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dimanche 3 mai 2015

Défi ValériAcr0 #3.3 : La sélection de mai 2015

Le défi ValeriAcr0, c'est un petit challenge qu'on se lance tous les mois avec Acr0. L'idée de base, c'est que chacune va puiser dans la Pile A Lire de l'autre pour en dénicher une lecture. Le binôme a le mois courant pour effectuer sa lecture, et jusqu'au 5 du mois qui suit pour poster sa chronique. Avril ne te découvre pas d'un fil! Mais tu peux lire ta seconde sélection toute nue si tu veux (proverbe personnel).



En avril- ne te découvre pas d'un fil- Acr0 a pioché un titre récemment entré dans ma PAL. Qui plus est, un titre qu'elle a vivement apprécié et que j'avais reçu pour mon anniversaire. Une petite brique par la même occasion. Je n'ai pas vraiment profité de la semaine off prise pour lire, naaan j'ai peints, du coup, comme depuis le début de l'année, j'ai avancé comme un escargot. Par contre, j'y suis venue à bout dans les temps. Une chouette découverte fantasy sur laquelle je vais revenir vite -sous peine de me faire crâmer un joker. De mon côté, j'avais choisi de l'envoyer en plein coeur d'une BD. Elle a été assez rapide pour l'emballer. Son avis prévu pour bientôt aussi!


❢ Pour le mois de mai, à nouveau, grande effervescence! 27ème sélection depuis le début de notre aventure, toujours une fête -tu te répètes ma bonne vieille Francine!- Mais wais, on s'amuse, on est jouette, on est fan des surprises. En farfouillant dans sa PAL, j'ai quand même l'impression que celle-ci fondait comme neige au soleil. Elle est plutôt productive côté lecture! Enfin, il paraît que c'est juste une impression. Pour faire correctement mon travail, j'ai quand même fait l'effort de choisir un titre en lien avec le mois, la saison ou autre... V'la ti pas que je tombe sur un résumé commençant par ces mots : "En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506 (...)". Du coup, je me suis dit que je tenais mon choix de mai! Madame Acr0 va donc dépoussiérer un titre qui végétait depuis pas mal de temps dans sa PAL.

Mathias ENARD : Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants



❢ Et à chaud, tu sais ce qu'elle m'a répondu?
"Hey, ton choix est très bien. Cela fait des mois que je me dis qu'il faut que je le lise cette année, et puis mensuellement, je me dis qu'il y a bien d'autres choses plus intéressantes à lire. J'espère qu'il va me plaire, c'est un cadeau qui traine dans ma PAL depuis plusieurs années déjà."
Bon choix donc! Enfin, j'ose espérer qu'il va lui plaire. De son côté, elle a développé une théorie tout à fait intéressante pour faire son choix. Afin d'éviter toute mauvaise transposition de ma part, je t'invite à rejoindre son laboratoire secret -celui caché dans le sous-sol d'une grotte- pour savoir ce qu'elle a pioché pour moi!



vendredi 10 avril 2015

Le cannibale de Crumlin road - Sam Millar

TITRE : Le cannibale de Crumlin road (Karl Kane #2) (The dark place)
AUTEUR : Sam MILLAR
Ed. Seuil Policiers
VF : 08/01/2015 (VO : 2009)
295 pages









It's the story-time!

 La vie de détective privé n'est pas chose aisée. Karl Kane en fait les frais. Alors que Belfast est aux prises avec un monstre s'en prenant à des jeunes filles "perdues", abandonnant des corps mutilés et vidés de leurs organes, Kane reçoit la visite d'une adolescente. Sa soeur, junkie, a disparu. Le privé décide de mener l'enquête, et la recherche de la jeune-fille va malheureusement (pour elle) le mettre sur la piste du tueur. Une traque sanguinaire et malsaine dans les bas-fonds de la ville, qui pourrait peut-être bien ouvrir une voie vers des hautes sphères.


Where is my mind?

Nouvelle incursion dans le monde merveilleux de Harry Potter Sam Millar. Le cannibale de Crumlin Road est en fait le second tome d'une série mettant en scène le détective privé Karl Kane. Je n'ai pas lu le premier tome, néanmoins ça ne m'a pas empêché d'entrer pleinement dans l'histoire. De fait, on "connaît" moins bien le personnage -et je pense que dans ce genre de roman noir, c'est super important et intéressant de pouvoir suivre le développement du personnage central- mais Millar n'hésitera pas à insérer des rappels à propos de l'enquête précédente ou de la vie de Kane.

