Youhou!!

Peu de lectures ce mois-ci...
il me reste moins de dix jours pour effacer ce retard...

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22 juin 2008

Baisers de cinema - Eric Fottorino


"Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma".
Gilles Hector vient de perdre son père, photographe sur les plateaux des plus grands cinéastes. N'ayant jamais connu sa mère, il part à sa recherche dans les cinémas, à voir et revoir les films de la Nouvelle Vague. Il est obsédé par ces comédiennes, l'une d'elles pourraient être sa mère. Un jour, il va rencontrer Mayliss, une jeune femme mariée, dont il va tomber amoureux.
Cette histoire est celle de sa quête, d'une part de sa génitrice, d'autre part de l'amour pour une femme aussi mystérieuse que belle.
Je me suis laissée embarquée dans ce récit teinté de noir et blanc, d'ombre et de lumière, de phrases simples et prenantes. J'ai été fascinée par ses images de cinéma que l'auteur nous donne à voir et à vivre, par ses moments intenses entre Gilles et Mayliss. Une recherche presque impossible, un amour tout aussi difficile à vivre. Une partie de cache-cache à travers les souvenirs laissés sur pellicules et les affres d'une passion dévorante.
L'abandon de soi, la quête de son Graal, Gilles nous transporte.
J'ai reçu ce livre à Noël d'un féru de cinéma. Je lui renvoie l'ascenseur.
Ce récit est un long baiser de cinéma, à la fois long et intense en émotions, où le rêve met la réalité entre parenthèse.
Le style de l'auteur est simple et poétique. De jolies phrases qui ne tentent pas de nous éblouir par une fausse virtuosité. Des mots simples pour une histoire obscure. Un bon dosage entre les deux qui m'a happé à travers ses pages. Des lignes que j'ai savourées. Un agréable moment de lecture à travers le parcours intimiste de Gilles.
Ma note : 4 étoiles.
Baisers de Cinéma, Eric Fottorino, Gallimard, 189 pages, Prix Fémina 2007.
D'autres avis ici : Clarabel, Lily, Lilly

14 mars 2008

La Mécanique du Coeur - Mathias Malzieu

Jack nait en 1874, à Edimbourg, le jour le plus froid du monde. Son coeur en reste gelé.
Mis au monde par Docteur Madeleine, il est abandonné à ses bons soins. Pour lui permettre de vivre, Madeleine va lui greffer une horloge sur le coeur. Jack survit, mais la consigne est qu'il doit maîtriser ses émotions. Trop forte, celles-ci pourraient le tuer.
Son horloge s'emballe le jour où il fait la rencontre de la petite danseuse!
Bien décidé à la retrouver Jack supplie Madeleine de l'inscrire à l'école. Ainsi débute la grande aventure de Jack.
La mécanique est le second livre de Mathias Malzieu que je découvre. L'auteur nous plonge à nouveau dans son univers très proche de celui de Tim Burton. Onirique, neigeux, sombre, où il fait un peu froid, mais où se réchauffe avec un tasse de chocolat chaud auprès d'un feu de bois.
Le style est simple, fluide, les yeux glissent sur les mots. Le coeur rebondit au grès des émotions de Jack et des autres protagonistes. J'ai été entrainée par ce joli conte, mais "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" reste mon coup de coeur.
Editions Flammarion, 2007, 177 pages
3,5 étoiles

21 février 2008

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi...

Mathias, la trentaine, vient de perdre sa mère. Anéanti et seul sur le parking de l'hôpital, il fait la rencontre de Giant Jack. 4m50 et docteur en ombrologie, il soigne les gens atteints de deuil.

Dès les premières pages, on se retrouve dans un monde onirique à la Tim Burton. Ce qui n'est pas pour me déplaire! Mathias Malzieu ouvre la porte sur son intimité et offre un récit émouvant sur la perte d'un être cher. Le roman est court, mais intense. On suit les petits pas de Mathias vers le rêve, la guérison (si on en guérit un jour...).
"Comment on va faire maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi? Qu'est-ce que ça veut dire la vie sans toi? Qu'est-ce qui se passe pour toi là? Dur Rien? Du vide? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort?"
Ce roman est un de mes coups de coeur de l'année 2007. J'ai adoré l'écriture de Mathias Malzieu. Un récit au sujet lourd et sombre, mais écrit avec légèreté, rêverie et espoir.
La meilleure façon de se faire une idée sur ce livre... c'est de le lire!
Je vous encourage à découvrir cet auteur!
5 étoiles pour ce Giant Jack, que j'attends...
J'ai LU, 2006, 151 pages



