Youhou!!

Peu de lectures ce mois-ci...
il me reste moins de dix jours pour effacer ce retard...

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15 mars 2008

Thomas Gunzig

En décembre, je me suis plongée dans deux bouquins de Thomas Gunzig, dont je n'avais pas encore posté ma note de lecture.
Alors, enfin, je me mets à jour!
De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l'univers, Espace Nord :
Polo est un petit garçon. Il travaille dans une usine, comme tous les enfants de son âge.
En cachette, il pique des crayons de couleur. C'est sa passion le dessin. Et tous les soirs, en rentrant du boulot, il mange avec son grand-père, puis dessine.
De l'autre côté, il y a les créatures les plus moches de l'univers. Tellement moches, qu'elles évitent de se rencontrer entre elles, à bord de leur vaisseau.
Elles sont à la recherche d'une autre forme, plus abordable, dans laquelle elle pourrait se glisser et pouvoir enfin se côtoyer "visuellement".
Cette forme, elles vont le trouver dans un dessin de Polo. C'est ainsi qu'elles vont atterrir sur terre.
C'est une assez jolie histoire, un petit conte pour enfants qui ont envie de rigoler.
J'ai bien apprécié me plonger dans l'univers de Polo. Pas toujours rose, ni gai, mais c'est sans compter sur l'étrange cas des créatures les plus moches de l'univers!
Une écriture toute simple et agréable. Je lui donne une note de 3,5 étoiles.

Mort d'un parfait bilingue, Au Diable Vauvert, Folio :
Voici une histoire assez bizarre. Difficile à résumer. Le lecteur est plongé dans une situation guerrière, qui fait penser à l'époque Sarajevo ou quelque part à plus à l'Est.
Le "héros" nous raconte son récit. Il nous parle de loin. Il est à l'hôpital, mais ne se souvient pas de ce qui l'a conduit là. Petit à petit, nous découvrons ce qui s'est passé, en même temps que lui. Ami avec un militaire, enrichi grâce à un meurtre, amant de la copine d'un mafieux, Il va être à nouveau sollicité par le-dit mafieux pour se débarrasser d'une chanteuse qui lui fait de l'ombre. Cette chanteuse hyper médiatisée fait le tour des fronts de guerre, pour chanter et donner du courage aux Gars. Il va s'enrôler dans la troupe désignée pour assurer la protection de cette chanteuse.
L'auteur nous transporte dans un univers assez bizarre. On ne sait pas vraiment où on est, ni quand on est (ah si fin des années 70). Le style est clair, mais le récit complexe. On vit en parallèle le présent et le passé de Il. L'intrigue nous tient jusqu'au bout. On veut découvrir le pourquoi du comment. On se retrouve dans des situations plutôt absurdes. On ne sait pas où on va.
Une lecture spéciale, mais assez sympathique. Je lui mets 3,5 étoiles.
Thomas Gunzig a remporté le prix Rossel en 2001 pour ce premier roman.
Une autre critique chez Bibliotheca

