Youhou!!

Peu de lectures ce mois-ci...
il me reste moins de dix jours pour effacer ce retard...

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11 janvier 2008

Challenge 2008

Voici enfin ma liste Challenge établie. Il ne s'agit pas d'un Challenge ABC, mais plutôt un Challenge PAL. Objectif : faire descendre cette tour infernale ;-)
Donc pour 2008, je vais tenter de lire au moins les 26 bouquins de cette liste (et j'espère beaucoup d'autres!) :

Challenge 2008

1- Tim Cockey : Le croque-mort à la vie dure
2- Eric Fottorino : Baiser de cinéma
3- Stieg Larsson : Millenium 2
4- Jasper Fforde : Sauvez Hamlet
5- Douglas Coupland : Girlfriend dans le coma
6- Clifford Chase : Winkie
7- Brady Udall : Le destin miracleux d’Edgar Mint
8- Richard Russo : Le déclin de l’empire Whiting
9- Vikas Swarup : La fabuleuse aventure d’un indien malchanceux qui devient milliardaire
10- Philip Roth : La tache
11- Anna Gavalda : Ensemble c’est tout
12- Yasmina Khadra : L’attentat
13- Sarah Waters : Du bout des doigts
14- Jonathan Coe : Bienvenue au club
15- Ray Bradbury : L’homme illustré
16- Alexander Mc Call-Smith : 44 Scotland Street
17- Stephenie Meyer : Tentation
18- Margaret Mitchell : Autant en emporte le vent
19- Kate Atkinson : La souris bleue
20- Truman Capote : Breakfast at Tiffany
21- Patrick Sénécal : Aliss
22- John Kennedy Toole : La conjuration des imbéciles
23- Nick Hornby : Vous descendez?
24- Sophie Audouin-Mamikonian : Tara Duncan, les sortceliers
25- Maxime Chattam : Prédateurs
26- Isaac Asimov : La fin de l’éternité

Je crée également un post spécial Challenge 2008 sur mon Marque-ta-page.
J'y ferai les liens vers mes notes de lecture!
Bon ça.... c'est fait!
En route vers mes critiques en retard!

01 novembre 2007

Fantasia Chez les Ploucs - Charles Williams


Me voici à la lettre "W" de mon Challenge 2007. J'avais lu des avis plutôt positifs de ce titre, édité dans la collection policier de Folio. J'ai bien aimé, mais pas à me "taper le cul par terre". Billy, 7 ans, vit avec son père, en alternance avec des homes d'accueil quand ce dernier se fait avoir par la police. Squatteurs des champs de courses, Sam décide de se poser quelques temps dans la ferme de son frère, Sagamore. Bête noire du shériff du Comté, Sagamore vit de magouilles et autres escroqueries. Billy se rejouit de cette mise au vert. Il faut dire que depuis son oeil d'enfant, son oncle et son père passent pour des enfants de choeur. Sa naïveté et son premier degrés sont touchants et assez amusants. L'histoire s'emballe le jour où ils rencontrent un homme et une très jolie femme sur le bas-côté de la route. Ceux-ci cherchent un coin pour s'isoler pour "raisons médicales". Sam leur propose donc de louer, pour un prix modique..., un morceau du champ de Sagamore. Est-ce une pure coïncidence, mais au même moment des types du genre gangster zonent aux alentours du village... Avant de lire ce livre, j'en ai entendu du bien. On le présentait comme un incontournable hilarant. Alors est-ce moi ou le bouquin, mais je pense que j'aurais pu le contourner et que je n'ai pas rit aux éclats. Bien sûr certains passages sont assez cocasses. Le ton du récit de Billy contribue au comique de l'histoire. C'est même plus que contribuer... l'histoire racontée par un adulte n'aurait pas eu le même impact. Donc j'ai bien apprécié le style volontairement enfantin et naïf utilisé. L'histoire est plutôt sympathique. Je ne suis pas totalement déçue, pas déçue du tout (houlà... mon avis est plutôt confus), mais il faut dire que je m'attendais à quelque chose de plus entrainant. J'ai lu chez Kalistina, une note un peu plus positive que la mienne ;-) Bref, un roman qui se lit assez vite, mais pas toujours très rapide (on se comprend??), un ton et un style intéressant, une histoire qui a des côtés comiques et d'autres plus prévisibles. Il existe une suite à ce roman, Aux urnes les ploucs! Je lui mets... 2,5 étoiles.

