Armistead Maupin nous offre ici l'ultime tome des chroniques de San Francisco. Quoique je ne suis pas sûre que l'on puisse le nommer "Chronique" dans le sens des 6 tomes précédents. D'abord édité dans un journal, les
Chroniques de San francisco était écrite sous la forme du roman feuilleton. Chaque édition du journal présentant un chapitre. Ce principe a pour principale qualité de tenir le lecteur en haleine, de vouloir toujours en savoir plus. De plus, le chapitre suivant ne reprenait pas forcément là où l'épisode s'était arrêté. Ce qui ajoute une plus-value en terme de suspense!!
Dans ce septième et dernier tome, la formule roman feuilleton n'y est plus. Il entre dans le cadre du roman. On ne passe plus d'un personnage à l'autre comme dans les autres tomes. Normal, ce bouquin est centré sur le vie de Michael après Barbary Lane.
Même si le rythme a changé, j'étais très heureuse d'avoir des nouvelles de ce bon vieux Mouse!
Laissé en sursis à la fin du tome 6, on apprend qu'il a survécu et vit sa séropositivité avec sérénité. Un avenir incertain qui ne l'empêche pas de tomber amoureux.
On y retrouve également Brian et Shawna, sa fille, et surtout Madame Madrigal! L'incroyable Anna! Vieille de 80 ans, celle-ci se montre extrêmement extraordinaire. Qui ne rêverait pas d'avoir une logeuse comme elle?
Donc dans ce dernier récit, on découvre la nouvelle vie de Michael. On la suit pas à pas avec attention. Parce que même s'il n'y a plus les rebondissements du roman-feuilleton, Maupin sait tenir son lecteur, l'attendrir, l'attacher à ses personnages. J'avais très apprécié son roman, maybe the moon et je pense que l'on peut rapprocher "Michael Tolliver est vivant" à ce style littéraire.
Maupin est vraiment un bon auteur, en tout cas à mes yeux!
Mon objectif était de me replonger du premier au sixième tome des Chroniques avant d'entamer celui-ci... mon impatience à pris le pas.
J'avais de ne pas me souvenir, d'avoir perdu l'image et la personnalité des protagonistes. Mais non, quelques lignes ont suffit pour faire resurgir ce merveilleux moment de lecture dans ma mémoire. Je n'exclus pas l'idée de m'y remettre un jour. Reste toujours le problème de cette Pile à lire qui ne cesse de grandir, ces nouveautés alléchantes et ses classiques à découvrir... Il faut absolument que je pense au détriplage (le dédoublage s'avère finalement insuffisant).
Je vous invite donc à découvrir le monde de Barbary Lane, et de Maupin, ou de vous envoler dans cette clôture.
Michael Tolliver est vivant, Armistead Maupin, Ed. de L'Olivier, 2008
Ma note : 4 étoiles
18 mai 2008
Michael Tolliver est vivant!
07 mai 2008
Tentation - Stéphenie Meyer
Alors que tout semble bien commencer, en fait, ça va mal! Suite à des évènements que je ne vais pas relater ici, pour ne pas vous gâcher la surprise, Edward décide de quitter Forks avec sa famille. Bella se retrouve ainsi seule, abandonnée et désespérée. Menacée par son père d'être renvoyée chez sa mère, Bella se construit une façade de vie sociale.
Elle finit par se rapprocher de Jacob Black et nouer une réelle amitié avec lui. Un jour, elle prend conscience qu'en se mettant en danger, la voix d'Edward lui résonne dans le tête, qu'il s'adresse à elle. Elle va donc profiter de l'aide de Jacob pour entrer dans une quête secrète de sensations fortes... jusqu'au jour où...
Récit centré sur les affres de l'adolescence et ses transformations, psychiques et physiques, Stephenie Meyer m'a replongé dans mes délires d'ados. Avec le recul, je trouve aussi ces comportements un peu... enfin bon tout le monde passe par l'adolescence! (Eh bon le jour où je serai une vieille peau de 87 ans, je me dirai... "qu'on est bièsse à 29 ans!!") ;-)
Du point de vue de l'écriture, Stephenie Mayer ne se moque de son lecteur. Ses phrases sont bien écrites. Et même si parfois je trouve que certains passages tirent en longueur, le style narratif est intéressant. Même si elle s'adresse à des ados, à travers une histoire d'ados, le langage, les descriptions sont travaillés et ne tombent pas dans des clichés de langue de "djeun's".
