juillet du livre de poche). Petite brique qui m'a donné un peu de suées... non pas de stress, mais pour m'accrocher et arriver jusqu'au bout. Pas qu'il était totalement nase, mais un peu pfffff et parfois long.
Résumé :
Tandis qu'à Londres Lucy attend qu'on lui greffe un coeur, Will sillonne l'Europe pour tenter de donner un sens à l'héritage que sa mère lui a légué. Une quête qui les liera, Lucy et lui, de façon inextricable et ce, à tout jamais. Mais Will parviendra-t-il à répondre aux questions qui le taraudent ? D'autant qu'il n'est pas le seul à rechercher les vérités qui se cachent au centre du Labyrinthe de la Rose...
Plus qu'un livre, plus qu'un jeu, un défi : laissez-vous entraîner sur la piste des mystères du Labyrinthe, découvrez les secrets de John Dee, éminent scientifique et astrologue du XVIe siècle et reconstituez le puzzle qui mène à la Rose...

Ma bafouille : L'histoire démarre plutôt pas mal. Une intrigue qui débute en 1600 et qui va s'entre-mêler au fil des pages à notre époque. Le décor... l'Angleterre (youhou, j'adore). Le premier personnage, un jeune homme, Will, de retour dans une maison familiale située en France. Il s'apprête à rejoindre l'Angleterre, le sac à dos chargé de morceaux du puzzle qui l'anime depuis quelques temps. La seconde, Lucy, est à Londres. elle attend un greffe de coeur. Le troisième personnage, en quelque sorte le lien entre les deux premiers, Alex, le grand frère de Will, et le chirurgien de Lucy.
Dès le début, on tombe sur l'énigme qui va animer toute le récit. Celle que Will tente de décrypter. Le hic, c'est qu'un grand drame (qui arrive au bout de 30 pages environs) fait que l'on continue sans lui. En tentant de ne pas spoiler l'intrigue, ce drame va également relier les deux premiers personnages. Bon là, ok j'en dis beaucoup. En même temps, je pense que de ce côté, l'auteur ne s'est pas trop foulée pour ménager le suspense.
Le point d'interrogation qui plane est un peu le "pourquoi" du grand drame.
Bref...
D'un bout à l'autre, on va suivre les aventures de Lucy, en quête de la clé du mystère. Aidée par Alex et deux amis, elle va pas à pas dénouer les fils, tout en étant poursuivi par des méchants! (aaaah les fameux méchants!!! les voilà!).
Ce n'est pas une mauvaise intrigue, mais elle a quand même un goût de déjà lu. Les fans de Dan Brown se régaleront! A condition de ne pas se froisser aux côtés "neuneus/fleurs bleus" qui jalonnent les chapitres.
De ce côté, j'ai été un peu lassée par les tribulations des couples et les monologues-pensées "oui-c-toi-tu-es-mon-autre". Au niveau du déroulement de l'intrigue, je me suis parfois retrouvée à côté de la plaque, perdue dans des démonstrations que j'avais du mal à ingurgiter. A vouloir faire trop complexe, on finit par s'arracher les cheveux.
Au final, un livre que j'ai démarré avec curiosité, mais qui m'a donné du fil à retordre pour arriver au bout (merci la lecture en diagonale). Je n'ai pas été emballée (pas complètement dégoutée non plus). C'est loin d'être le meilleur thriller que j'ai lu cette année.
Donc petite déception.

Ma note : 1,5 étoiles

La labyrinthe de la rose, Titania Hardie, livre de poche, mai 2010, 573 pages

mercredi 13 octobre 2010

Saga - Tonino Benacquista

J'ai reçu ce livre en cadeau pour mon anniversaire. J'avais déjà égaré un oeil ou l'autre en librairie sur la couverture. Donc, quand j'ai ouvert l'emballage, c'était une très agréable surprise!!
Quelques mois plus tard, je découvre enfin Tonino Benacquista et son incroyable Saga! J'en conserve un grand plaisir de lecture!