1979 - BLONDEL


Voici venu le temps de mettre un peu d'ordre et de me consacrer aux critiques en retard.
Lu en décembre, 1979 de Blondel est celui que j'ai le moins préféré en cette fin d'année.
Totalement séduite par l'histoire de "Accès direct à la plage", je me suis un peu ennuyée avec 1979 (alors que c'est mon année de naissance!).
L'idée de croisement entre les personnages est bien présente et toujours intéressante. Malheureusement, je pense que les personnages et leurs histoires m'ont moins touchés, moins passionnés. Je l'ai donc lu assez rapidement.
Le style reste assez agréable à lire. Simple, léger, le lecteur n'est pas submergé par des phrases à "rallonges".
L'histoire débute sur une inscription à la peinture rouge sur un mur : 1979. Autour de ces 4 chiffres va s'établir les réflexions de chacun des protagonistes.
La construction du roman est bien pensée également : chaque chiffre représente 1 partie, et indique le nombre de voix-chapitres qu'elle va contenir. (1 = Une voix, 9=9 récits, etc...).
Je ne serais pas généreuse d'étoile... 2,5 étoiles.
Mais même si je ne me suis pas amusée follement, je compte bien continuer à découvrir cet auteur!
Pocket, 2005, 184 pages

23 décembre 2007

Peur, Thierry Serfaty - 3,5 étoiles


Voici enfin ma note de lecture de "Peur". Je suis un peu lente pour le moment ;-)
Donc voici un auteur que je découvre. Contactée pour participer à une rencontre avec l'auteur, à laquelle je n'ai pu prendre part malheureusement, je suis restée assez scotchée qu'on me le propose. Pour la petite histoire, je pensais franchement à un grosse blague!
J'ai donc recontacté la maison d'édition pour m'assurer que "c'était bien vrai tout ça!"! (Sur quoi, l'attaché de presse m'a fait remarqué qu'en belgique on aimait bien les blagues (référence à Bye Bye Belgium, docu-fiction, qui manque de pas être une blague finalement, ça c'est de la bonne blague belge!) bref...
Me voici donc à la rencontre d'un auteur-médecin, pas banal comme parcours, mis assez intéressant point de vue documentaire! Une belle brique dont le 4ème de couverture nous promet du sanglant!
Un homme se fait dévorer par des fauves, une femme se jette d'une tour... que du propre!
La question, il y-a-t-il un lien? Bon si on en parle, on suppose que oui... mais lequel! Voilà la grande question! Mais dès les premières pages du livre, on entre dans le vif du sujet!
En parcourant un peu d'autres blogs, je me suis aperçue que ce tome est en fait déjà un second tome. Enfin en tout cas il peut se lire indépendamment, mais il vous donnera certainement envie de lire la suite.
J'ai fait la connaissance d'Erik Flamand, héros et enquêteur, mais aussi de sa femme Laura, également flic et de Marina, leur collègue
. Nous voilà déjà en présence d'un sympathique trio, fort de caractère. Les personnages m'ont un peu rappelé les héros de la série "les experts". Chacun ayant son propre trait de caractère dominant, un zone d'ombre qui les entoure et surtout une grande complicité liée à des traits d'humour entre eux.
J'ai bien aimé ces personnages, je m'y suis acrochée, même si parfois certaines attitudes étaient un peu trop "télé" pour moi (me rappelait un peu trop la série mentionnée).
J'ai assez apprécié le déroulement de l'intrigue. Le passage des chapitres, nous transportant d'une situation à une autre, donne une bonne dynamique au récit. Il y a peu de longueur et beaucoup d'actions. Même les passages de descriptions de type médico-légale "respecte" les lecteurs non-connaisseurs : elles sont assez complètes, intéressantes, sans nous embrouiller l'esprit avec des choses superflues et trop médical.
Le développement des personnages est aussi intéressant. Au départ, c'étaient trois personnages, puis petit à petit, j'ai commencé à les découvrir et les apprécier plus. Maintenant, je suis en attente de savoir ce qui va leur arriver!
Car la fin nous indique clairement qu'il va y avoir une suite!
Pendant la majeure partie du roman, on suit une enquête, on tente de démêler les fils afin de trouver l'auteur machiavélique de cette conspiration démoniaque (euh ok je m'emporte ;-) ), puis la fin nous laisse au bout d'une falaise... c'est la fin, mais en même temps il y a au loin un bateau qui s'en va avec la clé du mystère. Il nous reste à prendre le prochain Ferry!
Donc j'ai fait ici une sympathique découverte, et je suis assez tentée de lire le premier tome des aventures de M. Flamand en attendant la suite.
Avec
Peur, on est dans le thriller psychologique, où la personnalité des héros a son importance et son influence sur le déroulement du récit.
Je pense que les amateurs de Chattam et de Joshua Brolin se laisseront embarquer. (Pour ma part, j'ai une préférence pour Brolin, je le trouve plus beau ;-) )
Peur, Thierry Serfaty, Editions Michel Lafont, 525 pages.
3,5 étoiles