03 octobre 2007

10 000 litres d'Horreur pure - Thomas Gunzig


G comme
Gunzig. Voici l'auteur choisi pour continuer mon challenge.
Thomas Gunzig est un auteur belge. Ma PAL comptait déjà de cet auteur "Mort d'un parfait bilingue" et "Le plus petit zoo du monde". 10 000 litres d'horreur vient à peine de sortir, mais le thème avait l'air plutôt amusant... et l'est.
Gunzig nous présente son projet dans une préface. Il a souhaité écrire un roman issu de la tradition des slashers, ces films d'horreur dégoutant et pas ragoutant des années 80, tels
Massacre à la tronçonneuse, Evil dead, and co. Le genre de film où une bande de jeunes décident de partir pour un WE sympathique et qui se transforme en cauchemar.
Le genre où on sait que c'est débile, mais qu'après... on n'ose même plus aller faire pipi de peur qu'un être monstrueux ne sorte par la cuvette et nous transforme en chair à pâté!
J'ai bien été prise au jeu de son roman. J'ai ressenti quelques angoisses au fil des pages. J'ai eu peur pour les personnages (non je ne criais pas "pas par là! idiote!!" mais j'en étais pas loin).
En gros, Patrice, JC, Marc, Ivana et Kathy partent pour le chalet au bord d'un lac de la tante de Patrice. Un bruit surprend JC et Kathy en début de nuit. Ils sortent pour voir ce qu'il en est... la foret est sombre et JC fait une malheureuse rencontre qui se termine par un gros coup sur la tête et la disparition de Kathy. Entre-temps, Marc et Ivana entendent un cri dehors... et sortent voir.
Patrice endormi comme une marmotte dans le salon, est réveillé en catastrophe par ces deux derniers qui ont retrouvé JC inanimé.
De là s'en suit une foule d'évènements et de rebondissements.
Le livre se lit d'une traite. Le texte est clair, simple, il va à l'essentiel tout en offrant une belle vision du décor. On est plongé dès le départ dans ces
10 000 litres d'horreur pure et on n'en ressort pas sec. Comme dans les films du même genre, le livre se termine sur une fin plutôt ouverte qui appelle des suites et des surenchères permanentes (comme dans Rocky... euh ah non je voulais dire Freddy...)
Je conseille donc ce roman bien ficelé, haletant et surtout très second degrés.
C'est ma première lecture de cet auteur, mais je vais me dépêcher de lire les autres.
3,5 étoiles.

30 septembre 2007

N : Nothomb Amélie - Ni d'Eve ni d'Adam - 3,5 étoiles

La tradition de la fin du mois d'août, c'est de s'offrir le dernier Nothomb, qui sort pour la rentrée littéraire. Voici déjà plusieurs années que je n'y coupe pas. Généralement un roman pas très épais qui se lit assez rapidement, mais également assez satisfaisant. La seule fois où j'ai lâché un Nothomb, c'était "Attentat", il y a un peu plus d'un an. (C'était un rattrapage pour les années où je ne me ruait pas encore en librairie pour l'acheter dès sa sortie). Bon je n'ai pas été bien loin avec ce titre, mais peut-être que ce n'était pas le bon moment. Bref, avec Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie nous transporte dans son Japon natal bien aimé. On revit avec elle une époque qui l'a définitivement marqué. Dans ce roman, on retrouve l'Amélie du temps de Stupeur et tremblements. Alors que dans le premier, on la découvrait en désastreuse employée dans une entreprise nippone, ici, on la retrouve dans une histoire d'amour à la Amélie... L'histoire débute alors qu'elle dépose une annonce pour donner des cours de français. De cette manière, elle espère également améliorer sa pratique du japonais. C'est ainsi qu'elle fait la rencontre de Rinri, un jeune tokoyte un peu spécial. A ces côtés, elle va découvrir les habitudes des jeunes japonais universitaires. Ces pré-adultes vivent une parenthèse dans cette vie effrénée et n'ont qu'une envie... "jouer". Le récit d'Amélie Nothomb est parsemé d'histoires dingues et de situations concasses. C'est aussi à cette époque qu'Amélie s'est lancée dans le monde de l'écriture. J'ai bien apprécié ce roman : il se lit vite, n'assomme pas le lecteur, offre des paysages très jolis et surtout... m'a donné envie de nouilles et de sushis! Les critiques divergent sur ce bouquin, mais en y réfléchissant, les critiques divergent toujours à propos de titres d'Amélie Nothomb. Je lui ai donné 3,5 étoiles et vous invite à le lire... vous n'y perdrez pas votre temps.