Résumé :
Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, embarqués dans une drôle d'aventure : écrire le scénario d'un feuilleton télévisé destiné à occuper l'antenne pendant les heures creuses de la nuit. Peu importe l'histoire puisque personne ne la regardera, la saga n'obéit qu'à un seul critère : coûter le moins cher possible en décors, acteurs et tournage. Et les quatre scénaristes, que tout sépare, ont été recrutés pour leur seul point commun : ils n'ont pas les moyens d'être exigeants. Marco, le narrateur, est quasiment prêt à travailler gratuitement, Jérôme, le plus jeune, s'est déjà brûlé les ailes dans son rêve de conquérir Hollywood, Mathilde est une pisse-copie du roman sentimental, et Louis a connu son heure de gloire à Cinecittà mais il y a longtemps déjà. La rencontre des quatre auteurs va pourtant avoir des conséquences inattendues. Puisqu'ils ont toute liberté, à condition d'être économes, ils décident de se faire plaisir et se lancent dans une histoire qui non seulement aura un succès inattendu, mais transformera leur vie, et même, à certains égards, l'ordre du monde.

Mon avis :
J'ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans cette lecture. Le livre débute avec une tranche de vie des trois premiers protagonistes, Louis, Jérôme et Mathilde. S'en suit l'entrée en matière, et la prise de la plume par le narrateur, Marco. Quatre personnages, quatre écrivains qui vont être entrainés dans une aventure rocambolesque, celle d'écrire une série française pour répondre aux quotas imposés. Quatre personnalités qui vont imprimer leur état d'esprit à ce soap opera, dont ils pensent que personne ne va regarder.
Le style de Benacquista est vraiment très agréable à lire. Un style léger, des phrases qui se laissent lire, qui se dévorent d'une traite. On ne se torture pas l'esprit, on savoure! On voyage entre l'écriture de la série, des extraits de scènes et les (hauts) et les bas quotidiens des auteurs. Un roman qui suit son fleuve, piqué de rebondissements et qui offre un tableau de certaines difficultés de rapports quotidiens entre humains.
Ecrit en 1997, à l'heure où les séries existaient déjà, mais avant l'énorme engouement rencontré depuis les années 2000, le roman dépeint également le rapport à la télévision et la place importante des scénaristes dans la création télévisuelle.
Un livre que je conseille vivement à celui qui veut passer un agréable moment de lecture!
L'auteur a également écrit des romans noirs... que je vais m'empresser de découvrir!

Ma note : 4 étoiles

Saga, Tonino Benacquista, Folio, avril 1999, 439 pages

Babelio-Masse critique.. des livres dipos!

Un petit relais de l'info :
Il reste des livres disponibles pour l'opération Babelio/Masse critique.

Ouvert à tous! Même si vous n'avez pas de blog!
Une opération spéciale "littérature de l'imaginaire".

dimanche 10 octobre 2010

Cher amour - Bernard Giraudeau

"Cher amour" est la correspondante anonyme et imaginaire à qui Bernard Giraudeau raconte ses longs périples entre l'Amérique Latine et l'Asie, en passant par la planche de Paris.
Des voyages vécus "à la rude" (on n'est pas dans un all-in!), des contrées traversées qu'il décrit à Madame T., et qu'il agrémente de pans historiques lié à des autochtones, hommes et femmes, au destin un peu particulier.
Ce carnet de voyage est écrit d'une manière "poétique". A travers des envolées littéraires, Bernard Giraudeau nous donne à voir les tableaux de ses différents périples. On regarde à travers ses yeux, on voit ce qu'il voit. On découvre à travers ses lettres des contrées lointaines, des paysages et des histoires. Par contre, je pense que je suis restée à quai. Le style d'écriture est agréable à lire, mais il m'est arrivé de décrocher et de me perdre dans les mots, le regard dans le flou. Je n'ai pas accroché au voyage et le livre m'est un peu tombé des mains avant la fin.
J'avais envie de découvrir le Bernard Giraudeau-écrivain. Le fait que le bouquin était un carnet de correspondances m'avait bien tenté. Malheureusement, la sauce n'a pas pris avec moi.
Je vais le faire tourner vers ma maman qui avait entendu parlé du livre et que voulait le lire... j'espère qu'elle sera plus entrainée dans le récit que moi!


Quoi qu'il en soit, je remercie BOB et les éditions Points qui m'ont permis de découvrir le livre par un partenariat.


