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lundi 26 février 2007

H - Lian Hearn, Le clan des Otori tome 1 - 3,5 étoiles


Le silence du Rossignol constitue le premier tome d'un triptyque, dont le 4ème tome vient de sortir. Il est effectivement annoncé sur ce bouquin qu'il s'agit de la première partie d'une trilogie. L'auteur aurait-elle difficile de se détacher de son univers? La lecture de la suite de ce roman épique me le dira...
Lian Hearn nous plonge dans un monde imaginaire calqué sur le Japon féodal. Les Terres sont partagées en tribus ou clans. On y trouve des seigneurs et des serviteurs. L'atmosphère est lourde, baignée dans l'horreur des guerres et des massacres, même si parfois un petit oiseau coloré, un bout d'espoir illumine l'histoire.
Takéo a 15 ans, il vit dans un village paysible où la paix est bien établie. Mais un jour, alors qu'il revient d'une ballade, il retrouve les maisons enflammées et une odeur de sang plane. Il découvre enfin les membres de sa famille assassinés et se retrouve face à face avec l'auteur de ces meurtres, Iida, maître du clan Tohan. Alors que le sabre de ce dernier va s'abattre sur le jeune garçon, Iida est désarçonné et tombe à terre. Takéo en profite pour filer. Pourchassé jusque dans les montagnes, Takéo va faire la rencontre de Shigeru Otori qui va le sauver d'une mort imminente. A partir de ce moment, leurs destins sont liés.
Le type de lecture n'est pas sans rappeler l'héroic-fantasy de Tolkien, mais avec un décor différent. Un cadre géographique que j'ai rarement rencontré dans mes lectures. Le style de Lian Hearn est agréable. Elle m'a beaucoup plus emporté que Tolkien, et beaucoup plus vite. Je pense que ses descriptions sont plus légères, moins longues. Le tableau est brossé avec "poésie" et cela correspond assez bien au style asiatique.
J'ai bien envie de connaître la suite de cette aventure épique. La vengence, l'initiation, le développement personnel, l'amour, la guerre, autant de thèmes qui nous emportent dans une envie de découvrir, qui nous tient en haleine. Le secret du titre se trouve dans le roman.
Je lui donne donc un bon 3,5 sur mon échelle de lecture.
De plus, la collection Gallimard Jeunesse nous offre une belle couverture avec relief, typique. Un plus pour les amoureux des livres.

samedi 10 février 2007

L'objet de mon affection, Stephen McCauley - 3,5 étoiles


Première lecture aboutie de l'année.
Premier titre issu de mon Challenge 2007.
Un livre en moins de ma PAL (eh oui! ça doit faire plus d'un mois que je n'ai plus acheté de bouquin!! Je tremble! Je tremble! brrrrrrr)
J'ai passé des agréables moments de lecture avec McCauley. Il s'agissait de mon premier roman de cet auteur, mais j'avais déniché une bonne occas
sur ebay et m'étais déjà procuré ses autres bouquins....
Georges a quitté sa bourgade natale pour vivre la grande aventure New-York. Jeune instit maternel homo, il rencontre Joley, dont il tombe éperduement amoureux. Il décide d'emménager chez lui en vue du grand bonheur, c'est sans compter les tocs complètement allumés de son ami. Réduit à faire chambre à part, Georges digère plutôt mal son concubinage. Le pire se déroule lors d'un soirée branchée chez une amie "artiste" de Joley. Ce dernier lui présente une jeune femme, Nina, psychologue en état de tentative de rédaction de thèse.
Par le biais de sous-entendu très entendu, Joley invite Georges à apprendre à connaitre Nina afin d'emménager avec elle à Brooklyn...

J'ai apprécié le cadre de cette histoire. Les personnages sont attachants. On apprend à les connaître petit à petit, et même les plus insupportables nous touchent à certains moments.
Mais ils sont aussi comiques. J'ai beaucoup sourit en me plongeant dans les pages du livre.
Je retiens un passage-qui ne me concerne pas du tout, je tiens à le préciser.
Georges arrive chez Nina pour visiter son appartement.
Pour l'occasion, elle lui a préparé un bon repas bien appétissant.
Mais sou prétexte d'un petit régime, Nina précise qu'elle va juste se contenter d'une salade...
La discussion s'installe et au fil du dîner Nina ne cesse de picorer ou plutôt piquer dans l'assiette de Georges.
Je suis entrée dans la vie de Georges et Nina. J'avais un peu l'impression d'être tapie dans un coin de leur appartement de Brooklyn. L'auteur m'y avait laissé une place au chaud. Le style est simple. Le récit sort de la bouche de Georges et comprends pas mal de dialogue. C'est assez dynamique et l'auteur de ne tourne pas en rond ou ne présente pas de passage tirant en longueur. Il se lit donc assez vite- pour autant qu'on accroche au style.J'avais acheté ce bouquin il y a déjà pas mal..... de temps. J'étais à la recherche d'un auteur, d'un titre qui pourrait me rappeler les chroniques de Maupin. Ma librairie préférée m'avait donc aiguillé vers McCauley.
Je suis contente de l'avoir découvert.
J'ai quand même une petite critique (que j'ai également vue chez Frisette) : la taille de la police.
J'avais plusieurs fois voulu me plonger dans le bouquin, mais l'écriture si petite et si serrée m'avait un peu rebutée.
Néanmoins, cette fois-ci j'ai avancé dans l'histoire, j'ai été plus loin que les deux premières pages, et cet inconvénient finit par devenir moins gênant. Enfin c'est surtout une critique à l'éditeur.