20 octobre 2007

Furuyama - Le cercle du suicide


Un petit 4ème de couverture pour commencer cette note... (euh non je suis pas pourrie!! juste un peu fainéante!) Le 31 mai 2001, en gare de Shinjuku, 54 lycéennes, main dans la main, se jettent sous un train. Seule Saya en réchappe. Un mois plus tard, la jeune fille se plaint à Kyôko, son amie d’enfance, de n’avoir pas péri en compagnie Mitsuko, une autre de ses amies. Surprise, Kyôko sait néanmoins que Saya appartenait à un mystérieux « club », dirigé par la défunte. A présent, de nouveaux changements s’opèrent sur elle : tandis que des rumeurs se répandent à son sujet sur le Net, Saya s’attire la fréquentation de nombreuses jeunes filles… Il s'agit d'un manga en One shot. Les dessins sont plaisants, mais peuvent heurter la sensibilité de certains (comme on dit pour mettre en garde). L'histoire n'est pas du tout joyeuse. Nous sommes en présence d'une jeune fille malheureuse et mal dans sa peau. Même si cet état était antérieur à sa rencontre avec la certaine Mitsuko, il s'est amplifié avec sa condition de survivante. Une part de mystère "fantastique" plane sur cette histoire. Et la notion de cercle prend tout son sens : club, mais aussi vicieux. Une incursion dans le monde des adolescentes japonaises. Dans le monde des adolescentes tout court. Ce n'est peut-être pas un sujet "original" (le regroupement mystique en cercle secret de jeunes filles), mais la présentation par l'auteur m'a apporté une histoire nouvelle. Lorsque j'avais acheté ce manga, j'avais été attirée par cette couverture orange. Je n'ai pas été déçue de cette lecture. Il ne laisse pas le lecteur indifférent. Il apporte son lot de questions. Cette histoire est présentée comme une sorte de "légende urbaine"... reste à savoir où est la frontière entre la légende et la réalité. 3,5 étoiles

Jonquet Thierry - Mygale - 4 étoiles


J'ai attendu avant d'écrire cette note de lecture... non pas par scepticisme, mais plutôt par manque de temps et de motivation scribale (euh, oui ça vient de mon dico perso). Et plus j'y repensais- parce que je pensais souvent à la manière de présenter cet bouquin- plus sa note augmentait dans mon esprit. C'était vraiment terrible ce livre! Et je pense bien suivre les conseils reçus en commentaire et me laisser tenter par d'autres titres. Je ne sais toujours pas comment en parler sans tout dévoiler. La seule issue, ne rien laisser sortir du résumé! Il y a bien assez sur le 4ème de couverture. Quoique, entre la lecture du résumé et le commencement du roman, je ne voyais pas très bien où tout cela allait me conduire. Le fait est que dans ces 150 pages se trouve une superbe intrigue! Ami du polar, bonsoir! C'est froid, c'est noir, c'est glauque, c'est bizarre et ça intrigue! On ne sait pas où on va. Je me suis laissée guidée par les mots de Jonquet, j'ai visité les tableaux qu'il me permettait de voir, je l'ai suivi... jusqu'à l'assaut final. Une fin en tornade, un dénouement "juke box" -ça veut dire "la pièce tombe et on comprend." Difficile d'aller plus loin et j'espère ne pas en avoir trop dit. La seule chose à ajouter : il faut absolument lire ce titre. Une écriture mystérieuse à plusieurs voix, qui s'entremêlent comme la toile d'une mygale.
Folio policier, 156 pages, Nouvelle édition revue 1999.

08 octobre 2007

A venir...


Ma critique de ce bouquin... déjà un bon 3,75, voire même 4 étoiles...

30 septembre 2007

N : Nothomb Amélie - Ni d'Eve ni d'Adam - 3,5 étoiles

La tradition de la fin du mois d'août, c'est de s'offrir le dernier Nothomb, qui sort pour la rentrée littéraire. Voici déjà plusieurs années que je n'y coupe pas. Généralement un roman pas très épais qui se lit assez rapidement, mais également assez satisfaisant. La seule fois où j'ai lâché un Nothomb, c'était "Attentat", il y a un peu plus d'un an. (C'était un rattrapage pour les années où je ne me ruait pas encore en librairie pour l'acheter dès sa sortie). Bon je n'ai pas été bien loin avec ce titre, mais peut-être que ce n'était pas le bon moment. Bref, avec Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie nous transporte dans son Japon natal bien aimé. On revit avec elle une époque qui l'a définitivement marqué. Dans ce roman, on retrouve l'Amélie du temps de Stupeur et tremblements. Alors que dans le premier, on la découvrait en désastreuse employée dans une entreprise nippone, ici, on la retrouve dans une histoire d'amour à la Amélie... L'histoire débute alors qu'elle dépose une annonce pour donner des cours de français. De cette manière, elle espère également améliorer sa pratique du japonais. C'est ainsi qu'elle fait la rencontre de Rinri, un jeune tokoyte un peu spécial. A ces côtés, elle va découvrir les habitudes des jeunes japonais universitaires. Ces pré-adultes vivent une parenthèse dans cette vie effrénée et n'ont qu'une envie... "jouer". Le récit d'Amélie Nothomb est parsemé d'histoires dingues et de situations concasses. C'est aussi à cette époque qu'Amélie s'est lancée dans le monde de l'écriture. J'ai bien apprécié ce roman : il se lit vite, n'assomme pas le lecteur, offre des paysages très jolis et surtout... m'a donné envie de nouilles et de sushis! Les critiques divergent sur ce bouquin, mais en y réfléchissant, les critiques divergent toujours à propos de titres d'Amélie Nothomb. Je lui ai donné 3,5 étoiles et vous invite à le lire... vous n'y perdrez pas votre temps.