Cher Amour, Bernard Giraudeau, Points, Mai 2010, 305 pages

dimanche 19 septembre 2010

La princesse des glaces - Camilla Läckberg

Je ne sais plus depuis combien de temps ce livre trône sur ma PAL... ah bin si, sans doute depuis sa sortie! Pourquoi avoir attendu si longtemps pour le lire? Sans doute de peur de lire la série trop vite (ou peut-être parce que cette Pile est ingérable et que je ne peux pas m'empêcher d'acheter des bouquins).
Je suis aussi très contente que le second tome, Le prédicateur, soit déjà présent dans ma bibliothèque... Je pourrais ainsi me ruer dessus d'ici peu!
Je crois que je deviens vraiment fan des auteurs suédois, du moins ceux édités chez Actes Noirs (Note : j'avais moyennement apprécié les deux autres polars suédois lu dans le cadre de la sélection du livre de poche. Note 2 : J'ai une grosse lacune du côté des auteurs suédois de chez Points, comme Mankell. Lacune à combler bien vite aussi!)

Réumé
Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström la rejoint. A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide.

Ici c'est mon avis :

Déjà un mot : WAOUU! Je suis entrée dans cette lecture comme dans un magasin de cookies (là je pense au très cher Ben's cookies londonien qui me manque, même si apriori je suis plus salée que sucrée!), donc j'ai été happée, engloutie par le récit, enchantée par les personnages.
Tout d'abord l'intrigue. Je l'ai trouvée assez bien ficelée. J'ai été de rebondissements en rebondissements, sans jamais découvrir la clé du mystère à l'avance. Les éléments sont distillés petit à petit. Le lecteur suit les démarches respectives des héros et le style de l'auteur permet de garder le suspense. "Et comment ça donc, Madame?"! Bin tout simplement. Les héros découvrent certaines choses, tiltent, mais les infos ne sont pas balancées à la tête du lecteur de suite. Souvent, ces découvertes entrainent une réaction de la part des héros, et c'est quand ils entament cette action, que le lecteur est mis au courant. Une manière de tenir le lecteur en haleine (enfin je trouve).
Le cadre de l'histoire est également agréable. J'ai découvert la Suède, autrement que par IKEA, dans la littérature, avec la série de Stieg Larsson (si, si, le type là qui a écrit une bombe littéraire -du moins financièrement, pour ceux qui n'ont pas aimé-). Et le côté, très froid-très blanc en hiver, très chaud en été, me plait bien. Les descriptions de l'environnement donnent toujours dans mon esprit une agréable photo à regarder. A noter aussi, le tutoiement utilisé entre les personnages, même quand ils ne se connaissent pas. Au début, c'est assez surprenant, puis on s'y habitue (ce n'est pas le premier titre suédois où je remarque ça). Ca exprime la proximité qui existe sans doute entre les gens en Suède (vague supposition... je ne suis pas suédoise et je n'y ai jamais été. Je n'ai pas non plus réalisé une étude sur les moeurs suédoises).
J'en viens ensuite aux personnages. J'ai été vraiment "séduite" par Erica Falck. Je me suis vraiment sentie proche de cette jeune trentenaire (même si elle est plus vieille que moi!! ;-) ). Elle m'a donné envie de faire plus sa connaissance. Elle m'a fait beaucoup sourire lors de diverses situations. Son mode de fonctionnement, sa manière de vivre, son style... Un côté sur-protecteur, mais aussi beaucoup d'humour et de second degré. Ensuite, elle m'a "attiré" par ses travers totalement féminin (sans vouloir faire de la généralité... toutes les filles ne sont pas pareilles!). La fille qui pense que sa garde-robe est vide, et repousse toujours au lendemain sa surveillance alimentaire... hum... je trouvais ça drôle.
A un autre niveau, j'ai trouvé l'assistante de Patrick assez sympathique.
Sans faire le détail de tous les personnages (il y en a quand même pas mal), j'ai apprécié le personnage de Patrick. Un enquêteur malin, mais pas non plus le super-flic qui trouve toutes les solutions seul et en un clin d'oeil.
Un personnage à épingler... le chef de police... j'ai adoré le détester! Un type imbuvable, détestable, sufisant et imbus de lui-même (qui n'est pas sans me rappeler un personne que je taperais bien également!).
En résumé, j'ai trouvé les personnages intéressants, bien dépeints. Peut-être que certains vont y voir la caricature de tel ou tel type de personnes, mais je m'y suis vraiment attachée.
Le style de Camilla Lackberg est agréable. Les chapitres sont plutôt longs (6 sur les 380 pages du livre). Néanmoins, ces chapitres (et le roman tout entier) ne manquent pas de dynamisme, car découpés en paragraphes passant d'un personnage à un autre, d'une situation à une autre. Pas de longues descriptions, mais beaucoup d'actions et de dialogues. Un style que j'ai envie de retrouver à nouveau. Je ne vais donc pas tarder à me plonger dans la suite des aventures d'Erica Falck!

