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lundi 28 décembre 2009

Tout se perd...

Nous voici déjà à la fin du mois de décembre, et je ne me suis pas encore souhaité officiellement un joyeux Bloganniversaire...
C'était vers le 1er décembre, ce blog a fêté ses 4 années d'existence.
C'est plutôt pas mal je pense... même si je ne suis pas aussi assidue que d'autres bloggeurs-fous, ou que je lis moins vite que d'autres blogo-lecteurs.
C'est toujours plaisir de partager mes lectures ici (euh en supposant qu'il y ait au moins un lecteur... autre que moi -euh non je ne relis pas mes notes juste pour faire augmenter le compteur de visites-).
Donc si toi aussi tu passes par ici, à la recherche d'un avis sur un bouquin... BIENVENUE!!
J'espère que ces notes sont utiles.

Pour l'heure, j'ai terminé les "Ames perdues" de Poppy Z. Brite, me suis plongée aussitôt dans les "petites fées de New-York" de Martin Millar.
J'ai reçu pour Noël "Fille noire, fille blanche" de Oates, que j'avais déjà...
j'ai donc contacté mon libraire chouchou pour lui demander de l'échanger contre "Alcool" de Poppy Z. Brite (nonon, pas une fixette sur cette auteur, ni sur la collection (Au diable Vauvert), quoique...).
Bref, quelques jours de vacances où j'espère bien avancer des mes lectures!!

Au programme à venir...
Mes notes en retard (La sirène rouge de Dantec, notamment), la note sur Ames Perdues, un top 2009,
et pourquoi pas... une liste pour un éventuel challenge 2010... que je tenterais de tenir!!
Le thème du challenge sera de toute façon "opération PAL 2010" (ça ça fait partie des résolutions de nouvelle année qui sont toujours difficiles à tenir...)

Au plaisir de vous retrouver par ici...

dimanche 20 décembre 2009

Sushi & sa chimie


Chez les éditions First, une belle collection : Toquades.
Une couverture cartonnée, des pages de garde noires, de belles photos pour illustrer les recettes, voilà déjà ce qui nous tombe dans les mains quand on ouvre ce livre.
Les présentations sont alléchantes... et surtout un titre poétique.
Tout d'abord une introduction qui nous plonge dans le monde du sushi : produits, matériel, préparation du riz... et hop nous voilà embarqué dans les diverses sortes de délices japonais.
Sushis, Makis, Spring Rolls, California Rolls, Temakis... il y en a pour tous les goûts.
Près de 7 recettes sont proposées pour chaque sorte de "sushis". Pour chaque recette est indiqué le niveau de difficulté, le coût, le temps de réalisation et le nombre de pièce (en fonction des mesures proposées).
En 4 points et une astuce de maître Sushi, nous voilà prêt à affronter les plus grands maîtres des couteaux!
Le poissons crus n'aura plus de secret pour vous!
Bon ok, je ne me suis pas encore lancée dans la réalisation, je me régale d'abord avec les yeux!

Donc un beau petit livre de cuisine, qui peut être du plus bel effet sous le sapin!

Ceci est ma première note à propos d'un livre de cuisine. Je cuisine toujours un peu au pif... mais promis, la prochaine fois, j'illustre ma note avec expérience et photo du carnage en cuisine!!
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Babélio/Masse critique et je suis très contente de ce choix!

Ma note : 4 étoiles.
Un petit livre sympa (qui contient tout de même 31 recettes), agréable à regarder.
Une collection que je vais peut-être suivre.

Sushi & sa chimie, Sushishop & Guillaume Czerw, Ed. First, coll. Toquades, août 2009, 87 pages

dimanche 29 novembre 2009

Le vampire de Ropraz - Jacques Chessex



Oyé Oyé, nouveau partenariat Blog-O-Book, ici avec Le Livre de Poche.
Tiens donc, un vampire... c'est assez tendance pour le moment. Oui, sauf que celui-ci n'a rien à envier à l'édenté Edward Cullen et sa mielleuse Bella (désolée pour les fans... ils commencent à me souler avec leur battage médiatique pro-twilight... y a pas que les vampires mormons dans le vie!).
Bref, Le vampire de Ropraz est une courte histoire (85 pages environs). Le style fait penser à une chronique judiciaire. L'auteur relate les faits, sans partis-pris ou une quelconque émotion. Une écriture simple, qui m'a fait parfois penser à certains poèmes (la balade des pendus de Villon par exemple -je ne suis pas très poésie... mais bon, c'est comme le goût de madeleine... ça vient comme ça) dans ses phrases "chantantes" et rythmées. Cette sensation est sans doute liée aussi à la froideur et au côté sombre de l'histoire.
Dès le début, le décor est planté en février, il neige. Une jeune fille meurt. Le lendemain de son enterrement, sa tombe est découverte profanée, le corps en partie dévoré, mutilé et souillé. Sperme, sang, terre... Les mots sont crus, les descriptions donnent froid dans le dos.
Deux autres profanations ont lieu non loin de Ropraz (lieu du premier crime). La hantise du vampire plane sur les villages alentours. Quel humain pourrait se rendre coupable d'actes aussi monstrueux.
Un jeune garçon est soupçonné. Un coupable idéal sur lequel tout le monde va s'acharner. Emprisonnement, psychiatrie, il finira par disparaître de la circulation...