26 août 2007

K : Les tommyknockers, Stephen KING


Cher Stephen, Tu permets, que je t'appelle Stephen, n'est-ce pas. Tout ce temps, passé ensemble! Ca créé des liens pardi! Voilà que je termine enfin ce livre commencé pendant mes vacances. J'ai une chose à dire en premier : dommage que mon escapade au soleil n'a pas duré aussi longtemps! J'avais beaucoup d'espoir en choisissant ce bouquin, plutôt que de m'attarder sur la Weisenberger et son diable en Prada. Puis cela faisait des années (3 ans déjà) que je n'avais pas repris un de tes pavés. Avec deux semaines de soleil-piscine devant moi, je pensais pouvoir avaler les 945 pages (oups.... 957 avec l'épilogue...) assez rapidement. Eh bien je me trompais! Bon je pourrais aussi mettre ça sur le compte de Harry, mais celui-là je ne l'emmène pas partout! Ok, ok, j'ai corné du coin et les couvertures sont un peu flagadas... mais au moins tu as eu la chance de faire du bord de piscine, protégé par de la crème solaire! Enfin pour en revenir à ton histoire. Je vois qu'à la fin, je n'ai pas été seule à trainer : deux ans pour l'écrire! (Je critique pas là! Entendons-nous bien! Je ne me permettrais pas!) Tout semblait commencer assez bien. Une femme écrivain comme première héroïne, un beagle pour lui tenir compagnie (comm moi), un truc bizarre dans un bois (ici, j'ajoute que je pense à toi chaque fois que je me promène dans le bois... j'ai un froid dans le dos!!!). Bref déjà quelques bons ingrédients. Puis vint ensuite l'arrivée du second héros, Gard, poète-pochard au bord du suicide. Et là, j'avoue, je me suis complètement perdue dans son déraillement total avec le nucléaire. Un peu trop long à mon goût, la dynamique du récit se ralentissait. Le premier livre se passe, un peu lentement au tiers, mais j'arrive enfin au second livre. Pour info, Les tommyknockers avaient d'abord été publiés en trois tomes distincts (j'adorais les fins de tome à la Stephen King, ça nous abandonnait sur un mot et.... pour reprendre la fin de la phrase au tome suivant!) et sont ici regroupés dans une seule grosse brique. Donc cette seconde partie reprend un peu de vitesse et d'action. J'apprécie. Ensuite vient le livre Trois, intitulé les Tommyknockers. C'est en quelque sorte la consécration des 664 pages précédentes et pourtant, me revoilà à nouveau perdue. Je m'égare, lis en zig zag, me donne du courage en décomptant ce qu'il me reste avant là fin (oui, je compte, mais tu ne peux pas me le reprocher!). A certains moments, l'histoire reprend du poil de la bête, à d'autres... bin à d'autres quoi. J'avoue avoir déroché en m'apercevant hier soir que cela ne se terminait pas à la page 945... mais bien à la 957. J'ai donc gardé l'épilogue pour ce matin. Et j'avoue avoir passé un agréable moment! Je suis donc un peu déçue de cette lecture. Je revois encore ma voisine me parlant des Tommyknockers, il y a près de 15 ans, comme d'une révélation! Et là, je me demande où est passé le Stephen King de Miséry ou de Simetierre! Celui qui fait peur brrrrrrrrrrrrr, avec des scènes pas ragoutantes! (oui, il y en a aussi ici!) Celui que je reprends volontier. Celui dont j'ai acheté quasi toute la collection pendant les promos librairie (-25% quand même!) d'une grande surface, synonyme de croisement. Bon, j'en ai d'autres en réserve. Je ne vais pas t'abandonner sur une déception. Je ne suis pas totalement déçue, je trouve juste qu'avec 200 voire 300 pages de moins... ça aurait pu être mieux. Alors voilà, cher Stephen, difficile de t'accorder une note. Je tiens quand même compte du fait que je n'ai pas abandonné avant la fin. Je t'envoie donc 2 étoiles pour ce bouquin. (oui bof, mais bon j'ai pas accroché et puis c'est tout). Je te souhaite du bon boulot par la suite. Et j'attends tes conseils sur ma prochaine lecture provenant de ta bibliographie.
Amicalement,
Val

06 août 2007

O : OATES JC - Sexy - 3,5 étoiles


Sexy est mon premier roman de cet auteur.
Il s'agit d'un roman de jeunesse, édité dans la collection SCRIPTO (très jolie collection!).
L'histoire : Darren Flynn, 16 ans, est un magnifique garçon. Bon nageur et plongeur, tout le monde l'admire, sauf que lui ne comprend pas pourquoi. Il n'est pas très bon élève et même dans son sport, il pourrait être meilleur. Sa vie bascule le jour où son professeur, M. Tracy le raccompagne en voiture chez lui. Que s'est-il passé ou ne s'est-il pas passé?
Partant de la pédophilie comme point de départ, le sujet de JC OATES glisse vers un autre thème et ses conséquences- je garde le silence pour le suspense.
L'écriture de JC Oates est agréable, simple et directe. Elle s'adresse à des jeunes et ne prend pas des gants, elle appelle "un chat, un chat". Son écriture est dynamique : de courts chapitres qui brossent le récit, qui passent d'un personnage à l'autre, qui entrainent le lecteur au long des pages.
Ce premier tome m'a donné envie de découvrir encore plus cet auteur, en littérature adulte autant qu'en jeunesse. Je suis contente d'avoir enfin acheter ce bouquin que je lorgnais depuis déjà un bout de temps.
Une lecture agréable, un sujet prenant, des personnages attachants.