Un grand coup de gueule par contre envers les relecteurs de chez Hachette! Que de coquilles! NON MAIS!!! Une passe encore, mais là il y en a au moins une toutes les 50 Pages, alors sur un roman de près de 600 pages... ça fait pas très pro!
Bref, une histoire agréable à suivre, même si j'attendais plus d'action dans les 200 dernières pages. Une note de 3 étoiles.
Hachette jeunesse, 570 pages, 2006
05 mai 2008
Fahrenheit 451 - Ray Badbury

Ecrit en 1954, ce roman de Bradbury fait partie des livres qui ont rendu célèbre la forme littéraire de dystopie. A l'opposition de l'utopie, la dystopie nous donne une image du monde la pire qui soit. Mais cette vision ne pourrait-elle pas devenir un jour la réalité de notre monde?
Fahrenheit 451 est la température à laquelle s'embrase spontanément le papier au contact de l'air.
Dans ce roman de science-fiction, les pompiers n'oeuvrent plus à éteindre les flammes, mais plutôt à brûler les livres. Montag fait partie de ces pompiers. Il est satisfait de son emploi et plus ou moins de sa vie privée. Un jour, au retour du boulot, il fait la rencontre d'une jeune fille, Clarisse, qui lui fait prendre conscience de toutes ces petites choses qui peuplent le monde et dont plus personne ne fait attention. La vitesse a pris le pas, la censure et l'endoctrinement médiatique sont de rigueur. Sa femme passe le plus clair de son temps auprès de sa "famille", diffusée sur trois écrans géants dans le salon. Ils ne se souviennent même plus de leur première rencontre.
La vie de Montag bascule le jour où, lors d'une intervention, il subtilise un livre interdit et le dissimule chez lui...
Enfin je me suis plongée dans ce grand classique de science-fiction. SF des années 50 qui pourrait très vite devenir une réalité du XXIè siècle. C'est plutôt une vision pessimiste de la société. Dans le livre, la manipulation saute aux yeux... mais qu'en est-il de notre réalité? Qui peut crier haut et fort que nous ne sommes pas manipulés par les médias? Qui peut dire qu'il ne se laisse pas manipuler par les médias?
Je ne dis pas que la lecture de ce bouquin va changer la face du monde. Mais il a le mérite de faire réfléchir. Se dire que ce livre a été écrit en 1954...
J'ai été frappée par cette obsession de la vitesse, ça ressemble beaucoup à aujourd'hui. Alors qu'en est-il du reste? Est-ce que petit à petit le roman de Bradbury va rejoindre notre réalité?
J'espère bien que non.
J'espère que ces quelques lignes vous donneront envie de vous plonger dans ce bouquin. Peut-être pas pour débattre sur un sujet de société, mais au moins pour découvrir un grand auteur du XXè siècle.
Le récit se découpe en trois parties, trois charnières de la vie de Montag. Le style narratif est basé sur l'exploration des pensées, du vécu du héros, entrecoupé de dialogue entre les protagonistes. Un récit percutant et qui fait réfléchir.
Fahrenheit 451, Ray Bradbury, Folio SF
3,5 étoiles
05 mars 2008
Le croque-mort a la vie dure, Tim Cockey
Interloqué, il souhaite retrouver la femme en question. C'est ainsi que débute sa fraiche carrière de détective, embarqué contre son gré dans des histoires de meurtres et de soif de pouvoir.
Ce bouquin est ma première incursion dans le petit monde d'Hitchcock Sewell. Et c'est un voyage bien sympathique. L'auteur écrit avec une certaine dose d'humour, souvent noir.
Le style est simple et dynamique. Le lecteur est promené de rebondissement en rebondissement. On ne s'ennuie pas. L'intrigue est bien ficelée, mêlant habilement les multiples personnages rencontrés. Ce premier tome m'a donné envie de continuer à découvrir les aventures de ce Croque-mort. J'ai dévoré les 400 pages assez rapidement.
Je lui donne une bonne note de 3,75 étoiles, entre le bon et le très bon!
Je vous invite à découvrir l'univers un peu spécial de Tim Cockey!
Points policier, 401 pages, 2005
10 février 2008
Du sang sur le green - Harlan COBEN
Grâce au site de Babélio et Masse critique, j'ai reçu "Du sang sur le green", en échange d'une critique sur mon blog, gentille ou méchante, l'important c'est de donner notre avis!
Je l'ai reçu dans le courant de janvier. Il s'agit de mon premier contact avec Myron Bolitar, l'agent sportif de Coben.