J'ai lu ce "roman" d'une traite. Basé sur un fait réel, l'histoire se déroule en Suisse en 1903.
Plongée dans cette ambiance glauque et humide, poisseuse et mystérieuse.
Un bon moment de frisson avec une inconnue au bout du livre...

ma note : 3,5 étoiles

Le vampire de Ropraz, Jacques Chessex, Livre de poche, Mars 2008, 90 pages

jeudi 26 novembre 2009

Babelio Masse Critique

Voilà, j'ai enfin reçu le bouquin de la dernière opération Babelio/Masse critique.
Etant donné que je suis submergée de bouquins, je me suis dit que j'allais chercher un petit truc sympa et qui se lit vite dans la liste (J'étais tentée par l'édition livre de Poche de Gomorra... mais pavé, pavé!).
Mon choix s'est donc tourné vers un bouquin de cuisine et ma demande a été sélectionnée!
Je pense que c'est la première fois en 4 ans (eh oui, dans quelques jours, c'est mon 4ème bloganniversaire) que je vais faire une note de lecture sur un bouquin de cuisine!

Donc à venir....




Sushi & sa chimie, Sushishop
Editions Générales First, Coll. Toquades,
Aout 2009, 87 pages

lundi 23 novembre 2009

Fille noire, fille blanche - Joyce Carol Oates


Lecture de novembre dans le cadre du partenariat blog-o-book/Philippe Rey (merci!!).
Etats-Unis, 1974.
Genna Meade, 18 ans, va rentrer dans l'université de filles de Schuyler College.
Minette Swift, 18 ans, fait également son entrée à Schuyler.
La première est la descendante du fondateur du collège, mais ne le fait pas savoir. Elle est également la fille d'un célèbre avocat (Mad Max Meade) réputé pour son opposition à la guerre du Viet-Nam, militant de gauche, hippy à ses heures. Sa mère, qu'elle appelle Véronica depuis son adolescence, est plus absorbée par les substances illicites que par son rôle de mère.
La seconde, fille d'un pasteur noir charismatique, est boursière et mue par une piété sans faille.
Pendant cette première année d'étude, elles vont partager la même chambre d'étudiante, pour le plus grand "bonheur" de Genna...
Depuis qu'elle l'a rencontrée, lors de la visite de l'école, Genna s'est braquée sur Minette. Elle la veut pour meilleure amie, confidente, soeur. Minette, si différente de Genna.
Dès le début, on apprend que Minette a finit l'année de manière tragique.
Ce roman est le "texte sans titre" que Genna écrit 15 ans après cette année scolaire. On la sent rongée par la culpabilité de ne pas avoir pu être pour Minette ce qu'elle avait espéré, de ne pas avoir pu la protéger des attaques racistes dont elle était victime. Sans doute un mission inconsciente liée aux engagements de son père.
Alors que Genna se dévoue corps et âme envers Minette. Celle-ci se montre froide, hautaine et distante, n'accordant que peu de moment de "complicité" à sa camarade de chambre.

Par la voix de Genna, Oates donne à lire un texte froid, sombre, qui passe de la vie familiale de Genna plutôt obscure à sa vie pour Minette.
Dès les première page, le personnage de Minette m'a un peu exaspéré. La manière de se mettre à part, de prendre de haut les autres jeunes filles, d'ignorer l'amitié que Genna lui porte.
D'un autre côté, ne serait-ce pas Genna l'encombrante, à vouloir se racheter d'être une blanche issue d'un milieu aisé.
Je pense que je ne suis pas totalement entrée dans le fond de l'histoire. Bien sûr, j'ai adhéré à l'intrigue du roman. En commençant par annoncer la mort d'une des héroïnes, Oates a capté mon attention. J'ai douté des deux filles, je me suis posée des questions sur ces "certaines vérités qui sont des mensonges", essayant de lire entre le lignes.
Je me suis laissée emporter par la psychologie des personnages.
Son style d'écriture est agréable, même s'il a sans doute contribué au fait que j'ai l'impression d'être passée à côté de quelque chose. Une bonne lecture tout de même.
J'ai eu également le même sentiment lors de ma lecture de Sexy.
Le sujet est sombre, grave, intéressant. Il donne envie de réagir.

Ma note : 3 étoiles

Fille noire, fille blanche – Joyce Carol Oates Ed. Philippe Rey, Octobre 2009, 378 pages

D'autres l'ont lu : Amanda Meyre, Lounima, Midola, Virginie, Leiloona, Violaine

dimanche 15 novembre 2009

Relecture... Harry Potter

Voilà déjà quelques temps que ça me chatouille... continuer ma relecture de la série Harry Potter.
Après avoir relu les tome 1 à 3, il y a déjà belles lurettes. Après voir lu deux fois les tome 5 à 7 (d'abord en VO, ensuite en VF). J'avais envie de continuer ma relecture en français, et me replonger dans le tome 4 de la série de JK Rowling.
Je me souviens avoir adoré ce tome (le 3 aussi d'ailleurs).
Je pense que ce n'est plus spoiler que de dire que c'est à la fin de ce tome que Lord Voldemort reprend forme "humaine"...
L'histoire prend également un tournant plus sombre.
Je n'ai pas l'habitude de relire des livres... Il y en a tellement qui attendent (d'ailleurs, je les entends bien râler, là du haut de la PAL...). Mais j'avais envie de ce petit moment d'évasion dans le monde des sorciers.
Au vu du merveilleux temps qu'il fait dehors... une seule envie... un bon feu de bois (ok j'ai pas de cheminée), un thé et des chocolats-grenouilles ;-)

Ps : Je n'ai pas pour autant laissé tomber mon Fille noire, fille blanche... suis même plongée dedans en ce moment...
Ah c'est joli l'alternance!

jeudi 15 octobre 2009

Nouveautés sur ma PAL...