B : Burroughs Augusten - Déboire : 3,5 étoiles


Augusten, 25 ans, travaille dans l'univers impitoyable de la publicité à New-York. Hanté par son jeune passé, stressé par son boulot, il se libère l'esprit, généreusement, dans l'alcool. Pointé du doigt par sa collègue et ses supérieurs, Augusten doit finalement envisager une cure de désintox. Il choisit un centre gay et décalé pour faire plaisir à cet entourage. Va-t-il remonter la pente? La redescendre? A lire pour découvrir la suite!

Augusten Bourroughs raconte son histoire de manière plutôt humoristique. Même si le destin du héros est assez catastrophique, il nous fait sourire. Au départ, son style est assez dynamique, la lecture avance assez vite. Dans la seconde partie, je me suis un peu enlisée, à certains moments, dans le texte d'Augusten. L'histoire était moins "drôle", j'avais moins envie de savoir, de découvrir ce qui allait arriver. Peut-être parce qu'il y avait une évidence, peut-être parce que les situations sont moins concasses. Néanmoins, j'ai bien apprécié cette lecture. Le récit que je trouvais essoufflé, reprend vie et à la fin je n'ai pas été déçue.
Même si j'ai un peu de mal à exprimer mon avis... (Voilà déjà plus d'une semaine que je la traine).

08 juillet 2007

Stieg Larsson - Millenium t.1 : 4,5 étoiles


Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, est le titre complet de ce roman suédois. Il s'agit du premier tome d'une série écrite par Stieg Larsson. Cet auteur est très agréable à lire, mais quand on a accroché, il faut déguster chaque page. En effet, il n'y aura que 3 tomes de Millenium, et 3 livres tout court de cet auteur. La cause est simple : Stieg Larsson est décédé en 2004 d'un arrêt cardiaque et ses romans sont donc édités post-mortem.
Dans cette première histoire, nous sommes d'abord mis en situation. Un vieil homme reçoit une fleur pressée dans un cadre pour son anniversaire. Il l'accroche au mur à côté de plus de 40 autres cadres similaires. Il le fait avec le coeur serré car cela lui fait penser à la disparition de sa nièce, en 1966. A plus de 80 ans, l'homme rêverait de percer le mystère de cette perte. Malgré toutes les pistes explorées, la solution n'a pas encore été trouvée.
D'un autre côté, nous faisons la connaissance de Michael Blomkvist. Grand journaliste et rédacteur du journal Millénium. Ce dernier connaît un revers cuisant : jugé et condamné pour diffamation à trois mois de prison pour un article écrit sur un grand financier.
Michael va être néanmoins contacté par Henrik Vanger, le vieil homme aux fleurs, en vue de démystifier le meurtre de sa nièce, Harriet. Ayant besoin de s'éloigner un peu, Michael se résigne et accepte d'intégrer l'île de Hedeby en vue de travailler sur une "chronique familiale".
J'ai été très contente de découvrir cet auteur. Je me réjouis de me procurer le tome 2 pour connaître la suite des aventures de Blomkvist.
Une fois "familiarisé" avec les noms suédois, on entre complètement dans le grand nord!
L'écriture de Larsson est claire, simple et fourmille de détails. Du début à la fin, il nous plante un décor parfait. Et ça en vaut vraiment la peine. Je me suis plongée dans son histoire, je la vivais avec les protagonistes- et ce n'est pas toujours tout rose, pour ainsi dire c'est plutôt noir et sang. Il s'agit d'une "belle brique" (575 grandes pages en grand format, mais ça m'étonnerait pas qu'il y en ait presque le double en format de poche...bref, le lecteur en a pour ses sous ;-)
Le début est assez calme. L'histoire est mise en place, les personnages vivent au rythme des jours, d'abord très froids, d'hiver. Ensuite le rythme s'accélère, au fil des découvertes du "héros" et de sa collaboratrice, Lisbeth Salander. La psychologie des personnages est très importantes et leur description, pas négligée! Les intrigues, très foisonnantes, commencent à s'enchevêtrer, et on est pris dans une spirale infernale!
J'ai donc d'abord lu plutôt calmement, pour ensuite littéralement dévorer pages après pages, sans pouvoir m'arrêter.
Une très bonne lecture, que l'on soit en vacances ou pas. Ce n'est pas un petit polar qu'on lit pour se libérer l'esprit... Il s'agit d'une "fresque" familiale, tortueuse et mystérieuse. Et qui piège notre esprit dans ses filets!
Un très bon 4,5 étoiles pour ce titre qui m'a fait découvrir la Suède, autrement que par ses meubles en kit!