20 octobre 2007

Jonquet Thierry - Mygale - 4 étoiles


J'ai attendu avant d'écrire cette note de lecture... non pas par scepticisme, mais plutôt par manque de temps et de motivation scribale (euh, oui ça vient de mon dico perso). Et plus j'y repensais- parce que je pensais souvent à la manière de présenter cet bouquin- plus sa note augmentait dans mon esprit. C'était vraiment terrible ce livre! Et je pense bien suivre les conseils reçus en commentaire et me laisser tenter par d'autres titres. Je ne sais toujours pas comment en parler sans tout dévoiler. La seule issue, ne rien laisser sortir du résumé! Il y a bien assez sur le 4ème de couverture. Quoique, entre la lecture du résumé et le commencement du roman, je ne voyais pas très bien où tout cela allait me conduire. Le fait est que dans ces 150 pages se trouve une superbe intrigue! Ami du polar, bonsoir! C'est froid, c'est noir, c'est glauque, c'est bizarre et ça intrigue! On ne sait pas où on va. Je me suis laissée guidée par les mots de Jonquet, j'ai visité les tableaux qu'il me permettait de voir, je l'ai suivi... jusqu'à l'assaut final. Une fin en tornade, un dénouement "juke box" -ça veut dire "la pièce tombe et on comprend." Difficile d'aller plus loin et j'espère ne pas en avoir trop dit. La seule chose à ajouter : il faut absolument lire ce titre. Une écriture mystérieuse à plusieurs voix, qui s'entremêlent comme la toile d'une mygale.
Folio policier, 156 pages, Nouvelle édition revue 1999.

08 octobre 2007

A venir...


Ma critique de ce bouquin... déjà un bon 3,75, voire même 4 étoiles...

28 août 2007

Accès direct à la plage, merci BLONDEL!


Suite aux beaux mots lus sur le biblioblog à son propos, je me suis laissée tentée par "Accès direct à la plage", de Jean-Philippe Blondel, lors de ma dernière virée en quête du Nothomb.
Je l'ai lu en peu de temps, mais ce fut un temps intense!
J'ai adoré, un coup de coeur!
Ses personnages sont attachants, personnalisés. On a envie de les connaître, d'en savoir toujours plus. Au fil du roman, je me suis laissée prendre au jeu du retour en arrière : des noms, des situations qui reviennent pour donner un tout cohérent.
Le roman se présente comme une série de courts chapitres de 3, 4 pages, regroupés en prériode (1972, 1982, 1992, 2002). Ces morceaux qui semblent au départ épars forment en fin de compte un tout cohérent et suivi... et comme le tout est plus que la somme des parties (euh ça vient pas des maths ça), Blondel offre à son lecteur un bouquin merveilleux!
En tout cas moi j'ai adoré.
C'était mon premier livre de cet auteur et je ne pense pas le dernier. Son style est simple, clair et varie en fonction de la voix du narrateur. Cette voix nous plonge littéralement au coeur de l'histoire de chaque personnage, nous rapproche d'eux, un peu comme si on était à côté d'eux.
Dès les premières pages, j'imaginais bien ce livre adapté au cinéma, tellement les images étaient prenantes.
C'est donc un grand 5 étoiles que j'accroche sur la couverture de ce livre!

22 juin 2007

Rectificatif...

Je suis quand même en train de me demander si je vais pas le descendre à 2,5 étoiles ce DVC...
J'ai toujours peur de mettre une "mauvaise" note... mais bon, si j'ai pas accroché, j'ai pas accroché.
Donc voilà c'est officiel, "Rencontre sous X" écope d'un 2,5 étoiles.
Et on ne discute pas!