Est-ce qu'il faut encore présenter ce cher BOB... Ce mois-ci je me suis inscrite pour participer au partenariat avec les éditions Zulma. Malheureusement, le livre sélectionné étant en cours de réimpression, il ne sera pas envoyé... Mais (parce que Bob ne vous laisse pas dans le vide), celui-ci sera renvoyé le mois prochain (youhou!) donc à suivre dans une prochaine note.
Et à nouveau, comme BOB ne vous laisse pas sur le carreau (non, cette chronique n'est pas un culte voué à BOB...) j'ai reçu la proposition de participer à un autre partenariat avec les éditions Philippe Rey. Celui-ci concerne le dernier livre de Joyce Carol Oates, "Fille noire, fille blanche". N'ayant jamais lu que "Sexy" de cette auteur, je me suis dit allons-y!
Hier, en rentrant du boulot, ma gentille voisine vient me trouver avec un colis qui ne rentrait pas dans la boite aux lettres (pour ça c'est super les voisines!).
Avec violente précaution, j'arrache, en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, le papier Kraft. Mes yeux s'émerveillent... ce n'est pas un livre mais bien deux!
Le second est également un nouveau livre de Oates, "Vallée de la mort", un recueil de nouvelles.
Et ce n'est pas tout... Une personne voulant me faire plaisir m'a également offert un livre... (tient donc! Comment ke-tu-sais que j'adore recevoir des livres!).
Autre nouveauté de la rentrée "Slumberland" de Paul Beatty (Seuil).
Me voilà donc avec de la lecture pour les prochaines semaines!

Ma Pal ne cesse donc de grimper, même si je tente de limiter mes ardeurs...
Mais qui est donc BOB...

mardi 29 septembre 2009

Le jeu de l'ange - Carlos Ruiz Zafon


Retour à Barcelone. Grand plongeon dans la brume et les méandres de la ville espagnole dans l'entre-deux guerre. David Martin est écrivain. Il débute à 17 ans dans un quotidien où il connaît un grand succès auprès des lecteurs et une haine de la part de ses collègues. Devenu indépendant, il se lance dans des séries policières qu'il écrit à un rythme effréné pour des éditeurs peu scrupuleux. Mais c'est d'autre chose qu'il rêve : écrire LE livre qu'il sortira de ses tripes. Après un accueil mitigé, David se voit proposer un contrat par un mystérieux éditeur français. A partir de ce moment, une étrange mécanique se met en branle.
Serait-ce lié au livre qui est venu à lui dans le Cimetière des livres oubliés?
Y-a-t-il un lien entre ce contrat et les évènements qui sèment sa vie?

Dans ce livre, on retrouve la merveilleuse librairie Sempere & fils, bien connue des lecteurs de L'ombre du vent. J'ai adoré revoir ces personnages attachants parmi les nouveaux. Des personnages hauts en couleurs, mais peut-être moins attachants que les deux libraires. Exception faite de la jeune Isabella, auto-proclamée secrétaire attitrée du héros, David.

Je me suis laissée emporter dans le tourbillon créé par l'auteur. Une fois ouvert, il est difficile de refermer ce livre. L'intrigue est prenante et j'avais envie d'en savoir toujours plus, de découvrir le fin mot de l'histoire. J'ai dévoré les quelques 500 pages, même si la tornade était moins envoûtante que dans le précédent roman de Zafon.
Le noyau de l'histoire met du temps à démarrer et pendant longtemps j'ai cherché le lien entre le résumé du quatrième de couverture et le récit que j'étais en train de lire. Néanmoins, j'ai bien aimé découvrir les péripéties de David, dans son cheminement pour devenir écrivain.
L'auteur construit, à nouveau, à travers ses phrases, une atmosphère particulière qui mêle le fantastique à l'historique. Un aspect plutôt agréable qui créé une grosse part de mystère.

Ma note : 3 étoiles.

Une bonne lecture issue du partenariat Blog-O-Book/Robert Laffon. (Merci, merci!)
On en parle aussi : Elfique, Chaplum, pimprenelle, Stéphanie, Solenn, Belle de nuit

Le jeu de l'ange, Robert Laffont, 537 pages, août 2009

jeudi 10 septembre 2009

Les deux visages de Janus


A nouveau, une découverte made by Blog-O-book. Un partenariat, cette fois-ci, avec les éditions Actes Sud.
Les deux visages de Janus est un roman policier historique écrit à 4 mains, par André et Michèle Bonnery.
D'entrée de jeu, difficile d'ignorer qu'au moins un des deux auteurs est féru d'histoire (André Bonnery, docteur d'Etat, est spécialiste en histoire de l'Antiquité tardive. Michèle Bonnery est professeur des techniques d'expression et de communication).
L'intrigue débute à Rome, à l'aube de l'été 680. C'est dire si le roman est dépaysant.
Alors que l'ancienne capitale de l'Empire a perdu de sa superbe, une série de meurtres, de disparitions et de profanations ébranlent ses habitants. Pourquoi, pour qui, comment... c'est ce que le lecteur va tenter de découvrir.
La trame de l'histoire est plutôt complexe. Des fils à dénouer à travers la multitude de personnages qui jalonnent les quelques 444 pages du bouquin.
J'ai bien apprécié cette lecture. Le cadre est dépaysant. J'ai été transportée bien loin dans le temps. Quelques touches d'humour (je pense aux situations cocasses dans la cave aux statues, les petits jeux amoureux entre deux protagonistes). Une intrigue qui donne envie d'avancer. Des rebondissements en veux-tu, en voilà.
Par contre... petit bémol pour certaines longueurs.
En effet, je pense que certains passages pouvaient être écourtés. Je me suis parfois un peu noyée dans certaines descriptions, pensées ou réflexions de certains personnages. Des petits moments qui tirent un peu en longueur sans apporter de pièces à l'enquête.
Néanmoins, j'ai toujours été reprise par l'histoire jusqu'au boom final.... mais ça je vous laisse découvrir par vous-même.
Une bonne lecture pour les adeptes d'histoire. Un vrai voyage dans le temps qui procurent de belles images dans la tête.