Eh bin, malgré un début un peu lent et difficile- j'ai mis un peu de temps à arriver aux 100 premières pages, mais évidemment la tête avait du mal à suivre- j'ai dévoré les 300 suivantes en quelques jours seulement!
J'avais bien aimé "Ne le dis à personne", un peu moins "Disparu à jamais", je trouvais l'histoire trop similaire, et j'avais un peu peur d'être déçue par la série Myron.
Pas du tout! Plutôt sympathique le gaillard. Au début, je trouvais son humour un peu lourd, mais c'est une question d'habitude, on s'y fait et cela rend le personnage plus vivant, et intègre bien le lecteur dans le récit.
Myron arrive au Mérion où se déroule l'US OPEN de Golf. Totalement hermétique à ce milieu qui lui est étranger, il va bien vite devoir s'y intégrer. Il est mis en contact avec Linda Coldren, grande championne, concernant une disparition.
Myron décide de mener l'enquête!
L'intrigue est bien ficelée, pas juste un petit zig zag à travers un univers brumeux. On se retrouve quand même dans un noeud pas facile à défaire.
Une lecture entrainante et agréable, j'ai été contente de découvrir le monde de Bolitar de cette façon. Une fois lancée dans les méandres de l'histoire, je n'ai pratiquement plus lâché le bouquin. Evidemment, il s'agit de l'avis d'une débutante. Je n'ai jamais lu d'autres livres de la série Bolitar. Camille a également reçu ce livre, mais a un avis plutôt mitigé.
Je pense que Harlan Coben écrit de "bons" bouquins, mais à lire avec modération au risque de se lasser. Quand on trouve un bon filon, il y a toujours un risque d'en abuser!
Je pense que je tenterais un jour le premier tome de la série.
01 novembre 2007
Fantasia Chez les Ploucs - Charles Williams

Me voici à la lettre "W" de mon Challenge 2007. J'avais lu des avis plutôt positifs de ce titre, édité dans la collection policier de Folio. J'ai bien aimé, mais pas à me "taper le cul par terre". Billy, 7 ans, vit avec son père, en alternance avec des homes d'accueil quand ce dernier se fait avoir par la police. Squatteurs des champs de courses, Sam décide de se poser quelques temps dans la ferme de son frère, Sagamore. Bête noire du shériff du Comté, Sagamore vit de magouilles et autres escroqueries. Billy se rejouit de cette mise au vert. Il faut dire que depuis son oeil d'enfant, son oncle et son père passent pour des enfants de choeur. Sa naïveté et son premier degrés sont touchants et assez amusants. L'histoire s'emballe le jour où ils rencontrent un homme et une très jolie femme sur le bas-côté de la route. Ceux-ci cherchent un coin pour s'isoler pour "raisons médicales". Sam leur propose donc de louer, pour un prix modique..., un morceau du champ de Sagamore. Est-ce une pure coïncidence, mais au même moment des types du genre gangster zonent aux alentours du village... Avant de lire ce livre, j'en ai entendu du bien. On le présentait comme un incontournable hilarant. Alors est-ce moi ou le bouquin, mais je pense que j'aurais pu le contourner et que je n'ai pas rit aux éclats. Bien sûr certains passages sont assez cocasses. Le ton du récit de Billy contribue au comique de l'histoire. C'est même plus que contribuer... l'histoire racontée par un adulte n'aurait pas eu le même impact. Donc j'ai bien apprécié le style volontairement enfantin et naïf utilisé. L'histoire est plutôt sympathique. Je ne suis pas totalement déçue, pas déçue du tout (houlà... mon avis est plutôt confus), mais il faut dire que je m'attendais à quelque chose de plus entrainant. J'ai lu chez Kalistina, une note un peu plus positive que la mienne ;-) Bref, un roman qui se lit assez vite, mais pas toujours très rapide (on se comprend??), un ton et un style intéressant, une histoire qui a des côtés comiques et d'autres plus prévisibles. Il existe une suite à ce roman, Aux urnes les ploucs! Je lui mets... 2,5 étoiles.
