Google+

Index dynamique

samedi 2 septembre 2006

Journal d'Hirdondelle, Amélie Nothomb - 3,5 étoiles


Le mois d'août s'achève et avec lui arrive les livres de la rentrée littéraire.
Chaque année, à cette prériode, j'attends toujours avec patience, ce que va nous réserver notre Amélie nationale. C'est devenu un rituel. Le livre que l'on dévore en quelques heures à peine.
Soit on l'aime, soit on est déçu. Mais souvent on y revient, pour savoir ce qu'elle nous a concocté pendant un an. Mal perçue l'année dernière par la critique, Amélie Nothomb ne devait pas décevoir son lectorat. Je n'avais pas détesté Acide Sulfurique, mais il vrai que j'avais été autrement enchantée par d'autres titres.
J'ai bien apprécié ma lecture de Journal d'Hirondelle. Ce roman est court, mais dense. Tout se passe très vite. "Une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou".
Suite à une rupture amoureuse, un courtier de 30 ans devient totalement insensible.
Il perd son boulot et décide d'en trouver un autre. Par hasard, il devient tueur à gages. Avec cette froideur qui l'anime et son don pour le tir, ce métier semble lui convenir à merveille. D'autant plus qu'après son premier client, il se rend compte du plaisir que lui a procuré ce meurtre. Il retrouve enfin la jouissance dans le décalage, l'expérimental. Il vit au rythme des derniers albums de Radiohead. Jusqu'au jour où il a pour mission d'assassiner un ministre et sa famille et de ramener un serviette de documents de haute importance.
Je ne vais pas en dévoiler plus loin sur l'histoire, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.
Dans ce roman, elle nous entraine au fin fond de la psychologie et l'intimité du héros, à travers un quasi-monologue. Ses sensations, sa perceptions sont décrits minutieusement. On est curieux de savoir ce qui va se passer. Comment va-t-il réagir?
Le roman se lit d'une traite. Le style est clair, loin d'être lourd.
Mais c'est vrai que c'est toujours très court. On voudrait dire trop court. Mais est-ce que l'histoire aurait le même impact si elle se prolongeait sur une centaine de pages de plus?
Je ne crois pas?
Ce type de roman qui ne passe pas par quatre chemins est en quelque sorte sa marque de fabrique. Elle va à l'essentiel, mais avec un certaine intensité.
On se force à ne pas lire trop vite, pour bien s'imprégner du texte, aller au fond du personnage.
A dans un an....

4 commentaires:

  1. Un Nothomb un peu trop facile peut être... Son style tient tout mais le fond est quasi inexistant. Temps regretté des Mercure, hygiène de l'assassin et autres délices...

    RépondreSupprimer
  2. Avec Nothomb, on ne sait jamais si ça va être un top ou un flop...

    RépondreSupprimer
  3. J'ai lu tous les Nothomb sortis en poche (ça doit en faire 14-15) et celui-ci est celui qui m'a le plus déçu. J'ai trouvé l'histoire trop courte (malheureusement ça semble être une habitude que prend Nothomb).
    De plus, d'habitude Nothomb expose des situations extrêmes qui tendent à nous remettre en question "qu'aurais-je fait dans cette situation ?". Dans Journal d'Hirondelle c'est de la science fiction... ça m'a semblé plat, pas assez approfondi. Bref vraiment décevant.

    Comme le disait Praline, il est loin le temps d'Hygiène de l'Assassin !

    RépondreSupprimer
  4. Ce n'est pas forcément son meilleur mais j'ai bien aimé. on accroche à l'histoire, il y a un peu de mystère. Mais pourquoi diable est-il si court?

    RépondreSupprimer