Youhou!!

Peu de lectures ce mois-ci...
il me reste moins de dix jours pour effacer ce retard...

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30 septembre 2007

N : Nothomb Amélie - Ni d'Eve ni d'Adam - 3,5 étoiles

La tradition de la fin du mois d'août, c'est de s'offrir le dernier Nothomb, qui sort pour la rentrée littéraire. Voici déjà plusieurs années que je n'y coupe pas. Généralement un roman pas très épais qui se lit assez rapidement, mais également assez satisfaisant. La seule fois où j'ai lâché un Nothomb, c'était "Attentat", il y a un peu plus d'un an. (C'était un rattrapage pour les années où je ne me ruait pas encore en librairie pour l'acheter dès sa sortie). Bon je n'ai pas été bien loin avec ce titre, mais peut-être que ce n'était pas le bon moment. Bref, avec Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie nous transporte dans son Japon natal bien aimé. On revit avec elle une époque qui l'a définitivement marqué. Dans ce roman, on retrouve l'Amélie du temps de Stupeur et tremblements. Alors que dans le premier, on la découvrait en désastreuse employée dans une entreprise nippone, ici, on la retrouve dans une histoire d'amour à la Amélie... L'histoire débute alors qu'elle dépose une annonce pour donner des cours de français. De cette manière, elle espère également améliorer sa pratique du japonais. C'est ainsi qu'elle fait la rencontre de Rinri, un jeune tokoyte un peu spécial. A ces côtés, elle va découvrir les habitudes des jeunes japonais universitaires. Ces pré-adultes vivent une parenthèse dans cette vie effrénée et n'ont qu'une envie... "jouer". Le récit d'Amélie Nothomb est parsemé d'histoires dingues et de situations concasses. C'est aussi à cette époque qu'Amélie s'est lancée dans le monde de l'écriture. J'ai bien apprécié ce roman : il se lit vite, n'assomme pas le lecteur, offre des paysages très jolis et surtout... m'a donné envie de nouilles et de sushis! Les critiques divergent sur ce bouquin, mais en y réfléchissant, les critiques divergent toujours à propos de titres d'Amélie Nothomb. Je lui ai donné 3,5 étoiles et vous invite à le lire... vous n'y perdrez pas votre temps.

02 septembre 2006

Journal d'Hirdondelle, Amélie Nothomb - 3,5 étoiles


Le mois d'août s'achève et avec lui arrive les livres de la rentrée littéraire.
Chaque année, à cette prériode, j'attends toujours avec patience, ce que va nous réserver notre Amélie nationale. C'est devenu un rituel. Le livre que l'on dévore en quelques heures à peine.
Soit on l'aime, soit on est déçu. Mais souvent on y revient, pour savoir ce qu'elle nous a concocté pendant un an. Mal perçue l'année dernière par la critique, Amélie Nothomb ne devait pas décevoir son lectorat. Je n'avais pas détesté Acide Sulfurique, mais il vrai que j'avais été autrement enchantée par d'autres titres.
J'ai bien apprécié ma lecture de Journal d'Hirondelle. Ce roman est court, mais dense. Tout se passe très vite. "Une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou".
Suite à une rupture amoureuse, un courtier de 30 ans devient totalement insensible.
Il perd son boulot et décide d'en trouver un autre. Par hasard, il devient tueur à gages. Avec cette froideur qui l'anime et son don pour le tir, ce métier semble lui convenir à merveille. D'autant plus qu'après son premier client, il se rend compte du plaisir que lui a procuré ce meurtre. Il retrouve enfin la jouissance dans le décalage, l'expérimental. Il vit au rythme des derniers albums de Radiohead. Jusqu'au jour où il a pour mission d'assassiner un ministre et sa famille et de ramener un serviette de documents de haute importance.
Je ne vais pas en dévoiler plus loin sur l'histoire, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.
Dans ce roman, elle nous entraine au fin fond de la psychologie et l'intimité du héros, à travers un quasi-monologue. Ses sensations, sa perceptions sont décrits minutieusement. On est curieux de savoir ce qui va se passer. Comment va-t-il réagir?
Le roman se lit d'une traite. Le style est clair, loin d'être lourd.
Mais c'est vrai que c'est toujours très court. On voudrait dire trop court. Mais est-ce que l'histoire aurait le même impact si elle se prolongeait sur une centaine de pages de plus?
Je ne crois pas?
Ce type de roman qui ne passe pas par quatre chemins est en quelque sorte sa marque de fabrique. Elle va à l'essentiel, mais avec un certaine intensité.
On se force à ne pas lire trop vite, pour bien s'imprégner du texte, aller au fond du personnage.
A dans un an....