26 août 2007
K : Les tommyknockers, Stephen KING
moi), un truc bizarre dans un bois (ici, j'ajoute que je pense à toi chaque fois que je me promène dans le bois... j'ai un froid dans le dos!!!). Bref déjà quelques bons ingrédients. Puis vint ensuite l'arrivée du second héros, Gard, poète-pochard au bord du suicide. Et là, j'avoue, je me suis complètement perdue dans son déraillement total avec le nucléaire. Un peu trop long à mon goût, la dynamique du récit se ralentissait. Le premier livre se passe, un peu lentement au tiers, mais j'arrive enfin au second livre. Pour info, Les tommyknockers avaient d'abord été publiés en trois tomes distincts (j'adorais les fins de tome à la Stephen King, ça nous abandonnait sur un mot et.... pour reprendre la fin de la phrase au tome suivant!) et sont ici regroupés dans une seule grosse brique. Donc cette seconde partie reprend un peu de vitesse et d'action. J'apprécie. Ensuite vient le livre Trois, intitulé les Tommyknockers. C'est en quelque sorte la consécration des 664 pages précédentes et pourtant, me revoilà à nouveau perdue. Je m'égare, lis en zig zag, me donne du courage en décomptant ce qu'il me reste avant là fin (oui, je compte, mais tu ne peux pas me le reprocher!). A certains moments, l'histoire reprend du poil de la bête, à d'autres... bin à d'autres quoi. J'avoue avoir déroché en m'apercevant hier soir que cela ne se terminait pas à la page 945... mais bien à la 957. J'ai donc gardé l'épilogue pour ce matin. Et j'avoue avoir passé un agréable moment! Je suis donc un peu déçue de cette lecture. Je revois encore ma voisine me parlant des Tommyknockers, il y a près de 15 ans, comme d'une révélation! Et là, je me demande où est passé le Stephen King de Miséry ou de Simetierre! Celui qui fait peur brrrrrrrrrrrrr, avec des scènes pas ragoutantes! (oui, il y en a aussi ici!) Celui que je reprends volontier. Celui dont j'ai acheté quasi toute la collection pendant les promos librairie (-25% quand même!) d'une grande surface, synonyme de croisement. Bon, j'en ai d'autres en réserve. Je ne vais pas t'abandonner sur une déception. Je ne suis pas totalement déçue, je trouve juste qu'avec 200 voire 300 pages de moins... ça aurait pu être mieux. Alors voilà, cher Stephen, difficile de t'accorder une note. Je tiens quand même compte du fait que je n'ai pas abandonné avant la fin. Je t'envoie donc 2 étoiles pour ce bouquin. (oui bof, mais bon j'ai pas accroché et puis c'est tout). Je te souhaite du bon boulot par la suite. Et j'attends tes conseils sur ma prochaine lecture provenant de ta bibliographie.Amicalement,
Val
06 août 2007
O : OATES JC - Sexy - 3,5 étoiles
Sexy est mon premier roman de cet auteur.
Il s'agit d'un roman de jeunesse, édité dans la collection SCRIPTO (très jolie collection!).
L'histoire : Darren Flynn, 16 ans, est un magnifique garçon. Bon nageur et plongeur, tout le monde l'admire, sauf que lui ne comprend pas pourquoi. Il n'est pas très bon élève et même dans son sport, il pourrait être meilleur. Sa vie bascule le jour où son professeur, M. Tracy le raccompagne en voiture chez lui. Que s'est-il passé ou ne s'est-il pas passé?
Partant de la pédophilie comme point de départ, le sujet de JC OATES glisse vers un autre thème et ses conséquences- je garde le silence pour le suspense.
L'écriture de JC Oates est agréable, simple et directe. Elle s'adresse à des jeunes et ne prend pas des gants, elle appelle "un chat, un chat". Son écriture est dynamique : de courts chapitres qui brossent le récit, qui passent d'un personnage à l'autre, qui entrainent le lecteur au long des pages.
Ce premier tome m'a donné envie de découvrir encore plus cet auteur, en littérature adulte autant qu'en jeunesse. Je suis contente d'avoir enfin acheter ce bouquin que je lorgnais depuis déjà un bout de temps.
Une lecture agréable, un sujet prenant, des personnages attachants.
B : Burroughs Augusten - Déboire : 3,5 étoiles

Augusten, 25 ans, travaille dans l'univers impitoyable de la publicité à New-York. Hanté par son jeune passé, stressé par son boulot, il se libère l'esprit, généreusement, dans l'alcool. Pointé du doigt par sa collègue et ses supérieurs, Augusten doit finalement envisager une cure de désintox. Il choisit un centre gay et décalé pour faire plaisir à cet entourage. Va-t-il remonter la pente? La redescendre? A lire pour découvrir la suite!