Ma note : 3,5 étoiles

On en parle aussi : Blog-O-Book, Madame Charlotte, Chrestomanci, Stephie76, Esmeralda

Les deux visages de Janus, André et Michèle Bonnery, Actes Sud, 444 pages, octobre 2008

vendredi 14 août 2009

Un sur deux - Steve Mosby


Mark Nelson, jeune inspecteur est nommé dans l'équipe d'un flic légendaire, John Mercer. 2 ans plus tôt, alors qu'il menait une enquête-qui finalement ne sera pas close- Mercer a perdu l'un de ses co-équipiers. Ce drame a plongé le policier dans une dépression dont il est sorti grâce au soutien de sa femme Eileen. Le premier jour de Mark n'est pas de tout repos. Le cadavre d'un jeune homme vient d'être découvert. Il a été torturé et victime d'un crime sauvage. Une jeune femme aurait quitté la maison de cette homme la veille. A la recherche de cette dernière, les policiers se rendent compte que celle-ci a été enlevée avec son compagnon. Une course effrénée est lancée pour les retrouver. Les enquêteurs n'ont que jusqu'au lever jour.
Le tueur a laissé sa marque. Une marque qui ne passe pas inaperçue aux yeux de Mercer et de ses équipiers. Il s'agit du serial-killer qui avait abattu leur collègue. Son mode operandi : il s'en prend a un couple. Avant d'assassiner un des deux, il les séquestre et les torture en demandant "qui des deux va survivre".
Partie en vacances avec une réserve de près de 10 bouquins, je me suis laissée tentée par celui-ci au détour d'un rayon de grande surface...
Un résumé plutôt alléchant. Par contre, je le redis, je ne me suis pas laissée embobinée par les commentaires sur la couverture. Ces petites phrases sensées apâter le passant.
Je débute l'introduction avant de m'endormir... merci, pour le cauchemar en début de nuit.
Effectivement, la mise en bouche est très peu ragoutante. Un meurtre plutôt glauque qui laisse supposer une suite dans le même goût. Et effectivement, l'auteur nous offre quelques scènes à ne pas lire devant son assiette.
L'intrigue est assez bien ficelée. Je me suis laissée prendre au jeu. Même si le rythme se ralentit un peu vers la fin... un coup de théâtre clôture le récit.
Un récit écrit à plusieurs voix. On passe ainsi d'un narrateur à l'autre.
J'ai bien apprécié cette construction qui donne à découvrir la psychologie des personnages de "l'intérieur".
Je ne dirais pas que je me suis trouvée face à un thriller incontournable, mais c'était une assez bonne lecture de vacances.
Je conseillerai ce livre aux dévoreurs de thriller. Sur une échelle, je le place en dessous de l'âme du mal ou d'In Tenebris de Chattam, mais bien au dessus de Prédateurs, du même auteur (pour me borner à une seule référence...)
Donc un bon moment de lecture.
Ma note : 3,5 étoiles

On en parle ici : Cocola's, Enlivrez-vous, Clarabel

Un sur deux, Steve Mosby, Points, 437 pages, janvier 2009

jeudi 13 août 2009

La ferme du crime, Andrea Maria Schenkel



Un livre à plusieurs voix qui nous plonge dans une ambiance froide, humide et glauque.

A la base de son polar, Schenkel prend un fait divers qui s'est déroulé en Allemagne dans les années 20 et qui n'a jamais été résolu. Elle le transpose dans les années 50, et lui trouve une issue. Pour parvenir à la clé de ce roman noir, l'auteur nous narre son récit à travers l'oeil de plusieurs "témoins". (Nombreux chroniqueurs font la comparaison avec le style utilisé par Truman Capote dans "De sang Froid" - Roman que j'ai envie de lire depuis longtemps, mais qui est encore à l'état de lacune sur mon tableau de lectures)

Petit à petit, le lecteur est amené à découvrir ce qui s'est passé dans cette ferme du crime. Le suspense est haletant. Chaque personnages apportant sa pierre à l'édifice.

J'apprécie l'idée de passer d'un narrateur à l'autre pour raconter une histoire. A travers les mots des personnages, on peut se faire une idée de leur caractère, se faire une image d'eux. Puis surtout, ça permet de donner une certaine "objectivité" en recoupant les différents témoignages. Concrètement, le lecteur reçoit différentes perceptions d'un même fait.

Petit résumé :
L'histoire se déroule dans une ferme de Tannöd, une région catholique très dévote, sur fond d'Allemagne imprégnée de désastre. Mais un soir, les Danner, habitant la ferme, sont assassinés sauvagement. Le père, la mère, la fille et ses enfants. Pourquoi un tel massacre? Jalousie, vengeance? Les secrets, le passé trouble, accentuent le côté malsain de cette intrigue.

A la base, je voulais m'offrir "un tueur à Munich" du même auteur, qui venait de sortir dans ma collection chouchou "Actes noirs". Je demande conseille à mon libraire, avant de réaliser un achat impulsif et compulsif. Celui-ci, bien attentioné, me signale que le premier livre de Schenkel vient de sortir en poche chez Babel noir.
Entre passion (pour la magnifique collection) et raison (une version poche et économique), j'ai penché vers la Ferme.