❢ Donc, grande plongée dans l'univers noir du polar. J'ai trouvé que Sam Millar intégrait pas mal de codes du genre. D'accord, je ne suis pas experte en la matière, mais j'ai quand même quelques notions. Un cadre social rude, un personnage principal plutôt borderline, une situation financière catastrophique, une vie de famille tumultueuse, des relations humaines dégradées, des policiers véreux, la maladie, l'alcool, la drogue... bref vous avez compris, on n'est pas chez Disney -quoique, ils ont dû prendre de la drogue pour imaginer certaines histoires ou musique là-bas. J'aime beaucoup ce genre de roman et étant sortie plutôt enthousiaste de ma première rencontre avec Millar, je partais avec de bons espoirs. Bon par contre, je n'ai pas trouvé une totale satisfaction. J'ai bien aimé, mais avec quelques réserves.

❢ L'histoire se met vite en place et je trouve ça pas mal. Après le prologue, on se retrouve en compagnie de Karl Kane, qu'on va apprendre à découvrir petit à petit -si ce n'était pas déjà fait avec le premier tome.  Les premières interactions permettent de se faire une idée sur le personnage, son mode de fonctionnement et sa psychologie. Cette description passe également à travers le langage et la verve de notre (anti)héros. Le style est direct, basé sur du langage parlé et alterne généreusement entre les pensées de Kane et les dialogues qu'il entretient avec les divers personnages. Cette manière d'écrire le récit donne un assez bon rythme même s'il s'avère que Kane peut devenir un peu agaçant dans son ton. Le livre s'engloutit littéralement. Certaines remarques ont été émises par rapport à la traduction quelque peu bancale avec les expressions. Perso, je n'ai pas lu la VO et je ne  me suis pas trop arrêtée là-dessus.

❢ Côté personnages, on peut dire qu'ils sont hauts en couleurs. Très caractérisés, on est quand même pas loin de la caricature. Au début, j'ai trouvé ça plutôt entraînant, mais je me suis un peu lassée au petit à petit. Un bémol lié également au déroulement de l'intrigue. Dès le début, on a la puce à l'oreille quant à l'identité du vilain, le but étant de savoir si le détective va s'en sortir, dans quel état et de quelle manière. Comme pour les personnages, j'étais emballée par le démarrage de cette intrigue, mais au fur et à mesure de ma lecture, j'ai été un peu déçue par la tournure des choses. Certains enchaînements étaient un peu extravagants, mais surtout assez téléphonés. C'est cet aspect qui a grandement diminué ma satisfaction de lectrice. Sam Millar opte pour des chemins un peu trop facile pour arriver à ses fins ou justifier ses moyens. Dommage. Alors, je ne dis pas que l'intrigue doit être aussi complexe que la théorie de la relativité -enfin, pour ce qui me concerne, c'est complexe oui- mais il y a des choses que j'ai un peu de mal à digérer. Trop vu, trop lu, des zones un peu ombrageuses ou brouillonnes.


❢ En bref, je ne vais pas non plus te laisser partir sur une note négative. Sam Millar propose une bonne entrée en matière, un polar qui se lit facilement et qui est un vrai page-turner. Le ton y est, le cadre aussi. Je lui donne d'ailleurs une bonne note dans le plantage de son décor : ambiance pesante et glauque, tant dans la condition des personnages que dans les différentes scènes mettant en scène le tueur en action-âmes sensibles s'abstenir. De nombreux passages ne sont pas sans rappeler Le silence des agneaux. On ressent bien le malaise installé dans cette ville. J'ai apprécié faire la rencontre de Karl Kane. Même si ce n'est pas une priorité, je pense que si l'occasion se présente, je renouvellerai ma découverte des aventures de Karl Kane, histoire de donner une chance à Millar de me séduire un peu plus avec son détective. Son écriture est percutante, il ne manque pas grand chose pour gagner des rocks.
Un merci à Babelio et aux éditions Seuil pour cette découverte.



samedi 4 avril 2015

Aristide broie du noir - Séverine Gauthier & Jérémie Almanza

TITRE : Aristide broie du noir
AUTEURS : Séverine GRUTIER (scénario) - Jérémie ALMANZA (Dessin)
Ed. Delcourt Jeunesse
19 novembre 2008
31 pages









Vous prendrez bien un petit résumé avec votre thé?

