Youhou!!

Peu de lectures ce mois-ci...
il me reste moins de dix jours pour effacer ce retard...

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24 mars 2008

Girlfriend dans le Coma - Douglas COUPLAND

En mettant un peu d'ordre sur le blog, voilà que je m'aperçois qu'il me manque une note de lecture! Girlfriend dans le Coma, mon second roman de Douglas Coupland. Ce titre est divisé en trois partie. D'abord le récit de Richard, ensuite celui de Karen, et enfin celui de Jared.
Ceux-ci forment une bande d'amis avec 4 autres personnes qui sont au coeur de l'histoire. Dès le départ, on apprend, de la bouche de Jared, qu'il est mort à 16 ans, atteint d'un cancer fulgurant. Il nous présente la structure du livre que nous venons d'ouvrir. Richard prend ensuite la parole. Nous sommes en 1979. Richard et Karen viennent de faire l'amour. Ils discutent le temps du trajet du télésiège. Karen lui confie une enveloppe qu'il ne peut ouvrir et doit lui rendre le lendemain. Karen tient des propos un peu bizarre, mais bon... Le soir, ils se rendent avec leurs amis à une soirée. Et là, Karen tombe dans le coma...
Pendant 17 ans, nous suivons les péripéties des Richard et des autres. Jusqu'au réveil de Karen.
Karen prend la parole. A travers son récit, on se rend compte que le monde a bien changé pour elle.
L'histoire est assez prenante, avec des passages un peu creux. Et pour avouer, j'ai un peu décroché durant la troisième partie. Dans girlfriend dans le coma, Coupland nous dresse un portrait plutôt acide de la société actuelle. Il nous donne à voir le monde de 1996 à travers les yeux de Karen, endormie depuis 1979. Elle se rend compte que les gens ont bien changé : plus le temps de s'amuser, de vivre comme il y a 17 ans. Ça fait peur, mais en même temps, on se rend compte qu'on est en plein dans cette société "métro-boulot-dodo". Où s'envolent tous les rêves d'ados? Les héros sont happés dans leur vie et ont abandonné tous les espoirs qui les nourrissaient auparavant. Cette critique semble rude, mais ne serait-elle pas le réel reflet de la vie d'aujourd'hui? Une vie où l'être humain se conforme aux normes, suit la masse, laisse de côté ses ambitions pour gagner une croûte qui a un goût parfois amer. Coupland nous incite à vivre nos rêves, ne pas se limiter au facile et aller au bout des choses. Se réaliser, ne pas se frustrer.
Abordé sur le ton de l'humour, le thème, assez dur, nous fait réfléchir. Et même si la dernière partie m'a un peu laissé sceptique, c'est un assez bon roman.
Avis aux adeptes de la fin du monde. 3,5 étoiles.
Au Diable Vauvert, 504 pages, 2004.
10/18, 454 pages, 2005.

24 décembre 2006

Le passager, Patrick Sénécal, 3,5 étoiles


Pas facile de se procurer les livres de Patrick Sénécal de ce côté de l'océan.
Grâce à la vente d'occasion via internet, j'ai pu trouver les autres titres de cet auteur qui m'a happée dans son tourbillon littéraire.
Le passager est l'histoire d'un jeune homme de 28 ans engagé au CEGEP de sa ville d'origine, Drummondville. Il va y enseigner la littérature et plus particulièrement aborder le thème du fantastique. Lui qui n'a jamais lu d'histoire d'horreur, va rapidement prendre goût à ce genre surtout quand il traite de l'enfance.
Trois fois par semaine, il fait l'aller-retour, entre le domicile parental et son appartement de Montréal. La route est longue quand on est seul. Un jour, il décide de prendre à bord de sa voiture un auto-stoppeur qu'il avait déjà vu à plusieurs reprises sur son trajet. Ainsi débute son incroyable avanture.
Patrick Sénécal m'a, à nouveau, transporté dans son monde. Lu d'une traite, ce roman m'a plongé dans une culture francophone différente de la mienne. Un langage, des expressions nouvelles qui développent un cadre d'action différents. Ca ressemble à du Stephen King, mais ce n'est pas du Stephen King. On est loin de l'envirronement américain. Dépaysement garanti!
Le style de Senecal est agréable à lire. Pas lourd, le suspense est préservé jusqu'à la fin du récit. Même si à un momennt de l'histoire j'ai cru avoir la solution, j'ai été replongée dans le doute jusqu'au dénouement.
Un bon thriller sur lequel il vaut la peine de s'attarder!

30 novembre 2006

5150 rue des Ormes, Patrick Sénécal, 4,5 étoiles


Yannick Bérubé part vadrouiller en vélo dans sa nouvelle ville. Une chute lui fait croiser la route de Jacques Beaulieu, propriétaire du 5150 rue des Ormes. D'abord reconnaissant de son aide, Yannick va très vite déchanter. Séquestré chez les Beaulieu, son calvaire ne fait que commencer.
Ce thriller est raconté à la première personne. Tout d'abord à travers la voix de Yannick, qui narre son aventure et l'écrit sur des feuilles que Beaulieu a bien voulu lui fournir. Les chapitres sont entrecoupés de morceau du journal de Maud Beaulieu. On apprend comment les Beaulieu se sont rencontrés, comment a évolué leur relation et leur vie commune. Ce bond dans le passé nous éclaire sur la situation actuelle.
Patrick Sénécal plonge le lecteur dans une atmosphère étouffante et angoissante. Au fil du texte, on a envie d'en savoir plus, d'aller toujours plus loin. Difficile de lâcher le bouquin avant la fin. Le style de l'auteur est vivant, haletant. Grâce à l'écriture en "je", le lecteur devient témoin de l'histoire de Yannick, on est l'interlocuteur principal de Yannick, la personne qui pourrait l'aider à s'en sortir. Malheureusement, Yannick ne peut entendre nos conseils et ça fait hurler...
On retrouve chez Sénécal un côté Stephen King, mais avec une nationalité différente, un environnement géographique différent.
J'étais vraiment très contente de découvrir cet auteur canadien et je compte bien y revenir. Se trouvent sur ma PAL : Le passager, Aliss, Les 7 jours du Talion et Oniria.
Une atmosphère où il est agréable de se plonger. Un bon moment de lecture et donc 4,5 étoiles pour ce titre.