20 juin 2007

V : Rencontre sous X - D VanCauwelaert


Me voici à la lettre v, la 10ème lecture, de mon challenge ABC 2007. Les auteurs ne se bousculant pas au portillon pour cette jolie lettre (oui, oui je trouve...), en ce qui concerne ma PAL je veux dire, j'ai choisi ce titre. Il s'agit d'un livre que j'avais offert à ma maman (je lui ai subtilisé un jour, mais promis je vais lui rendre). Ce livre est également le deuxième que je lis de cet auteur. Et je pense pouvoir dire que Didier n'est pas ma tasse de thé. J'avais fait mon baptême DVC avec la demi-pensionnaire. Comme lors de ma découverte, cette lecture ne m'a pas totalement transportée. Je suis restée un peu sur le bord de la route. J'ai avalé les 100 premières pages en une petite grasse mat', me disant que je ferai l'affaire des 150 suivantes le soir même ou le lendemain. J'ai quand même réussi à les trainer pendant 5 jours...
Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée, mais j'avais l'impression de déjà vu (par rapport à l'histoire de la Demi-pensionnaire). Deux personnes, un homme et une femme. Tous deux dans une situation psychologique délicate. Rien n'aurait pu les réunir, et pourtant...
Ils se rencontrèrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants... non j'exagère!
Le schéma reste le même, le décor change. Ici, on rencontre Roy, joueur de foot sud africain, qui n'a joué qu'un match dans son équipe française et est sur la touche depuis des mois. Puis il y a Talia, hardeuse, qui rêve d'une vie meilleure, mais prend son mal en patience le temps d'économiser. Vous ajoutez un peu de poivre et de sel et hop, l'histoire est lancée. Même si certains passages étaient chauds, pour moi il manquait un peu de piment.
Néanmoins, le style de l'auteur est assez agréable à lire. Il n'est pas barbant, n'embarque pas le lecteur dans des phrases à rallonge, ne nous berne pas avec des mots sortis de nulle-part.
Il écrit, il décrit, il raconte, et assez joliment. Bon c'est déjà ça, même si je n'ai pas adhéré au récit.
Reste sur ma PAL "attirances" et "l'evangile selon Jimmy" (lot acheté d'occas), si vous pouvez les sauver de la poussière et m'inviter à retenter ma chance... les commentaires sont à vous ;-) (si vous voulez m'inviter à les offrir aussi).
Alors pour Ma deuxième rencontre avec DVC, ça sera un moyen 3 étoiles. (pour l'écriture agréable)

15 avril 2007

Les arcanes du Chaos - Maxime Chattam, 3,75 étoiles

Yaël, jeune femme de 27 ans, habite seule dans son appartement en France. Un jour, il lui semble apercevoir des ombres dans ses miroirs. De la surprise elle passe à l'effroi en se rendant compte que des prétendues ombres tentent de communiquer avec elle, à travers ses miroirs.
Dans les Arcanes du Chaos, Maxime
Chattam explore un autre aspect du thriller. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer au départ, nous n'entrons pas dans un roman fantastique.
Pas de tueur en série sanguinaire, mais plutôt une chasse à l'homme, ou plutôt à la femme, et aux indices, sur fond de politique et de manipulations.
L'intrigue de Maxime
Chattam est habilement ficelée. L'histoire de Yaël est entre-coupée par des morceaux de blog d'un certain Kamel Nasir. Ce dernier semble au départ particulièrement parano... mais ne faut-il pas choisir entre paranoïa et manipulation? On sent bien qu'il y a un réel travail de recherche derrière le texte. J'ai juste eu une frayeur au début, lorsqu'il en vient à parler des Illuminati. Sectes qui avait été explorée par Dan Brown dans son Anges et Démons. En visitant les coulisses du roman sur le site de Maxime Chattam, il nous apprend que cet Anges et Démons est sorti alors qu'il était en cours de rédaction de son texte, les arcanes. Il s'est donc limité au minimum à propos des Illuminati, pour éviter d'être taxé de "copieur"... et je pense que ce n'est pas plus mal.
J'ai vraiment bien apprécié cette histoire. J'ai eu difficile de lâcher le bouquin avant la fin.
Certains passages peuvent paraître un peu longuets, d'où l'intérêt de ne pas s'arrêter et de continuer. Je crois qu'il y a quand même assez bien de rebondissements pour ne pas se retrouver dans une vague creuse.
Même si on ne se retrouve pas dans un bouquin du genre de la trilogie su le mal, Maxime Chattam confirme qu'il est un bon écrivain.