❢ Chaque soir, Aristide lutte pour ne pas s'endormir. Des monstres hantent ses nuits. Ils doit les affronter, les repousser et surtout éviter un sommeil qui pourrait lui être fatal!

Et mon avis, je vous le trempe?

❢ J'ai découvert cet album grâce à Acr0, et ce doublement. D'une part, parce que j'avais repéré ce titre chez elle. D'autre part, parce qu'elle me l'a offert pour mon anniversaire cette année. Ajoutons à cela, qu'elle me l'a choisi dans le cadre de notre défi ValériAcr0 pour le mois de mars.

❢ A travers cette histoire, le duo nous plonge dans la vie d'un petit garçon victime d'une peur bien connue, celle du noir. Une peur maladive qui transforme chaque tombée de la nuit en pur cauchemar pour Aristide, au point qu'il résiste à l'appel du sommeil. L'enfant est seul face à ses angoisses, et on va suivre son combat nocturne perpétuel. Le scénario, bien ficelé, rend bien compte des difficultés que vit Aristide.

❢ Le texte, de Séverine Gauthier, est soutenu par les illustrations de Jérémie Almanza, et c'est un duo qui déblaie. A première vue, les dessins semblent "tout doux" : des couleurs pastels, des contours estompés. Mais en plongeant plus loin au coeur des détails, les images renvoient clairement à l'angoisse vécue par Aristide. Un visage blafard, des yeux fatigués, une foulitude d'émotions dans les attitudes et les mimiques. Les pages sont plein-bord et les illustrations vous aspirent totalement. Pas de "cases" prédéfinies, vous aurez droit à des pleines-pages, des petites cases incrustées, une lecture linéaire sur la double page... bref d'une planche à l'autre, l'oeil va partout, explore les recoins. C'est sûr, on est emporté dans un univers onirique, mais qui fait quand même un peu peur.

❢ En bref, Aristide est un joli conte pour dédramatiser la peur du noir auprès des jeunes enfants, mais qui montre également la dureté de la situation auprès d'un grand lecteur -aka l'adulte. Le texte et l'image se complètent admirablement. J'ai été transportée dans un univers particulier, à la fois onirique et diabolique. Les détails des dessins, les couleurs utilisées, la taille des planches, transmettent vraiment bien les émotions vécues par notre petit Aristide. J'ai adoré me plonger dans cet album. J'ai découvert le "crayon" d'Almanza avec Eco -que je conseille aussi vivement- et je suis assez fan. Texte de dédramatisation, passage initiatique de la vie, ces dessins illustrent à merveille ces deux sentiments opposés que le texte véhicule, à savoir le "allez, tout ça c'est dans ta tête" et l'angoisse vécue par les enfants. Le mariage d'une plume et d'un crayon qui fait vraiment plaisir à découvrir.

Autour de ma lecture

❢ Un album découvert dans le cadre du défi mensuel ValériAcr0 en mars 2015.
D'autres en parlent : Acr0, Hérisson

mercredi 1 avril 2015

Défi ValériAcr0 #3.2 : La sélection d'avril 2015

Le défi ValeriAcr0, c'est un petit challenge qu'on se lance tous les mois avec Acr0. L'idée de base, c'est que chacune va puiser dans la Pile A Lire de l'autre pour en dénicher une lecture. Le binôme a le mois courant pour effectuer sa lecture, et jusqu'au 5 du mois qui suit pour poster sa chronique. Avril ne te découvre pas d'un fil! Mais tu peux lire ta seconde sélection toute nue si tu veux (proverbe personnel).

❢ En mars, Acr0 a été assez gentille. Elle m'a sorti un album -album qu'elle avait eu la gentillesse de m'offrir pour mon anniversaire qui plus est. Ce fût court mais intense! Un vrai régal. Et ça m'a permis de finir, pour une fois, ma sélection dans les temps -ce qui n'était pas légion ces derniers mois, n'est-ce pas feignasse!. De mon côté, j'avais peur qu'elle s'ennuie pour ce dernier mois d'hiver, du coup, j'ai harponné une petite masse de pages dans sa PAL. Pas si sadique que ça finalement, car cette lecture la pousse à rédiger sa chronique du premier tome, mais aussi de terminer la série -si je ne me trompe.