Ma note : 4 étoiles

La princesse des glaces, Camilla Läckberg, Actes Noirs, avril 2008, 381 pages

jeudi 9 septembre 2010

Princesse SUPLEX - Léonie

Résumé :
Bienvenue dans l'univers haut en couleurs du catch ! Sueur, corps gras, prises botchées et ambiance de kermesse sont au rendez-vous. Mais derrière les costumes à paillettes se cachent des êtres passionnés, des hommes, mais aussi des femmes avec leurs rêves et leur sensibilité. Très loin des lumières aveuglantes du monde des professionnels, Léonie préfère se focaliser sur le catch amateur en nous narrant les aventures quotidiennes de Princesse Suplex, entre combat et vie de famille, RKO et gratin dauphinois, powerslam et journal de 20 heures.

Sueur et corps gras, deux mots qui m'ont donné envie de me plonger dans cette petite BD. Ca résume bien l'idée que je me fais du catch. Par contre, autre élément alléchant du résumé, était l'idée d'aller au-delà du masque, costume et maquillage de sauvageonne, pour découvrir une femme. Gabrielle allie une vie "de famille" le jour, et une activité de catcheuse le soir.
Un thème original pour une BD originale.
J'ai apprécié le graphisme de l'auteur, Léonie. Des traits qui inspirent le mouvement et la vitesse qui se jouent sur un ring. Des dessins qui donnent à voir une réalité "réelle" : les catcheuses ne sont pas des poupées Barbie, elles sont "Madame Toule-monde".
Reçu dans le cadre d'un partenariat Blog-O-Book/Manolosanctis, je découvre une maison d'édition et une auteur/dessinatrice, qui me donnent envie d'en lire encore.
D'abord diffusée en ligne, la BD "Princesse Suplex" a été un peu "remaniée/rallongée" par l'auteur pour coller à l'édition papier.
J'ai dévoré la BD rapidement. J'ai vraiment aimé l'histoire, le cadre. Je me suis donc retrouvée avec un petit goût de trop peu. Avec 34 pages, il faut dire que c'est assez court, mais assez long pour commencer à s'attacher aux personnages. J'espère donc retrouver une jour la suite des combats de Gabrielle!
Je remercie encore Manolosanctis et BOB de m'avoir permis de participer à ce partenariat!

Ma note : 3,5 étoiles

Princesse Suplex, Léonie, Manolosanctis, août 2010, 34 pages

 On en parle aussi ici : Liyah

samedi 28 août 2010

Comment dormir...

"Petit précis de savoir-vivre de chambre, à l'usage de celles et ceux qui veulent illuminer leurs nuits" par le Dr. Ralph Y. Hopton et Anne Balliol.
Livre reçu dans le cadre d'un partenariat spécial lire à deux, Monsieur Toussaint Louverture & BOB.
Qui dit "lire à deux", dit "chronique à deux", c'est donc parti pour un billet à quatre mains... et comme on est galant, on va commencer par la fille (moi).

Résumé :
La sombre lutte pour plaire régit des millions de vies, engendre des tonnes de livres et permet à bon nombre de pédagogues de ne pas finir à la rue. Cependant, dans tous ces livres de savoir-vivre, il n'y a jamais eu un seul mot d'écrit sur la façon de plaire à l'unique personne dont le mécontentement vous affecte le plus. On vous apprend à souhaiter correctement une « bonne nuit » aux Jones, mais apparemment, peu importe que vous disiez « bonne nuit » à votre femme ou à votre mari, ou que vous l'assommiez d'un coup de tisonnier. S'il y a une chose que vous ne pouvez sûrement pas vous payer cette année, c'est bien un divorce, alors évitez une telle dépense et achetez ce livre.