20 juin 2007

V : Rencontre sous X - D VanCauwelaert


Me voici à la lettre v, la 10ème lecture, de mon challenge ABC 2007. Les auteurs ne se bousculant pas au portillon pour cette jolie lettre (oui, oui je trouve...), en ce qui concerne ma PAL je veux dire, j'ai choisi ce titre. Il s'agit d'un livre que j'avais offert à ma maman (je lui ai subtilisé un jour, mais promis je vais lui rendre). Ce livre est également le deuxième que je lis de cet auteur. Et je pense pouvoir dire que Didier n'est pas ma tasse de thé. J'avais fait mon baptême DVC avec la demi-pensionnaire. Comme lors de ma découverte, cette lecture ne m'a pas totalement transportée. Je suis restée un peu sur le bord de la route. J'ai avalé les 100 premières pages en une petite grasse mat', me disant que je ferai l'affaire des 150 suivantes le soir même ou le lendemain. J'ai quand même réussi à les trainer pendant 5 jours...
Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée, mais j'avais l'impression de déjà vu (par rapport à l'histoire de la Demi-pensionnaire). Deux personnes, un homme et une femme. Tous deux dans une situation psychologique délicate. Rien n'aurait pu les réunir, et pourtant...
Ils se rencontrèrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... non j'exagère!
Le schéma reste le même, le décor change. Ici, on rencontre Roy, joueur de foot sud africain, qui n'a joué qu'un match dans son équipe française et est sur la touche depuis des mois. Puis il y a Talia, hardeuse, qui rêve d'une vie meilleure, mais prend son mal en patience le temps d'économiser. Vous ajoutez un peu de poivre et de sel et hop, l'histoire est lancée. Même si certains passages étaient chauds, pour moi il manquait un peu de piment.
Néanmoins, le style de l'auteur est assez agréable à lire. Il n'est pas barbant, n'embarque pas le lecteur dans des phrases à rallonge, ne nous berne pas avec des mots sortis de nulle-part.
Il écrit, il décrit, il raconte, et assez joliment. Bon c'est déjà ça, même si je n'ai pas adhéré au récit.
Reste sur ma PAL "attirances" et "l'evangile selon Jimmy" (lot acheté d'occas), si vous pouvez les sauver de la poussière et m'inviter à retenter ma chance... les commentaires sont à vous ;-) (si vous voulez m'inviter à les offrir aussi).
Alors pour Ma deuxième rencontre avec DVC, ça sera un moyen 3 étoiles. (pour l'écriture agréable)

28 mai 2007

S : SAFRAN FOER Jonathan - Extrêmement fort...


...et incroyablement près. C'est l'histoire d'Oskar Schell, garçon de 9 ans. Oskar a des pieds de plomb depuis que son père a disparu avec les deux tours jumelles de New-York. Parfois, il lui arrive de vivre des situations à mille dollars et de se fendre la pêche, mais c'est rare. Un an après l'enterrement de son père, Oskar découvre une clé dans le placard de son père. Celle-ci, cachée dans un vase bleu, était enfermée dans une enveloppe avec BLACK écris dessus. Oskar en est sûr, c'est une ultime énigme, laissée par son père. Persuadé que la solution lui permettra de retrouver un peu de son père, Oskar décide d'interroger tous les Black de N-Y.
Ce roman m'a plongée dans la peau de ce petit garçon. Le ton est donné. Le lecteur en a pour ses émotions. Comme Oskar, je voulais trouver la serrure qui correspondait à cette clé. On chausse les pieds de plomb d'un petit garçon, trop tôt orphelin, trop tôt touché par des angoisses face au monde extérieur. Ce roman est aussi un bel album typographique : photos, dessins, écritures, animations... l'auteur ne joue pas seulement avec les mots, mais aussi avec les élèments que le livre permet. Par ces éléments, j'ai été un peu plus aspirée dans ma lecture, je pouvais voir ce qu'Oskar (ou un autre protagoniste) voyait, ressentait, vivait... Une histoire jolie à lire, jolie à voir.
Dans le roman, on trouve également des passages consacrées à des lettres. L'histoire d'un père écrite pour son fils. Un père et un fils qui ne se sont jamais connu. Au début, je m'y suis un peu perdue, mais au fil du texte les mots s'éclaircissent et prennent sens avec le récit.
Ce roman est extrêmement fort, rempli d'émotions, incroyablement près, il ne tombe pas dans des sentiments mielleux et sucrés. On entre dans la peau de cet enfant, on regarde avec ses yeux, on a mal avec son coeur. Un livre a qui je donne 4 étoiles.

08 mai 2007

E : ELTON Ben, Devine qui vient....


...mourir ce soir! Voici un petit thriller qui se déroule dans le milieu de la télé-réalité. 10 candidats intègre la Résidence surveillée. Chaque semaine des sélections auront lieu, et trois jours plus tard, l'élimination d'un candidat se déroulera lors d'un grand prïme-time (comme on dit par chez eux ;-)). La réussite du programme n'est pas assurée. Il s'agit de la troisième édition et le public commence à s'essouffler. Mais l'aventure prend un nouveau virage, ou plutôt connaît son meilleur rebondissement lorsqu'un des participants se fait assassiner en direct-live!
Pour le reste... à vous d'allumer votre bouquin pour connaitre la suite!
J'ai bien apprécié ce bouquin. Une enquête écrite sur un ton léger, mais qui enfonce le clou avec une critique virulente du monde télévisuel de notre génération. La télé-réalité ou télé-poubelle... tout le monde la critique, mais tout le monde la regarde... pour le plaisir de dire du mal des jeunes (ou moins jeunes) incarcérés en quête désespérée de célébrité.
L'auteur présente son récit sous la forme de plus ou moins "courts" chapitres, chacun caractérisés par un jour et une heure (30ème jour, 23H44). On commence en compagnie des inspecteurs chargés de l'affaire, obligés de se retaper 4 semaines de diffusion pour parvenir à comprendre le pourquoi du comment, trouver le moindre indice, etc... Ensuite nous voilà plongé dans ma vidéo, au moment où les protagonistes investissent leur prison-dorée.
Tout au fil de l'histoire, on passe ainsi du temps "présent" au temps passé. L'identité de la victime est bien gardée... ce qui nous donne un peu l'impression de zieuter en temps réels ces tristes célébrités.
La dynamique est donc assez intéressante... c'est sans doute pourquoi je l'ai lu en environ 4 jours (pour environ 422 pages). Je n'ai pas décroché d'abord pressée de savoir qui était la victime, ensuite qui était le coupable.
La réponse est bien gardée jusqu'au bout. C'est dans une longue tirade (peut-être un peu trop longue. Un moment, je pensais lire en "temps réel") que l'inspecteur principal va confondre le meurtrier.
J'ajoute un point noir à l'édition française où il m'a semblé avoir repéré quelques mots oubliés...
Je lui mets une jolie note de 3,5 étoiles!