Augusten Bourroughs raconte son histoire de manière plutôt humoristique. Même si le destin du héros est assez catastrophique, il nous fait sourire. Au départ, son style est assez dynamique, la lecture avance assez vite. Dans la seconde partie, je me suis un peu enlisée, à certains moments, dans le texte d'Augusten. L'histoire était moins "drôle", j'avais moins envie de savoir, de découvrir ce qui allait arriver. Peut-être parce qu'il y avait une évidence, peut-être parce que les situations sont moins concasses. Néanmoins, j'ai bien apprécié cette lecture. Le récit que je trouvais essoufflé, reprend vie et à la fin je n'ai pas été déçue.
Même si j'ai un peu de mal à exprimer mon avis... (Voilà déjà plus d'une semaine que je la traine).
17 juin 2007
Fascination - Stephenie Meyer 4 étoiles
Fascination sort de la collection Hachette Jeunesse et sa couverture a le don d'attirer le regard du promeneur de librairie.
L'histoire : (Isa)Bella, 16 ans, décide de quitter Phoenix, le soleil et sa mère pour s'installer chez son père, à Forks, une bourgade pluvieuse où tout le monde connaît tout le monde...Au lycée, elle se fait rapidement des copains parmi les élèves qui ont pris en charge son arrivée, mais c'est un autre groupe de personnes qui l'intrigue. Ils sont 5, 3 garçons et 2 filles, écartés des autres ados. Enfants adoptés par un médecin du coin, ils ont un physique à part. Malgré leur teint blafard et les cernes sous les yeux, ils sont d'une beauté fascinante... surtout celui qui semble être célibataire, Edward Cullen. Son coeur bat la chamade et elle décide de connaître un peu mieux ce garçon.
J'ai quasi dévoré ce livre. Dès qu'on entre dans le petit monde de Bella, impossible de s'en détacher, tellement l'envie de découvrir la suite est présente. Ce livre est très bien écrit. Le style est simple, mais à la hauteur d'un "bon lecteur". Dans le sens où, il s'agit d'un livre de jeunesse, mais qui utilise un vocabulaire déjà élaboré et une syntaxe plus complexe. On ne tombe pas dans un récit "neuneu". Au fil des pages, on vit sa vie d'ado, sans rencontrer de crises existentielles superficielles. Les personnages sont attachants et vrais. Leurs caractères ne sont pas exagérés et correspondent à la réalité (du moins celle que je connais). Ce dimension proche de la réalité participe à l'intégration du lecteur dans l'histoire. Malgré le côté fantastique, qui entre vite en scène,je n'ai jamais imaginé que tout cela ne pourrait exister.
Je suis vraiment contente d'avoir succombé à cet achat... et j'ai déjà le second tome en attente sur mon étagère (Tentation). Le premier tome est un prélude à une grande aventure...
Une grosse partie de l'histoire est centrée sur la découverte de ce nouvel environnement, de ces nouvelles connaissances, ponctuée de petits évènements. L'action "majeure" se situe dans le dernier tiers du livre et ouvre ainsi une porte vers une suite.
4 étoiles pour ce très joli bouquin!
28 mai 2007
S : SAFRAN FOER Jonathan - Extrêmement fort...

...et incroyablement près. C'est l'histoire d'Oskar Schell, garçon de 9 ans. Oskar a des pieds de plomb depuis que son père a disparu avec les deux tours jumelles de New-York. Parfois, il lui arrive de vivre des situations à mille dollars et de se fendre la pêche, mais c'est rare. Un an après l'enterrement de son père, Oskar découvre une clé dans le placard de son père. Celle-ci, cachée dans un vase bleu, était enfermée dans une enveloppe avec BLACK écris dessus. Oskar en est sûr, c'est une ultime énigme, laissée par son père. Persuadé que la solution lui permettra de retrouver un peu de son père, Oskar décide d'interroger tous les Black de N-Y.
Ce roman m'a plongée dans la peau de ce petit garçon. Le ton est donné. Le lecteur en a pour ses émotions. Comme Oskar, je voulais trouver la serrure qui correspondait à cette clé. On chausse les pieds de plomb d'un petit garçon, trop tôt orphelin, trop tôt touché par des angoisses face au monde extérieur. Ce roman est aussi un bel album typographique : photos, dessins, écritures, animations... l'auteur ne joue pas seulement avec les mots, mais aussi avec les élèments que le livre permet. Par ces éléments, j'ai été un peu plus aspirée dans ma lecture, je pouvais voir ce qu'Oskar (ou un autre protagoniste) voyait, ressentait, vivait... Une histoire jolie à lire, jolie à voir.