L'avis de la fille (Valériane) :
Ecrit à la manière d'un manuel de bon usage de la vie quotidienne un peu pédant, on sent tout de suite que ce livre veut être lu au millième degrés. Le Dr Ralph Y. Hopton et Anne Balliol nous rapportent, lors de courts chapitres, la manière de se comporter au moment du coucher. Suivre ces consignes, nous permettra d'éviter une rupture inévitable à cause de mauvaises pratiques nocturnes.
En ouvrant mon colis, j'ai été agréablement surprise par l'objet-livre en lui même. Un format un peu plus large (mais pas plus haut) qu'un livre de poche. Une couverture cartonnée et habillée de tissu rouge satiné qui est du plus bel effet! Assez claââss en fait.
L'édition est donc assez agréable : beau livre, belle police de caractère. Un bel objet.
Après l'avoir trituré dans tous les sens, j'entre enfin dans le texte. L'accueil est assez sympathique et la lecture facile. Le texte m'a fait sourire plus d'une fois. Les chapitres se suivent en proposant des thèmes saugrenus : entre se déshabiller, rentrer d'un diner bien arrosé (entre hommes), secousses physiques, dormir à bord d'un yacht d'un ami, et j'en passe...
Le livre se lit assez vite, par contre, je pense que c'est mieux de le lire par épisodes.
J'ai enchainé plusieurs chapitres d'affilée, et je me suis rendue compte que je souriais plus au début qu'à la fin. C'est un peu inégal.
L'idée de base des auteurs est sympathique, mais à déguster petit à petit.
Un livre à laisser dans un endroit où vos invités peuvent trouver un peu de divertissement pour quelques minutes...
En gros, inspirée par les toilettes d'une amie, j'envisage aussi d'installer une étagère dans mes cabinets pour y installer de jolis bouquins, sympathiques, qu'on peut lire à la volée. Et je pense que celui-ci ravirait mes convives!
Ma note : 3 étoiles (2,5 pour le texte et 4 pour l'objet)

L'avis du garçon (Chouffel) :
J'ai commencé ce livre comme il se doit: dans le lit! L'introduction est assez alléchante et propose de combler l'inculture aussi bien masculine que féminine dans l'art de se mettre au lit dans toutes les situations.
Le ton employé est totalement décalé, style parodie des manuels de savoir-vivre des années 50-60. Cela a beaucoup de charme et permet de brosser toutes les situations de mise au lit, des plus courantes et connues de tous (le fameux jeté de caleçon grâce à un mouvement fouetté du pied que beaucoup reconnaitront) jusqu'aux plus inhabituelles, par exemple comment dormir dans la maison de campagne d'un ami riche.
Cela fait souvent sourire si le lecteur prend la peine de se mettre en scène. Malheureusement, je trouve qu'il n'y a pas assez de situations de la vie courante; car c'est dans celles-ci que l'on rit le plus tant on s'y reconnait de suite. Je me suis donc retrouvé assez vite à parcourir le livre à la recherche de passages me ressemblant plus. Après tout, c'est ce que l'introduction propose: tout ce qui ne s'est jamais dit dans les manuels de savoir-vivre. Car, bien qu'il s'agisse d'un ouvrage à lire au Xième degré, il n'en demeure pas moins que le sujet devrait plus coller à la réalité afin que tout le monde se retrouve et puisse rire de ses propres maladroitesses.
Au final, il s'agit donc d'un ouvrage dans lequel il est fort agréable de venir y lire un chapitre de temps en temps, mais qui ne prête pas à une lecture d'une seule traite.