02 mai 2007

TROPPER Jonathan, Le livre de Joe - 3,75 étoiles

Joe Goffman est devenu un écrivain célèbre. Bush Falls, son premier roman a fait un tabac et est en passe d'être adapté au cinéma. Joe mène d'ailleurs la "grande vie" à Manhattan. Bush Falls, c'est aussi la région où Joe a grandi et qu'il a quittée il y a 17 ans. Bush Falls ne semble pas lui manquer et il ne manque pas à Bush Falls. Son récit en a blessé plus d'un là-bas. Réalité sensiblement modifiée, fiction inspirée de faits réels, les lecteurs Bush fallsois sont tombés de haut.
Mais cette nuit, la vie de Joe va tourner... sur un coup de téléphone de la part de sa belle soeur. Arthur, le père de Joe, est dans le coma. Il doit se rendre aux Falls, affronter les démons du passé et... ceux du présent.
Ce que j'ai apprécié dans ce roman, c'est tout d'abord l'histoire d'un écrivain. Ensuite, il traite de sujets assez dramatiques, mais avec une jolie touche humoristique. On n'est pas dans le larmoyant. Joe le dit lui-même "ce qu'il fait de mieux, c'est l'auto-apitoiement". C'est déjà pas mal de le reconnaître et cela traduit une touche de second degré. Le contenu est écrit de deux manières différentes. Tout d'abord, le récit de Joe à propos de son retour à Bush Falls. Ensuite, le roman de Joe. D'un chapitre à l'autre, on passe du récit au roman. Ce qui permet au lecteur de comprendre petit à petit l'agacement des habitants de Bush F., les sentiments qui reviennent à l'esprit de Joe, les souvenirs enfouis et oubliés, les bons et les mauvais côté de l'adolescence.
Le style de Tropper est vraiment très agréable à lire. Simple, clair, pas besoin d'aller chercher des mots compliqués pour faire passer les émotions. Et il le fait plutôt assez bien... étant donné que certains passages m'ont serrés la gorge (même si on pouvait se douter de certaines choses). De jolies descriptions, une dynamique intéressante, un bon sens de l'humour, Jonathan Tropper m'a séduite. On aurait même envie de se plonger dans le roman du roman... le livre de Joe.

01 avril 2007

Z : Gordon Zola, C'est pas sorcier Harry! - 3,5 étoiles

Le 7ème livre n'aura pas lieu... ça va pas non!! S'il y a bien une série dont j'attends la fin avec impatience c'est bien celle-là... enfin la fin.. Je me réjouis de savoir comment la suite va se dérouler... mais je n'ai évidemment pas envie que tout s'arrête.
Bref, je m'égare et je reviens vite à mon sujet principal du jour! Gordon Zola (oui un peu odorifiant comme pseudo), mais je peux assurer que son roman n'est pas puant! Jeux de mots, calembours, feinte à deux balles ou à 1000 balles, et j'en passe, l'auteur nous raconte son histoire. On est dans un "processus" différent de la lecture. Quand on ouvre ce livre, on n'est pas vraiment seul. L'auteur nous accompagne à travers ses multiples incursions. Soit il nous présente, explique son raisonnement logique (ou pas logique), soit il s'excuse pour les blagues pré-citées (celles pas chères).
Ce livre est très amusant et dynamique sur sa forme. D'un chapitre à l'autre, nous passons du coq à l'âne, d'un personnage à un autre, d'une situation à une autre. On ne s'ennuie pas dans de longs passages à vide. L'auteur nous transporte également dans les méandres de notre grande Histoire pour bien nous faire comprendre son récit (oui, oui il nous l'explique ça!). Au départ, avant d'acheter ce bouquin (à l'auteur lui-même à la foire du livre de Bruxelles, et je trouve ça très sympa! Un peu comme si bonne-maman venait vendre elle même ses confitures, ou Mr Propre ses produits nettoyants!) je pensais qu'il s'agissait d'une énième parodie un peu foireuse, pour ne pas dire merdique. Je l'ai dit à l'auteur ça!! Mais il m'a bien assuré qu'il ne s'agissait pas d
'une parodie. Ici nous entrons d'un un monde qui a déjà son héros, Guillaume Suitaume, et qui emprunte juste une base, à peine un décor. En fait, les sorciers en ont ras-la-frange de ce petit-sorcier-dont-on-ne-peut-prononcer-le-nom. Leur monde est tourné en ridicule à cause de ce bonhomme! Ils décident donc de mettre tout en oeuvre pour que les gens les craignent enfin! (ou plutôt à nouveau!)
J'ai donc fait la connaissance de personnages particuliers (déjà leur nom en vaut la peine ;-)
Quand on ouvre ce livre, on s'expose donc à une bonne tranche d'humour.
En attendant la sortie du tome 7... pourquoi pas se plonger dans le non-tome 7...
Merci Arsenik, pour ta critique qui m'a donné envie de lire ce bouquin, et qui, bien avant l'auteur, confirmait qu'il ne s'agissait pas d'une simple parodie!!