Je n'ai pas été déçue. Même si je n'ai pas été transcendée par l'histoire, j'ai été emportée dans l'intrigue et prise dans son atmosphère étouffante. A travers son texte, l'auteur nous laisse tout une sensation de malaise. En refermant la dernière page, j'étais sur le "pas mal", mais voilà que j'y repense quelques mois plus tard, et il m'en reste tout de même une sensation bizarre. Comme quoi, un texte se digère ;-)
Un bon bouquin pour les adeptes des romans noirs.

Ma note : 3,5 étoiles

Babel noir, mars 2009, 157 pages.
Mais aussi Actes noirs, janvier 2008, 160 pages.

Ils en parlent, en bien ou en mal....

Eleanor Rigby - Douglas Coupland

Titre inspiré par la chanson éponyme des Beatles, le dernier roman (paru en français, j'entends) de Douglas Coupland met en scène Liz Dunn. Le lien entre les deux...la solitude.
Lizz Dunn, 36 ans, est obèse et vit seule dans un appartement pas très folichon. Sa famille prend quelque peu de ses nouvelles, mais la considère comme un cas désespéré. Lizz, elle, n'attend pas grand chose de son avenir. Elle sort d'une opération des dents de sagesse et passe sa semaine de convalescence entre anti-douleurs et films à l'eau de rose qui la font chialer.

Alors qu'elle arrive au bout de son stock de joyeusetés, elle reçoit un coup de fil de l'hôpital. Un jeune homme y a été admis. Il porte un bracelet mentionnant les coordonnées de Liz.
Un coup de fil qui fait l'effet d'un tourbillon vers un passé bien enfouit.
Coupland porte à nouveau un regard sur la société et le comportement des gens. Acide et cynique, il use de beaucoup d'humour et de non-sens.
J'ai apprécié ce roman, un peu plus que "Girlfriend dans le coma", mais moins que "Toutes les familles sont psychotiques". Un peu à la manière de Girlfriend, je me suis plongée dans la vie de Lizz, avec l'envie d'en découvrir toujours plus. Puis, quelques éléments "bizarres" donnent une tournure au roman qui m'a donné moins envie (dans girlfriend, c'est la troisième partie qui m'a déçue).
L'écriture de Coupland est agréable. J'apprécie cet auteur et sa vision du monde. Il nous fait réfléchir sur le monde qui nous entoure. Par contre, je suis déçue par ce petit "moins" qui fait que je ne suis pas sortie de ce livre en me disant "wouaf! C'était vraiment génial", mais plutôt avec un "Ah, bin c'était chouette oui" et un petit sentiment de doute.
Tout cela ne m'empêchera pas de me plonger dans "Hey Nostradamus!" qui trône sur ma PAL depuis des lustres déjà!
J'espère toujours retrouver ce qui m'a piqué dans "toutes les familles..."
Un roman qui vaut quand même la peine d'être découvert. Un auteur qui vaut la peine d'être lu!
Ma note : 3,5 étoiles

Au diable Vauvert, août 2007, 308 pages
Mais aussi en poche : 10-18, mai 2009, 304 pages

On en parle ici : Clarabel

mercredi 12 août 2009

Les chroniques d'Edimbourg


Avec 44, Scotland Street, Alexander McCall Smith débute ses Chroniques d'Edimbourg. L'idée n'est pas sans rappeler les fameuses Chroniques de San Francisco écrites par Armistead Maupin et publiées dans le San Francisco Chronicle à partir de 1976.


L'héroïne, Pat, s'installe en colocation dans un appartement du 44, Scotland Street. Elle y fait la connaissance de Bruce, un des trois autres colocs et actuellement le seul sur place. Bruce, un être égocentrique et insupportable, bosse dans une agence immobilière. Il lui fait fort impression dès le début.


Dans l'immeuble, elle va faire la connaissance de Domenica, une voisine de pallier excentrique. Et découvrir l'existence de Bertie, un gamin de 7 ans, vivant dans un cadre un peu spécial.

Pat a 22 ans, elle en est à sa seconde année sabbatique, mais est engagée par Matthew pour travailler dans sa galerie d'art.


Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d'une partie du petit monde de Scotland Street, avec comme intrigue le secret d'une peinture. Même si je ne suis pas aussi emballée que pour les chroniques de Maupin, je me suis bien amusée à Edimbourg. Les personnages sont attachants et assez caractérisés : on en aime certains, on veut en taper d'autres...

Un peu à la manière de la série avec Mma Ramotswe, l'auteur utilise un ton léger et beaucoup d'humour. De nombreuses situations m'ont fait sourire. Le roman est découpé en courts chapitres intitulés, passant d'un personnage à un autre.

Je ne me suis pas encore ruée sur le second tome (à savoir que le tome trois vient de paraître en français, et un quatrième tome en anglais), mais ça ne saurait tarder. J'ai tout de même envie de connaître la suite des aventures de Pat, Bruce, Bertie & co.

Ma note pour le début de cette série : 3,5 étoiles


44, Scotland Street, Alexander McCall Smith

10X18 (hors collection), 413 pages, mai 2007

La couronne verte - Laura Kasischke


Véritable rituel aux Etats-Unis pour les élèves en dernière année, Terri, Michelle et Anne parte en voyage de printemps.

Leur destination : les plages mexicaines.

Arrivées à l'hôtel, elles constatent que le ton est donné : alcool et fête sont au rendez-vous. Au bar, elles vont faire la connaissance d'un inconnu d'une quarantaine d'années. Ce dernier leur propose de l'accompagner lors de sa visite du site de Chichen Itzâ. Prises entre l'idée alléchante d'aller à la rencontre des monuments culturels locaux, et les consignes de leurs mères, elles vont tout de même se lancer dans l'aventure.