01 avril 2007

Z : Gordon Zola, C'est pas sorcier Harry! - 3,5 étoiles

Le 7ème livre n'aura pas lieu... ça va pas non!! S'il y a bien une série dont j'attends la fin avec impatience c'est bien celle-là... enfin la fin.. Je me réjouis de savoir comment la suite va se dérouler... mais je n'ai évidemment pas envie que tout s'arrête.
Bref, je m'égare et je reviens vite à mon sujet principal du jour! Gordon Zola (oui un peu odorifiant comme pseudo), mais je peux assurer que son roman n'est pas puant! Jeux de mots, calembours, feinte à deux balles ou à 1000 balles, et j'en passe, l'auteur nous raconte son histoire. On est dans un "processus" différent de la lecture. Quand on ouvre ce livre, on n'est pas vraiment seul. L'auteur nous accompagne à travers ses multiples incursions. Soit il nous présente, explique son raisonnement logique (ou pas logique), soit il s'excuse pour les blagues pré-citées (celles pas chères).
Ce livre est très amusant et dynamique sur sa forme. D'un chapitre à l'autre, nous passons du coq à l'âne, d'un personnage à un autre, d'une situation à une autre. On ne s'ennuie pas dans de longs passages à vide. L'auteur nous transporte également dans les méandres de notre grande Histoire pour bien nous faire comprendre son récit (oui, oui il nous l'explique ça!). Au départ, avant d'acheter ce bouquin (à l'auteur lui-même à la foire du livre de Bruxelles, et je trouve ça très sympa! Un peu comme si bonne-maman venait vendre elle même ses confitures, ou Mr Propre ses produits nettoyants!) je pensais qu'il s'agissait d'une énième parodie un peu foireuse, pour ne pas dire merdique. Je l'ai dit à l'auteur ça!! Mais il m'a bien assuré qu'il ne s'agissait pas d
'une parodie. Ici nous entrons d'un un monde qui a déjà son héros, Guillaume Suitaume, et qui emprunte juste une base, à peine un décor. En fait, les sorciers en ont ras-la-frange de ce petit-sorcier-dont-on-ne-peut-prononcer-le-nom. Leur monde est tourné en ridicule à cause de ce bonhomme! Ils décident donc de mettre tout en oeuvre pour que les gens les craignent enfin! (ou plutôt à nouveau!)
J'ai donc fait la connaissance de personnages particuliers (déjà leur nom en vaut la peine ;-)
Quand on ouvre ce livre, on s'expose donc à une bonne tranche d'humour.
En attendant la sortie du tome 7... pourquoi pas se plonger dans le non-tome 7...
Merci Arsenik, pour ta critique qui m'a donné envie de lire ce bouquin, et qui, bien avant l'auteur, confirmait qu'il ne s'agissait pas d'une simple parodie!!

27 janvier 2007

Doggy bag, saison 2 - Philippe Djian


Philippe Djian propose au lecteur une saga littéraire calquée sur le mode de construction des séries télés. L'idée m'a tout de suite séduite. Point positif en plus, Djian a été inspiré par des séries telles que six feet under, les Sopranos, etc...
J'ai débuté la série l'année dernière. J'ai fait la connaissance des protagonistes. Je suis entrée dans leur milieu. J'ai découvert leur situation géographique (que je ne suis pas encore arrivée à situer). Les frères Sollens, la mère, le père, le retour de la femme qui a failli causer la mort des deux frères, un enfant, une autre femme, un procès...
Les tomes 1 est sorti fin 2005, le 2 et le 3 en 2006. Les trois prochains sont prévus pour 2007 et 2008.
L'aventure Djian s'annonçait bien. Je zieutais déjà le tome 3, fin 2006, alors que je n'avais pas encore entamé le tome 2.
Bref, je décide de me lancer avant de perdre le fil de l'histoire. Je n'avais pas envie de laisser passer trop de temps entre les tomes. Histoire de ne pas me désimprégner.
Et là, voici que je me traîne de page en page. Je soupire. Mes yeux se ferment. Je m'énerve.
Je ne suis pas emballée.
L'histoire qui avait un début plutôt sympathique s'enlise, me perd, m'enfonce dans un sable mouvant. Je n'accroche pas à la dynamique... peut-être parce qu'elle n'y est pas.
Je ne veux pas mettre la faute sur l'auteur. Je suis peut-être tout simplement dans une période peu réceptive à ce texte. Toujours axé sur le cul, il est facile de constater qu'il s'agit du moteur du récit. Tout tourne autour des histoires de fesses des personnages. Allez, il y a aussi le thème des disputes familiales. Mais bon, pas de quoi fouetter un chat.
C'est donc clair. Il s'agit de ma première lecture de l'année, mais je décide d'une main ferme de rabaisser la couverture et de le ranger sur la bibliothèque... un jour meilleur lui rendra peut-être son sort moins triste (quoique c'est déjà pas mal de se retrouver au chaud auprès des autres bouquins! Bon ok, il ne va pas siéger la tête haute, avec fierté. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie!)
Une bonne chose de faite : ne pas avoir déjà acquis le tome 3.
Je suis quand même triste d'avoir lâché cette série. La critique de Sébastien Ministru dans son close up m'a poussé vers Doggy bag 1. Les critiques des autres tomes sont aussi sympathiques, elles donnent envie de s'y plonger.
Tous les goûts sont dans la nature.
Je vais tout de même lui accorder une cote, provisoire ou pas...
2 étoiles pour le second tome de Doggy bag de M. Djian.
Ca aurait pu être pire.