❢ Le printemps avait à peine pointé son nez qu'une effervescence m'a prise au corps. Ne pouvant résister plus à cet appel, j'ai fait de grand signe à ma pote pour qu'on se lance notre défi suivant -mais puisque je vous dit que je suis accro!. Résultat des courses, je me retrouve plus souvent à écrire des petits billets d'humeur sur nos échanges et nos défis, plutôt que des articles pointus sur mes lectures -OOuuuh grosse flemmarde bis bis au carré!!- mais c'est pas grave, l'important c'est quand même de vérifier que vous allez pour le mieux aussi, ami visiteur.

❢ Bref, parce que là je tire sur les mots pour teaser un peu ce moment que toute la foule en délire attends!! A savoir l'annonce de notre choix du mois d'avril 2015!!

J. Michael Straczynski : Rising stars tome 1




❢ Elle en pense quoi de mon choix, Acr0?
"Tiens, je me demande ce que cela va donner. Apparemment une très bonne série même si Stracynzki en tant que personne est, parait-il assez difficile à vivre (professionnellement parlant). Cela tombe bien, je n'ai pas encore lu de comics depuis le début de l'année."

❢ De son côté, Acr0 m'a également choisi une lecture pour le mois d'avril. Tu veux te rendre compte de tes propres yeux de son choix? Alors file droit vers sa cabine de douche!





samedi 28 mars 2015

Manesh - Stefan Platteau

TITRE : Les sentiers des astres #1: Manesh
AUTEUR : Stefan PLATTEAU
Ed. Les moutons électriques
3 avril 2014
467 pages










Un nuage de résumé dans votre thé?

"Quelque part dans la nordique forêt du Vyanthryr, les gabarres du capitaine Rana remontent le fleuve vers les sources sacrées où réside le Roi-diseur, l’oracle dont le savoir pourrait inverser le cours de la guerre civile. À bord, une poignée de guerriers prêts à tout pour sauver leur patrie. Mais qui, parmi eux, connaît vraiment le dessein du capitaine ? Même le Barde, son homme de confiance, n’a pas exploré tous les replis de son âme. Et lorsque les bateliers recueillent un moribond qui dérive au fil de l’eau, à des milles et des milles de toute civilisation, de nouvelles questions surgissent. Qui est Le Bâtard ? Que faisait-il dans la forêt ? Est-il un danger potentiel, ou au contraire le formidable allié qui pourrait sauver l’expédition de l’anéantissement pur et simple ?
Un huis-clos humaniste et un peu cruel, une histoire sans héros, quelque part entre Robin Hobb et Robert Holdstock."


Et mon avis, je vous le trempe dedans?

❢ Petite histoire autour de ce livre. En novembre 2014, j'ai eu la chance de pouvoir participer à une rencontre à la librairie "Livre aux Trésors" à Liège, qui réunissait Yal Ayerdhal et Stefan Platteau. Une chance, oui, parce que j'ai vraiment passé une agréable soirée. Venus pour nous présenter chacun leur dernier bébé, ils ont surtout fait preuve d'une grande convivialité en partageant leur vie d'écrivain, leurs expériences, mais aussi en s'installant tels deux pachas parmi "leurs potes". Wais, parce qu'on avait vraiment l'impression d'être entre potes. Un ton léger pour les deux; un peu de timidité pour l'un et une verve intarissable pour l'autre, c'est sûr, ils ont su nous mettre à l'aise. Le tout était orchestré d'une main de maître par Julien, le Naufragé volontaire -que je profite pour féliciter et remercier de cette super animation. Je suis évidemment ressortie de cette soirée le sac blindé de bouquins et des étoiles dans la tête. Je dis évidemment : vivement la prochaine! Merci les gars, c'était vraiment top! -mention spéciale également aux libraires qui savent recevoir avec un bon verre de vin! Faut aller à Livre aux Trésors, parce qu'en plus c'est beau!
Mais évidemment, plein de gens se mordent les doigts de ne pas avoir pu venir écouter ces deux auteurs ce jour là. Alors, peut-être que ce n'est pas aussi chaleureux qu'un vrai face à face, mais Julien a publié un enregistrement de cette discussion : son retour sur la rencontre, c'est là; l'accès direct au fichier MP3, c'est ici. Trêve de blabla. Ou presque. Donc lors de cette rencontre, Stefan Platteau a su m'enchanter et me faire repartir avec un exemplaire de son Manesh en poche. Si vous avez des doutes après ma chronique, allez l'écouter, franchement, franchement! Parce que, quoi de mieux que d'écouter un auteur parler de son oeuvre.

