Google+

Index dynamique

dimanche 22 janvier 2006

Des Fleurs pour Algernon - Daniel Keyes


L'année 2006 s'ouvre sur une lecture intéressante. Première lecture, premier coup de coeur.

Publié dans les années 50, ce roman de SF est écrit par le héros de l'histoire, Charlie Gordon. Deux savants ont réussi à décupler l'intelligence d'une souris, Algernon, grâce à un tratiement. Motivés par les résultats positifs, ils vont tenter l'opération sur Charlie, arriéré mental. Le jeune homme va peu à peu décourvrir un monde duquel il était exclu jusqu'à présent. Ses connaissances et son savoir vont se développer à une vitesse assez fulgurante. Mais petit à petit, les facultés extraordinaires d'Algernon commencent à décliner. Charlie prend alors conscience que la dégénérescence va aussi le toucher.

Le roman, très difficile à commencer, devient très vite passionnant. L'histoire débute avant l'opération du héros, alors qu'il sait à peine écrire. C'est assez laborieux à déchiffrer. Mais au fil du texte, et donc de l'expérience, le style de l'auteur évolue et nous vivons progressivement son ascension intellectuelle. Nous partageons son voyage à travers ses rêves, ses peurs, son passé retrouvé, son présent et son futur incertain. Personnage attachant, nous gardons espoir jusqu'au bout. Plus dur en est la chute. La prise de conscience que cet état d'intelligence ne va pas durer fait mal. Charlie ne veut pas tout perdre de ses acquis. Nous vivons sa descente à travers ses écrits comme nous avons suivi sa montée. Le style se dégrade. Le nouveau Charlie va rendre se place à l'ancien. Ce qui rend la lecture intense, c'est la conscience que Charlie a de son état, de ce qui va lui arriver.
Le style narratif intègre le lecteur dans la peau du héros.
J'ai adoré ce bouquin, moi qui ne suis pas très SF. Je lui accorde 4,5 étoiles sur 5.

1 commentaire:

  1. J'ai été déçu. L'intrigue de base est très intéressante, mais son exploitation me laisse sur ma faim. Je n'ai pas trouvé le roman tellement bien écrit et au final, la construction m'a semblé assez brouillonne. Déception, donc.

    RépondreSupprimer