24 décembre 2006

Scream Test, Grégoire HERVIER, 3 étoiles


Entrons dans le monde sanglant de la télé réalité. Univers impitoyable où les candidats vendent leur image au diable. Ils deviennent les pantins d'une super-production qui n'hésite pas à dénaturer, capter, couper des moments pour tailler une personnalité aux joueurs. Sur les sept candidats sélectionnés, il n'en restera qu'un seul à la fin de la semaine.
En somme, une émission bien banale, comme on en voit tous les jours depuis quelques années... quoique...
Grégoire Hervier, pour son premier roman, nous entraîne dans une critique de la société, de la télé, du système judiciaire. Il nous présente les dérives de chaque secteur avec une pointe d'humour. On pourrait y voir une caricature, mais c'est plus proche de la réalité que de la moquerie. J'ai passé un bon moment de lecture. Je l'ai découvert... parce que j'adore cette collection "Au diable Vauvert", puis le résumé m'a également séduit. Même si on constate que le style n'est pas encore tout à fait certain, et que l'auteur va sans doute s'améliorer sur ce point au fil de ses écrits, il s'agit tout de même d'un bon thriller. Le suspense est là, les personnages sont crédibles, l'enquête nous entraine au fil des pages, on ne s'ennuie pas. L'auteur ne nous entraîne pas dans de longs passages sans fin. Une bonne dynamique fait tourner ce roman. Un bon conseil de lecture pour cet hiver!

13 décembre 2006

Rhésus, Héléna Marienské...

Je pense qu'il s'agit de mon premier abandon de l'année 2006.
Je n'aime vraiment pas laisser tomber un bouquin comme ça, mais là j'ai eu du mal à continuer à avancer.
Surtout que ma PAL ne cesse de grimper... même si mon porte-monnaie hurle de désespoir et ma carte de banque est complètement brûlée.
Je n'ai entendu que de bonnes choses de ce roman, mais je décroche.
Au départ, tout allait bien. L'histoire se décompose selon les récits de plusieurs protagonistes.
Raphaëlle ouvre le bal. Elle nous fait rire avec les critiques acerbes qu'elle adresse à sa fille. Puis vient celui de Céleste qui nous apporte un autre regard sur la situation.
Nous rencontrons Ludovic, un infirmier de la maison de retraite, Dhorlac, un grand écrivain à qui l'on demande de réaliser un livre sur le fait divers ayant cours dans le home... et puis un dernier locuteur... que je n'ai pas encore lu...
L'intérêt de cette construction, c'est qu'elle nous apporte un point de vue différent sur la même situation, la même histoire.
On voit la réalité à travers les yeux de celui qui la raconte. Ainsi, on se dit "pauvre Raphaëlle! Ce qu'elle doit vivre!!", puis on se pose tout de même la question de savoir si elle n'est pas un peu sénile...
En gros, ce que j'en ai lu était plutôt pas mal. Mais j'ai vraiment eu assez de mal à rester scotchée... et j'ai baissé les bras.
Bon je pense que je le reprendrai à un autre moment... du moins pour finir les 100 pages qu'il me reste et connaître le pourquoi du comment de l'histoire.
Parti d'un fait divers, l'auteur nous entraîne dans un home et nous fait découvrir la vie des seniors. Entre Jeux vidéos et (re)découvertes sexuelles, il s'en passe des choses. Et tout ça rythmé par l'entrée clandestine d'un singe bonobo et le refus des vieillards de s'en débarrasser.
Je vais laisser ma note en suspens et remettre ça à l'année prochaine...
Pour la petite note culturelle... l'auteur a reçu le prix du 15 minutes plus tard de la rentrée littéraire 2006.
Deuxième note, je ne remercie pas l'éditeur de ce bouquin d'avoir mis une couverture blanche.
A le promener partout avec moi, le livre est devenu presque tout sale! Je n'ai jamais fait ça avec un livre et ça me rend quasi malade ;-)
Brrrr ça fait froid dans le dos d'imaginer qu'on puisse faire des livres qui se salissent si vite!
Bon au moins, il a vécu, c'est le côté positif du torchonage de livre.