❢ Manesh est en fait le premier tome d'une trilogie appelée Les sentiers des astres. Et la seule chose que je veux savoir aujourd'hui, c'est QUAND! QUAND SORT LA SUITE! Parce que oui, ça rend addict. Dans ce premier volume, Platteau donne voix à deux protagonistes, et non des moindres, à savoir au barde de la gabarre, et au bâtard retrouvé échoué au début de l'histoire. L'un est sensé faire parler l'autre, apprendre comment il est arrivé là dans l'état qu'il est -je ne vais pas trop spoiler le début non plus. Le barde va dès lors nous transporter dans l'histoire qui entoure cette rencontre, nous conter les événements qui vont jalonner cette expédition au rythme de la gabarre remontant le fleuve. Le bâtard, va remonter aux origines, promener quelque peu son auditorat dans les méandres de son passé.
Sanaris by bwiti
❢ Tout au long de ce double récit, le mystère et la magie sont palpables. Cette envie d'en savoir plus pousse évidemment le lecteur à tourner furieusement les pages de ce livre. Et Stefan Platteau prend son temps pour mettre tout son décor et ses personnages en place. Petit à petit, il place ses pions, les déplace, les fracasse, les recolle et laisse son lecteur pantois. Alors on se laisse bercer par le flux des mots et le savoir historique de notre conteur. Dans Les sentiers des astres, Platteau créée une véritable civilisation, une mythologie, une histoire, un univers. Et même si celui-ci aura tendance à rappeler les cultures indiennes -déjà rien que les noms des protagonistes- c'est un monde bien à lui, mais un monde tangible -et pour répondre à sa question... je les ai vus blancs, un mélange d'être du nord, mais avec une touche de safran et de curry. Il faut dire que je ne suis pas familière de l'Inde. 

❢ J'ai adoré sa manière de décrire ses personnages, car au delà de la description physique, leurs manières de parler, de s'exprimer participent également à cette définition. Le ton sera tantôt doux ou réfléchi pour certains, tantôt bourru et brutal pour d'autres, je repense notamment au personnage de L'Ours, qui porte vraiment bien son surnom. J'ai adoré l'entendre pester et jurer, mais on ressent également une certaine tendresse au fond de lui. A plusieurs reprises, j'ai trouvé que Platteau avait un style d'écriture drôle et comique, léger et agréable à lire. Maintenant, il sait également adopter un ton plus grave qui va faire naître de la tension et du stress. C'est sûr, l'auteur sait rythmer son récit.


❢ En bref, avec Manesh, je suis entrée dans une saga prometteuse. J'ai découvert un auteur liégeois de qualité -pompompom mini Olà pour mon "chez moi", oui, ça rend fière!. Tout au long de ma lecture, j'ai ressenti la passion et la minutie que Stefan Platteau a mis dans son texte. Il chérit son univers et donne envie, à notre tour, de l'accueillir à bras ouverts. Le texte est dense, le ton sera léger parfois, mais bien souvent empreint de mystère. Il ne nous dira pas tout d'un coup et, telle une gabarre qui remonte un fleuve au grès du vent, il déroule petit à petit les fils de son intrigue, tout en mêlant d'autres noeuds. Dans ce premier tome, il laisse planer de nombreux mystères, autant sur l'histoire que sur certains personnages -mais que font la compagne et sa fille à bord en fait- et nous abandonne en bout de course sur une note périlleuse qui attisera la curiosité et le désir de lecture. Vivement la suite!

Un livre qui avait été pioché par ma pote Acr0 dans le cadre de notre défi mensuel.