Dans le roman, on trouve également des passages consacrées à des lettres. L'histoire d'un père écrite pour son fils. Un père et un fils qui ne se sont jamais connu. Au début, je m'y suis un peu perdue, mais au fil du texte les mots s'éclaircissent et prennent sens avec le récit.
Ce roman est extrêmement fort, rempli d'émotions, incroyablement près, il ne tombe pas dans des sentiments mielleux et sucrés. On entre dans la peau de cet enfant, on regarde avec ses yeux, on a mal avec son coeur. Un livre a qui je donne 4 étoiles.
02 mai 2007
TROPPER Jonathan, Le livre de Joe - 3,75 étoiles
Joe Goffman est devenu un écrivain célèbre. Bush Falls, son premier roman a fait un tabac et est en passe d'être adapté au cinéma. Joe mène d'ailleurs la "grande vie" à Manhattan. Bush Falls, c'est aussi la région où Joe a grandi et qu'il a quittée il y a 17 ans. Bush Falls ne semble pas lui manquer et il ne manque pas à Bush Falls. Son récit en a blessé plus d'un là-bas. Réalité sensiblement modifiée, fiction inspirée de faits réels, les lecteurs Bush fallsois sont tombés de haut.
Mais cette nuit, la vie de Joe va tourner... sur un coup de téléphone de la part de sa belle soeur. Arthur, le père de Joe, est dans le coma. Il doit se rendre aux Falls, affronter les démons du passé et... ceux du présent.
Ce que j'ai apprécié dans ce roman, c'est tout d'abord l'histoire d'un écrivain. Ensuite, il traite de sujets assez dramatiques, mais avec une jolie touche humoristique. On n'est pas dans le larmoyant. Joe le dit lui-même "ce qu'il fait de mieux, c'est l'auto-apitoiement". C'est déjà pas mal de le reconnaître et cela traduit une touche de second degré. Le contenu est écrit de deux manières différentes. Tout d'abord, le récit de Joe à propos de son retour à Bush Falls. Ensuite, le roman de Joe. D'un chapitre à l'autre, on passe du récit au roman. Ce qui permet au lecteur de comprendre petit à petit l'agacement des habitants de Bush F., les sentiments qui reviennent à l'esprit de Joe, les souvenirs enfouis et oubliés, les bons et les mauvais côté de l'adolescence.
Le style de Tropper est vraiment très agréable à lire. Simple, clair, pas besoin d'aller chercher des mots compliqués pour faire passer les émotions. Et il le fait plutôt assez bien... étant donné que certains passages m'ont serrés la gorge (même si on pouvait se douter de certaines choses). De jolies descriptions, une dynamique intéressante, un bon sens de l'humour, Jonathan Tropper m'a séduite. On aurait même envie de se plonger dans le roman du roman... le livre de Joe.
10 février 2007
L'objet de mon affection, Stephen McCauley - 3,5 étoiles
Première lecture aboutie de l'année.
Premier titre issu de mon Challenge 2007.
Un livre en moins de ma PAL (eh oui! ça doit faire plus d'un mois que je n'ai plus acheté de bouquin!! Je tremble! Je tremble! brrrrrrr)
J'ai passé des agréables moments de lecture avec McCauley. Il s'agissait de mon premier roman de cet auteur, mais j'avais déniché une bonne occas
sur ebay et m'étais déjà procuré ses autres bouquins....
Georges a quitté sa bourgade natale pour vivre la grande aventure New-York. Jeune instit maternel homo, il rencontre Joley, dont il tombe éperduement amoureux. Il décide d'emménager chez lui en vue du grand bonheur, c'est sans compter les tocs complètement allumés de son ami. Réduit à faire chambre à part, Georges digère plutôt mal son concubinage. Le pire se déroule lors d'un soirée branchée chez une amie "artiste" de Joley. Ce dernier lui présente une jeune femme, Nina, psychologue en état de tentative de rédaction de thèse.
Par le biais de sous-entendu très entendu, Joley invite Georges à apprendre à connaitre Nina afin d'emménager avec elle à Brooklyn...
J'ai apprécié le cadre de cette histoire. Les personnages sont attachants. On apprend à les connaître petit à petit, et même les plus insupportables nous touchent à certains moments.
Mais ils sont aussi comiques. J'ai beaucoup sourit en me plongeant dans les pages du livre.
Je retiens un passage-qui ne me concerne pas du tout, je tiens à le préciser.
Georges arrive chez Nina pour visiter son appartement.
Pour l'occasion, elle lui a préparé un bon repas bien appétissant.
