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lundi 9 février 2009

Comme le fantôme d'un jazzman dans la station MIR en déroute...


Un titre plus que déjanté pour le dernier roman de Maurice G. Dantec. Un roman finalement tout aussi loufoque que son titre. Tout est dans le titre, ou presque... on a le jazzman, son fantôme et une station spatiale qui file tout droit s'écraser sur la terre. A cela, il faut ajouter le narrateur et sa copine, une cavale et un neuro-virus. Secouez le tout... vous obtenez ce thriller scienço-futuriste.
Difficile de dire à quelle époque cela se passe, mais cela pourrait être aujourd'hui, au plus tard demain.
Le narrateur est enfermé dans un centre, avec d'autres personnes atteintes de ce neurovirus, qui lui fait avoir des rêves hallucinés, des déplacements psychiques, ou autre chose que je ne saurais nommer. Il décide dès lors de prendre le large avec Karen, une jeune fille rencontrée là-bas.
Le roman s'ouvre sur le braquage d'une poste française, le dernier pour le couple bien décidé à se retirer au soleil, pour couler des jours heureux avec leur butin, intelligement placé ça et là.
Or, une fausse info et voilà que démarre une cavale angoissante. A cela s'ajoute les effets imprévus du virus qui chamboule un peu leur parcours.
Ce bouquin est ma première incursion dans l'univers de Maurice G. Dantec. Très surprise, mais pas déçue. J'ai découvert une écriture assez agréable, un style direct et facile à lire, un monde loufoque. Je me suis un peu perdue dans certaines descriptions du virus, de ses liens, causes ou effets, mais j'ai vite retrouvé les rails de l'histoire.
Un expérience d'auteur que je vais bien vite renouveler avec "la Sirène rouge".

Albin Michel, 211 pages, 3,5 étoiles

Arlington Park - Rachel Cusk


5 vies, 5 parcours, dans la banlieue anglaise d'Arlington park.
5 femmes au foyer différentes, mais qui se ressemblent sur un point : une vie qui oscille dangereusement vers le désespoir.
Sous une façade de vie de famille parfaite se cachent les rêves qu'elles ont effacés pour s'occuper des mari, enfants et maisons.
Loin du regard humoristique porté sur les desperate housewives de Wisteria Lane, l'auteur nous décrit des portraits plus acides et amers. Avis à celui ou celle qui recherche une translation britannique de la série made in US, passez votre chemin. Si vous cherchez un regard sur un mode de vie, un voyage psychologique à travers la société anglaise... tournez la première page, sortez votre parapluie et laissez-vous entrainer...

Points, 2008, 263 pages, 3 étoiles