Un déclencheur qui va plonger le lecteur dans une intrigue qu'il ne soupçonnait pas au début.

A la lecture du résumé, on pense se plonger dans un roman plutôt sympa et quelque peu effrayant sur les voyages entre ados. Une histoire qui commence bien et dérape. Mais l'auteur va beaucoup plus loin que ça. A travers le suspense qu'elle construit, elle déroute son lecteur. Des rebondissements surprenants jalonnent le texte.

Je découvrais Laura Kasischke avec ce roman. Son style d'écriture est entrainant et agréable à lire. Un roman qu'on dévore en quelques heures.

La Couronne Verte, Laura Kasischke, Ch. Bourgeois Ed., 238 pages, octobre 2008

Note : 3,5 étoiles

On en parle ici : Cocola's

mardi 11 août 2009

Un vampire ordinaire - Suzy McKee Charnas


J'ai reçu ce livre via le partenariat B-O-B/Robert Laffont (Encore merci Madame Charlotte).
J'ai été alléchée par le résumé proposé par l'éditeur. Dans la profusion de livre sur les vampires que l'on trouve aujourd'hui, celui-là me semblait pas mal.
Résumé
À l’université de Cayslin, Edward Weyland enseigne l’anthropologie. C’est un professeur idéal : grand, mince, cheveux gris, profil d’oiseau de proie, distant, intimidant. Sa spécialité : les rêves. Ceux des autres, car lui ne rêve jamais. Il n’est pas humain. Il est un vampire.
Un vampire n’est pas un être surnaturel. C’est un prédateur qui se nourrit de sang humain comme un tigre de la chair de ses victimes. C’est un fauve, spécialisé, hautement intelligent, d’une incroyable longévité et fort habile à se glisser dans le troupeau. Pas de cape flottant au vent. Pas de crocs acérés dépassant de lèvres vermillon. Pas de spectaculaires métamorphoses en chauve-souris, non plus. Tout juste un aiguillon sous la langue à l’aide duquel il suce le sang de ses victimes. Des proies qu’il ne tue pas forcément, d’ailleurs. Il s’arrange, quand il le peut, pour les plonger dans l’inconscience avant de s’abreuver et parvient ainsi à garder relativement aisément son anonymat, seul garant de sa survie.
Mais un jour, Weyland le vampire rencontre une femme qui d’abord le croit fou, puis l’accepte tel qu’il est et finit par l’aimer. C’est le cœur percé que meurent les vampires. Weyland échappera-t-il au sortilège de ses proies ?
Mon avis
La couverture du roman affiche une citation de Stephen King "Terrifiant, drôle, plein de suspense... impossible à lâcher". J'ai pour habitude de ne pas me laisser "séduire" par ce genre de chose... Qui n'est jamais tombé dans ce panneau et être déçu d'un livre à cause d'une accroche d'un auteur reconnu! Et dans le cas présent, je me demande toujours si Stephen a lu le même bouquin que moi... humhum
Attention abandon...Parce que oui je l'ai fait! J'ai lâché ce livre au début du quatrième chapitre (qui débute après le moitié du livre).
Attention mini spoiler...
Dans le premier chapitre, on fait plus ou moins connaissance avec le vampire, une dame, d'autres personnes, un cadre universitaire. Je n'ai pas bien saisi quand cela se passait. J'avais assez de mal à me faire une image des personnages. Après quelques pages, je trouvais que ça sentait un peu le plastique brûlé, mais je me suis accrochée...
Second chapitre, le vampire est emprisonné et utilisé comme bête de foire par un homme chasseur de magie noire. Il réussit à d'enfuir.
Troisième chapitre, le vampire qui souhaite récupérer une place à l'université où il donnait cours, doit poursuivre une thérapie avec un psy. (Apparement... c'est le coeur du résumé).
Quatrième chapitre, le vampire va à l'opéra et.... bin je ne sais pas ce qui se passe ensuite.

Je me suis trainée durant les deux premiers chapitres. J'ai ensuite plus ou moins apprécié le troisième. Par contre, au démarrage du 4... impossible pour moi d'aller plus loin.
Alors soit, il ne se passe rien dans ce livre, il s'agit quand même d'un vampire ordinaire...et que se passe-t-il dans la vie d'un vampire ordinaire...pas grand chose...
Soit, je suis passée complètement à côté d'une merveilleuse histoire fantastique.

J'ai trouvé le texte long, lent, sans vraiment d'histoire, ni de rebondissements.
Je me suis trouvée un peu perdue, sans comprendre où voulait me mener l'auteur.

J'espère qu'elle aura trouvé d'autres lecteurs plus enthoisiastes que moi. De mon côté, il n'y aura pas beaucoup d'étoiles à côté de ce titre...

Un Vampire ordinaire, Suzy McKEE CHARNAS, Robert Laffont, mai 2009, 378 pages.

Ma note : 1,5 étoileOn en parle aussi : Jennifer

Ainsi soit-il - Eli Gottlieb



Voici une découverte reçue grâce à Madame Charlotte (Blog-O-Book) et son partenariat avec la collection 10/18. (Merci merci!)

Le résumé : Il s'appelait Rob Castor. Charismatique, brillant, enfant terrible des lettres new-yorkaises, Rob était de ceux à qui tout semble réussir. Aujourd'hui, son suicide fait la une des journaux, parce qu'il a pris la peine de tuer sa femme avant d'en finir. Au centre de cette histoire vertigineuse se trouve Nick, son meilleur ami d'enfance. Sous le choc de sa disparition, Nick va chercher à comprendre son geste et, ce faisant, réévaluer sa propre vie et son passé. Mais, dans le paysage des jours enfuis, d'étonnants secrets le guettent ...