04 octobre 2006

Panthéon, Yann Moix - 3 étoiles


Voilà déjà près d'un mois que je sèche sur cette critique.
Difficile aussi de lui atribuer une cote.
Moix nous entraîne dans l'histoire de sa jeunesse, dans son passé d'enfant battu, dans sa relation avec ses parents et avec Mitterand.
Moix brosse les personnalités qui habitent son Panthéon et celles qui n'y mettront jamais un cheveux.
Qualifié de roman nombriliste, il marque surtout par sa syntaxe et ses néologismes.
Moix se fiche des règles de ponctuation. Il en use à profusion, pour mettre en évidence, pour rythmer son texte. Ce style peut être détesté et rendre le récit illisible si on ne s'y plonge pas vraiment.
Au bout d'une dizaine de pages, j'ai bien digéré cette dynamique, même si au début, mes nuits en ont été un peu perturbées. Je relisais le texte dans mon sommeil, je courais à travers les pages. Une gymnastique spirituelle nocturne.
Je me suis laissée emportée par le récit, mais je n'ai pas été englobée à 100% par le roman.
Pas forcément victime de décrochage, mais me demandant parfois où l'auteur allait me conduire.
Un avis un peu partagé. Difficile de juger le récit d'une vie, d'un passé, d'un vécu.
Néanmoins, j'ai apprécié et j'apprécie toujours écouter et voir l'auteur parler de son roman, de son histoire, de son ouvrage (ce dernier tome d'une trilogie - Podium, Partouz, Panthéon), ou encore parler tout court.
J'aime l'auteur Yann Moix (et le réalisateur aussi).
Très emballée par Podium (lu avant tout le battage ciné-médiatique), interogative face à Panthéon, il me reste encore Partouz dans ma PAL. Un auteur à suivre.

10 juin 2006

Doggy bag, saison 1 - Philippe Djian, 3,5 étoiles


Cette série est peut-être la descendante ou le renouveau du roman-feuilleton. En tout cas, il s'agit d'un roman, présenté comme un feuilleton...

Doggy bag est mon premier livre de Philippe Djian.

Construit et présenté à la manière des séries télés, le lecteur entre de suite dans le vif du sujet. Hommes + Femmes = sexe.

La première page nous indique quelques informations sur les personnages, et ce n'est pas du luxe. Au départ, il faut s'accrocher pour ne pas confondre tout ce petit monde, mais petit à petit, on se familiarise avec le cadre de l'histoire. On passe d'une séquence à l'autre, comme on passe d'un paragraphe à l'autre. Le lecteur n'a pas le temps de s'endormir ou de s'ennuyer. L'écriture est vive et claire. Le visionnage mental est aisé.

L'histoire tourne autour de deux frères, propriétaires d'un magasin d'auto. Une femme revient après 20 ans d'absence. On comprend qu'un drame s'est joué entre les 3 comparses alors qu'ils entraient à peine dans le monde adulte. Mais tout au long de l'histoire, une part de mystère, d'ombre, est maintenue sur le pourquoi du comment.

Certains font référence à la série Six feet under pour qualifier ce roman, et effectivement : j'ai souri en revoyant dans les traits d'Irène, ceux de Ruth, la mère Fischer.

J'ai assez apprécié ce livre et je pense très bientôt me plonger dans le second tome.

Ce livre se lit très vite, grâce à son rythme soutenu qui donne envie d'avancer et d'en savoir toujours plus... et pourquoi pas découvrir d'autres titres de cet auteur, que je ne connaissais jusqu'à présent que de nom et de réputation.