Mais sou prétexte d'un petit régime, Nina précise qu'elle va juste se contenter d'une salade...
La discussion s'installe et au fil du dîner Nina ne cesse de picorer ou plutôt piquer dans l'assiette de Georges.
Je suis entrée dans la vie de Georges et Nina. J'avais un peu l'impression d'être tapie dans un coin de leur appartement de Brooklyn. L'auteur m'y avait laissé une place au chaud. Le style est simple. Le récit sort de la bouche de Georges et comprends pas mal de dialogue. C'est assez dynamique et l'auteur de ne tourne pas en rond ou ne présente pas de passage tirant en longueur. Il se lit donc assez vite- pour autant qu'on accroche au style.
J'avais acheté ce bouquin il y a déjà pas mal..... de temps. J'étais à la recherche d'un auteur, d'un titre qui pourrait me rappeler les chroniques de Maupin. Ma librairie préférée m'avait donc aiguillé vers McCauley.
Je suis contente de l'avoir découvert.
J'ai quand même une petite critique (que j'ai également vue chez Frisette) : la taille de la police.
J'avais plusieurs fois voulu me plonger dans le bouquin, mais l'écriture si petite et si serrée m'avait un peu rebutée.
Néanmoins, cette fois-ci j'ai avancé dans l'histoire, j'ai été plus loin que les deux premières pages, et cet inconvénient finit par devenir moins gênant. Enfin c'est surtout une critique à l'éditeur.
30 novembre 2006
Mysterious skin, Scott Heim, 4 étoiles

Brian Lackey, Neil McCormick, deux garçons, deux vies, deux drames.
A l'âge de 8 ans, 5 heures de la vie de Brian se sont envolées. Pendant ces heures, il ne sait pas ce qui lui est arrivé. Victime d'absences et de saignements de nez, 10 ans plus tard, Brian est persuadé qu'il a été enlevé par des OVNI. Il va tenter de lever le voile sur cette fameuse journée oubliée.
Neil McCormick a 8 ans quand il prend conscience de son attirance pour les garçons. Séduit par son entraineur de base-ball, il est persuadé que cet homme lui voue un amour infini. 10 ans plus tard, Neil vit de passes et envisage de partir rejoindre son amie à New-York. Pour gagner sa croûte, il se prostitue.
Les 10-15 années sur lesquelles s'étale l'histoire sont racontées par différents protagonistes, à la première personne, et en majeure partie à travers la voix de Brian et Neil. Le récit des autres personnes, à divers moment de l'histoire, donne un éclairage extérieure sur la vie des deux garçons. Ainsi nous entendons la soeur de Brian, l'ami ou l'amie de Neil, qui décrivent chacun leur rencontre et le début de leur amitié, etc...
Le thème de l'histoire est grave. La manière dont l'auteur présente cette succession de chapitre apporte une certaine dynamique au récit qui donne envie de toujours aller plus loin. On veut que les personnages arrivent à un dénouement, heureux ou malheureux, il faut qu'ils comprennent ce qui leur est arrivé. Ou plutôt qu'ils se rendent compte du drame qui pèse sur eux.
17 août 2006
Cadavre X, Patricia Cornwell - 4 étoiles

Un an après la mort de Benton, Kay s'enfonce dans le travail pour ne pas penser au désastre de sa vie privée. Dans ce tome, un mystérieux coprs est retrouvé à bord d'un cargo en provenance du port d'Anvers. Malgré sa minutieuse autopsie, Kay ne peut identifier le cadavre.
A cela s'ajoute des nouvelles collègues de la police peut coopérantes, des problèmes internes à son service. Tout semble tendre vers un objectif : la faire tomber professionnellement.
Cett enquête va la conduire en France, dans les bureaux d'Interpol et à la morgue de Paris. Un parcours truffés d'embûches pour tenter de démasquer l'auteur de crimes atroces.
Dans cet opus, Patricia Cornwell se penche particulièrement sur la psychologie des personnages. Kay, Marino, Lucy, tous sont affectés par la mort de leur ami. Cette tragédie se répercute sur leurs vies d'une manière ou d'une autre. On sent bien que les personnages sont limites et au bord de la crise de nerf.
Un très bon thriller qui tient le lecteur en haleine, tant du point de vue de l'enquête que de l'avancée des personnages. Ce tome n'a pas de fin "réelle". L'affaire n'est pas close. Ou plutôt les affaires ne sont pas closes.