02 septembre 2006

Journal d'Hirdondelle, Amélie Nothomb - 3,5 étoiles


Le mois d'août s'achève et avec lui arrive les livres de la rentrée littéraire.
Chaque année, à cette prériode, j'attends toujours avec patience, ce que va nous réserver notre Amélie nationale. C'est devenu un rituel. Le livre que l'on dévore en quelques heures à peine.
Soit on l'aime, soit on est déçu. Mais souvent on y revient, pour savoir ce qu'elle nous a concocté pendant un an. Mal perçue l'année dernière par la critique, Amélie Nothomb ne devait pas décevoir son lectorat. Je n'avais pas détesté Acide Sulfurique, mais il vrai que j'avais été autrement enchantée par d'autres titres.
J'ai bien apprécié ma lecture de Journal d'Hirondelle. Ce roman est court, mais dense. Tout se passe très vite. "Une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou".
Suite à une rupture amoureuse, un courtier de 30 ans devient totalement insensible.
Il perd son boulot et décide d'en trouver un autre. Par hasard, il devient tueur à gages. Avec cette froideur qui l'anime et son don pour le tir, ce métier semble lui convenir à merveille. D'autant plus qu'après son premier client, il se rend compte du plaisir que lui a procuré ce meurtre. Il retrouve enfin la jouissance dans le décalage, l'expérimental. Il vit au rythme des derniers albums de Radiohead. Jusqu'au jour où il a pour mission d'assassiner un ministre et sa famille et de ramener un serviette de documents de haute importance.
Je ne vais pas en dévoiler plus loin sur l'histoire, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.
Dans ce roman, elle nous entraine au fin fond de la psychologie et l'intimité du héros, à travers un quasi-monologue. Ses sensations, sa perceptions sont décrits minutieusement. On est curieux de savoir ce qui va se passer. Comment va-t-il réagir?
Le roman se lit d'une traite. Le style est clair, loin d'être lourd.
Mais c'est vrai que c'est toujours très court. On voudrait dire trop court. Mais est-ce que l'histoire aurait le même impact si elle se prolongeait sur une centaine de pages de plus?
Je ne crois pas?
Ce type de roman qui ne passe pas par quatre chemins est en quelque sorte sa marque de fabrique. Elle va à l'essentiel, mais avec un certaine intensité.
On se force à ne pas lire trop vite, pour bien s'imprégner du texte, aller au fond du personnage.
A dans un an....

27 avril 2006

Les pluies ne durent jamais - chronique revisitée...

"Les pluies ne durent jamais en Ecosse" est le premier roman d'un jeune auteur liégeois. Cédric Godart est, depuis deux ans, animateur radio sur Pure FM, après avoir réalisé un long parcours à travers les ondes belges.
Ce roman retrace, pendant 10 jours, le parcours intimistes d'un écrivain à succès. Alors qu'il attend son vol vers Nice, Carl fait la rencontre d'un inconnu dans un salon de l'aéroport. De cette rensontre va naître une correspondance fictive entre Carl et l'individu, le lecteur attentif, l'homme séduisant. La recherche de cet anonyme nous enfonce dans les tréfonds de l'histoire et des souvenirs de Carl. Il nous emporte de Bruxelles à Menton, en passant par Edimbourg et Liège, au gré de son voyage physique et spirituel. Le besoin d'écrire, de mettre à plat ses angoisses existentielles, Carl se libère de ses maux et livre ses fantasmes. Ame en peine en quête de l'amour de l'inconnu et de l'amant qui l'attend.

Ce récit est le fruit de carnets postés par l'auteur, Cédric Godart, quotidiennement sur son blog.
Après une petite adaptation pour la mise en page papier traditionnelle, l'histoire se présente sous la forme d'une succession de courts chapitres. L'auteur joue de son amour des mots et de la belle langue, nous offre des passages crus, mais d'une grande poésie.

15 décembre 2005

Les pluies ne durent jamais en Ecosse - Cédric Godart


Premier roman d'un jeune auteur belge. Cédric Godart est animateur sur Pure FM, après un long parcours à travers les ondes belges.
Ce roman retrace, pendant 10 jours, le parcours intimiste d'un écrivain à succès.
Correspondance fictive entre l'écrivain et un individu rencontré dans une salle d'attente d'aéroport. Ce récit nous enfonce dans les tréfonds de son histoire, de ses souvenirs et nous emporte de Bruxelles à Menton, en passant par Edimbourg au grès du voyage physique et spirituel de Carl, le "héros".
Ce roman est né des carnets postés sur le blog de l'auteur, www.journaldecedric.net
Je vous invite à y faire un tour pour découvrir le personnage, son entourage et surtout la petite Lola!
Je lui donne une note de 4 étoiles sur 5.
Sortie officielle en librairie prévue pour le 2 janvier 2006, mais il est possible d'acquérir le roman grâce à la vente en ligne via le site de l'auteur ou de son éditeur.