24 mars 2007

A - ADAMS Douglas, H2G2, 3,25 étoiles

Ou "Le Guide du voyageur galactique", premier tome d'une série qui oscille entre Science-Fiction et déjante totale.
On commence sur une colline anglaise, on termine dans le fin fond de l'espace. Et ça arrive fréquemment dans la vie courante!!
Arthur Dent, anglais de son origine, se réveille un matin avec un gueule de bois terrible. Comme beaucoup de monde dans cet état, il ne se souvient pas de la veille. La raison de cette saoulerie lui échappe. Mais bon faut-il une raison pour boire avec déraison?
Arthur sort de son lit pour prendre une bonne douche. A travers ses vitres, il voit un bulldozer, puis un autre. Mais bon, pas de quoi se tracasser. C'est bien normal un bulldozer sur une colline déserte! Mais euh... Oups, voilà le pourquoi du comment!
La veille, Arthur a appris que sa maison allait être démolie. Une déviation de l'autoroute doit être construite juste là, à la place de son domicile.
Révolté, il sort de chez lui, décide de faire bloc et s'étend par terre- zut y a de la boue- devant le monstrueux buldozer. Le chef de chantier tente de parlementer avec lui, sans succès, jusqu'à l'arrivée de Ford Prefect. Ami de longue date d'Arthur, il a une chose importante à lui annoncer... Euh, un peu comme si la Terre était sur le tracé d'une déviation interstellaire...
Le style de l'auteur est simple et "oral". Cette est histoire est racontée, plutôt que lue. Un style qui permet un certain dynamisme, une convivialité et une proximité avec l'auteur (bon même s'il est mort). Cela vient sans doute du fait que le bouquin était avant tout une série radio de la fin des années 70. Il n'est pas non plus sans rappeler l'humour à la Monthy Python, avec qui Adams a écrit des textes. D'où un côté totalement déjanté et loufoque. Les personnages sont délirants.
Ce premier tome se clôture sur une fin qui n'est que... le début du commencement.
J'ai assez bien apprécié ce bouquin, même si parfois je me suis un peu égarée parmi les étoiles.
J'ai aimé l'écriture de l'auteur, et je pense qu'il faudrait que je me plonge dans le tome suivant pour l'aimer un peu plus. J'ai beaucoup rit au cours des aventures d'Arthur Dent, mais je pense avoir décroché à certains moments. Je ne pense pas que cela soit de la faute de l'auteur, mais plutôt à mon esprit livresque qui a du mal à se fixer pour le moment ;-) Et puis, à la base je suis pas méga fan de SF!!
Je lui donne un 3... pour honnête (c'est ce qui est écrit dans la colonne de droite). Mais j'ajoute aussi un 0,25 parce que je pense qu'à un autre moment j'aurais pu lui mettre une cote plus élevée! (Et puis j'aime pas saker dedans quand c'est pas une grosse misère (pour ne pas dire autre chose!).
Bref, les 4 autres tomes sont dans ma PAL et je compte les lire!

26 février 2007

H - Lian Hearn, Le clan des Otori tome 1 - 3,5 étoiles


Le silence du Rossignol constitue le premier tome d'un triptyque, dont le 4ème tome vient de sortir. Il est effectivement annoncé sur ce bouquin qu'il s'agit de la première partie d'une trilogie. L'auteur aurait-elle difficile de se détacher de son univers? La lecture de la suite de ce roman épique me le dira...
Lian Hearn nous plonge dans un monde imaginaire calqué sur le Japon féodal. Les Terres sont partagées en tribus ou clans. On y trouve des seigneurs et des serviteurs. L'atmosphère est lourde, baignée dans l'horreur des guerres et des massacres, même si parfois un petit oiseau coloré, un bout d'espoir illumine l'histoire.
Takéo a 15 ans, il vit dans un village paysible où la paix est bien établie. Mais un jour, alors qu'il revient d'une ballade, il retrouve les maisons enflammées et une odeur de sang plane. Il découvre enfin les membres de sa famille assassinés et se retrouve face à face avec l'auteur de ces meurtres, Iida, maître du clan Tohan. Alors que le sabre de ce dernier va s'abattre sur le jeune garçon, Iida est désarçonné et tombe à terre. Takéo en profite pour filer. Pourchassé jusque dans les montagnes, Takéo va faire la rencontre de Shigeru Otori qui va le sauver d'une mort imminente. A partir de ce moment, leurs destins sont liés.
Le type de lecture n'est pas sans rappeler l'héroic-fantasy de Tolkien, mais avec un décor différent. Un cadre géographique que j'ai rarement rencontré dans mes lectures. Le style de Lian Hearn est agréable. Elle m'a beaucoup plus emporté que Tolkien, et beaucoup plus vite. Je pense que ses descriptions sont plus légères, moins longues. Le tableau est brossé avec "poésie" et cela correspond assez bien au style asiatique.
J'ai bien envie de connaître la suite de cette aventure épique. La vengence, l'initiation, le développement personnel, l'amour, la guerre, autant de thèmes qui nous emportent dans une envie de découvrir, qui nous tient en haleine. Le secret du titre se trouve dans le roman.
Je lui donne donc un bon 3,5 sur mon échelle de lecture.
De plus, la collection Gallimard Jeunesse nous offre une belle couverture avec relief, typique. Un plus pour les amoureux des livres.