Cornwell nous tend la perche vers les tomes suivants. Elle donne envie de découvrir la suite des aventures de Scarpetta.
Certains éléments font planer une part de mystère sur cette série. On ne sait pas de quoi sera fait le prochain tome (ou presque pas... parce que si vous êtes curieux et que vous commencez par le 4ème de couverture, vous serez vite mis sur la voie).
06 août 2006
La musique du hasard, Paul Auster - 4 étoiles
Lu en JANVIER 2003 - clin d'oeil à Virginie
James Nashe s'est fait plaquer, avec sa jeune fille, par sa femme Thérèse. Étant pompier, il confie la gamine à sa soeur, car il peut être appelé à tout moment par la caserne. Sa vie va prendre une autre tournure le jour où il reçoit un courrier le prévenant de la mort de son père, qu'il n'avait jamais connu, et dont il hérite d'une petite fortune. Il va alors quitter son boulot, s'acheter une voiture, et partir... Il va rouler pendant des kilomètres et des kilomètres, ne se lassant jamais du paysage défilant derrière la vitre, vivant parfois dans des petits motels, parfois dans de beaux hotels... mais un jour, il va faire la connaissance de Jack Pozzi, dit Jackpot. Le jeune garçon errait sur la route, salement amoché. Nashe va alors l'embarquer et s'occuper de lui... Jack va alors lui faire une proposition au sujet d'une partie de poker où il doit se rendre... un plan qui leur ferait gagner beaucoup d'argent...
Bye bye Barbary Lane, Armistead MAUPIN - 4 étoiles

Les années passent, les amours s'essoufflent, est-ce le destin ou juste la suite logique?... Mary Ann, centre de ces chroniques, nous donne l'impression de ne vivre que pour son travail, et délaisse sa famille. Ce dernier épisode est caractérisé par la force de l'amitié entre Mouse et Brian; le retour d'un certain Bruke; et surtout, le voyage aux sources de Mona et Anna Madrigal, à savoir un voyage sur l'île de Lesbos, terre d'origine de Sappho, déesse des lesbiennes...
Que dire de plus sans trop en dévoiler? J'ai apprécié ce tome tout autant que les autres, malgré le changement de Mary Ann. Pour moi, c'était une suite logique (il y aurait pu en avoir d'autres mais celle-là est tout aussi plausible).
Je n'oublierai pas le plaisir que ces lectures m'ont procuré et je garde toujours une pointe d'espoir de voir sortir une suite à ces six tomes....
D'un bord à l'autre, Armistead MAUPIN - 4 étoiles
Les années passent au 28 Barbary Lane, certains s'en vont, d'autres viennent, mais Madame Madrigal est toujours une merveilleuse logeuse qui prend bien soin de ses enfants.
Malgré les problèmes, le 28 reste l'endroit où tout s'arrange et où la vie reprend. Qui ne rêverait de se retrouver dans cet univers? Maupin nous y plonge agréablement pour un bout de temps, le long de ses 378 pages, et c'est toujours avec un goût amer que l'on referme ce livre après avoir terminé la dernière page. On en redemande, on en veut toujours plus, ça nous paraît toujours trop court!
Baby cakes, Armistead MAUPIN - 4 étoiles
Ici, il sera question d'un voyage en Angleterre pour Mouse, de retrouvailles avec Mona et de la récente relation amoureuse entre Mary Ann et Brian.
La vie change, tout n'est pas toujours rose, mais il faut bien avancer malgré les coups durs que l'on peut rencontrer. Certains tentent d'avoir des enfants, d'autres de se trouver une nouvelle vie ou encore de remonter à la surface et avancer. le lecteur est tenu en haleine du début à la fin, grâce au suspense... atout du roman-feuilleton.
Autres chroniques de San Francisco, tome 3, Armistead Maupin - 4,5 étoiles
À cette époque survient un nouveau suicide collectif à la secte de Guyana. Malheureusement, Dede Halcyon y était parti avec ses deux jumeaux asiatiques, Edgar et Anna, ainsi qu'avec sa compagne D'Orothea...
Cet évènement va être un tremplin pour la carrière de Mary Ann....
Pourquoi? À vous de le découvrir...
Nouvelle arrivée dans les pages de ces Chroniques : Prue Giroux,
chroniqueuse mondaine, fana de cancans et qui va avoir sa place dans cette histoire.
Difficile de présenter ce roman toujours rempli de surprises et de rebondissements sans en dévoiler trop; ce volet est presque aussi bien que les autres.