27 mai 2006

Le sang du temps, Maxime Chattam - 3,5 étoiles

Marion, secrétaire à l'institut médico-légal de PAris, est éloignée pour sa sécurité par la DST. Elle est à l'origine d'un scandale politique à l'insu de son plein gré. Elle est exilée au Mont Saint-Michel où elle est confiée à la Soeur Anne. Celle-ci fait partie d'une fraternité établie dans l'abbaye du Mont. Là-bas, elle va faire la connaissance des autres membres de cette confrèrie.
Afin de se rendre utile et d'occuper ses journées, un des moines l'emmène à la bibliothèque d'Avranches pour y faire du classement. Pas très enchantée par cette occupation, Marion va faire une découverte intéressante. Sous la couverture d'un roman d'Edgar Allan Poe se cache le journal d'un détective britannique, datant de 1928. Secrètement, elle va emporter ce livre et se plonger au coeur de son histoire : une série de meurtres, horribles, qui touchent des enfants du Caire.
L'intrigue la gagne, la curiosité la tient en haleine et plus encore depuis qu'un mystérieux inconnu lui fait savoir qu'il souhaite récupérer le fameux carnet de Jeremy Matheson.
Maxime CHattam nous propose une histoire à deux bandes : d'une part, le mystère qui entoure l'exil de Marion, d'autre part, l'enquête de Jeremy Matheson, près de 80 ans plus tôt au Caire.
Deux lieux totalement opposés, tant par leur situation géographique que par leur climat. Une femme célibataire, dans la fleur de l'âge d'un côté. Un jeune détective solitaire et mystérieux de l'autre.
Même si cette histoire n'a rien à voir avec la trilogie sur le mal, on reconnait bien sa marque. Le héros, seul et torturé, sombre et mystérieux, est un personnage récurrent. Une zone d'ombre plane sur ce thriller. Le secret est partout et même sur la fin déroutante. Le lecteur est totalement pris au jeu. Très vite, Marion est effacée. Son "aventure" devient un prétexte à la lecture du journal de Matheson. On en vient au même raisonnement qu'elle. On a envie de faire des recherches pour en savoir plus sur cette enquête, puis on repense que seule Marion pourrait faire ces recherches, l'histoire dans l'histoire étant une fiction.
A la fin, l'auteur laisse plusieurs portes ouvertes sur l'interprétation de la conclusion. Le lecteur se fait sa propre opinion. Chattam nous invite à rejoindre son site internet pour en savoir plus.
Il ne nous donne pas ouvertement sa version, mais nous réponds par énigme. En fouillant un peu dans "le labo" et en lisant ses commentaires (making-of), on trouve quelques indices nous indiquant son orientation.
Un roman qui entame une transition entre la trilogie sur le mal et ses ouvrages futurs. Un livre un peu plus court que les précédents. Mais une histoire assez prenante.
Les descriptions des lieux sont intéressantes et témoignent d'un grand travail de "visionnage" et de préparation de ses écrits.

04 avril 2006

Martin Winckler présente "Les miroirs obscurs" - 4 étoiles

Publié aux éditions Au Diable Vauvert, ce livre fait partie d'un triptyque centré sur les séries télés. Ce deuxième tome se consacre à la présentation des séries plutôt fantastiques, policières, noires ou encore de science fiction. De Buffy à Nip/Tuck, en passant par Oz, Six Feet Under, Carnivàle, 24, Soprano, X-Files, Law and Order et ses CSI & dérivés, tout le paysage télévisuelle est balayé. Des plus connues et moins connues, Martin Winckler et d'autres auteurs nous font partager leur passion pour les séries, décortiquent les ficelles de l'élaboration, lèvent le voile sur leur naissance et pour certaines sur leur mort, parfois précoce.
Les fans seront heureux d'avoir ce livre entre les mains. Pour certains (;-)) la tentation de se procurer les versions dvd sera difficile à surmonter, surtout lorsque l'on découvre ce que les mauvaises traductions peuvent faire d'un merveilleux ouvrage.
Le troisième tome est prévu pour le dernier trimestre 2006 et sera axé sur les sitcoms et comédies.
En attendant, je donne un joli 4 étoiles à ces Miroirs obscurs.

07 mars 2006

Spirales, Tatiana de Rosnay - 3,5 étoiles


Voilà, j'ai fini ce bouquin.
Lu en trois jours, mais il est assez court (200 pages).
Mon avis est assez partagé quant à l'appréciation.
Ecrit dans un style simple, l'auteur nous entraine dans les méandres de la conscience humaine. La balance entre le bien et le mal, ce qu'il convient de faire ou non. L'histoire est assez bien ficelée : La vie d'Hélène, bourgeoise de 50 ans, va basculer le jour où elle trompe son mari. En visite chez une amie malade, elle va faire la rencontre d'un inconnu qui l'emmène chez lui, lui fait l'amour et... meurt pendant l'acte. Hélène,"sainte Hélène", qui n'a jamais vécu d'aventure extraconjugale, prend ses jambes à son coup. Dans la panique, elle en oublie son sac. Contactée par la police, elle rejoint le poste avec son mari et invente une histoire pour éloigner tous soupçons. Au fil des pages, Hélène va s'enfoncer dans une spirale mensongère pour tenter d'échapper à la réalité, à la vérité qui la rattrape dangereusement.
Pour la suite, je vous laisse deviner ou lire le bouquin.
La fin me laisse un peu perplexe. Floue, pour laisser l'imagination du lecteur faire son boulot, elle l'est un peu trop pour la fixer.
Donc est-ce mieux d'avoir une fin fixe ou une fin qui laisse planer le doute... Pour moi je dirais entre les deux. Je ne suis pas difficile ;-)