Comment dormir, Dr Ralph Y. Hopton & Anne Balliol, Louverture, 160 pages, mai 2009

On en parle aussi par là : Pralinerie

Merci aux éditions Monsieur Toussaint Louverture et à BOB!!

dimanche 22 août 2010

L'inconnu du Nord - Anna Jansson

L'avant-dernière sélection du Livre de poche 2010, nous plonge dans la littérature suédoise. Un style de polar, qui existait déjà avant Millénium, mais qui pullule sur les rayons depuis le succès de Stieg Larsson. Ce n'est pas pour me déplaire. J'ai découvert la Suède avec le feu-écrivain à succès et c'est toujours assez plaisant de refaire un tour dans le grand nord (accompagné de Kütbullar, à bord de mon lit en kit). En début d'année, j'avais déjà pris mon billet vers la Suède avec "Celui qu'on ne voit pas". Au final, Mary Jungstedt m'a plus emballée qu'Anna Jansson.

Résumé :
L'île de Gotland passe pour l'un des plus beaux sites sauvages de Suède. Visby, son chef-lieu, est une cité calme où chacun se connaît et se respecte. Forêts, plages et collines y sont autant de refuges pour les hommes et les oiseaux. L'inspecteur Maria Wern y mène l'existence d'une femme d'aujourd'hui, entre deux enfants qu'elle adore et un ex-mari souvent absent. Jusqu'au jour où l'île bascule dans la terreur En lisière de forêt, un campeur a été retrouvé égorgé tandis qu'à quelques kilomètres au sud se déclenche une épidémie de fièvre foudroyante. Les malades meurent les uns après les autres, au même rythme que les assassinats, qui se multiplient. Mais tout cela est-il vraiment une coïncidence ? Aidée du seul médecin qui lutte encore, Maria Wern veut tenir bon et aller au bout de son enquête. A ses risques et périls...

Mon avis :
Ce thriller est loin d'être un chef d'oeuvre, mais il se laisse lire. Quoiqu'il y a de quoi souffler à la fin quand on est féru de thriller. Le style n'a rien de complexe. Il est simple, fluide et assez rythmé.
Le problème réside plutôt dans l'intrigue et la manière de la présenter.
A ma gauche, une pandémie de grippe. A ma droite, des meurtres à résoudre. Au milieu... bah... un peu flou le milieu. Si bien sûr, il y a un lien, sinon quel serait l'intérêt de mêler les deux intrigues.
Par contre, les faits sont un peu étalés comme ça, genre téléfilm de 45 minutes. Je n'ai pas vraiment cherché à deviner "who is the killer?" J'ai suivi le fil de l'histoire.
Avec un peu de recul, je n'ai pas l'impression que l'intrigue était si bien ficelée que ça. Il manque quelque chose de surprenant. Certes, cette épidémie de grippe fait peur (celle-ci est la H1N1... le livre date de 2006) et je me suis dit "brrrrrr ça fait peur quand même". Mais bon voilà.
Les personnages ne sont pas hyper attachants et le déroulement un peu facile (parfois un peu neuneu aussi).
Je ne me suis pas ennuyée, mais je n'ai pas fait des bonds. Ce qui me chiffonne un peu, c'est mon impression qu'il y a des choses qui ont été contournée, ou sont bizarrement clôturée. On s'en sort vite fait, tant pis si c'est que moyennement cohérent (sans tout dévoiler, il y a la relation du médecin avec sa femme; puis aussi la toute fin...soit j'ai loupé une page au début... soit manque quand même quelque chose dans l'histoire d'Angela et de Ruben).
Bref, je ne conseillerai pas de s'attarder sur ce titre. Ce tome ne laisse pas supposer une suite, mais un encart pub nous annonce "une nouvelle enquête de Maria Wern" (le personnage principal qui ne brille pas par son charisme).
Peut-être que cela ira en s'améliorant... mais je laisserai quelqu'un d'autre tenter l'aventure.
Je ne suis pas fâchée de l'avoir lu, maintenant... ça me fait un peu "ni chaud-ni froid".

Ma note : 1,5 étoiles

L'inconnu du nord, Anna Jansson, Livre de poche, juin 2010, 408 pages

On en parle aussi chez : Le signet, Cuné

Seul le silence - R.J. Ellory

Reçu dans le cadre de la sélection polar du prix des lecteurs Livre de Poche du mois d'avril, c'est dire si ma note de lecture a pris un peu de retard.
Un petit pavé de 600 pages et quelques qui m'a plongé dans un univers sombre.