A la lecture du quatrième de couverture de ce roman, on pense que l'on va plonger dans les méandres d'une vie d'écrivain torturé afin de comprendre le pourquoi de son geste. Eh bien pas du tout. Nous entrons en fait dans l'univers de Nick, l'ami d'enfance. Les recherches effectuées en vue de comprendre Rob vont le conduire à se comprendre lui même, à se remettre en question. Petit à petit, le lecteur découvre les petits secrets qui jalonnent la vie de Nick.

La mort de Rob n'est qu'un prétexte au tourbillon dans lequel est prit Nick. Le bouleversement de sa vie va bien au-delà de la disparition de son ami.

Le roman se lit simplement. Il ne déborde pas de rebondissements, juste quelques éléments qui le ponctuent et poussent le lecteur à aller voir plus loin. L'auteur balance alors une fin vertigineuse qui laisse le lecteur sans voix.

Un roman sombre sur l'existence.
D'autres avis : Virginie, Lou, PetiteFleur
Ainsi soit-il, Eli GOTTLIEB, 10/18, 273 pages, 2009
ma note : 3,5 étoiles

samedi 18 juillet 2009

Les Miscellanées du Rock - Opération Babélio Masse-critique


Reçu dans le cadre de l'opération Babélio-Masse critique (merci! merci!), Les Miscellanées du Rock nous transbahute de chroniques en chroniques à travers toutes sortes d'anecdotes sur le Rock'n roll. Divertissant, comique (ça passe par des listes de groupes aux noms stupides, au plus long titre de chanson,...), apportant plein d'infos (euh par exemple les chansons du lundi, du mardi..., les producteurs les plus importants). En bref, l'histoire du Rock retracée à travers ses rumeurs et légendes, sur un ton léger, mais bien documenté. A lire d'une traite ou par petit bout, ce livre plaira aux amoureux de cette musique (encore plus si fan des Beatles... on y trouve pas mal de chronique ;-) ) J'ai apprécié me plonger dans ce bouquin. Certains articles me passionnant moins que d'autres, mais en règle générale, j'ai passé de bons moments. Merci encore pour l'opération Babélio, toujours amusant de découvrir de nouveaux titres. Les miscellanées du Rock, Perrin Jean Eric, Jérôme Rey, Gilles Verlant, Editions Fetjaine, 306 pages, mars 2009
3,5 étoiles

samedi 11 juillet 2009

Les sirènes d'Alexandrie - François Weerts


Une chose est sûre, je suis fan de la collection Actes Noirs de chez Actes Sud!
Découverte (et créée) via la série Millenium, cette édition de romans noirs est simplement jolie et agréable. La collection propose aussi deux format : un grand, comme pour Millenium, et un petit, comme pour ce livre-ci. Mon souhait, là, tout de suite, avoir toute la collection... (oki je vais stopper mes élans intempestifs et compulsifs d'achats...)
Je vais plutôt m'attarder sur le contenu de ce livre, qui en vaut vraiment la peine!

1984, Bruxelles, quartier nord. Antoine Daillez, un journaliste, hérite d'un lieu de plaisir, l'Alexandrie. Alors qu'il n'a pas encore découvert le bar, il est appelé pour couvrir une sombre affaire. Une dame retrouvée écrasée sur la voie ferrée. Drôle de coîncidence, il apprend que cette femme est la vieille locataire de l'Alexandrie. Quelques jours plus tard, c'est la tenancière du bar qui se fait agresser par des skinheads, à la recherche de documents. Quel mystère se cache derrière l'Alexandrie et le passé du grand-père d'Antoine? L'homme va mener son enquête.

L'auteur nous entraine dans une ambiance noire et lugubre, à la manière des polar US des années 50. Je ne suis pas spécialiste... mais plongé dans les sirènes, on ressent une atmosphère particulière. On vole de rebondissements en rebondissements. Impossible de lacher les pages de ce roman! Une intrigue bien ficelée, des personnages auxquels on s'attache, un Bruxelles Nord d'avant... Une lecture que je conseille à tous les fans de policier.

4,5 étoiles
Les Sirènes d'Alexandrie, François WEERTS, Actes noirs, 2008, 317 pages



dimanche 7 juin 2009

Babelio Masse Critique

Arrivée du livre reçu dans le cadre de l'opération Babelio-Masse critique

Les Miscellannées du Rock, J-E Perrin, J Rey, G Verlant
Ed. Fetjaine, 2009, 308 pages

samedi 16 mai 2009

Sylvain Augier - L'Instant où tout a basculé


Début de l'année 2009, j'ai été contactée par Chez les filles (que je remercie), pour savoir si j'étais intéressée de recevoir un bouquin...
Evidemment que bien sûr que oui! ;-)
Je vois qu'elle me propose un livre sur le témoignage d'un journaliste/animateur télé devenu dépendant aux médicaments suite à un grave accident.
Au début, je me suis dit bofbof... je ne suis pas très portée sur les témoignages. Puis finalement, je me suis dit... pourquoi pas... toute expérience est bonne à tenter, de plus le sujet peut-être intéressant.
C'est donc avec enthousiasme que j'ai commencé le livre.
Sylvain Augier nous parle de sa passion pour le parapente. Une passion qui aurait pu le tuer.
En Août 1988, le jour où tout a basculé, sa voile fait des siennes et il a un terrible accident.
On entre directement dans le vif du sujet.
Il nous raconte ensuite un peu le déroulement de sa vie privée et professionnelle. Il pose le cadre.
Par contre, arrivée à plus de la moitié du livre, mis à part quelques éléments sur le déroulement de sa convalescence... je ne vois pas le vif du sujet... sa dépendance aux médicaments et comment il s'en est sorti.
Il nous montre une belle leçon de courage et une volonté de garder à tout prix un membre qui le fait horriblement souffrir. Mais à côté de ça j'ai trouvé un peu long les histoires de télés, etc...
D'accord, il s'agit d'un témoignage biographique, donc c'est normal que... néanmoins... j'étais un peu déçue.
Alors que j'avançais à bon rythme, mon envie d'en savoir plus s'est essoufflée. Et c'est avec regret que j'ai laissé le livre de côté, peu après avoir dépassé la moitié.
Malgré mon échec envers ce type de récit, je peux dire... "j'ai essayé" ;-)
Par contre, je pense que ce titre pourrait très bien plaire à un "fan" du journaliste et intéressé par son parcours.
Je remercie encore le blog ChezlesFilles et les Editions Carnet Nord, pour m'avoir donné la possibilité de découvrir ce titre.
Sylvain Augier, Le jour où tout a basculé, Carnet Nord, 2008, 248 pages.