10 février 2007

L'objet de mon affection, Stephen McCauley - 3,5 étoiles


Première lecture aboutie de l'année.
Premier titre issu de mon Challenge 2007.
Un livre en moins de ma PAL (eh oui! ça doit faire plus d'un mois que je n'ai plus acheté de bouquin!! Je tremble! Je tremble! brrrrrrr)
J'ai passé des agréables moments de lecture avec McCauley. Il s'agissait de mon premier roman de cet auteur, mais j'avais déniché une bonne occas
sur ebay et m'étais déjà procuré ses autres bouquins....
Georges a quitté sa bourgade natale pour vivre la grande aventure New-York. Jeune instit maternel homo, il rencontre Joley, dont il tombe éperduement amoureux. Il décide d'emménager chez lui en vue du grand bonheur, c'est sans compter les tocs complètement allumés de son ami. Réduit à faire chambre à part, Georges digère plutôt mal son concubinage. Le pire se déroule lors d'un soirée branchée chez une amie "artiste" de Joley. Ce dernier lui présente une jeune femme, Nina, psychologue en état de tentative de rédaction de thèse.
Par le biais de sous-entendu très entendu, Joley invite Georges à apprendre à connaitre Nina afin d'emménager avec elle à Brooklyn...

J'ai apprécié le cadre de cette histoire. Les personnages sont attachants. On apprend à les connaître petit à petit, et même les plus insupportables nous touchent à certains moments.
Mais ils sont aussi comiques. J'ai beaucoup sourit en me plongeant dans les pages du livre.
Je retiens un passage-qui ne me concerne pas du tout, je tiens à le préciser.
Georges arrive chez Nina pour visiter son appartement.
Pour l'occasion, elle lui a préparé un bon repas bien appétissant.
Mais sou prétexte d'un petit régime, Nina précise qu'elle va juste se contenter d'une salade...
La discussion s'installe et au fil du dîner Nina ne cesse de picorer ou plutôt piquer dans l'assiette de Georges.

Je suis entrée dans la vie de Georges et Nina. J'avais un peu l'impression d'être tapie dans un coin de leur appartement de Brooklyn. L'auteur m'y avait laissé une place au chaud. Le style est simple. Le récit sort de la bouche de Georges et comprends pas mal de dialogue. C'est assez dynamique et l'auteur de ne tourne pas en rond ou ne présente pas de passage tirant en longueur. Il se lit donc assez vite- pour autant qu'on accroche au style.

J'avais acheté ce bouquin il y a déjà pas mal..... de temps. J'étais à la recherche d'un auteur, d'un titre qui pourrait me rappeler les chroniques de Maupin. Ma librairie préférée m'avait donc aiguillé vers McCauley.
Je suis contente de l'avoir découvert.
J'ai quand même une petite critique (que j'ai également vue chez Frisette) : la taille de la police.
J'avais plusieurs fois voulu me plonger dans le bouquin, mais l'écriture si petite et si serrée m'avait un peu rebutée.
Néanmoins, cette fois-ci j'ai avancé dans l'histoire, j'ai été plus loin que les deux premières pages, et cet inconvénient finit par devenir moins gênant. Enfin c'est surtout une critique à l'éditeur.

27 janvier 2007

Doggy bag, saison 2 - Philippe Djian


Philippe Djian propose au lecteur une saga littéraire calquée sur le mode de construction des séries télés. L'idée m'a tout de suite séduite. Point positif en plus, Djian a été inspiré par des séries telles que six feet under, les Sopranos, etc...
J'ai débuté la série l'année dernière. J'ai fait la connaissance des protagonistes. Je suis entrée dans leur milieu. J'ai découvert leur situation géographique (que je ne suis pas encore arrivée à situer). Les frères Sollens, la mère, le père, le retour de la femme qui a failli causer la mort des deux frères, un enfant, une autre femme, un procès...
Les tomes 1 est sorti fin 2005, le 2 et le 3 en 2006. Les trois prochains sont prévus pour 2007 et 2008.
L'aventure Djian s'annonçait bien. Je zieutais déjà le tome 3, fin 2006, alors que je n'avais pas encore entamé le tome 2.
Bref, je décide de me lancer avant de perdre le fil de l'histoire. Je n'avais pas envie de laisser passer trop de temps entre les tomes. Histoire de ne pas me désimprégner.
Et là, voici que je me traîne de page en page. Je soupire. Mes yeux se ferment. Je m'énerve.
Je ne suis pas emballée.
L'histoire qui avait un début plutôt sympathique s'enlise, me perd, m'enfonce dans un sable mouvant. Je n'accroche pas à la dynamique... peut-être parce qu'elle n'y est pas.
Je ne veux pas mettre la faute sur l'auteur. Je suis peut-être tout simplement dans une période peu réceptive à ce texte. Toujours axé sur le cul, il est facile de constater qu'il s'agit du moteur du récit. Tout tourne autour des histoires de fesses des personnages. Allez, il y a aussi le thème des disputes familiales