Géorgie 1939, la vie de Joseph, 12 ans, prend une triste tournure avec la mort de son père. Peu de temps après, il découvre, non loin de chez lui, le corps d'une fillette mutilée. Il s'agira ici de la première victime d'une longue série. Depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, Joseph va partir en quête de ce mystérieux Serial Killer qui a apeuré toute une comté des années durant.
Présenté au départ comme un thriller, j'ai plutôt eu l'impression de tomber dans un "roman de vie". Bien entendu, le lecteur est plongé dans la recherche d'un meurtrier, mais le récit va au-delà de l'enquête criminelle.
Joseph a un don pour l'écriture, un don que l'on ressent à travers les lignes que l'auteur nous donne à lire.
A certains moments, l'histoire m'a parue un peu longuette et s'attarde sur des choses qui perdaient mon attention, mais c'était contre-balancé par le style de l'auteur. Un style que je qualifierais de poétique. On voit, on imagine les décors décrits par Ellory, on sent les tensions, les émotions. Le style m'a touché et m'a donné envie d'aller jusqu'au bout.
J'ai plusieurs fois décroché de l'intrigue (la recherche du meurtrier), mais il me plaisait de continuer à écrouter Joseph raconter sa vie.
Une belle découverte d'écriture.
Ma note : 3,5 étoiles

Seul le silence, RJ Ellory, Livre de Poche, Août 2009, 601 pages

mercredi 18 août 2010

Vous me reconnaîtrez - Pascale Oriot

Belle découverte et coup de coeur de l'été 2010.
Reçu dans le cadre d'un partenariat Blog-O-Book/ TDO-Editions, j'ai dévoré ce titre dès que j'ai franchi les premières pages. L'auteur nous plonge dans une sorte de "thriller" psychologique déroutant. Difficile de définir le style de ce texte. Au début, j'avais l'impression d'être dans un roman, mais la suite m'a fait penché vers un style de polar.
Ecrit à la première personne, le texte prend la forme d'un tourbillon qui nous entraine de plus en plus vite dans les délires du "héros". Le soldat Dylan. D'un premier abord plutôt effacé, il va déployer une machination infernale pour attirer l'attention sur lui. D'une ambiance "bizarre", on passe à une situation totalement malsaine et tordue.
J'ai adoré découvrir le développement de la personnalité du personnage. Ce n'était pas sans me rappeler l'ambiance des romans d'Amélie Nothomb (certains d'il y a longtemps).
Entre sourire et effroi, le récit m'a arraché pas mal de sentiments.
Le résumé nous parle de "portrait au vitriol"... on ne pouvait trouver une meilleure expression pour décrire cette lecture.
Constitué de chapitres "ni trop courts-ni trop longs", l'histoire a une bonne dynamique, et nous entraine dans une lecture plutôt rapide.
Une intrigue bien ficelée, des personnages intéressants et un héros "exceptionnel", je conseille ce livre écrit sur fond de décors français.
Encore merci à la BOB-Team et aux Editions TDO pour ce partenariat!

Un petit tour du côté du 4ème de couverture :
« L homme est un loup pour l homme », écrivait Thomas Hobbes. Dans « Vous me reconnaîtrez », Pascale Oriot, femme de médias, met en scène un prédateur qui cherche sa place au soleil... Elle nous livre ici le portrait au vitriol du soldat Dylan, un homme en apparence ordinaire, que le désir de célébrité conduit aux pires extrémités. Elle dessine avec justesse les contours d un être froid et calculateur qui situe sa propre notoriété au-dessus de tout.

Ma note : 3 étoiles

Vous me reconnaitrez, Pascale Oriot, TDO Editions, avril 2010, 212 pages

vendredi 6 août 2010

Journal de bord/6

Tombée, pendant mon exploration bloguesque, sur des bilans, ça m'a donné envie de faire le mien à mi-parcours. 6 mois (même 7 d'ailleurs) de lectures en 2010, du thriller, du thriller et beaucoup de thrillers (bah oui, sélection des lecteurs Livre de poche oblige), mais aussi des BD plutôt drôles, des histoires de filles et autres mangas. Des notes en retard... oups... mais que je vais essayer de rattraper fissa!
Un petit bon dans le temps-pas jusqu'en 1985 pour retrouver Marty McFly... mais déjà en :