Stardust - Neil Gaiman


Petite remise à jour.
Stardust était le premier livre que j'ai lu en 2009. Premier livre également de Neil Gaiman que je lis.
Stardust est un roman de fantasy.
L'histoire débute dans un paisible village anglais. Rien ne semble le différencier des autres villages, excepté le mystérieux mur qui se trouve en bordure de celui-ci. De l'autre côté de ce mur, se trouve un autre monde, un pays magique. Tous les soirs des habitants montent la garde afin que personne ne franchisse le mur. Mais tous les neufs ans, "la porte" s'ouvre à l'occasion du marché des fées.
Tristant est amoureux de Victoria. Pour un baiser, il ferait n'importe quoi, comme aller chercher l'étoile filante qui est tombée... là-bas au bout... loin, au délà du mur.
Il décide donc de franchir la frontière et se lance dans un quête pour les doux yeux de la jeune fille.
Neil Gaiman plonge son lecteur dans une sorte de conte de fée. Dans cet autre-monde, on retrouve diverses créatures et personnages sortant tout droit des vieilles histoires pour enfants.
J'ai apprécié ce livre. C'est une histoire assez gentille, simple, mais pleine d'humour.
Le livre se dévore relativement vite. Une écriture fluide et agréable qui ne s'encombre pas de lourdeur.
Un auteur que j'ai apprécié découvrir, et comme pour beaucoup ces derniers temps, qu'il me plairait de lire encore.
3,5 étoiles
Neil Gaiman, Stardust, Au diable Vauvert, 2007, 289 pages

lundi 9 février 2009

Comme le fantôme d'un jazzman dans la station MIR en déroute...


Un titre plus que déjanté pour le dernier roman de Maurice G. Dantec. Un roman finalement tout aussi loufoque que son titre. Tout est dans le titre, ou presque... on a le jazzman, son fantôme et une station spatiale qui file tout droit s'écraser sur la terre. A cela, il faut ajouter le narrateur et sa copine, une cavale et un neuro-virus. Secouez le tout... vous obtenez ce thriller scienço-futuriste.
Difficile de dire à quelle époque cela se passe, mais cela pourrait être aujourd'hui, au plus tard demain.
Le narrateur est enfermé dans un centre, avec d'autres personnes atteintes de ce neurovirus, qui lui fait avoir des rêves hallucinés, des déplacements psychiques, ou autre chose que je ne saurais nommer. Il décide dès lors de prendre le large avec Karen, une jeune fille rencontrée là-bas.
Le roman s'ouvre sur le braquage d'une poste française, le dernier pour le couple bien décidé à se retirer au soleil, pour couler des jours heureux avec leur butin, intelligement placé ça et là.
Or, une fausse info et voilà que démarre une cavale angoissante. A cela s'ajoute les effets imprévus du virus qui chamboule un peu leur parcours.
Ce bouquin est ma première incursion dans l'univers de Maurice G. Dantec. Très surprise, mais pas déçue. J'ai découvert une écriture assez agréable, un style direct et facile à lire, un monde loufoque. Je me suis un peu perdue dans certaines descriptions du virus, de ses liens, causes ou effets, mais j'ai vite retrouvé les rails de l'histoire.
Un expérience d'auteur que je vais bien vite renouveler avec "la Sirène rouge".

Albin Michel, 211 pages, 3,5 étoiles

Arlington Park - Rachel Cusk


5 vies, 5 parcours, dans la banlieue anglaise d'Arlington park.
5 femmes au foyer différentes, mais qui se ressemblent sur un point : une vie qui oscille dangereusement vers le désespoir.
Sous une façade de vie de famille parfaite se cachent les rêves qu'elles ont effacés pour s'occuper des mari, enfants et maisons.
Loin du regard humoristique porté sur les desperate housewives de Wisteria Lane, l'auteur nous décrit des portraits plus acides et amers. Avis à celui ou celle qui recherche une translation britannique de la série made in US, passez votre chemin. Si vous cherchez un regard sur un mode de vie, un voyage psychologique à travers la société anglaise... tournez la première page, sortez votre parapluie et laissez-vous entrainer...

Points, 2008, 263 pages, 3 étoiles


mercredi 14 janvier 2009

Opération Babelio/Masse critique : arrivée


Il est arrivé, le livre remporté lors de la nouvelle opération Babélio-Masse Critique.
C'est le nouveau Maurice G. Dantec, publié chez Albin Michel, Comme le fantôme d'un jazzman dans la station MIR en déroute.
Le titre en dit long....et me donne envie de vite découvrir cet auteur!
Le temps de finir mon Stardust de Neil Gaiman et je me plonge dedans!