Janvier 2010
Les petites fées de New-York, Martin Millar (300p) (terminé le 6)
Lucie t.1 : Le train fantôme, Catell & Grisseaux (56p) (lu le 5)
Lucie t.2 : La funambule, Catell & Grissaux (56p) (lu le 5)
Lucie t.3 : Tout conte fait, Catelle & Grisseaux (56p) (lu le 5)
Les disparus de Dublin, Benjamin Black (436p) (7/1-25/1)
Level 26, Anthony E. Zuiker (373p) (25/1-4/2)

Février 2010
Disparue, Lisa Gardner (506p) (4/2-12/2)
La trilogie berlinoise, Philip Kerr (1015p) (12/2-3/3)

Mars 2010
Robe de Marié, Pierre Lemaître (313p) (4/3-9/3)
Celui qu'on ne voit pas, Mari Jungstedt (442p) (10/3-21/3)
Mon gras et moi, Gully (90p) (9/3)
Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses, Leslie Plée (108p) (13/3)
Switch Girl t.1, Aida Natsumi (180p) (21/3)
J'aurais adoré être ethnologue, Margaux Motin (135p) (21/3)
Last quarter t.1, Ai Yazawa (179p) (21/3)
Les vrais durs ne dansent pas, Norman Mailer (471p) (21/3-abandon)
Thérapie, Sébastian Fritzek (311p) (28/3-4/4)
Joséphine t.1, Pénélope Bagieu (60p)

Avril 2010
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patate, Shaffer&Barrows (396p) (5/4-12/4)
Seul le silence, RJ Ellory (601p) (12/4-20/4)
Maé saison 1, Paco (144p) (21/4)
Plaisirs coupables, Laurell K. Hamilton (352p) (22/4-9/5)

Mai 2010
Les ombres de Chicago, Linnet Burden (411p) (10/5-16-5)
Power plan, Joseph Finder (477p) (17/5-29/5)
Joséphine t.2, Pénélope Bagieu (64p)
Maudit Karma, David Safier (342p) (30/5-5/6)

Juin 2010
Cadavres Exquis, Pénélope Bagieu (124p)
Les fables de sang, Arnaud Delalande (433p) (6/6-17/6)
Obscura, Régis Descott (473p) (19/6-abandon)
Brèves de filles, Isabelle Alexis (300p) (16/6)
Marre de préparer les repas, Béatrice Carrot & Véronique Béviere (381p)

Juillet 2010
Mélancolie du rocker, Tobie Litt (304p) (3/7-8/7)
Lord of Burgers t.1 : Le clos des épices, Arleston, Alwett, Barbucci, Zimra (95p) (3/7)
Evana 4, Philip Le Roy (403p) (10/7-17/7)
Le labyrinthe de la Rose, Titania Hardie (570p) (18/7-3/8)
Régime express des paresseuses, Marie Belouze-Storm (308p)

Août 2010
Vous me reconnaîtrez, Pascale Oriot (213p) (Commencé le 3/8- 125 pages lues)

Déjà un beau petit paquet de lectures... avec seulement 2 abandons. Le premier, le Mailer, j'ai vraiment pas accroché et le livre m'est tombé des mains aux environs des pages 150-200. Pour le second, Obscura de Descott, l'histoire me plaisait, mais était vraiment beaucoup trop lente. Je n'ai pas eu le courage de le finir, et l'ai abandonné à moins de 100 pages de la fin (oui je sais c'est dommage).


Le coin des calculs d'apothicaire :
37 livres lus - 11210 pages (sans décomptage des pages non lues...)
Ce qui fait une moyenne de 51,5 pages lues par jour.

Je suis plutôt contente de cette première partie de l'année.
De belles découvertes, pas trop de déception, du temps passé le nez dans les bouquins. Ce n'est pas une course, mais je pense avoir dépassé mon "record total" de nombre de lectures/an. Evidemment, c'est toujours mieux de lire peu de livres mais plaisants, que beaucoup, mais bof.
Mais ça fait quand même plaisir de voir défiler toutes ces pages et de me dire que ma PAL pourrait, éventuellement, un peu diminuer un jour... ;-) (elle est scandaleusement haute...)

Et bon sur le temps que je passe mon temps à compter les pages tournées... mon livre m'attend sur la table. J'y retourne!